Coucou tout le monde,
Comme promis, voici le second chapitre.
J'ai failli l'oublier, je dois vous l'avouer et pour cause, je suis tombée malade de façon assez soudaine. Je vous illustre ça avec quelques mots : vous êtes dans votre lit, il est minuit et vous êtes très enthousiaste car,le lendemain, vous avez une activité très importante à vos yeux nécessitant votre voix (j'aime étaler ma vie mais je ne dirais pas plus). Ainsi, vous cherchez à vous endormir même si vous avez un peu de mal (normal, vous avez passé une superbe journée, une superbe soirée et les suivantes s'annoncent tout aussi bonnes). Bref, tout est parfait, après beaucoup de retournements côté gauche, côté droit dans votre lit, vous finissez par plonger dans un léger sommeil. Et PAF, à trois heures du mat, vous vous réveillez, gêné par votre gorge qui est légèrement douloureuse et sèche. Vous allez boire de l'eau, ça ne passe pas. Au bout d'un temps, vous vous mettez à râler à haute voix mais il n'y a qu'un mince filet de son et de souffle sortant de votre bouche. Et oui, vous voilà sur la route de l'aphonie ! Votre précieuse activité tombe donc à l'eau et, pour couronner le tout, sachez que vous avez un oral le jour qui suit... Un oral que vous avez préparé et que vous aviez hâte de passer ... Et dont vous ne pouvez être dispensé sans avoir automatiquement un zéro...
Vu que j'ai comme consigne de ne pas solliciter ma voix aujourd'hui (histoire d'en avoir un peu pour demain) ben je compense par l'écrit. Faut dire que, quand je suis bien à l'aise, je suis une vraie pipelette !
Enfin donc, nous parlerons plus en détail de ce chapitre à sa fin, en espérant que ça vous conviens.
J'ai été très surprise du nombre de lectures qu'il y a eu pour le premier chapitre. Bon, ça n'a rien de faramineux mais les fanfictions en français sont généralement moins lues que celles en anglais donc ...
Merci, thank you, dankjewel, gracias
Et, très bonne lecture de ce chapitre que j'ai beaucoup aimé écrire !
— Ah, les filles, j'ai passé la meilleure soirée de ma vie ! s'exclama Stella en déboulant dans le dortoir qu'elle partageait avec ses amies.
Les quatre jeunes femmes qui s'y trouvaient ne purent retenir un sourire en voyant leur amie s'effondrer sur l'un des canapés au côté de Layla.
- Mes parents étaient tous les deux-là. Nous avons passé une bonne partie de la soirée à discuter sans que je ne les voie se disputer une seule fois ! Je leur ai présenté Brandon et ils ont eu l'air de beaucoup l'apprécier. Je ne pouvais définitivement pas réveiller mieux !
La princesse de Solaria s'étira de tout son long tout en bâillant. Autant la soirée avait été une réussite, autant elle l'avait énormément fatiguée. Elle pourrait aller se coucher, il était déjà près d'une heure du matin et l'ensemble des élèves devaient s'en doute déjà être dans leurs lits, mais elle ne souhaitait pas mettre fin tout de suite à ce si bon moment. Elle se sentait tellement heureuse et apaisée, elle aimerait tant que ce sentiment dure tout sa vie. À défaut de réaliser son souhait, elle voulait au moins faire durer le plaisir en se remémorant les bons moments de la fête avec ses amies. Et pour conclure ce bal de la meilleure façon possible, elle avait une idée qui, elle le savait, ferait plaisir aux autres.
- Dites, les filles, étant donné que demain nous n'avons pas cours, que diriez-vous d'une petite soirée pyjama ?
— Pourquoi pas ? Répondit Bloom visiblement enthousiaste, on pourrait dormir dans le salon !
Flora se mêla alors à la conversation, se proposant pour préparer quelques infusions. Layla se mit à penser aux affaires qu'elle devrait prendre dans sa propre chambre en espérant que sa colocataire ne soit pas encore couchée.
- Quelqu'un sait où est Tecna.
