AVERTISSEMENT : Ce chapitre contient des passages explicites pouvant heurter la sensibilité des plus jeunes.
CHAPITRE 14 :
La soirée du lendemain au théâtre n'était pas un rencart. Hermione s'était répété cette phrase en boucle toute la semaine jusqu'au samedi. Malfoy avait accepté d'y aller avec elle, seulement parce qu'elle l'avait presque supplié au mois de novembre dernier. Il ne faisait que remplir ses obligations sociale, faisant une faveur à une amie.
Ce n'était absolument pas un rencart. Ils n'allaient même pas dîner ou boire un verre avant le spectacle, mais avaient convenu de se retrouver devant le théâtre.
Alors, pourquoi est-ce que son estomac avait été noué toute la semaine ? Pourquoi avait-elle été nerveuse à la simple idée d'être assise à côté de Malfoy dans un théâtre sombre ? Et pourquoi n'arrivait-elle pas à se décider sur ce qu'elle allait porter ? Hermione possédait un certain nombre de jolies robes de soirées et, normalement, avant chaque événement officiel, elle en choisissait une au hasard ou laissait Ginny décider à sa place.
Pour une raison ou une autre, Hermione n'avait pas demandé son avis à Ginny, cette fois-ci, et n'avait toujours pas fait son choix pour l'instant. Par Merlin, elle n'avait même pas réfléchi à ce qu'elle allait faire de ses cheveux ! Ces décisions avaient envahi son esprit, jours après jours, pour qu'à la fin de son débat contre elle-même, la même pensée revienne sans cesse : ce n'était pas un rencart.
Ils étaient allés jusqu'à leur point de séparation ce matin là, et Hermione avait ressenti une sorte d'ébullition la parcourir. La prochaine fois qu'elle le verrait serait le soir suivant, probablement très bien habillé et entouré d'un public de sorciers.
- J'ai hâte de voir le spectacle demain, avait-elle offert timidement.
Malfoy avait laissé échappé un court soupire et refusé de la regarder dans les yeux.
- D'ailleurs à ce propos..., avait-il commencé et Hermione avait senti son estomac tomber dans ses talons. Tu es sûre de toujours vouloir y aller ?
Hermione n'avaient pas cru à ses paroles. Après toute l'angoisse acerbe dont il avait fait preuve lorsqu'elle avait honoré son rendez-vous avec Anthony, au lieu de sortir avec lui, il essayait à présent de s'échapper de leur... leur... non-rencart ?
- Malfoy tu as promis ! Tu essaies vraiment de te défiler maintenant ?
Il avait secoué la tête rapidement et fourré les mains dans ses poches. Hermione avait attendu pendant qu'il avait regardé le sol et gratté le pavé avec l'une de ses chaussures hors de prix.
Il est nerveux.
- Non, c'est juste... Es-tu toujours sûre de vouloir y aller... avec moi ?
La colère avait quitté le corps d'Hermione, son cœur se serrant de douleur pour lui. Il avait été visiblement inquiet que les gens les voient ensemble et que cela ne nuise à sa réputation. Etre amie avec Malfoy au cours de l'année écoulée avait appris à Hermione que la confiance qu'il avait en lui-même était faite de hauts et de bas et qu'à cet instant, il avait été dans un bas assez profond.
- Malfoy, avait-elle commencé gentiment – et n'avait continué que lorsqu'il l'avait regardé dans les yeux. Je veux y aller avec toi. Je suis ton amie, et tu devrais savoir que je te ferais tenir tes promesses. Et que je ne me soucis pas le moins du monde de ce que les autres peuvent penser ou dire de la compagnie que je choisis.
Après un temps, il avait acquiescé et lui avait offert un petit sourire.
- Très bien alors. Je suppose que je te verrai demain soir.
- Je compte sur toi.
Pas un rencart. Ce n'était pas un rencart.
Draco faisait les cent pas le long des rues pavées, à l'entrée du quartier des théâtres, dans le Londres magique. Il était arrivé tôt, incapable de rester plus longtemps dans le silence assourdissant de sa maison en attendant que le temps passe. Pourquoi n'avait-il pas pensé à suggérer d'aller dîner avant le spectacle ? Un peu de vin l'aurait aidé à calmer ses nerfs.
Sauf qu'il n'y avait pas de raison d'être sur les nerfs parce que ce n'était absolument pas un rencart. Pas un rencart. Certes, il avait enfilé ses capes noires les plus raffinées, mais il ne possédait que des capes élégantes, donc ce n'était pas fait exprès. Et est-ce que le temps que tu as passé devant le miroir à te demander si Granger préférait que tes cheveux soient coiffés d'une certaine façon était fait exprès ?
