Je vous salue !

Aujourd'hui je publie le chapitre 10.

Disclaimer : Rien ne m'appartient, tout appartient à la série Netflix et aux comics, sauf l'histoire.

Échange

Résumé : Les Hargreeves arrivent dans une nouvelle chronologie mais quelque chose ne va pas, ils ont échangé leur pouvoir.

NDA : UA. Pas de Sparrow, pas de Reggie Vivant. Se passe après la saison 2. Bien sûr Ben est toujours là, en fantôme.

Voilà fin du blabla

On se retrouve en bas.

Bonne Lecture


Chapitre 10 :

Cinq n'attendit pas Allison, il monta côté conducteur et mit le contact. Les fantômes l'avaient suivis, mais il ne les regarda pas, se contentant de fixer le ciel nuageux.

« Comment osez-vous voler ma voiture ? » Grogna son père.

Cinq ne lui accorda pas un regard, se tournant vers Allison qui toquait contre la vitre. Il la baissa et haussa un sourcil dans sa direction.

« J'ai réservé nos billets d'avion, laisse moi conduire. » Lança-t-elle.

« Je sais conduire. »

« L'assassin veut commette un autre meurtre. »

Cinq ignora le vieil homme qui lui parlait.

« Je sais. Mais si on se fait contrôler, un adulte qui a l'apparence d'un ado de treize ans, ça va pas passer. » Argumenta Allison.

Cinq soupira. Elle avait raison. Il changea de place, lui laissant le volant.

Il se mura dans le silence, se contentant de fixer le plafond du véhicule, essayant d'ignorer les cris des morts.

L'arrivée à l'aéroport fut rapide. Ils montèrent dans l'avion pour la Californie, Cinq n'ayant toujours pas ouvert la bouche.

« À l'avion... ça me rappelle plein de souvenirs... » Lança une femme au corps calciné.

Et maintenant, d'autres fantômes le faisait chier.

« Tu... 'te... »

« Allison te parle. » Indiqua Ben.

Cinq se tourna vers sa sœur et leva un sourcil interrogatif.

« Tu fais la tête ? »

« Non. Pourquoi ? » Répondit-il.

« Je ne t'ai pas laissé conduire. »

Il n'en avait rien à foutre de ça.

« Ce n'est rien. Dis moi, Claire a-t-elle un pouvoir ? »

« Je ne crois pas. Pourquoi ça ? »

« Parce que tu en as un. Peut-être que en transmettant tes gènes, elle a reçu un don. Après tout, tu es la seule à avoir un gosse. »

« Je n'y avais pas pensé... on devra voir ça. »

Le silence s'installa alors que l'avion décollait. Cinq soupira les fantômes étaient vraiment, vraiment bruyants. Il comprenait Klaus... il ignora la douleur qui l'accablait. Pourtant il ne pouvait plus se téléporter, alors pourquoi avait-il mal au crâne ? Enfin, ce n'était qu'une petite douleur, il pouvait l'ignorer.

Le voyage parut horriblement long pour Cinq. D'un côté les fantômes commençaient vraiment à l'énerver. C'était une torture. Il allait finir par tuer quelqu'un ! De l'autre, il appréhendait un peu la rencontre avec sa nièce.

Lorsque l'avion eut atterri, Cinq s'empressa de sortir de l'appareil.

« Cinq ! Attends moi ! » Cria Allison, lui courant après.

Elle le rattrapa rapidement, essoufflée par sa course.

« Qu'est-ce que tu as ? »

Il était hors de question de lui dire que les fantômes étaient des connards.

« J'ai hâte de rencontrer Claire. » Déclara Cinq.

Allison lui lança un grand sourire, mordant à l'hameçon.

« On prend un taxi ? » Demanda-t-elle.

« Si tu veux. On peut aussi y aller à pied, si ce n'est pas loin et comme ça on discutera un peu de mes pouvoirs. »

« On peut marcher. »

Visiblement, Allison semblait heureuse d'avoir une conversation avec lui.

Elle prit une direction et il lui emboita le pas.

« Comment tu vas ? Les fantômes doivent être pesants. »

« Y en a pas mal déjà autour de moi, si on ajoute ceux qui hante les autres... disons qu'ils sont bruyants et que ça donne envie de les tuer une nouvelle fois même si c'est pas possible. » Expliqua Cinq, lançant un regard d'excuse à Ben.

