AVERTISSEMENT : Ce chapitre contient des passages explicites pouvant heurter la sensibilité des plus jeunes.
CHAPITRE 21 :
Une fois rhabillés, Draco remplit de nouveau le verre de vin d'Hermione avant qu'ils ne reprennent leur visite de la maison. Ils flânèrent à travers les diverses pièces du premier étage – la plupart étant des bureaux ou salons richement décorés. Elle parut être ravie par tout ce qu'il lui montrait et, même si elle posait des questions continuellement, une soudaine pensée traversa l'esprit de Draco : rien de tout ça ne l'impressionnait comme ça avait été le cas pour d'autres femmes. Certes pas autant que la bibliothèque, mais ça n'avait rien à voir avec la valeur monétaire des objets sur les étagères, mais plutôt avec la quantité de savoir à disposition.
Hermione ne se baladait pas de pièces en pièces en calculant le montant d'or que valait chaque œuvre d'art, décoration, tapisserie ou meuble. Non, à la place, elle posait des questions réfléchies sur le design, s'inquiétait de l'histoire derrière certaine peintures, offrait son opinion et montrait son admiration sur l'architecture. Elle essayait d'apprendre à connaître Draco à travers l'endroit qu'il appelait maison – sans penser à toutes les façons dont elle pouvait dépenser son argent.
Malheureusement, Draco avait volontairement laissé sa mère et une équipe de décorateur s'occuper de toute la partie décorative, donc la plupart des pièces étaient assez impersonnelles, selon lui.
- As-tu déjà organisé un bal ici ?
Ils avaient atteint la grande salle de bal et Hermione s'était éloignée de lui pour marcher vers le centre du parquet rutilant. Elle tourna sur elle-même lentement, la tête tendue vers le plafond, pour embrasser pleinement la fresque scintillante de la voute céleste qui recouvrait entièrement le dessus de leurs têtes.
- Non, je ne suis pas du genre à organiser des fêtes, comme tu t'en doutes, répondit-il avec ironie. Je laisse cette tâche à ma mère. En plus, sa salle de bal fait facilement le triple de celle-ci.
Un petit sourire embellit son visage alors qu'elle continuait d'admirer avec soin le groupe de constellation. Draco eu une soudaine image d'elle dans ses bras, la faisant tournoyer sur la piste devant des centaines d'invités, se pavanant fièrement avec la sorcière qui était maintenant sienne.
- Draco, appela-t-elle doucement, interrompant ses rêveries.
Il regarda vers elle, mais ses yeux étaient toujours fixés sur le plafond. Hermione leva un doigt et il comprit qu'elle parlait de la constellation homonyme sur la fresque.
- C'est une tradition du côté de ma mère de nommer les enfants d'après une constellation ou une étoile.
- J'avais compris, répondit-elle. Sirius, Regulus, Andromeda..., lista-t-elle. Est-ce que tu aimes ton prénom ? Demanda-t-elle soudainement.
Draco haussa les épaules, n'ayant jamais réfléchi à la question auparavant. Il se souvint que Ron s'en était moqué une fois mais, franchement, ce connard de roux avait eu du culot de le faire avec un nom comme Weasley.
- J'aime te l'entendre dire, murmura-t-il et ses yeux bruns rencontrèrent les siens.
Hermione rougit et rompit leurs regards.
- Est-ce que tu peux m'emmener sur le domaine ? Comme j'ai cheminetté je n'ai pas eu la chance d'apprécier le paysage ou les jardins.
Draco se gratta l'arrière de la tête et réfléchit à sa demande.
- Malheureusement il est tard et tu ne pourras pas voir grand chose dans le noir. On peut s'asseoir un peu dans la véranda si tu veux.
Elle sourit en coin et acquiesça et il ouvrit la voie vers la sortie de la salle de bal par les portes-fenêtres hautes jusqu'au plafond. C'était une soirée agréablement fraîche et, dans la pénombre de la campagne, les véritables étoiles brillaient tout aussi ardemment que leurs fausses homologues sur la fresque.
Draco agita sa baguette d'un mouvement rapide et les nombreuses torches et lampes qui bordaient les balustrades en pierres sur le sentier prirent vie. Il entendit Hermione avaler un hoquet de surprise devant l'étendue qui se trouvait devant elle et, bien que la plus grande partie soit cachée par la nuit, il était certain qu'elle pouvait distinguer les bords des pelouses et des jardins tentaculaires qui jouxtaient la dense forêt.
Ils s'assirent côte à côte sur l'un des nombreux bancs en pierre et Draco pu enfin tenir sa promesse en écoutant Hermione raconter son voyage à Venise sans être un crapaud irascible. Elle papota joyeusement et sirota son vin, et Draco s'émerveilla d'à quel point tout ça semblait facile. Moins de deux heures auparavant, il mijotait dans un mélange de doute et de mélancolie, et à présent, il était en train de parler avec animation avec Hermione des mérites de la cuisine italienne.