Draco laissa aller un soupire frustré et passa une main dans ses cheveux pâles. Il les gardait courts, avec une raie sur le côté, depuis un long moment maintenant et ne les plaquait plus en arrière comme il le faisait pendant ses années collèges. Peut-être que de raviver les souvenirs de l'écolier qu'il était à Granger était une horrible idée. De plus, s'il avait pris le temps de coiffer ses cheveux, n'aurait-il pas eu l'air de vouloir que cette soirée soit un rencart ? Ce n'était pas un rencart.
Je suis en contrôle.
Draco termina l'un de ses aller-retour, se retourna pour reprendre le chemin d'où il venait et tomba nez à nez avec Granger.
- Salut, dit-elle avec un sourire éblouissant.
- Salut. Tu es jolie.
C'était un pur mensonge. Hermione était absolument magnifique et lui avait coupé le souffle, mais ce n'était pas une chose appropriée à dire à une amie.
Elle était un peu plus maquillée que lorsqu'elle se rendait au travail – les lèvres colorées d'une nuance alléchante de bordeaux. Ses cheveux, si souvent impossibles à dompter, étaient attachés en un chignon serré au dessus de sa tête – mais quelques mèches s'en étaient déjà échappées et l'effet global était charmant.
- Merci, toi aussi.
Elle rayonna et Draco se demanda s'il en avait trop dit ou si son expression l'avait trahi. Il avait l'impression qu'il avait perdu sa capacité à garder la subtilité de ses émotions pour lui-même quand il était en sa présence, ces derniers temps.
Ils marchèrent ensemble avec une petite foule vers l'entrée du théâtre et Draco pu sentir l'impatience d'Hermione.
- J'imagine que tu connais déjà l'histoire ? Du ballet, je veux dire.
Draco acquiesça pour répondre à sa question. Il avait été traîné à cette représentation plusieurs fois au cours de son enfance, par ses parents. Mais, ballet ou pas, chaque enfant sorcier connaissait le conte du Phoenix et du Voile.
- C'est l'un des préférés de ma mère.
Le visage d'Hermione s'empourpra alors qu'ils atteignaient l'entrée du hall.
- Je ne l'avais jamais lu. Jusqu'à ce que tu acceptes de m'y emmener ce soir. Evidemment, ce n'est pas un conte qui a bercé mon enfance.
Elle eu l'air légèrement gênée par cet aveu et Draco réprima l'envie de la taquiner comme il l'aurait fait en temps normal. Les parents Moldus n'avaient évidemment pas accès aux vieux contes de fées sorciers, elle n'avait aucune raison d'avoir honte.
- Maintenant que tu l'as lu pour le spectacle de ce soir, qu'en as-tu pensé ?
Sa question effaça le rose des joues d'Hermione alors que son visage affichait une mine songeuse : les sourcils légèrement froncés, les yeux enflammés et la bouche fermée pendant qu'elle mordillait dans sa lèvre inférieure. S'il y avait quelque chose de certain au sujet d'Hermione Granger, c'était qu'elle avait un avis sur tout. Elle ne répondrait jamais simplement par « Oh, j'aime bien ». Il fallait qu'elle ait un raisonnement et des théories et des arguments pour appuyer quoi qu'elle dise.
- Evidemment, le message sous-jacent de l'amour sincère qui surmonte un obstacle maléfique est assez fort. Et j'ai fait quelques recherches sur le folklore historique magique, en dehors de ceux écrits par Beedle le Barde, et je sais qu'on estime que cette histoire en particulier a plus de mille ans, donc je suppose que je peux pardonner le message simpliste, néanmoins – elle fit une pause pour respirer – si on l'envisage avec une vision plus moderne, je suis assez déçue et frustrée par le personnage de Friedrich.
- Et pourquoi ? La plupart des sorcières le considère comme le héros romantique par excellence.
- Mais pourquoi ? Tu vois, c'est là que l'histoire se désagrège pour moi. Alexandrina est la véritable héroïne de ce conte. L'histoire tout entière lui incombe par ce choix qui va changer sa vie dans l'optique de sauver son véritable amour. Mais ce qui m'énerve, c'est que nous, les spectateurs, ne savons jamais ce qui fait que cet homme mérite son sacrifice ! Elle va littéralement et volontairement dans le royaume des morts pour le sauver et qu'obtient-elle en récompense ? Elle est changée en phoenix et est obligée de passer le restant de ses jours à mourir et renaître de ses cendres encore et encore.
Une autre pause, une autre respiration.
- Mais Friedrich ? Pourquoi est-ce qu'il s'en sort en héros ? Tout ce que l'on sait de ce personnage c'est qu'il est sensé être très beau et amoureux d'Alexandrina. C'est tout ! Il existe simplement puis elle le sauve et il peut récupérer sa maison de famille, sa magie et il retrouve de nouveau l'amour. Et il garde Alexandrina sous la forme d'un phoenix... comme un animal de compagnie ! Cette partie me fait grincer des dents. Argh !
