- Wow, vous avez vu ça les filles ? Ce vaisseau est absolument incroyable !

Cette exclamation, c'est Musa qui l'avait poussé en entrant dans la cabine qui allait leur servir de couchage dans les prochaines vingt-quatre heures.

Il était huit heures du matin à Alféa et, aujourd'hui, les étudiantes de troisième année partaient pour leur voyage de fin d'études : direction Zénith. Elles étaient réveillées depuis près d'une heure, avaient pris un solide petit-déjeuner et avaient attendu le vaisseau qui devait les amener sur la planète de la technologie.

- C'est incroyable… Murmura Layla en écarquillant les yeux.

La princesse d'Andros devait le reconnaître : elle était impressionnée. Lorsqu'elle avait vu se poser le vaisseau gris métallisé froid et impersonnel, elle avait été prise d'un sérieux doute. Il ne semblait pas suffisamment grand pour accueillir à la fois les élèves de troisièmes années de Fontaine-Rouge et d'Alféa sans compter les professeurs et membres d'équipages. Et pourtant, une fois à l'intérieur du vaisseau et, plus particulièrement, dans leur dortoir de voyage, elle était étonnée de constater qu'il y avait un de ces espaces ! Tout lui paraissait grand, voire démesuré, pour un simple voyage même si celui-ci était assez long.

Leur dortoir se résumait à une pièce… Mais quelle pièce ! L'espace central était énorme ! La moquette semblait plus que confortable et sa couleur bleue lui rappela immédiatement les océans de sa planète natale. Les cloisons métalliques revêtaient une imitation de bois chic sur lesquels les lits étaient attachés si bien qu'un bouton, que Stella trouva rapidement et qu'elle s'appliquait désormais à manipuler comme une enfant, permettait de les plier et replier si bien qu'on pouvait à nouveau s'octroyer un espace supplémentaire.

Les commodités étaient communes malheureusement, mais, si elles s'avéraient être du même standing de la chambre, qui ressemblait plus à celle d'un hôtel de luxe qu'à une cabine de voyage, Layla ne s'en faisait pas de trop.

La fée des fluides se tourna vers Musa qui était entrée à sa suite. Celle-ci, visiblement fort peu intéressé par la valeur de la chambre, se contenta, afin de lui sommer d'arrêter de déplacer les lits, de donner une petite tape amicale sur la main de Stella et, dans le même temps, choisit le sien. Ce serait le plus éloigné de la porte. Elle déposa son sac dessus, en sortit son téléphone, et se mise à y pianoter frénétiquement ce qui agaça légèrement Layla.

Depuis qu'il était prévu pour de bon qu'elles partiraient sur Zénith, Musa avait demandé Iris Nova comme amie sur MagicalNetwork. Depuis, elles échangeaient régulièrement sans que Layla ne sache quoi que ce soit de la nature de leurs messages. Musa ne répondant jamais à ses questions. La seconde chose qui l'agaçait, c'était de voir la fée de la musique autant sur son portable. Elle lui évoquait de trop Tecna quand elle était encore là. C'était comme si Musa l'imitait et cela l'inquiétait. La jeune femme ne grattait plus sa guitare, ne taquinait plus ses autres instruments et délaissait totalement micro et partitions. Elle n'était plus que l'ombre d'elle-même cherchant à combler une absence qui lui pesait. Layla devait le reconnaître, elle se sentait un peu jalouse. Dans ces moments là, elle tentait de se raisonner en se disant simplement qu'elle agirait sûrement pareillement si Musa venait à sortir de sa vie du jour au lendemain. Et, qui sait, peut-être bien que la fée de la musique ferait pareil avec elle ?

- Encore en train de parler avec Iris ? Finis par lâcher Layla à son attention.

Comme prise en flagrant délit, Musa, qui s'était assise sur l'un des lits, posa son téléphone à côté d'elle et répondit d'un vague « oui » avant de regarder ailleurs.

La fée de la musique savait bien que cette situation ne lui plaisait pas. Elle avait été surprise d'apprendre trois semaines plus tôt que Tecna et Layla se disputaient parfois son amitié. Et, depuis qu'elle l'avait appris, elle se sentait prise entre deux feux. Elle ne voulait pas que l'une d'entre elles se sente blesser et abandonner. Elle voulait être équitable. Mais, dans l'état actuel des choses, cela était bien difficile. Tecna n'était plus là et son absence réclamait toute son attention au détriment de la princesse d'Andros avec qui les échanges étaient devenus… étranges.

Une sorte de malaise s'était installé sans qu'elle ne comprenne comment ni pourquoi.