Cette question était sortie toute seule de la bouche de la fée de la musique. Elle était arrivée avec Layla bien avant les autres. Elles s'étaient tout de suite installées sur l'un des canapés pour bavarder. S'en était suivi l'arrivée de Flora et Bloom pour finir par celle de Stella, mais pas une trace de la jeune femme aux cheveux magenta. Pour toute réponse, ses amies haussèrent les épaules en signe d'ignorance. Bloom se souvient l'avoir aperçu au loin avec ses parents avant qu'elle ne monte avec les siens dans le vaisseau qui devait les conduire à la salle de bal de Magix.
- Maintenant que tu le dis… Je ne l'ai pas revu depuis que nous avons quitté Alféa pour nous rendre à l'emplacement de la fête.
— Peut-être qu'elle est encore avec ses parents ? Après tout, ça faisait longtemps qu'elle ne les avait pas vus. Ils ont peut-être voulu passer du temps ensemble un peu à l'écart. Suggéra la fée de la nature avec un ton rassurant.
Aux suites de cette déclaration, un regard s'échangea entre Layla et Musa. L'allusion aux parents de leur amie avait fait ressurgir dans leurs mémoires un léger incident qui s'était produit au début de la soirée et dont elles avaient parlé avant l'arrivée des autres. Cet échange muet n'échappa pas à la princesse de Solaria qui s'empressa de leur demander de quoi il en retournait.
- Il ne s'est rien produit de grave Stella, rassure-toi… C'est juste que… Les parents de Tecna ne sont clairement pas ce qu'on pourrait appeler des plus chaleureux…
Et Musa fit le conte de ce qu'il s'était passé quelques heures plus tôt au reste de ses amies.
Cela s'était passé au tout début de la soirée. Elle avait laissé Tecna seule pour se précipiter dans les bras de son père puis, naturellement, ils s'étaient mis à parler des divers événements qui avaient marqué l'année, déjà bien entamée.
De fil en aiguille, ils avaient fini par se mettre à parler du terrible épisode d'Oméga. Un souvenir que le père de Musa savait encore douloureux pour sa fille. Fragilisé par la perte de sa mère, jadis, il avait bien cru qu'elle ne se relèverait pas de ce second coup du sort que lui imposait la vie.
Fort heureusement, cette sombre histoire avait pris une tournure qui pourrait être enviée par de nombreux contes de fées.
Néanmoins, il sentait que son enfant était encore rongée par la culpabilité de n'avoir pu éviter à son amie les souffrances qui lui ont été imposées au cours de l'obtention de son enchantix et les séquelles qui en découlaient certainement.
Même si Musa avait toujours refusé de lui donner de plus amples détails, il savait que la rescapée de la dimension glacée avait été marquée par son séjour sur Oméga et qu'elle en subissait aujourd'hui les conséquences.
Il n'aimait pas voir sa fille tant se torturer à ce sujet. Il s'était trouvé dans un état un peu prêt similaire des années auparavant. À l'époque, dans une situation de grande précarité, il n'avait pu soigner celle qu'il aimait de la maladie qui la rongeait. Dans les mois ayant suivi son décès, il n'eut de cesse de s'interroger sur la responsabilité qu'il avait dans sa mort. Il avait pris si longtemps à son reconstruire… Il ne voulait pas voir leur enfant succomber à la culpabilité et, ainsi, mourir à petit feu. Il voulait la voir heureuse, ELLE voudrait la voir heureuse comme n'importe quel parent souhaitant le bonheur de son enfant.
- Musa, je sais à quoi tu penses, mais, sache une chose, ce qui est arrivé est arrivé. On ne peut pas changer le passé, seulement s'y accommoder. Aujourd'hui, ton amie est là, en sécurité et bien vivante ! Tu ne pourras jamais lui retirer tout ce qu'elle a vécu. Cela fait partie d'elle désormais. Tout ce que tu peux faire, c'est être là pour elle : l'accompagner, l'aider à apprendre à vivre avec ses douleurs comme tu as, toi-même, appris à le faire par le passé.
Mais n'hésite pas, toi non plus, à parler et à soulager ta peine. Tu t'es trouvée de formidables amies pour ça.
La fée de la musique s'empressa de refouler les larmes qui menaçaient de couler. Ce que son père venait de lui dire lui allait droit au cœur.
- Je peux te faire part de quelque chose ?