Draco gloussa à la façon dont l'histoire semblait l'atteindre.
- Donc tu ne trouves pas que garder ton premier amour sous la forme d'un gros oiseau et la donner à tes enfants comme un héritage, c'est affreusement romantique ? Je suis sous le choc Granger, dit-il avec un sourire en coin.
Hermione leva les yeux au ciel avec amusement et retira sa cape alors qu'ils atteignaient leur sièges, dans une aile près de l'orchestre. Draco s'insulta de ne pas avoir été assez rapide pour lui proposer de l'aide. Il manquait cruellement de pratique, en tant que gentleman de noble lignée à un rencart, vu qu'il ne parvenait même pas à aider sa compagne à retirer sa cape. Sauf que ce n'était pas un rencart. Donc ça n'avait pas d'importance. Parce que ce n'était pas un rencart.
Le retrait de la cape d'Hermione dévoila la robe éblouissante qu'elle portait en dessous et Draco oublia comment respirer – encore une fois. Le tissus était d'un bleu pervenche brillant, légèrement bas au niveau de ses épaules, ce qui signifiait que Draco pourrait voir la peau nue de son cou, sa clavicule et une bonne partie de ses épaules.
Il s'occupa à retirer sa propre cape et la plier pour ne pas être surpris à la regarder avec la bouche grande ouverte. Avant qu'ils ne puissent discuter à nouveau, les lumières se baissèrent pour signaler que le ballet allait commencer et que les premières notes de l'orchestre devant eux allaient se faire entendre.
Incapable de résister, et plus confiant dans le noir, Draco se pencha au plus près de l'oreille d'Hermione, suffisamment près pour sentir sa mystérieuse odeur florale.
- Malgré tes aprioris au sujet de l'intrigue, je pense que tu vas être assez captivée par la version russe, lui murmura-t-il.
- Oh ? Et qu'est-ce qui te fait dire ça ? Murmura-t-elle en retour, la visage légèrement tourné vers lui, la joue à quelques centimètres de ses lèvres.
- Parce qu'ils utilisent un vrai phoenix.
Elle laissa aller le plus doux des cris de surprise et Draco utilisa toute la force de sa volonté pour ne pas se pencher d'avantage vers elle et l'aspirer directement sur ses lèvres. A la place, il se réinstalla sur son siège et agrippa les accoudoirs bien plus fort que nécessaire.
Peut-être qu'il finirait par apprécier le ballet finalement.
Draco détesta le ballet. En quelques minutes, il avait été transporté directement dans son enfance, soudoyé avec des friandises pour rester tranquille et silencieux pendant tout le spectacle. Mais toutes les friandises du monde ne pouvaient pas empêcher la version enfantine de Draco de trouver le ballet abrutissant et insipide. La version adulte ne pouvait qu'être d'accord. C'était de la torture.
Combien de temps durait ce truc ?
Evidemment, cette soirée avec Granger était une sortie qui les empêchait de parler ou d'interagir de manière significative. Ses murmures séducteurs, avant que le rideau ne se lève, avaient été idiots mais elle n'avait pas eu l'air d'y prêter attention.
Sur la scène, la danseuse étoile qui jouait le rôle d'Alexandrina faisait des pirouettes lugubres face à la mort de son amour. Ensuite, la magicienne machiavélique avait fait son entrée magistrale, déguisée en une sauveuse bienveillante désireuse d'aider la jeune fille en deuil. Puis Alexandrina s'était débattue gracieusement en considérant les choix qui s'étaient présentés : continuer sa vie ou décider d'aller au delà du voile et secourir son amoureux.
Granger avait raison, cette femme était idiote de penser que Friedrich en valait la peine. Et Draco avait-il mentionné qu'il détestait le ballet ? Il détestait le ballet. Il s'ennuyait à mourir.
Prenant le risque de jeter un coup d'oeil à Hermione, il remarqua qu'elle était captivée par la performance qui se déroulait sur scène. Draco laissa ses yeux parcourir son visage – enflammé par son intérêt pour les danseurs – jusqu'à ses lèvres légèrement entre-ouvertes, puis plus bas vers son cou gracile et la peau apparente de sa gorge.
Une autre de ses délicates boucles s'était échappée de sa coiffure et traînait, comme une invitation, le long de son épaule la plus près de Draco. Il réalisa comme un électrochoc qu'ils n'avaient jamais été aussi proche l'un de l'autre avant. Il y avait toujours une table entière entre leurs corps le matin.
La petite mèche de cheveux qui titillait sa peau nue continuait de le narguer. Il n'avait plus la moindre idée de ce qu'il se passait sur scène parce que sa réalité commençait et se terminait par la maîtrise de ses impulsions. Il ne pouvait pas quitter des yeux la jonction des épaules et du cou d'Hermione. Il ne suffirait que d'un rapide mouvement de son bras. Une simple caresse de sa main pour remettre sa mèche de cheveux en place. Aurait-elle un mouvement de recul s'il la touchait ? Cela en valait-il la peine ?