Musa détestait ça. Elle pensait que seules les histoires d'amour étaient compliquées et voilà que ses amitiés, qu'elle jugeait acquises, se révélaient plus complexes que prévu.

Appréciait-elle Layla davantage que Tecna ou l'inverse ? Qui devait-elle considérer comme sa meilleure amie ? Elle ne savait pas répondre à ces questions.

Lorsqu'elle s'était mise à échanger avec Iris, elle s'est rendu compte d'une chose : Tecna avait d'autres amis. Et, elle avait beau le savoir, échanger avec la jeune femme rendait cela plus concret. Elle avait discuté longuement par messages avec elle et lui avait posé un tas de questions sur la relation qui l'unissait à sa colocataire. Musa se rendait compte qu'elle semblait être une amie très proche de la fée de la technologie. Tellement que, au travers des anecdotes contées, elle dépeignait l'histoire de deux meilleures amies… Et elle s'était sentie jalouse.

Jalouse de constater qu'elle n'était pas la seule amie à compter autant aux yeux de Tecna. Jalouse aussi de constater qu'Iris en savait plus qu'elle sur la vie de la jeune fée… Elle qui se targuait de connaître Tecna mieux que quiconque dans le groupe, elle avait l'impression d'avoir fait fausse route depuis le début.

Elle essayait de se convaincre que tout cela n'avait pas d'importance, mais c'était trop dur. Elle n'y arrivait pas…

- Bon, les filles ! S'exclama Bloom la tirant ainsi de ses pensées, ça y est ! On décolle ! On part pour Zénith !

La fée de la flamme du dragon se trouvait à côté de l'immense hublot, qui ressemblait plus à une baie vitrée, pointant du doigt l'extérieur.

- Sérieusement ? Réagit Stella en la rejoignant à la fenêtre, si on avait décollé, on l'aurait… Oh mince, tu as raison ! On a décollé !

C'est fou, poursuivit Flora, on n'a absolument rien senti.

C'est une navette Zénithienne. On sent tout de suite la différence avec celle de Fontaine Rouge.

En disant cela, Layla jeta un coup d'œil rapide à Musa qui semblait toujours ailleurs puis poursuivit.

- Bon, on va devoir élaborer un plan de bataille. On est en route pour Zénith okay, mais qu'est ce qu'on fera une fois arrivée à Nocturna ?

Layla a raison, dit Bloom en s'éloignant de la fenêtre, ne nous laissons pas déconcentrer.

Je propose qu'on attende que les garçons soient à bord pour en parler. Répondit Flora en ramassant son sac et en le déposant sur un des lits.

Bonne idée, réagit Musa, vu l'allure à laquelle on va : on sera bientôt à la Fontaine-Rouge.

Et, effectivement, le vaisseau Zénithien ralentissait déjà devant l'école des spécialistes. Agilement, il se mit à effectuer une manœuvre tout en courbes élégantes pour finir par se poser au pied de l'école.


Dans sa chambre, Timmy finissait de se préparer… Enfin, se préparer, pas vraiment. Depuis déjà deux jours, sa valise était prête. Tout y était plié, soigneusement rangé. À ce niveau-là, il était paré. Rien de plus normal : il avait toujours été quelqu'un de particulièrement organisé.

Seulement, même si tout était techniquement prêt et que même Riven était déjà parti rejoindre le vaisseau, il n'arrivait pas à démarrer. Et ce pour plusieurs raisons.

Déjà, cette boîte, grande limite imposante, qu'il avait rangée sous son bureau : il ne savait pas s'il devait la prendre avec lui. Si jamais Tecna se joignait à eux durant le séjour, ils auraient sûrement encore une chance de terminer à temps et de pouvoir réaliser leur projet. Mais…

Il y a toujours un mais.

S'il n'arrivait pas à la faire revenir ?

La première raison rejoignait la seconde.

Les mots que Sky avait prononcés quelques semaines auparavant lui tournaient en tête.

« Il y a une frontière sociale entre vous deux désormais. »

Il avait beau s'être vexé ce jour-là, Sky était loin d'avoir tort. En fait, ce qu'il disait tombait sous le sens. Tecna était la fille de personnes importantes. Elle allait prendre leur suite.

Son objectif premier et, certes, utopiste, une fois arrivé sur Zénith, était d'aller trouver les parents de sa petite amie pour leur faire entendre raison.

Mais, pourquoi l'écouterait-on ? Lui qui avait vécu dans un foyer modeste toute sa vie ? Lui qui avait vécu sans son père qui l'avait lâchement abandonné ?