Quand la conversation arriva à sa fin naturellement, Hermione pencha la tête en arrière et regarda vers le ciel. Draco ne put quitter son visage des yeux mais senti un soudain mouvement contre ses doigts. Elle avait silencieusement tendu la main pour prendre la sienne, comme si ça avait été un geste routinier entre eux. La poitrine de Draco se gonfla quand il observa leurs mains jointes et il fit glisser son large pouce le long de ses phalanges.
Quand il leva les yeux, elle lui souriait.
- Je pensais ce que j'ai dit tout à l'heure. Ne crois pas t'en sortir sans me montrer la chambre. J'ai besoin de vérifier par moi-même que tu as bien du papier peint avec de petits serpents verts.
- Granger, aucun aristocrate moderne qui se respecte n'utilise encore du papier peint, répliqua-t-il en la tirant par la main.
Draco la reconduisit à travers la maison et le grand escalier, leur mains entrelacées tout le chemin. Il lui lança un sourire suffisant quand ils atteignirent enfin le seuil de sa chambre et elle lui répondit par l'un des siens.
D'un simple soulèvement de sourcil, il lui indiqua qu'elle pouvait s'avancer et explorer à loisir. Elle rit et lâcha sa main pour marcher plus librement dans ses quartiers privés.
Évidemment, Granger se dirigea immédiatement vers les étagères de livres. Comme elle l'avait fait dans la bibliothèque quelques heures plus tôt, elle passa lentement ses doigts le long des colonnes avant de sélectionner un titre.
- Je vois que tu as principalement de la fiction ici. C'est intentionnel ?
- Oui, dit-il en venant se tenir derrière elle. C'est le genre que je préfère quand je n'ai pas des rapports de Quidditch ou des documents financiers à lire.
Elle leva le livre qu'elle tenait.
- Qu'est-ce que tu as pensé de celui-ci ?
C'était un roman classique qui se déroulait juste après la mort de Merlin, au sujet d'un jeune sorcier prénommé Aloysius qui s'embarquait dans une aventure à la découverte de lui-même en répandant la culture de la magie dans toute la communauté des sorciers européens. Il contenait un chapitre palpitant dans lequel se déroulait une bataille avec un dragon, qui avait capturé l'imagination de Draco lorsqu'il était bien plus jeune.
- C'est un classique pour une raison, je l'ai beaucoup relu.
- J'ai quelques livres moldus en tête qui sont assez similaires et qui te plairaient je pense. Si tu ne t'y opposes pas, suggéra-t-elle avec hésitation.
- Comme je n'ai pas la moindre idée de par où commencer, je m'en remets à ton jugement.
Son sourire fut rayonnant quand elle leva les yeux vers lui avant de poursuivre son inspection. Draco s'assit dans un fauteuil devant le feu qui crépitait (Crick avait dû monter ici à un moment donné, le fourbe) et attendit qu'elle tombe sur quelque chose avec lequel elle pouvait le taquiner.
Enfin, elle s'installa sur la méridienne qu'il avait déplacé de sa place habituelle sous la fenêtre. Etant le parfait solitaire qu'il était ces jours-ci, il n'avait jusqu'alors pas eu besoin de deux fauteuils dans sa chambre. Les options d'Hermione pour s'asseoir n'auraient été que son lit ou ses genoux – bien qu'en y réfléchissant à présent, peut-être n'aurait-il pas dû se hâter de faire léviter la méridienne...
- D'accord, j'avoue tout, intervint-elle. Je m'attendais totalement à ce que ta chambre soit couverte de vert et d'argent.
- Tss tss, Granger, ne sais-tu pas à présent qu'il ne faut pas me sous-estimer ?
Elle leva les yeux au ciel avec amusement tout en buvant son vin. Le déposant fermement sur le bord de la table, elle se leva soudainement et lui fit face.
- En parlant de ça, je pense que l'on devrait avoir une discussion.
Draco se tendit, s'attendant au pire. Avait-il fait quelque chose de mal au cours des dernières heures ? Putain, peut-être qu'elle avait l'impression qu'il profitait d'elle, seule dans sa grande maison vide avec lui et –
- Je pense qu'il serait prudent d'établir des règles de bases, ou plutôt de définir certaines attentes, élabora Hermione.
- Concernant ?
- Notre relation.
Elle l'avait dit si naturellement que Draco dut lutter contre un sourire ridicule qui menaçait. Notre relation.