— Bien sûr.
— Lorsque Tecna a disparu, je me suis rendu compte que je n'avais pas pris(e) assez le temps de la connaître et qu'elle avait plus d'importance à mes yeux que je ne le pensais. À l'époque, je pensais que l'amitié que j'avais avec les autres prendrait fin en même temps nos études, car, à part le fait que nous partagions le même dortoir et que nous entendions juste bien, rien de plus ne nous liait. Ou, alors, qu'on finirait par être de vieilles connaissances s'envoyant de temps à autre un message pour « prendre des nouvelles », « savoir ce qu'on devient » sans se soucier réellement de la réponse.
Quand Layla s'est jointe au groupe, j'étais folle de joie ! Nous avions tellement de points communs et, de ce fait, j'étais persuadée qu'elle serait la seule véritable amitié, tenant sur la durée, que j'aurais dans cette école. Mais… Quand Tecna s'est sacrifiée… Je… J'ai compris qu'une véritable amitié ne nécessitait pas spécifiquement que des points communs.
Son père sourit :
- Chaque amitié est différente Musa et chacune de tes amies t'apportera quelque chose que jamais personne d'autre ne pourra t'offrir.
— Oui… répondit-elle, c'est bien vrai… En fait, papa, tu ne l'as jamais rencontré ! Viens, je vais faire les présentations !
Sans lui lancer le temps de rajouter quoi que ce soit, Musa empoigna le bras de son père et se dirigea vers son amie qui, entre temps, semblait avoir été rejointe par deux personnes qui, elle le devina, devaient être ses parents.
- Tecna ! S'exclama-t-elle en arrivant près de la jeune femme aux cheveux magenta, je n'ai jamais vraiment eu l'occasion de te présenter mon père comme il se doit donc… Papa, je te présente mon amie et colocataire : Tecna. Tec, je te présente mon père Ho-boé.
— Enchantée mademoiselle, ma fille m'a beaucoup parlé de vous, réagit spontanément Ho-boé en lui tendant une main que Tecna s'empressa de serrer en retour.
- Moi de même monsieur.
Le père de Tecna ne put s'empêcher de lancer un regard interrogatif à sa fille à travers ses lunettes. Pris de court, il ne sût pas comment réagir à cette irruption aussi soudaine qu'imprévue dans la conversation qu'il était entrain de mener avec sa famille. Sa femme, quant à elle, ne prit pas de gants et n'hésita pas à se racler la gorge assez bruyamment pour rappeler sa fille à l'ordre.
Remarquant l'évident désagrément que causait la présence de Musa et son père à ses parents, Tecna tenta, tant bien que mal, de faire comprendre à son amie, à travers quelques gestes et regards insistants, qu'ils feraient mieux de prendre congé pour l'instant.
Visiblement, elle devait encore améliore son langage non verbal, car la fée de la musique ne semblait pas du tout se rendre compte de la situation dans laquelle elle la mettait.
- Vous êtes les parents de Tecna ? Je suis ravie de vous rencontrer ! dit-elle en tendant sa main avec un grand sourire.
« Tel père, telle fille… » Ne pût s'empêcher de penser la fée de la technologie.
Les parents de cette dernière, quant à eux, considérèrent cette main tendue avec un dédain certain. Ne sachant pas vraiment comment réagir face à leurs inactions, Musa ramena doucement son bras près de son corps. Assez gênée, elle chercha à croiser le regard de son amie afin d'y trouver un peu de soutien, mais celle-ci semblait être ailleurs comme absorbée par l'architecture de la salle de bal d'Alféa qu'elle connaissait pourtant comme sa poche.
Après quelques secondes qui semblèrent durer une éternité, la mère de Tecna finit par rompre le silence qui régnait en faisant claquer sa langue d'un petit coup sec (un vilain tic qui traduisait, chez elle, une contrariété certaine) avant de s'adresser à sa progéniture.
- Peut-on savoir qui sont ses deux personnes ?
- Je vous présente Musa, ma colocataire depuis mon arrivée à Alféa et son père.
— Enchanté de faire votre connaissance, monsieur et madame Anderson. On m'a dit le plus grand bien de votre fille. Finit par dire Ho-boé, peu à son aise.