Une grande partie de son cerveau hurlait « bordel bien sûr que oui » mais son côté plus rationnel se défendait bien. Draco se contenta d'observer simplement comment la boucle délicate bougeait à chaque montée et descente de la poitrine d'Hermione quand elle respirait. Se serait si simple de juste tendre la main, pousser la mèche sur le côté, laisser ses doigts effleurer son dos et enrouler son bras autour d'elle. Pleins d'autres couples étaient assis de cette façon.
Sauf que ce n'était pas un rencart. Ils n'étaient pas un couple en plein rencart.
Draco ne parvenait pourtant toujours pas à la quitter des yeux et préféra se concentrer sur le fait de ne pas respirer trop fort. Par Merlin ! Si le théâtre tout entier ne l'entendait pas prendre de profondes respirations, alors ils entendaient forcément son cœur qui tambourinait dans sa poitrine. Il allait s'étouffer rien qu'en la regardant. Il pouvait entendre son sang battre dans ses tempes et se senti soudainement fiévreux.
C'est alors qu'Hermione laissa aller un court soupire de surprise et le regard de Draco se leva instantanément vers son visage. Elle fixait intensément la scène et des larmes s'étaient accumulées au bord de ses yeux. Se demandant ce qui avait pu causer un tel étalage d'émotion, Draco s'obligea à ne plus regarder vers elle mais face à lui. L'arche de pierre, contenant le voile en lambeaux qui menait au royaume des morts, venait d'être révélé et Alexandrina voleta vers lui. Alors que la ballerine tournoyait gracieusement à travers, Draco s'alarma de voir plusieurs larmes rouler le long des joues d'Hermione. Elle joua ensuite avec quelque chose sur ses genoux et Draco la vit sortir un morceau de tissus de la manche de sa robe. C'était un mouchoir blanc. Son mouchoir. Les initiales D.L.M étaient clairement visibles, dans un monogramme élégamment cousu sur le bord, alors qu'elle se tamponnait les yeux. Elle l'avait gardé. Et non seulement ça, mais elle y tenait suffisamment pour le porter sur elle.
En pensant qu'il avait peut-être remarqué ses larmes silencieuses, Hermione se tourna vers lui et lui fit un sourire mouillé et embarrassé, accompagné d'un petit haussement d'épaules. Draco essaya de lui sourire en retour, dans ce qu'il espérait être une expression moqueuse, mais il n'avait honnêtement pas la moindre idée de comment bouger les muscles de son visage à cet instant.
Quand elle reporta son attention vers le spectacle, Draco reprit l'observation discrète de son cou. Les mains d'Hermione retournèrent sur ses genoux, où elles empoignaient son mouchoir, tordant et remuant occasionnellement le petit bout de tissu. Draco réalisa ensuite qu'il avait fait un autre faux pas égoïste ce soir : son bras avait complètement monopolisé l'accoudoir entre leurs sièges. Une autre opportunité manquée d'agir comme un gentleman. Elle n'avait aucun endroit pour reposer ses mains, hormis ses genoux. C'était une autre opportunité manquée de l'avoir plus près de lui. Avec sa main délicate, posée à quelques centimètres de lui, il aurait été bien plus simple « d'accidentellement » l'effleurer, et peut-être la laisser là, serrée dans la sienne.
La mélodie aiguë et entêtante du phoenix perça dans l'air mais ce ne fut rien en comparaison de l'exclamation qui quitta les lèvres d'Hermione – un son qui implanta des idées plutôt salaces dans l'esprit de Draco. Je paierais une quantité indécente d'or pour être celui qui arrache ce cri de ta bouche...
Le regard respectueux d'Hermione suivit le vol du phoenix alors que l'oiseau faisait son ascension triomphale, indiquant la fin du ballet. Quand la foule se leva pour applaudir les acteurs, Hermione rayonna vers Draco.
- Merci beaucoup de m'avoir fait venir.
J'aimerais sincèrement t'entendre me dire ça dans un contexte totalement différent.
- Avec plaisir Granger, dit-il pour repousser ses remerciements.
Alors qu'ils sortaient avec le reste de la foule, l'esprit de Draco s'emballa. Et maintenant quoi ? Devait-il suggérer d'aller boire un dernier verre quelque part ? Quel était le protocole pour un non-rencart avec une amie ? Incertain de la façon de procéder, il tenta de faire la conversation dans l'espoir de prolonger la soirée
- Alors, commença-t-il pendant qu'ils marchaient sans but dans la rue. Puis-je demander ce qui a fait pleurer une âme aussi peu romantique que la tienne ?
Elle lui donna une tape amusée sur le bras.
