Jour 22 (22/05/2024)
- Prompt : Marche des fiertés
- Contraintes : Période : Golden Trio ; Songfic : You need to calm down (Taylor Swift) ; Personnage : Fred Weasley
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Marche des fiertés
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Fred leva les yeux vers le plafond et l'arrivée des hiboux avec appréhension. Il desserra sa cravate et déglutit le plus discrètement possible. Putain. Il était sept heures du matin et il s'apprêtait déjà à se prendre une salve de shots comme un alcoolo s'enchaînait des Téquilas Morgana.
Il regarda les lettres s'accumuler devant lui, les unes après les autres. Il grimaça une moue blasée à George. Son frère lui adressa un sourire encourageant et commença à vérifier qu'aucune lettre ne venait de leurs parents.
Fred soupira et s'attela à la même tâche. Il n'avait pas prévu de lire les autres. Certaines étaient sympas mais, ce n'était pas le cas de toutes. Bien au contraire. Par moment, face à la violence à laquelle il était confronté, il se disait qu'il aurait eu quelqu'un face à lui, il ne se serait pas posé de questions, il l'aurait juste mis K.O. A la place, c'était lui qui se prenait les beuglantes les unes après les autres. Comme des uppercuts. Le jeu n'en valait pas la chandelle, mieux valait ne rien lire.
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Fred se redressa et lissa les pans de sa jupe. A vrai dire, il se fichait parfaitement de ce que les autres pensaient. Il avait mieux à faire que de censurer leurs pensées. Mais leur obsession était malaisante. Il avait envie de leur dire de se calmer. Trop de bruit pour si peu.
D'un coup de baguette, il réduisit les courriers en poussière et ramassa la banderole qu'il avait posée au sol. Il grimpa debout sur le banc, présentant brièvement son caleçon à la foule. Il ignora le regard outré que lui lançait McGonagall à la vue de ses Rangers souillant le mobilier de l'École et rappela le point de rendez-vous de la Pride de Pré-au-Lard, satisfait d'entendre une salve d'applaudissements lui répondre.
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Il s'apprêtait à sortir de la Grande Salle quand une voix moqueuse l'interpella.
— Jolie épilation, Weasley !
— Cassius, mon chou, tu veux toucher ? demanda Fred.
Il adressa un clin d'oeil à Warrington qui se leva, énervé par sa désinvolture.
— Tiens ton pote tranquille, s'énerva-t-il en s'adressant à Lee. Y'a des sorts qui se perdent !
— Mec. On te connait pas. Molo sur les attaques.
Alors que Warrington s'apprêtait encore à répliquer, Dumbledore s'approcha à son tour. Il se chatouillait la barbe.
— Le soleil brille aujourd'hui ! Ce sera si gai, pour votre parade, Monsieur Weasley !
— Oh oui, très, très, gay, Monsieur le Directeur, s'amusa Fred.
— Nous vous y verrons, Monsieur Warrington ? demanda encore Dumbledore en posant une main paternaliste sur l'épaule du Serpentard.
— Jamais ! J'suis pas une tarlouze, moi !
— Une tarlouze ? C'est n'est pas très poli, ça, Monsieur Warrington. Vous avez tout à fait le droit de ne pas être homosexuel mais, ce n'est pas une raison pour crier votre haine. Cette colère ne changera pas les orientations de vos interlocuteurs, vous savez ?
Warrington, pâle comme la mort, le dévisageait avec une grimace grotesque.
— Bon, s'est pas tout ça, s'exclama Fred enthousiaste, mais j'ai une marche des Fiertés à coordonner, moi. Les gars et les garces, on y va ?