Hermione faisait maintenant les cent pas devant la cheminée, les mains serrées devant elle, comme si elle était sur le point de se lancer dans une dissertation sur les régulations concernant la possession d'Hippogriffes.
- Je suppose que l'on devrait commencer par l'aspect le plus difficile, étant donné ce dont tu m'as accusé tout à l'heure, commença-t-elle et Draco grimaça. Je ne veux pas cacher ce que je ressens pour toi. Je n'ai pas honte de toi.
Tout ce qu'il pouvait faire, c'était la fixer en retour. Il ouvrit et ferma la bouche à plusieurs reprises, incertain de sa réponse.
Merci.
Tu devrais.
Je ne te mériterai jamais.
- Je n'ai pas honte de toi, répéta Hermione sévèrement même si ses yeux étaient pleins de compréhension – comme si elle avait lu dans ses pensées.
Draco acquiesça simplement pour montrer qu'il écoutait et pria pour qu'elle passe à autre chose, de peur de répondre dans un élan irrationnel ou émotionnel. Encore une fois.
- Ginny sait ce que je ressens pour toi et j'imagine que Luna aussi. Néanmoins, étant donné le passif entre toi et le reste de mes amis, j'aimerais te proposer une annonce progressive, si ça te paraît bien.
Ça paraissait logique pour Draco, bien qu'il ait désespérément envie d'être présent lorsqu'elle informerait la Fouine de leur relation. Ce crétin allait péter un câble.
- Ça me va, on peut aller à ton rythme, répondit-il sincèrement.
- Malfoy j'espère vraiment que tu comprends, je ne veux pas te garder secret. Ça signifierait que je pense que ce qu'il se passe entre nous est mal. Ce n'est pas le cas. Les circonstances étants ce qu'elles sont entre toi, Ron et Harry spécifiquement... Eh bien, je ne veux juste pas que qui que ce soit sorte sa baguette et commence à lancer des sorts. Sans parler du fait – elle fit une pause et un petit sourire – que j'aimerais voir vers où ça mène d'abord, sans aucune intervention extérieure.
Cette partie là, Draco pouvait l'apprécier. Avoir Granger pour lui tout seul sans l'ingérence du Balafré et de son acolyte malchanceux ? Parfait.
- J'aimerais me confier à Théo, si c'est acceptable, dit Draco.
- Evidemment, accepta-t-elle. Et... as-tu prévu de le dire à ta-ta mère ? Demanda-t-elle avec hésitation.
Draco réfléchit à comment lui annoncer la nouvelle par lettre.
Très chère Mère, je sors actuellement avec Hermione Granger. Je crois que tu te souviens d'elle et de son héritage sanguin impur. Je suis tombé fou amoureux d'elle, donc s'il te plaît, abstient toi de m'envoyer des lettres contenant tes recommandations sur les qualités de nombreuses sorcières croqueuses de diamants avec lesquelles tu sympathises à des galas ou autres, car je suis assez satisfait de mon choix. Ton fils qui t'aime, Draco.
Non, il épargnerait à Hermione cette forme de torture, pour l'instant.
Hermione l'observait avec appréhension et Draco prit conscience du véritable sens de sa question.
- Je n'ai pas honte de toi non plus Granger, déclara-t-il avec précaution et son visage se détendit. Mais j'apprécierais que la délicatesse appliquée à ma mère soit la même que celle concernant tes amis les plus... difficiles. La chance de te courtiser, sans intervention extérieure.
Ses joues se tintèrent de rose.
- Tu me courtises n'est-ce pas ?
- Entre autres choses, murmura-t-il et elle rougit d'avantage.
Content de lui-même, il vit son corps frissonner mais elle s'en débarrassa avec dignité.
- En parlant... d'autres choses – Hermione fit une pause pour rejeter une mèche de ses cheveux derrière son épaule – avec combien de partenaires as-tu couché ?
Il retint un ricanement amusé. Du typique Granger, sans aucune finesse, se contentant simplement de poser sa question. Peut-être que cette petite sorcière avait des tendances possessives, ce qui était – s'il devait être honnête – quelque chose de très excitant chez Hermione mais un tue-l'amour chez Pansy.
- Tu es la sixième.
Sentant qu'il avait mérité une certaine réciprocité, il lui lança la même question.
- Et toi ?
- Tu es mon cinquième partenaire.
Mhh, l'esprit de Draco ne put s'empêcher de se demander qui étaient ses quatre précédents amants – bien qu'il fut trop tôt dans leur relation néophyte pour poser la question. Évidemment et malheureusement, la Fouine était l'un d'entre eux. Il se souvenait aussi vaguement qu'elle avait mentionné avoir renoué avec Viktor Krum juste après cette rupture, donc ça faisait deux. Ce qui laissait Draco avec deux noms de plus à traquer...