- Je suis Terence Anderson et voici ma femme Terra. Si vous nous le permettez, nous aimerions nous entretenir en privé avec notre fille. Cela fait un moment que nous ne nous sommes pas vus.
En disant cela, le père de Tecna s'était rapproché de sa fille. Saisissant au bond cette opportunité de pouvoir échapper à cette pénible conversation, Ho-Boé attrape la sienne, l'entraînant dans une tout autre direction.
- Oh, naturellement, cela va de soi. Allons-y Musa, j'aimerais pouvoir saluer ta directrice avant que nous partions pour Magix.
— Mais… protesta la fée de la musique qui ne souhaitait pas laisser son amie seule.
- Oui, vous ferez mieux d'y aller tout de suite si vous voulez avoir une chance de lui parler ce soir. Vous la trouverez certainement dans la cour. Elle doit vérifier certains détails concernant le transport avec Griselda. Elles font toujours comme ça. Ajouta sa colocataire avec un sourire à son intention qui se voulait rassurante.
C'est la dernière fois qu'elle vit Tecna de la soirée.
- Ouh, je suis heureuse de ne pas avoir été là, dit Stella, ça avait l'air d'être bien embarrassant.
— Oh que oui, soupira la fée de la musique, j'espère que je ne revivrais pas ça de sitôt
La fée de la flamme du dragon, silencieuse jusque là, prit alors la parole :
- En soi, ce sont les parents de Tecna… Je ne suis pas très étonnée qu'ils se soient comportés ainsi.
- On peut savoir ce que tu sous-entends par là ?
Dans un premier temps, déconcertée par le ton froid et sec de la princesse d'Andros, Bloom ne répondit pas tout de suite. Elle ne pensait pas à mal, mais la façon dont elle avait formulé sa phrase pouvait prêter à confusion. Depuis quelque temps, elle ne réfléchissait plus trop avant de parler et devenait plus impulsive. Flora, toujours très attentive, avait remarqué ce changement d'attitude chez sa colocataire et elle était un peu près sûre que cette dernière était préoccupée par quelque chose. Elle se jura intérieurement de l'interroger à ce sujet dès qu'elle le pourrait.
- Excuse-moi Layla, ce n'est pas comme ça que je voulais le dire… Balbutia-t-elle, visiblement gênée, c'est juste que, lorsque nous avions rencontré Tecna, elle agissait aussi comme ça et…
— Je ne pense pas que la comparaison soit possible… Tec était peut-être distante à l'époque, mais elle était quand même plus polie que ce qui lui sert de parents…
- MUSA ! La réprimanda sévèrement la fée de la nature, tu ne devrais pas parler d'eux ainsi. Puis, je pense que Bloom voulait entendre par là qu'elle s'était fait une image de ses parents à partir du comportement que Tecna avait pu avoir avant que nous ne la connaissions mieux.
Bloom acquiesça énergiquement, bien heureuse que son amie ait pu trouver les mots qu'il faut à sa place.
— Quoi qu'il en soit, poursuivit Flora, je pense que, à l'instar de Tec, nous ne devrions pas juger ses parents trop vite. Si nous l'avions fait avec elle, jamais nous n'aurions pu connaître la fée attachante qu'elle est et, surtout, le Winx club tel quel n'aurait jamais existé !
— Bien parler Flo ! Et si, en attendant que notre geek préférée n'arrive, on préparait ce qu'il fallait pour cette soirée pyjama ?
La proposition de la fée de Solaria reçut un très bon accueil et, presque en un seul mouvement, chacune se leva pour gagner sa chambre afin d'y prendre quelques affaires.
- Musa, je pourrais t'emprunter un pyjama ? Je crains que Fred ne soit déjà endormi et je n'aimerais pas la réveiller. La dernière fois, je me suis pris un oreiller dans la figure. J'ai été tellement surprise que j'en suis tombée à la renverse !
La fée de la musique ne put s'empêcher de rire de cette anecdote. Il faut dire que la colocataire de Layla n'est pas quelqu'un de tendre surtout quand il s'agit de dormir. Rien de plus étonnant : Pour la fée des rêves, le sommeil est ce qu'il y a de plus sacré !