« Je suis hantée ? »

« Oui. Mais il n'y a que deux personnes. Un acteur et un vieux. »

« Oh... »

« Tu les connais ? Tu leur as brisé le cœur d'après eux. »

« Je suis connue. Ils devaient être amoureux de moi. Passons par là. »

Elle tourna à gauche et ils traversèrent au passage piéton.

« Comment tu fais pour te téléporter ? »

« Je l'ai déjà expliqué Allison. Vous ne m'écoutez jamais dans cette famille. »

« J'ai compris que tu calculais, mais le reste, reste floue. »

« Tu as récupéré mon pouvoir, mais tu ne sais pas calculer. Même si je n'ai plus mon pouvoir, j'ai toujours mes équations qui défilent dans ma tête. Un peu comme si j'étais prêt à me téléporter. Crois moi, il vaut mieux que tu n'ouvres pas de portail. »

« Pourquoi ? » S'intéressa Allison.

« La première fois que je me suis téléporté, j'ai atterri contre un mur. Mon pouvoir est tellement grand que si tu ne calcules pas, tu peux te retrouver dans une autre dimension ou même coincé dans le tissu de l'espace-temps. »

Cinq ignora les rires des fantômes.

« Coincé dans le tissu de l'espace-temps ? Ça t'es déjà arrivé ? »

« Une fois. J'étais coincé dans l'apocalypse. J'étais épuisé, affamé et en plein délire. J'ai utilisé mes pouvoirs sans m'en rendre compte. »

« Merde. C'est comment là-bas ? »

« Bleu. Vide et figé. Le temps ne s'y écoule pas. »

« J'aurai plutôt pensé que c'était l'endroit où tu pouvais aller dans les lignes temporelle. »

« Non. C'est vide. »

« Comment tu t'en ai sorti ? »

« J'ai calculé. J'ai mis du temps à me souvenir de mon dernier calcul, étant malade, fiévreux et affamé c'était difficile. En utilisant mon dernier calcul, je suis sorti pour me retrouver dans l'apocalypse. »

« Combien de temps étais-tu parti ? » Souffla Allison.

« Le temps ne s'était pas écoulé. C'était comme si je n'étais pas parti, mais en réalité, si on prend en compte mon état, j'ai dû rester bloqué presque une journée. »

« Oh... »

Le silence s'installa entre eux, alors qu'ils poursuivaient leur chemin.

« Tu ne nous en as jamais parlé. » Lança sa sœur.

« Vous n'écoutez pas lorsque je parle de mes pouvoirs... »

« Non, je parle de ta vie dans l'apocalypse. »

« Ah ça... »

La douleur dans sa tête grandissait. Mais il y avait aussi celle dans son ventre qui le gênait. Il ignora la douleur, tout comme les fantômes qui pleuraient ou criaient, suivant sa sœur dans les ruelles jusqu'à sa maison.

Une fois devant chez elle, elle hésita, puis Cinq prit l'initiative, toquant quatre coups secs.

« Je veux voir ma nièce. » Exigea-t-il, impatient.

La porte s'ouvrit sur un homme que Cinq ne connaissait pas, mais il se souvenait du livre de Vanya. Patrick.

« Allison ? » Lança-t-il, les observant, elle et Cinq.

« On vient voir Claire. »

« Elle est dans le salon. »

Il les laissa entrer et Cinq laissa Allison le dépasser. Cet homme était hanté par son patron. Il l'ignora et resta en retrait alors que sa sœur retrouvait son enfant.

« Maman ! » Cria la petite fille, courant dans les bras de sa mère.

Numéro Trois serra tendrement sa fille contre elle, savourant son contact, sa peau, sa chaleur. Finalement elle se détacha de l'enfant, lui lançant un grand sourire.

« Claire, ma chérie, je voudrais te présenter quelqu'un. »

La petite pencha la tête sur le côté, semblant interrogative.

« Voici tonton Cinq, tu sais celui des histoires. »

Cinq leva un sourcil, puis la gamine se tourna vers lui. Il lui adressa un faible sourire, levant une main pour la saluer. Après tout, il était nul niveau contact social.

Contre toutes attentes, elle se précipita vers lui, l'enserrant de ses bras, cognant dans sa blessure.

« Tu es là... vraiment là... » Souffla Claire.