- J'attends une fidélité totale pendant que nous sommes ensemble, ce n'est pas négociable, déclara-t-elle le menton tendu et la tête haute de fierté.
Draco ne résista pas et leva les yeux au ciel cette fois-ci.
- Par Merlin, Granger sérieusement ? Je ne suis pas du genre à baiser à droite à gauche. Je n'en ai guère l'opportunité et absolument aucune envie.
Tu es déjà tout pour moi, si tu ne l'avais pas remarqué. Je suis en accord.
Sa réponse, aussi mordante qu'elle fut, sembla la satisfaire.
- Bien. Parce que dans le même esprit, j'aimerais que l'on parle des limites appropriées avec le sexe opposé.
- Pardon ?
- Les limites appropriées, répéta Hermione avant de s'arrêter pour faire face à Draco. Par exemple, commença-t-elle en tendant la main derrière sa tête pour défaire sa queue de cheval. J'ai beaucoup d'amis proches qui se trouvent être des hommes. Ces relations sont purement platoniques.
Elle secoua sa masse de boucles puis les rassembla dans sa main.
- Même s'il n'y a aucun élément romantique dans ma relation avec Ron, Harry ou les hommes de la famille Weasley, les démonstrations physiques d'une affection familiale ne sont pas rares, expliqua-t-elle en nouant rapidement ses cheveux dans une queue de cheval bien plus serrée et plus haute. Des câlins et des bisous sur la joues sont des formes standards de salutations, donc je n'accepterai pas de jalousie quelle qu'elle soit à ce sujet, continua Hermione alors que Draco haussait les épaules.
Est-ce qu'il appréciait le fait que Weasley et ses innombrables frères se donnent le droit de poser leurs mains et bouches ou que ce soit près d'Hermione ? Pas le moins du monde, mais il n'allait pas lancer une dispute à ce sujet.
- Je sais que dans ton monde, il est coutumier d'embrasser légèrement les phalanges ou les joues des femmes, donc je comprends que ce geste n'est rien de plus qu'une formalité lors de certaines réceptions pour toi.
Draco voulu la contredire et lui dire qu'il évitait ce genre de réceptions comme la peste, à l'exception du bal du Nouvel An de sa mère, mais souhaitait voir quels étaient les autres gestes appropriés – avec des hommes qui n'étaient pas lui – se trouvant sur la liste d'Hermione.
- Maintenant, je crois qu'il faut que je sois un peu plus claire.
Elle s'approcha lentement de Draco et passa doucement l'une de ses mains sur son bras avant de se tenir derrière son fauteuil.
Ses deux mains vinrent se poser sur ses épaules et elle commença à légèrement les masser.
- Par exemple, je serais très contrariée qu'une autre femme pose ses mains sur toi de cette façon.
- Mhh ? Parvint à dire Draco alors que son corps s'abandonnait béatement à ce qu'Hermione était en train de faire.
Ses lèvres étaient à présent juste à côté de son oreille.
- Oh oui, je ne pense pas que je serais très amusée de voir une autre femme avec ses mains sur tes épaules. Surtout si elles commencent à se balader.
Elle bougea ses doigts jusqu'aux boutons de sa chemise et commença à les défaire un par un. Eh bien, cette discussion était en train de prendre un tournant intéressant...
Hermione passa les mains le long de son torse nu et planta de doux baiser contre la peau de son cou. Draco inspira brusquement alors qu'une vague de plaisir s'infiltrait directement dans son entrejambe.
- Et je ne toucherais ni n'embrasserait absolument pas d'autres hommes de cette façon, murmura-t-elle.
Draco tourna légèrement la tête pour capturer ses lèvres pulpeuses, taquinant sa langue avec la sienne. Rompant leur baiser, il senti son sourire contre sa bouche.
- Et je te réserve ce genre de bécotage, souffla-t-elle.
- Il vaut mieux, gronda-t-il possessivement.
Hermione se redressa ensuite, hors de portée, et Draco fut tenté de l'attirer de l'autre côté du fauteuil directement sur ses genoux, mais elle avait l'air d'avoir d'autres plans.
Elle fit le tour vers l'avant et se tint entre ses jambes tendues. Se penchant pour l'embrasser de nouveau, Draco apprécia la vue délicieuse de ses seins à travers le décolleté de sa robe.
- J'espère que tu as assez de respect pour moi pour ne pas reluquer d'autres femmes de cette façon, dit-elle avec insolence.
- Crois moi Granger, il y a plus qu'assez à reluquer ici, marmonna-t-il avant d'attraper ses seins en coupe et de les caresser.