Il ne connaissait pas personnellement les parents de Tecna. Il ne savait rien de leurs opinions : étaient-ils encore de la vieille école ? Était-il pour les différences entre les classes sociales ? Accepteraient-ils que leur gendre ne soit qu'un gars minable dont son propre père n'avait jamais voulu ?

Bizarrement, étant donné la façon dont ils avaient rappelé leur fille à eux, Timmy se doutait un peu des réponses qu'il obtiendrait en se rendant chez eux.

En soi, qu'importait ce qu'ils pensaient tant que Tecna était toujours amoureuse de lui.

Ce qu'il l'amenait à sa troisième raison : l'incertitude.

Si cela se trouvait, Tecna ne l'aimait plus. Et, au fond, cela serait logique : elle n'avait pas cherché à le joindre une seule fois. Pourtant : elle était la fée de la technologie. Comment pouvait-elle ne pas réussir à établir un simple contact entre Nocturna et Magix ?

Au fond, peut-être que cela lui plaisait finalement de reprendre les rênes de ses parents. Peut-être qu'elle s'était rendu compte que cela ne marcherait pas pour eux dans ces conditions.

Peut-être…

Peut-être…

- Raaahhhh, merdeuh !

Le vaisseau allait bientôt partir et il n'arrivait pas à se décider : il était bloqué. Et ce n'était pas le moment. Mais, voilà, il fallait toujours que l'insécurité qui le caractérise depuis tout petit refasse surface quand il le souhaitait le moins. C'est cette même insécurité qui l'avait freiné dans sa relation avec Tecna. Pourquoi était-il comme ça ? Pourquoi devait-il toujours être en proie au doute ? Pourquoi ne pouvait-il pas s'empêcher de s'interroger tout le temps ?

Décidément, c'était un cercle vicieux.

Malgré le fait qu'il soit en retard, Timmy décida de prendre quelques minutes pour s'asseoir. On lui avait mainte fois conseillé de faire ainsi lorsqu'il se mettait à penser à tort et à travers. « Pose-toi et respire, tu verras, cela te fera le plus grand bien. ». Facile à dire. Il avait beau avoir essayé cette technique des centaines de fois, il ne la trouvait pas particulièrement efficace. Les personnes qui la lui recommandaient ne vivaient clairement pas dans sa tête. Si, pour eux, pratiquer la respiration était quelque chose qui les calmait instantanément, pour lui, les prémisses de cette soi-disant sérénité prenaient bien une trentaine de minutes à venir et il était rarement assez patient pour rester assis ou coucher vingt minutes. C'était fou le nombre de choses que l'on pouvait faire en aussi peu de temps : lire un chapitre d'un livre, apprendre une leçon, finir plusieurs niveaux sur le nouveau jeu vidéo que sa sœur lui avait offert…

Oui, c'était fou.

Et merde, voilà qu'il pensait encore.

« Inspirer, expirer, ne penser à rien d'autre ».

Timmy s'exécuta. Même s'il n'était pas convaincu par la méthode, c'était la seule qu'il connaissait afin de le soulager ne serait-ce que d'une once de son angoisse. Donc bon… Il n'avait pas l'embarras du choix.

- Timmy ?

Le spécialiste aux cheveux roux ouvrit les yeux et vit Sky debout juste devant lui. Planté comme un piquet, il fixait son camarade avec un air un peu déconcerté et le jeune homme se sentit rougir en imaginant ce qu'il pouvait bien penser de lui.

Il venait très certainement de perdre en crédibilité et de gagner en bizarrerie dans l'estime du prince d'Eraklion.

- Euh… Désolé de te déranger. Codatorta m'envoie te chercher. On attend plus que toi pour démarrer.

Ah euh. Oui… J'arrive.

Mais, il eut beau dire ça, Timmy ne parvient pas à se lever de son lit. Voir Sky ramena à lui tout les doutes qu'il avait tenté de chasser avec cette petite méditation improvisée. C'est Sky qui avait mis en avant sa différence entre Tecna et lui… Lui qui avait sous-entendu qu'ils n'étaient pas du même monde et, que d'une certaine manière, il n'avait plus rien à espérer de la jeune femme avec qu'il avait vécu la première histoire d'amour de sa vie.

- Euh, ça va ?

Timmy aurait voulu lui répondre que oui, tout allait bien. Le rassurer en se relevant d'un air confiant et prendre sa valise avec nonchalance pour, ensuite, se diriger vers la porte. Il aurait voulu faire tout ça. Mais il ne pouvait pas. Il était trop honnête.