- Je suis romantique ! Argh ! Pourquoi est-ce que les gens pensent toujours ça ? Simplement parce que je trouve ça gênant que, en tant que femme, on attende de moi que je sois enchantée par l'histoire d'un pauvre sorcier froussard qui rend le sacrifice ultime de sa sorcière complètement insignifiant, vu qu'il s'applique à sa propre valeur et son libre arbitre. Ça ne veut pas dire que je n'apprécie pas le romantisme ! Parce que c'est le cas ! J'adorerais avoir quelqu'un qui pense que je suis plus qu'un rat de bibliothèque et qui m'offrirait des fleurs ou qui m'emmènerait à des rendez-vous...
Elle s'interrompit brusquement en rougissant furieusement et Draco ne su comment répondre de manière appropriée. Il avait une liste toute entière de scénarios fantastiques et imaginaires auxquels il avait pensé rien que la semaine dernière. Il lui ferait vivre une putain de romance, si c'était ce qu'elle voulait. Mais il n'allait pas commencer à déblatérer sur toutes les façons dont il avait – vraiment – envie de faire la court à Granger, parce que Draco était quelqu'un de pragmatique. De lâche. On dit lâche.
- Tu évites la question Granger.
Hermione soupira et Draco vit une ombre passer sur ses traits.
- Je crois que je n'avais pas imaginé que le voile ressemblerait à ça.
- A quoi ?
Elle haussa les épaules et laissa aller un autre soupire.
- Qu'il soit si réaliste. C'est pratiquement à ça qu'il ressemble dans le Département des Mystères.
Ils avaient arrêté de marcher et se faisaient face. Draco eu l'impression qu'une pierre venait de tomber dans son estomac. Tout ce qu'il savait de l'escapade de Potter et Compagnie, en Cinquième Année au Département des Mystères, était que son père et Bellatrix avaient tellement foiré que c'était la raison pour laquelle Draco avait été appelé à rejoindre les rangs – si l'on pouvait dire ça comme ça – pour prendre la place de Lucius dans le cercle privé du Seigneur des Ténèbres. Les détails de la bataille en elle-même lui étaient inconnus, mais il avait des souvenirs très réalistes et cauchemardesques de la rage du Seigneur des Ténèbres suite à l'échec de la mission.
- Je ne savais pas que c'était un objet réel, offrit-il avec précaution.
Hermione fixa le lointain et mordit dans sa lèvre inférieure.
- C'est un objet compliqué à décrire. Il irradiait de pouvoir surnaturel et d'ancienne magie et à mes yeux c'était quelque chose de dangereux et d'inquiétant. Pour les autres... ils avaient l'impression d'être appelés, ils étaient comme hypnotisés. Je n'ai pas aimé la façon de je me suis sentie là bas.
Elle fit une pause pour frissonner.
- J'étais inconsciente pendant la bataille. Je n'ai pas vu comment Sirius... Comment il est passé à travers...
Elle s'interrompit mais reporta son regard vers Draco et lui offrit un faible sourire.
- Bref. Désolée de m'être effondrée comme ça en publique. Dieu merci j'avais cette petite chose pour m'assister en cas de besoin !
Elle sorti son mouchoir et l'agita d'un air moqueur devant son visage.
Draco gloussa.
- Ce doit être un gentleman très chevaleresque pour t'offrir un tel souvenir pour apaiser ta détresse.
- Mh, dit-elle en faignant la réflexion. Je ne suis pas sûre que je le qualifierais de gentleman chevaleresque, mais plutôt de petit aristocrate pompeux, convaincu que la moindre babiole est suffisante pour l'excuser de toutes les fois où il a impoliment volé des bouchées de mon scone.
Draco prétendit d'être profondément blessé et posa une main sur son cœur.
- Comment Granger ? C'est une accusation choquante et totalement infondée ! Tu pourrais ruiner la réputation d'un homme avec de pareilles calomnies.
Hermione leva les yeux au ciel face à son exagération et perdit la bataille à cause du large sourire qui traversa son visage. Il s'effaça finalement alors qu'ils se fixèrent pendant un moment et Draco senti une soudaine impulsion le parcourir, encouragée par l'intensité de ses yeux.
- Mais si c'est un gentleman que tu veux...
Il s'interrompit en avançant d'un pas. Draco se pencha et saisit sa main dans la sienne fermement. La levant devant ses yeux écarquillés, il déposa un long baiser sur ses phalanges et les effleura une fois de son pouce avant de laisser tomber sa main.
- Bonne nuit Granger, murmura-t-il en faisant un pas en arrière.
Puis il transplana.
Il avait embrassé sa main. Il avait embrassé sa putain de main.
Par Gryffondor, Poufsouffle, Serdaigle et Salazar putain de Serpentard. Qu'est-ce qui n'allait pas chez lui ?