Elle se pencha vers l'avant une nouvelle fois, plantant des baisers à la base de son cou, et s'affaira le long de son torse jusqu'à son abdomen. Souriant malicieusement, elle fit un pas hors de sa portée puis écarta ses longues jambes pour pouvoir s'agenouiller entre elles.
- Et permets moi de t'assurer que je ne toucherais jamais un autre homme de cette façon pendant que nous serons ensemble.
Pas moyen. Pas moyen que ça lui arrive à lui.
Oh mais ce fut le cas. Hermione défit la boucle de sa ceinture et passa une main aguicheuse le long de son érection avant de dézipper son pantalon. Quand sa main disparut dans son caleçon et attrapa sa queue fermement, Draco rejeta la tête en arrière et mordit dans sa lèvre pour ne pas crier.
- Maintenant, et en tant que... mhh je ne suis pas sûre de comment nous appeler, réfléchit-elle en le caressant posément avec une pression parfaite alors que Draco soulevait ses hanches rapidement pour qu'elle puisse baisser son pantalon.
Il se réinstalla dans le fauteuil et essaya de ne pas donner d'ac-coups erratiques vers sa main.
- Tu peux m'appeler comme tu veux quand tu fais ça bordel, haleta-t-il.
- Langage, Malfoy, le réprimanda-t-elle doucement avant d'envelopper tout ce qu'elle pouvait de lui avec sa bouche.
Draco croyait à présent en la réincarnation. Il avait dû être un véritable saint dans une autre vie pour avoir mérité ce moment, car il n'avait certainement rien fait durant ce séjour-ci sur terre pour recevoir ce cadeau. C'était la seule explication pour cette vision d'Hermione, entre ses genoux, lui taillant une pipe.
Appelle ça comme tu veux. Tu peux m'appeler par tout ce que tu veux.
Draco attrapa les accoudoirs pour ne pas tendre la main de manière impulsive et empoigner ses cheveux pendant qu'elle abaissait sa magnifique, chaude et humide bouche sur lui continuellement. Hermione ralentit son rythme avant de le libérer dans un doux « pop ».
Elle leva ses grands yeux bruns vers lui, les lèvres mouillées par le plaisir qu'elle venait de lui offrir, et reprit son ton professionnel.
- Petit ami me paraît trop immature. Encore une fois, je ne pense pas que l'on devrait mentir aux gens. Donc si quelqu'un demande, on peut dire que l'on sort ensemble. Exclusivement.
Soutenant son regard, Hermione abaissa sa bouche autour de lui de nouveau et suça sa longueur quelques fois, le mettant dans un état fiévreux et haletant. Elle libéra son membre après quelques minutes merveilleuses pendant lesquelles Draco essaya de ne pas perdre connaissance sous l'extase, et pencha la tête sur le côté.
- Est-ce que ça te convient ? Demanda-t-elle
Hermione ponctua sa phrase en léchant sa queue de la base jusqu'au sommet avant d'enrouler sa langue autour de son extrémité la plus sensible.
- O-oui, s'étrangla-t-il en sachant qu'elle venait de lui faire une proposition logique mais également qu'il aurait accepté n'importe quoi venant d'elle à cet instant.
Me mettre le feu ? Evidemment. Les clefs de mes coffres ? Les voilà. Déclarer publiquement que les Canons de Chudley était une bonne équipe de Quidditch ? C'est fait.
- Merveilleux.
Elle lui sourit puis l'engloutit dans sa bouche de nouveau. Les phalanges de Draco devenaient blanches contre l'accoudoir, et il savait que son contrôle était rapidement en train de disparaître.
- Granger... Tu n'as pas à... Je vais.. Je... Putain... Tu vas... me faire jouir...
Mais elle rencontra son regard et sa tête dansa plus rapidement et Draco fut bientôt impuissant face à son orgasme.
- Bordel... tellement bon putain... Hermione...
Sa libération explosa hors de lui et directement dans sa gorge et ses yeux s'écarquillèrent quand il la vit tout avaler jusqu'à la dernière goutte.
Draco ne pouvait plus bouger un muscle, il avait complètement fondu. Il observa Hermione se relever, lisser les plis de sa robe puis boire le reste de son vin. Il n'avait plus de mots pour exprimer sa gratitude pour l'acte intime qu'elle venait de réaliser.
- D'autres points de la relation dont on devrait discuter ? Parce que je suis un très grand fan de tes tactiques de négociations Granger, lança-t-il malicieusement toujours hors d'haleine.
Elle rit et secoua la tête.
- Non, je crois qu'on est sur la même longueur d'ondes.
Draco renfila son pantalon et réajusta ses vêtements. Se levant, il s'approcha lentement d'Hermione et prit ses joues dans le creux de ses mains.
- Je serais ravi de te rendre la pareille, si tu veux.