Cinq était tendu, à cause de la douleur, à cause du touché. Il posa doucement ses mains sur les épaules de la petite et il l'écarta, frottant encore sa blessure. Il pouvait sentir le sang qui coulait, mais une chose l'interpellait, pourquoi disait-elle cela ?

Il se baissa doucement à sa hauteur, ignorant fortement la douleur et les cris des morts, préférant se concentrer uniquement sur sa nièce.

« Je suis heureux de te rencontrer Claire, mais pourquoi dis-tu cela ? Tu ne m'as jamais vu. » Demanda-t-il lentement.

« Bah si... »

« Ta maman t'a montré une photo peut-être ? »

Cinq haussa un sourcil en direction de sa sœur. Elle haussa les épaules, semblant ne pas comprendre.

« Non. Je t'ai vu. » Reprit la gamine.

« Tu m'as vu ? » S'inquiéta Cinq.

« Oui. Tu étais tout triste. Tu pleurais. »

Cinq se mordit la lèvre. C'était rare les moments où il avait pleuré dans sa vie. Alors comment Claire avait-elle pu le voir pleurer ? Elle répondit à sa question muette.

« Je pensais que c'était un cauchemar. Là, y avait du feu, et il pleuvait quelque chose de bizarre. C'était pas la pluie. Et tout était détruit. Tu étais là et tu pleurais... »

Merde !

Cinq jeta un regard alarmé à Allison. Il connaissait ce moment. Cela s'était déroulé à son arrivée dans l'apocalypse, lorsqu'il avait enterré sa famille. Il s'était effondré et il avait pleuré tout ce qu'il avait... comment Claire savait ça ? Elle disait qu'elle l'avait vu dans un rêve. Était-elle capable de voir dans l'avenir dans ses rêves ? Elle l'avait vu... dans l'apocalypse... merde. Il se mordit la lèvre, puis il plaqua Claire contre lui, la douleur affluant dans son corps.

« Je suis là. Ne t'en fais pas, je ne partirai pas. » Murmura-t-il.

Elle lui fit un câlin, puis elle s'éloigna. Elle lui lança un grand sourire, Allison décida d'intervenir.

« Dis ma chérie, et si tu faisais un dessin à Cinq ? » Proposa-t-elle.

« Ouiii ! » Cria la gamine, filant vers sa chambre.

« Cinq ? »

« Quoi ? » Cracha-t-il.

Elle recula légèrement et il lança un regard noir à la directrice qui lui souriait.

« Tu avais raison. Claire a un pouvoir. »

« Ouais, voir son oncle à l'âge de treize ans dans l'apocalypse qui pleurait après avoir enterré sa famille. C'est super comme pouvoir ! »

Il le savait, Allison avait tout entendu. Il ne pouvait pas nier. Alors il avait décidé d'être honnête.

Allison lui lança un petit sourire triste.

« Pourquoi ne m'en a-t-elle pas parlé ? » Souffla-t-elle.

« Tu l'aurais cru si elle me décrivait en train de pleurer dans l'apocalypse ? »

« Je ne sais pas. » Admit la brune.

« Je la comp... »

Cinq vacilla.

« Même vous vous avez une limite ! » Se moqua la directrice.

« Cinq ! » Cria Allison, le rattrapant.

« Ta gueule ! »

« Mais Cinq... »

« Pas toi, l'autre salope. »

« Ne dis pas d'insulte devant Claire. » Prévint Numéro Trois, noyant la remarque de la blonde décédée.

Il s'écroula sur le canapé et elle releva sa chemise et son pull, découvrant la blessure ensanglanté.

« Cinq ! » Le sermonna-t-elle.

Il se sentait partir, mais Allison le secoua.

« Reste avec moi. Parle moi, de ce que tu veux, l'apocalypse ou autre. »

« Hmm... » Murmura-t-il.

« Patrick, il me faut la trousse de premier de secours ! » Cria sa sœur. « Cinq ! Parle moi ! »

« 'Calypse... faim... chaud... »

« Ok. Tu ne trouvais pas à manger. »

« Non... »

Il se sentait partir, même les voix des fantômes faiblissaient. Il se sentit secouer, mais il était déjà trop profondément enfoncé dans la noirceur.


Un nouveau chapitre fini.

Qu'avez-vous pensé de ce chapitre ?

À bientôt.

Biz

Gin' pour vous servir