C'était dommage qu'elle ne puisse pas être logée dans leur dortoir. Griselda avait catégoriquement refusé que l'on rajoute un lit pour elle. Mais, cela se comprenait, si elle se mettait à faire une exception, toutes les étudiantes iraient de leurs petites exigences.
Enfin, cela ne les empêchait pas, de temps à autre, de contourner le règlement en invitant leur amie à rester dormir sur leur canapé. Il était déjà arrivé à Tecna d'y dormir aussi pour que Layla puisse prendre son lit, mais cela restait occasionnel.
C'est donc avec moins d'inquiétude et le sourire aux lèvres que les deux fées se dirigèrent vers la chambre pour se changer et déplacer les matelas qui s'y trouvaient vers la salle commune avant d'y poursuivre leur soirée.
Mais, alors qu'elles s'apprêtèrent à entrer dans la pièce, Musa se stoppa net et si soudainement que Layla lui rentra dedans.
- Oh pardon… Mais pourquoi tu t'arrêtes d'un seul coup ? demanda cette dernière.
Pour toute réponse, son amie se décala doucement pour lui laisser la possibilité de voir l'intérieur de sa chambre tout en lui intimant l'ordre silencieux de ne pas faire de bruit.
La fée des fluides fut tout aussi surprise que son accompagnatrice d'y voir Tecna affalée de tout son long sur son bureau.
En s'approchant, elles constatèrent, non sans étonnement, que la jeune femme, déjà en pyjama, s'était endormie sur son livre des enchantements.
Avec beaucoup de douceur, Musa la secoua pour tenter de la sortir de son sommeil qui semblait déjà bien profond.
Après quelques instants, sa colocataire finit par ouvrir péniblement les yeux.
- Hey Tec, dormir assisse, ce n'est pas vraiment la meilleure des positions… Plaisanta Layla avec un sourire bienveillant.
- Hum ? Les filles ? Qu'est-ce que… quelle heure est-il ?
- Je dirais un peu près une heure et demie du matin… Ça fait longtemps que tu es rentrée ? là questionna la femme aux cheveux bleue.
Pour toute réponse, la passionnée de technologie fit reculer sa chaise et s'étira bruyamment. Puis, elle se frotta les yeux afin de se réveiller en marmonnant entre ses dents :
- Hum… Plusieurs heures… Je voulais réviser, mais je me suis endormie…
À cette réponse, la princesse d'Andros ne put se retenir de la sermonner. Les études, c'est important, mais pas au point de se priver des trop rares occasions de détente proposées par l'école… Surtout en présence des parents.
— À dire vrai, répondit Tecna, mes parents sont partis peu après le départ des vaisseaux pour Magix. J'ai demandé à Griselda si je pouvais rester à Alféa.
Musa et Layla échangèrent un regard triste. Elles comprenaient maintenant pourquoi Tecna s'était isolée dans ses révisions plutôt que de les rejoindre. C'était sa façon à elle de réagir face à une contrariété : se donner à fond dans le travail.
Ce n'était, bien évidemment, pas un comportement qu'elles encourageaient. Si elles avaient su, elles seraient allées la chercher pour l'emmener de force avec elles.
- On s'apprêtait à faire une soirée pyjama. Tu veux participer ? demanda Layla pour changer de sujet.
La fée de la technologie hocha doucement la tête. Un léger sourire se dessina sur son visage. Malgré la soirée nettement discutable qu'elle venait de passer, elle avait envie de savoir comment s'était déroulée celle des autres. Visiblement satisfaite de cette réponse, la fée métisse prit, comme prévu, un pyjama dans l'armoire de son amie et partit se changer dans la salle de bain. Cela n'avait rien d'anodin. Elle souhaitait laisser un peu les deux jeunes femmes seules à seule sachant très bien que Tecna avait plu facile à confier ses sentiments à sa camarade de chambre et que, à ce moment-ci, elle en avait sûrement grand besoin.
C'est aussi ce que Musa pensait, mais, à son grand étonnement, la demoiselle aux cheveux magenta se contenta simplement de s'excuser pour le comportement que ses parents avaient eu vis-à-vis de son père et elle quelques heures auparavant.