Il se pencha et rencontra ses lèvres dans un doux baiser.
- Je retiens pour une prochaine fois. Il est plutôt tard donc je devrais probablement y aller.
Draco acquiesça et recula d'un pas pour qu'elle puisse récupérer son sac de perle. Une mélancolie soudaine s'empara de lui en la voyant lisser sa robe et se tourner pour quitter sa chambre.
- Tu pourrais rester, murmura-t-il tout bas, la stoppant.
Hermione se retourna, perplexe.
- Seulement si tu en as envie, ajouta Draco rapidement. Je voulais juste dire que tu pouvais dormir ici, avec moi.
Draco ne pouvait pas expliquer pourquoi il se sentait si vide à l'idée qu'elle le laisse ce soir. Il savait qu'il s'en voudrait s'il manquait une opportunité de ne pas être seul pour une fois. Mais allait-il trop loin, trop vite ? Ils étaient toujours dans des limbes étranges et Draco remarqua à quel point il manquait de pratique dans les relations.
- Je vais rester.
Son soulagement dû être palpable car elle lui lança un sourire rassurant et embrassa sa joue.
Alors qu'il était couché dans le lit en attendant qu'elle revienne de la salle de bain, il se demanda si Hermione savait à quel point se moment de vulnérabilité lui avait coûté. Draco avait été élevé dans la croyance que les femmes n'étaient bonnes que pour certaines choses spécifiques : éduquer des héritiers, diriger les elfes de maison et maintenir une bonne position sociale pour s'assurer que le nom de la famille reste du bon côté de l'opinion publique.
Un Malfoy chérissait sa femme, c'était sûr, mais il n'avait pas besoin d'une femme pour remplir un vide dans sa poitrine, ou pour lui apporter quelque sorte de notion frivole comme – Merlin nous en garde – le bonheur. Draco savait que le désir qu'il ressentait en présence d'Hermione aurait été un concept étranger à son père.
Hermione émergea de la salle de bain adjacente vêtue d'un pyjama en soie qu'elle avait emprunté à Draco et transfiguré pour que la taille lui convienne. Ça l'amusa qu'elle ait besoin de changer de vêtement dans l'intimité d'une autre pièce après qu'elle l'ai laissé la sauter sur la table de la salle à manger et qu'elle l'ai sucé moins de dix minutes plus tôt.
Elle lui fit un sourire timide quand elle remarqua sa tenue habituelle pour dormir : rien d'autre que son caleçon. Draco réprima l'envie de sourire narquoisement et agita sa baguette pour éteindre les flammes de la pièce.
- Bonne nuit, murmura-t-elle maladroitement avant de s'installer sur le dos à côté de lui.
Draco dormait habituellement en plein milieu de son large lit et, la seule et dernière fois qu'il en avait partagé un avec Hermione, ils avaient été trop fatigués de leurs ébats pour être conscients des limites du sommeil.
Au moins, Hermione agissait de manière aussi inconfortable que lui. Elle soupirait de petites respirations et faisait de petits mouvements, essayant de s'allonger confortablement.
- Allé, crache le morceau, grommela-t-il en sentant le matelas bouger sous eux alors qu'elle avait un sursaut.
- Quoi ?
- Quelles que soient les pensées ridicules qui te traversent le cerveau.
Elle soupira, résignée.
- J'essaie de faire en sorte que ça ne soit pas gênant et maintenant, après l'avoir dit, je réalise à quel point j'ai rendu les choses gênantes et j'espère que je ne vais pas te frapper au beau milieu de la nuit ou ronfler, et je dors habituellement au milieu du lit mais –
- Eh bien viens là alors, interrompit Draco de façon bourrue avant de tendre un long bras et de la tirer d'un coup sec vers lui.
Il la positionna avec son dos contre son torse, nichant sa petite silhouette contre la sienne et drapant son bras contre sa taille.
- Ow ! Protesta-t-elle quand il poussa l'un de ses pieds entre les siens, emmêlant efficacement leurs jambes.
- Là. Comme ça tu ne me frapperas pas, dit-il contre son cou avec un sourire en coin en la sentant se détendre dans ses bras.
Il ne parvenait pas à se souvenir de la dernière fois où il avait tenu une femme de cette façon, dans son lit.
- Ton lit est injustement confortable et, évidemment, tu as des draps en soie.
- Il n'y a que toi pour te plaindre de dormir dans le luxe. Jalouse ? Je le serais aussi si je devais rentrer chaque soir vers ta monstruosité de paille et de coton.
- Oh je t'en prie, renifla-t-elle, mon matelas n'est pas en paille.
- Peu importe, paysanne.
- Crétin. Attends un peu, quand je t'aurais présenté à mes parents supers bourges, tu t'en mordras les doigts.