- Merde ! S'écria Draco à la seconde où il atteignit sa chambre.
Desserrant et arrachant ensuite son nœud papillon, il s'écroula dans un fauteuil et enfouie son visage dans ses mains tremblantes. Que Circé lui vienne en aide putain ! Il était sans doute la personne la plus gênante encore en vie. Ça méritait du whisky. Le verre rempli de liquide ambré était presque sur ses lèvres quand il se souvint de l'endroit où elles s'étaient trouvées un peu plus tôt. Il avait goûté à la peau nue de Granger et ça avait été absolument divin. Je suis en contrôle.
Il posa le verre qu'il n'avait pas bu et appuya sa tête contre le dossier du fauteuil, fermant les yeux et repassant ses derniers instants avec elle sans son esprit. Il avait cherché une excuse pour la toucher toute la soirée et, après avoir manqué une occasion après l'autre, il s'était lancé et avait créé sa propre chance.
Peut-être qu'il avait été trop entreprenant. Peut-être qu'il avait mal interprété ce qu'il avait lu dans ses yeux. Et merde ! Peut-être qu'il lui foutait les jetons et qu'elle avait été trop choquée par son comportement pour réagir. Ce n'était pas comme s'il lui avait laissé l'opportunité de répondre et qu'il avait transplané directement comme un idiot. Je suis en contrôle.
Il n'y avait plus rien à faire : Draco était fou d'Hermione Granger.
Un tournant intéressant dans sa jeune vie et il n'avait même pas eu besoin d'une seule goutte d'alcool pour arriver à cette soudaine révélation. En repensant à l'année écoulée, il ne pouvait pas cibler le moment exact où ses sentiments avaient évolué au-delà du platonique. Mais, plus il restait assis dans ce fauteuil, dans la chambre vide de sa maison vide, avec rien d'autre que le son du feu qui crépitait, plus cette pensée devenait bruyante dans sa tête.
Depuis que sa vie toute entière s'était complètement écroulée – après la deuxième guerre dans laquelle le Seigneur des Ténèbres avait, encore une fois, été vaincue par un crétin à lunettes – Draco avait entreprit de baser sa vie uniquement sur des faits et non des croyances. Fait : son père avait eu tort sur à peu près tout. Fait : l'eau ça mouille. Fait : Draco était complètement épris de Granger.
Draco ne savait pas trop quoi penser du dernier point. La meilleure chose à faire, surtout après le moment embarrassant où il lui avait bavé sur la main, c'était probablement d'enterrer ses sentiments profondément – très profondément – en lui et de ne jamais les révéler. Oui, ça paraissait sain. Pragmatique. Lâche.
Appelez le comme vous voulez, mais Draco était visiblement assez doué dans la survie. Il avait survécu à une foutu guerre alors qu'il n'en avait pas le droit, donc – par Merlin – il pouvait bien survivre au fait d'avoir de tels sentiments pour Granger que ça le faisait souffrir physiquement.
Et si elle ramenait son comportement sur la table lundi matin ? « Ecoute Malfoy, je ne sais pas à quel jeu tu joues mais tu n'avais pas le droit de rouler une pelle à ma main sans ma permission et j'apprécierais vraiment que tu disparaisse de ma vie pour toujours » .
Certes ça ne serait certainement pas aussi violent, mais elle trouverait un moyen de le laisser tomber gentiment. Et ensuite Draco serait le premier sorcier à découvrir comment s'infliger Doloris à lui-même.
Il avait besoin d'un plan, au cas où elle voudrait en parler. Draco admettrait le baise-main uniquement si elle le faisait en premier. Puis il balayerait cette idée, comme si elle n'avait été qu'une vieille coutume étrange et datée. Granger le pensait déjà probablement, donc il n'avait qu'à s'appuyer sur ses idées préconçues à propos de son héritage dysfonctionnel. En grandissant, il avait vu son propre père embrasser un grand nombre de mains de sorcières lors de réceptions, à la fois pour des salutations et des adieux. C'était poli et correct pour un jeune sorcier de l'éducation de Draco de rapidement presser ses lèvres sur les phalanges de son rencart au moment de se séparer. Sauf que ça n'avait pas été un rencart. Et le baiser de Draco ne pouvait pas être considéré comme bref.
Peut-être qu'il dramatisait la situation. Après avoir passé autant de temps sans la compagnie plaisante et agréable d'une femme, peut-être que ses sentiments pour Granger n'étaient rien de plus qu'un béguin motivé par un désir sexuel? Reconsidérons les faits une nouvelle fois.
Fait : Granger était une femme d'une beauté exceptionnelle. Fait : Draco était un jeune homme au sang chaud qui n'était pas aveugle. Fait : Draco appréciait la compagnie de Granger. Fait : Granger était une partenaire de conversation engageante et intelligente. Fait : Granger était son amie. Fait : Draco aurait vraiment beaucoup aimé l'attirer contre lui et transplaner directement dans sa chambre.