- Oh, ne t'inquiètes pas pour ça… Tu m'avais prévenue… Puis, je n'aurais pas dû débarquer à l'improviste comme ça. Ce n'était pas très poli.
Connaissant bien son amie, la fée de la musique sentait que quelque chose n'allait pas, mais qu'elle ne souhaitait pas lui en parler. Du moins, pas volontairement et cela la dérangeait. Elle n'aimait pas lui tirer les vers du nez et, pour peu que ce soit quelque chose d'important, il était d'autant plus dur de la faire parler. Il était toujours difficile de savoir si ce qui tracassait la jeune femme était si important que ça. Tecna avait une conception très différente des choses : une simple phrase malencontreuse pouvait être la source de bien des tourments alors qu'une guerre pouvait être, à ses yeux, une expérience des plus enrichissante. *
C'est pour ça que Musa tentait de lui apprendre à mettre des mots sur ce qu'elle ressentait, mais ce n'était pas encore une chose naturelle pour elle. Elle s'apprêtait donc à lui forcer un peu la main pour lui faire dire ce qu'elle se retenait d'avouer lorsque Stella débarqua dans la pièce.
On n'attendait plus qu'elles pour commencer. Elles se rendirent donc dans « le salon ». Mais, avant de commencer la soirée, la princesse de Solaria prit un peu à part la fée de la musique :
- Layla m'a dit pour les parents de Tecna. Ne t'inquiète pas, je vais tout faire pour qu'elle n'y pense plus.
*Saison 1, guerre de fin de saison, Tecna parle des événements avec d'autres élèves et elle est très enthousiaste alors qu'eux sont angoissés.
Alors, vous avez apprécié ?
Bon, il est vrai que ce chapitre n'est pas du tout riche d'action mais, comme dit dans le premier chapitre, je souhaite bien poser le décor. Nous n'irons pas sur Zénith très très très vite (je ne sais plus si je l'ai déjà précisé) mais bon.
Je n'ai pas du tout changé le nom de famille de Tecna donc dans QDS et dans TZ, elle portera le nom "Anderson" que je trouve que ça lui va bien. Beaucoup l'appelle "Tecna Logiqua" dans les fanfics mais je trouve ça un peu gros... Musa Mélodie revient souvent aussi. Pas d'accord non plus.
Enfin, sinon, que voulais-je dire ? Ah oui, je dois reconnaître que je suis assez redondante sur la façon dont Musa parler de notre fée de la technologie à la fin de ce chapitre. Dans le troisième de QDS, elle pense un peu la même chose. Il est vrai qu'écrire (ou réécrire) deux histoires de front causant du même personnages... On peut se répéter mais c'est ainsi que j'imagine le caractère de ses deux personnages et je n'arrive donc plus à m'en dissocier. N'ayez nulles craintes néanmoins, les histoires ne se ressembleront pas mais elles peuvent avoir des similitudes au niveau des réactions des persos face à certaines situations.
Alors, Frédérique, c'est la colocataire de Layla et on l'a voit une fois dans la saison 2 (épisode 15 quand Layla danse devant Musa en s'imaginant sur scène). Je pense bien que c'est sur le blog Skyrock de WOF que je l'ai découverte. En réalité, je ne sais absolument rien sur cette fée mais j'ai trouvé que Frédérique serait un bon prénom pour elle. Ensuite, je trouvais drôle qu'il y ait une fée de sommeil à Alféa puis... Piff étant la mini-fée du sommeil, on peut dire que notre fée des fluides ne peut que s'entendre avec elle. De plus, je voyais mal Layla s'entendre avec une personne ayant à la fois une folle énergie, un fort tempérament et une personnalité affirmée. A mes yeux, Fred serait plutôt quelqu'un de flegmatique, garçon manqué. Enfin, bref, je me perds dans mes explications moi XD
Sinon, le père de Musa s'appelle bien Ho-Boé (merci au blog de WOF compilant toutes ses infos si précieuses sur les personnages).
Je pense que je n'ai plus rien à ajouter. Comme d'hab, les dates des mises à jours sont sur mon profil donc n'hésitez pas à aller y jeter un œil.
Sur ce, merci beaucoup d'avoir lu et à la prochaine,
Memori Plume