Il entendit Hermione ravaler une inspiration de surprise et sut qu'elle avait fermé la bouche de honte. Draco était à la fois terrifié et sur un petit nuage qu'elle voit aussi loin. Elle devait être sérieuse à son sujet si elle avait déjà considéré le fait de présenter quelqu'un comme lui à sa famille moldue.
Je suis en accord.
- Tu n'as pas de rideaux, observa-t-elle tout bas en brisant le silence tendu.
Draco leva les yeux vers les montants de son lit.
- Je les ai enlevé après ma première nuit ici. Je n'aime pas dormir avec quand ils sont fermés, confessa-t-il à sa nuque.
Il ne lui dit pas qu'il s'était réveillé avec les teintures de velours enroulées autour de son lit, paniqué, et les avait arrachées à mains nues. L'ombre autour de son lit l'avait étouffée quand il avait ouvert les yeux et avait conduit les battements de son cœur vers des hauteurs dangereuses. Avec les rideaux lui obstruant la vue, il n'était plus capable de voir la sortie de la pièce ou de repérer un quelconque intrus avant qu'il ne soit trop tard.
Hermione se tourna soudainement dans ses bras et lui fit face. Leurs têtes n'étaient qu'à quelques centimètres l'une de l'autre et, même dans le noir, il pouvait distinguer la lueur chaleureuse de ses yeux.
- Je devrais probablement te prévenir que j'ai souffert de... cauchemars par le passé. Je me réveillais désorientée, ma baguette à la main. Mais je l'ai rangée de l'autre côté de la pièce dans mon sac donc... En fait s'est rare ces derniers temps de toutes façons, mais je voulais te prévenir au cas où...
Il la fit taire en caressant sa joue.
- Je ne suis pas étranger aux mauvais rêves, murmura-t-il en retour.
Hermione frôla son nez du sien et l'embrassa légèrement avant de lui tourner le dos.
- Bonne nuit Malfoy.
- Bonne nuit Granger, grogna-t-il contre ses cheveux.
Hermione était tellement au chaud. Son corps tout entier était à la parfaite température et ravi, blotti dans un cocon de soies luxueuses et avec une paire de bras forts qui l'entouraient, et la sensation de sa dure...
RINGGGGGGGGGGGGGG
RINGGGGGGGGGGGGGG
RINGGGGGGGGGGGGGG
Oh merde. La sonnerie aiguë et perçante de l'alarme de son portable fit sauter Hermione hors du lit et sprinter vers son sac en perle. Elle fouilla furieusement dedans pour trouver cette saleté de truc, espérant qu'il ne soit pas trop tard.
RINGGGGGGGGGGGGGG
RINGGGGGGGGGGGGGG
- Granger ! Tu vas bien ? Qu'est-ce que c'est ? Ce ne sont pas les protections, je ne crois pas.
Trop tard.
Draco était sur ses pieds, baguette en main et à la recherche de la source de la perturbation stridente. Par les Dieux, pouvait-elle être plus gênante ? Il ne l'inviterait plus jamais à rester après ça.
Elle essaya de le chasser d'un geste avec sa main libre.
- Tout – RINGGGGGGGGGGGGG – va bien c'est seulement – RINGGGGGGGGGGGGGG – ma stupide alarme – RINGGGGGGGGGGGGGGG – laisse moi juste trouver – RINGGGGGGGGGGGG – oh pour l'amour de Merlin – RINGGGGGGGGGGGGGG – Accio portable !
Le maudit appareil trouva son chemin jusqu'à sa main tendue et elle l'éteignit. Draco se précipita à ses côtés, baguette toujours en l'air, paniqué.
- Granger qu'est-ce qu'il se passe ? C'était quoi ?
Hermione leva les yeux vers son visage surpris et se mordit la lèvre pour cacher son sourire. Aussi adorable qu'il ai l'air à cet instant – les cheveux ébouriffés par le sommeil et ne portant que son boxer – elle ne pensait pas qu'il apprécierait l'humour de la situation.
- Désolée, ce n'était que mon alarme.
Hermione leva son portable et la tension quitta finalement les épaules de Draco alors qu'il baissait sa baguette.
- J'avais oublié que je l'avais mise sur mon téléphone pour ne pas louper mon brunch avec Ginny.
- Argh, c'est juste, dit Draco en faisant demi tours pour s'affaler sur le lit et inspirer quelques profondes respirations. Utilise ta baguette la prochaine fois peut-être. Bordel de merde.
Hermione bougea maladroitement sur ses pieds, incertaine de la façon de le quitter. Où était passée la femme confiante de la nuit dernière qui s'était courageusement mise à genoux et avait satisfait Draco à tel point qu'il était devenue une épave tremblotante dans le fauteuil ?