Draco grogna et passa ses mains dans les cheveux. Les faits ne lui seraient d'aucune utilité ce soir. A la place, il succomba à la vision de Granger, assise à califourchon sur ses hanches, ouvrant lentement sa robe, et il essaya de ne pas s'attarder sur le fait que c'était la deuxième fois de la journée qu'il avait besoin de se toucher en pensant à elle.
Il lui avait embrassé la main.
Hermione n'avait pas la moindre idée du temps qui s'était écoulé depuis que Draco avait transplané, la laissant plantée là au milieu de la rue. Elle cligna des yeux à plusieurs reprises puis se souvint de comment bouger et rentra chez elle. Avec des mains légèrement tremblantes, elle réussit à retirer sa cape et sa robe de soirée et se prépara à aller au lit. Elle tourna et se retourna pendant au moins une heure avant que Pattenrond n'en puisse plus de sa nervosité et ne quitte la chambre d'un air ronchon, agitant la queue avec colère. Finalement, son corps capitula d'épuisement et elle sombra dans un sommeil agité.
Quoi qu'il fasse avec sa langue, Hermione espérait que jamais – au grand jamais – il ne s'arrête. Il déposait de doux baisers, légers comme une plume, suivis par de lents coups de langue le long de sa fente qui la firent trembler toute entière. Et maintenant, sa langue était en elle et Hermione eu l'impression de crier jusqu'à ce que ses cordes vocales lâchent sous l'effort. Il éloigna abruptement sa bouche d'entre ses cuisses et commença à remonter vers son visage, embrassant tout son corps. Elle gémit contre lui et il accéda finalement à ses demandes essoufflées en glissant son membre en elle en grondant. Hermione observa ses yeux argentés assoiffés de désir pendant un instant avant de capturer sa bouche dans un baiser torride. Il s'éloigna brutalement, sans arrêter ses va et vient en elle, et déplaça ses lèvres le long de son cou. Une main agrippée à son dos, l'autre emmêlée dans ses doux cheveux blonds, elle le pressa pour qu'il – pitié, pitié, pitié – aille plus vite, plus fort. Son orgasme approchait. Il grogna dans son oreille « c'est ça Granger, jouis pour moi ».
Les yeux d'Hermione s'ouvrirent brusquement. Avec un cri étouffé, elle réalisa que sa propre main était dans sa culotte et qu'elle s'était excitée elle-même dans son sommeil. Elle retira ses doigts rapidement et s'assit dans son lit, toujours à bout de souffle.
- Mais sérieusement, qu'est-ce qui ne va pas chez moi ? Marmonna-t-elle honteusement.
Jetant ses couvertures sur le côté, Hermione se dirigea vers la salle de bain d'un pas décidé pour aller boire un verre d'eau, espérant que ça calmerait son corps en effervescence.
Elle s'observa dans le miroir et constata qu'elle avait l'air toute fiévreuse et contrariée. Sa respiration était toujours saccadée, ses joues roses, ses tétons pointaient encore à travers son caraco et elle pouvait toujours sentir à quel point son entre jambe était trempée. A quel point était-elle désespérée pour qu'un simple baiser sur la main de la part de Malfoy suscite un rêve sexuel aussi explicite avec lui comme acteur principal ?
Mais quel rêve incroyable, pensa-t-elle avec un soupire. Si elle devait être honnête envers elle-même, chose qu'Hermione essayait de faire la plupart du temps, elle avait été totalement consciente de l'attirance qu'elle avait sentie vers lui toute la soirée. Ça avait commencé quasiment instantanément avec l'allure élégante que lui donnait ses habits de soirée. Puis, quand il s'était penché pour lui murmurer à l'oreille, juste avant que le ballait ne commence, Hermione avait retenu les frissons qui menaçaient de parcourir son corps. Dans un instant d'égarement, elle avait imaginé Malfoy s'attardant là puis se rapprochant pour déposer un baiser sous son oreille. Elle avait lutté plus longuement que prévu pour effacer ce fantasme et avait essayé de se concentrer sur le ballet, même si la plupart du temps elle avait été pleinement consciente de la proximité de son corps près du sien.
Et, lorsqu'elle n'avait pas été occupée à pleurer pendant la scène du voile (si embarrassant d'ailleurs, par Merlin), Hermione avait vu dans sa vision périphérique la position exacte de la main de Malfoy. Posée innocemment sur l'accoudoir entre eux. Il aurait été simple pour elle de prétendre ne pas l'avoir vu et poser « accidentellement » sa main là aussi, juste pour trouver la sienne. Ce devrait être interdit d'avoir des mains aussi attirantes. Quelle sensation auraient-elles si elles parcouraient son corps nu?
Hermione avait une étrange attirance pour les mains des hommes et avait l'impression qu'elles constituaient une part bien trop souvent sous-estimée de l'anatomie masculine.
Les mains de Ron étaient fortes et protectrices. Faites pour réconforter et, pendant toute leur relation amoureuse, Hermione avait toujours apprécié leur soutient. Ses caresses l'avaient toujours fait se sentir en sécurité et la calmaient pendant ses moments de détresses.
Les mains de Viktor Krum étaient calleuses. Pas de façon agressive ou violente, mais plutôt abîmées par des années de Quidditch et, lorsqu'il l'attrapait dans les affres de la passion, c'était toujours de manière ferme et déterminée. Le physique avait été la fondation de leur brève relation, lorsqu'ils s'étaient revus après qu'elle et Ron aient rompus, mais ils n'avaient pas grand chose en commun en dehors de ça, et ça s'était terminé en une autre rupture amicale pour Hermione.
Les mains de Daniel étaient douces. Après Viktor, Hermione avait brièvement détourné son chemin des sorciers pour tremper un orteil dans la grande piscine des rencarts avec des Moldus. Au plus grand plaisir de ses parents, elle avait accepté un rendez-vous arrangé avec le fils de l'un de leurs patients, et la relation avait duré quelques mois. Mais Hermione avait toujours eu l'impression que ses mains la caressaient de manière timide, comme s'il avait eu peur de l'effrayer et c'était certainement une métaphore sur le fait qu'Hermione n'avait jamais pu pleinement s'abandonner à lui – émotionnellement parlant. Quand la relation avait atteint le moment où elle avait dû décider s'il était digne qu'elle lui divulgue son plus grand secret (la magie et tout ça), Hermione avait mis fin à leur histoire. Elle s'était juré d'arrêter de sortir avec des Moldus après ça, ayant compris que, si elle devait cacher une partie aussi essentielle de sa vie, elle n'aurait jamais de réelle intimité avec la personne.
Les mains de Cameron étaient pressantes. Principalement parce qu'Hermione et lui ne se souciaient que des besoins sexuels de l'autre – et aussi vite que possible – lorsqu'ils étaient ensemble. C'était un moldu aussi, mais Hermione ne considérait pas leur temps passé ensemble comme une « relation ». Ils avaient batifolés une poignée de fois, s'appelant généralement pour une nuit ensemble quand aucun d'eux n'avait quelque chose de prévu. Ça avait été amusant pendant un temps : du sexe rapide et sans condition. Mais Cameron avait mis un terme à leurs appels tardifs quand il avait rencontré sa nouvelle petite-amie, et Hermione ne lui avait souhaité que du bien.
Ce qui ramenait Hermione aux mains de Draco. Elle n'avait pas encore expérimenté cet ensemble pour l'instant, mais sentait déjà qu'elles pourraient voler la première place de son classement. Ses mains étaient élégantes – d'une manière qui fit soupirer Hermione. Elles avaient l'air confiantes et compétentes la plupart du temps, mais surtout lorsqu'il traçait distraitement le bord de son mug le matin avec ses longs doigts fins.
Lors des deux brefs instants où elle avait expérimenté sa poigne, Hermione avait remarqué qu'il n'avait aucune callosité. Il avait clairement les paumes impeccables d'un aristocrate qui n'avait jamais fait de travail manuel de sa vie. Elle décida de ne pas lui reprocher son enfance privilégiée sur ce seul point.
Ses pensées dérivèrent vers la façon dont ses lèvres avaient caressées sa main quelques heures plus tôt, suivies par la douce pression de son pouce le long de ses phalanges. Et le son bas et puissant de son baryton lorsqu'il l'avait saluée, accompagné par son regard intense et le fait qu'il transplane avant qu'elle ne puisse réagir ? C'était bien joué, elle devait injustement le reconnaître.
Hermione remarqua que son reflet dans le miroir était à présent en train de mordre dans sa lèvre et elle était de nouveau totalement au courant de l'excitation qui trempait son entre jambe. Elle raidit ses épaules et marcha jusqu'à son lit. Il n'y avait absolument aucun mal à se faire du bien soit-même. C'était normal. C'était sain. Et quand Hermione jouit quelques minutes plus tard grâce aux soins de ses propres doigts, elle dû se mordre la langue pour ne pas crier le nom d'un ami qu'elle verrait lundi matin.
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Comment avez-vous trouvé ce nouveau chapitre? Vous êtes de plus en plus nombreux et nombreuses à découvrir cette histoire, et ça me fait énormément plaisir.
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J'attends également vos retours, n'hésitez pas à me corriger si jamais et pourquoi pas venir papoter. Je suis de retour sur Twitter, pour celleux que ça intéresse!
Prochain chapitre vendredi prochain, avec peut-être une surprise, en l'honneur de la journée des Droits de la Femme ;)
A bientôt!