- Je devrais aller m'habiller, je suis déjà en retard. Je n'avais pas prévu de passer la nuit ici, marmonna-t-elle en se dirigeant vers la salle de bain.
Alors qu'elle passait devant le lit, une paire de bras l'attrapèrent par la taille et la firent tourner. Elle se retrouva entre les jambes de Draco au bord du lit.
- Tu ne regrettes pas d'être restée ?
C'était les questions douces comme celle-ci qui prenaient Hermione au dépourvu. Draco gardait toujours cet air sûr de lui et indifférent, mais quand il baissait ses barrières, même un tout petit peu, ça faisait gonfler son cœur.
Hermione encercla sa nuque de ses bras pour le rassurer.
- Non. J'ai beaucoup apprécié la nuit dernière avec toi, une fois que tu as arrêté de faire l'idiot. Mais je dois vraiment y aller par contre.
Elle essaya de se reculer mais Draco raffermit son emprise et lui sourit d'un air narquois. Ses mains vinrent attraper sa taille et il fit courir un doigt le long de ses côtes. Il l'attira plus près et pressa un baiser sur la peau de sa poitrine, au dessus de son pyjama. Le même pyjama qu'elle lui avait emprunté et avec lequel elle pensait s'échapper car il était odieusement doux et sentait aussi légèrement comme lui. Levant la tête, Draco traça une ligne de baiser sur sur son cou, chacun des mouvements de ses lèvres augmentant le brouillard dans l'esprit d'Hermione. Par Merlin, ses lèvres étaient immorales.
- Ce n'est qu'un brunch avec Weasley, tu peux bien être un peu en retard, murmura-t-il contre sa gorge en continuant ses assauts contre sa peau à pleine bouche.
- C'est Potter. Et quelle excuse devrais-je lui donner ? Demanda-t-elle en parvenant à peine à terminer sa phrase et en réprimant un gémissement.
- Mhh, gronda-t-il contre sa peau et elle pu sentir les vibrations jusqu'à la pointe de ses orteils. Dit lui que ton nouveau petit ami n'a pas envie de te partager aujourd'hui.
Hermione ne pouvait pas s'en empêcher, son corps tout entier frissonna à ses mots et au son grave de sa voix.
- Premièrement, dit-elle en maudissant son ton tremblotant – mais Draco venait juste d'attraper son lobe entre ses dents. Petit ami sonne trop juvénile, et deuxièmement –
Elle haleta quand sa main vint toucher sa poitrine et elle perdit le fil de ses pensées.
- Tu disais ?
Son murmure était tout bas dans son oreille et Hermione fut soudainement parfaitement consciente que sa culotte était ruinée.
- Deuxièmement, je ne-suis je ne suis pas un objet que l'on partage.
Un point pour le féminisme. S'il pensait qu'il pouvait jouer la carte de la masculinité toxique et du tu m'appartiens à présent, il était à côté de la plaque.
- Bien sûr que non Granger, ronronna-t-il contre son autre oreille. Je n'oserais jamais prétendre quelque chose d'aussi audacieux que de te posséder, cependant – il l'embrassa du lobe jusqu'au coin de la bouche – je ne suis pas habitué à partager, tu comprends, murmura-t-il contre ses lèvres. Enfant unique pourri gâté et tout ça. Donc si je cède à mes penchants territoriaux – Draco ravagea sa bouche habilement avec sa langue – tu devras trouver la force dans ton cœur pour me pardonner. Je supplierai s'il le faut.
Oh Saint Godric, sa culotte ressemblait à l'océan Atlantique.
Soupirant, elle le poussa gentiment et fit un pas en arrière, hors de son étreinte.
- Même si je vais le regretter, je dois vraiment partir. Je ne peux pas poser un lapin à mes amis aussi tôt dans une relation.
- Je suppose que tu as raison, dit-il d'une voix traînante en lui laissant de l'espace mais en caressant ses hanches de ses pouces. Mais tu sais Granger, chacun son tour, et j'ai prévu de récompenser ta petite performance à genoux d'hier soir.
Je devrais être envoyée à Azkaban pour un minimum de cinq ans. Toute femme hétérosexuelle célibataire avec des yeux aurait été d'accord pour cette sentence comme punition pour Hermione pour avoir laissé derrière elle un Draco Malfoy presque nu qui venait juste de lui proposer de la satisfaire oralement jusqu'à ce que son cerveau ne fonde.
Alors qu'elle cheminettait à contre cœur directement de chez Draco vers le Chemin de Traverse, Hermione pensa à tous les cadeaux extravagants que Ginny devra lui offrir lors des dix prochains Noël – au minimum. Hermione imposerait également à la rousse l'addition du brunch.