- Non, ça ne va pas.

Sky ferma la porte de la chambre et vient s'asseoir à côté du jeune homme. Il semblait gêné, peu confiant et c'est bien la première fois que Timmy le voyait ainsi.

- Je sais que tu n'as pas l'habitude de te confier à moi, mais si jamais tu veux parler…

Timmy ne répondit pas. Il se contentant de fixer le sol. Si, d'ordinaire, il avait sauté sur la proposition de Sky avec qu'il a toujours jugé agréable de parler, il n'était pas aussi enthousiaste à cette idée du fait de leur dernière conversation.

- Bon, écoute, je m'excuse pour ce que je t'ai dit la dernière fois. Je… Je ne voulais pas te vexer. Je ne sais même pas pourquoi j'ai sorti cette phrase. C'est idiot, j'étais exactement dans la même situation que toi lorsque j'ai rencontré Bloom.

Ce n'est pas vraiment pareil, finit par dire Timmy, Bloom est une princesse au final. Elle a sauvé la dimension magique plusieurs fois. Tes parents la jugent sûrement digne de toi désormais.

Le spécialiste roux entreprit de remonter ses lunettes sur l'arrêté de son nez avant de poursuivre.

Moi… Je n'ai rien pour moi. Si les parents de Tecna sont comme tu as pu le décrire, jamais ils ne voudront de moi. Je n'ai pas de titre, pas de rang, je ne viens pas d'un bon milieu social et je n'ai jamais rien fait de particulier pour mériter un quelconque crédit de la part de qui que ce soit.

Sky était choqué. Il se doutait que quelqu'un comme Timmy manquait sûrement de confiance en soit, mais de là à se donner si peu de crédit… Il n'en revenait pas et se sentait d'autant plus gêné de l'attitude qu'il avait eu envers son ami ces derniers temps. Il n'aurait pas dû laisser ses problèmes personnels interférer avec cette histoire.

Qu'est-ce que tu racontes là ? C'est complètement idiot ! Si tu n'avais pas été là, Tecna serait sûrement morte dans la dimension Oméga ! Tu es un vrai héros Timmy. Sans compter que, sans toi, l'équipe des spécialistes ne serait plus ce qu'elle est. Tu nous as tirés de tellement de mauvais pas.

Timmy soupira en remontant une nouvelle fois ses lunettes.

- Les parents de Tecna ne sont pas au courant… Pour Oméga et, je doute qu'elle leur en ait parlé.

Comment ça, ils ne sont pas au courant ?

Si Tecna s'est bien sacrifiée pour le royaume d'Andros, cela est passé quasiment inaperçu dans la dimension magique. Je ne sais pas si tu t'en es rendu compte : personne n'en a parlé. L'affaire a été passée sous silence le temps que des discussions soient menées en interne par le gouvernement d'Andros et celui de Zénith. Je ne sais pas trop ce qui s'est dit. Il était bien question de rendre cette histoire publique, mais, étant donné que Tecna a été retrouvée deux semaines après sa disparition, les autorités n'ont pas jugé nécessaire de faire part de tout ça… Surtout que nous étions au plus fort de la bataille contre Valtor.

Le prince d'Eraklion en resta sans voix. Mais, après tout, tout ce que disait son ami tombait sous le sens. En revenant sur sa planète natale, il avait participé à différents galas, rencontré des personnes issues des quatre coins de la dimension magique et, autour d'un verre, avec évoqué rapidement la dure lutte contre Valtor. On lui avait posé des questions sur ses amis et particulièrement sur le groupe de fées à qui l'on devait cette victoire. Si le nom de Bloom était souvent revenu, personne n'avait jamais fait référence à Tecna. Par ailleurs, dans l'inconscient collectif, il semblerait que le portail magique reliant Andros à la dimension Oméga s'était refermé tout seul… Comme par magie.

Il trouvait cela bien triste, mais, en même temps, il s'interrogeait. Pourquoi avoir passé cette affaire sous silence : c'était une partie important de l'histoire de cette bataille et elle avait été volontairement occultée. Intérieurement, le prince Sky se jura de tirer cette affaire au clair en prenant ses renseignements auprès de son père et de ses relations. N'empêche que…

Je ne suis pas sûr de comprendre. Les parents de Tecna n'ont pas été prévenus de sa disparition ?

Timmy secoua la tête.

- Non. Étant donné qu'il n'y avait pas le corps, elle était juste portée disparue. C'est du moins ce qu'on lui a dit à son retour. Pour les disparus, il y a une histoire de délai… C'est assez compliqué, mais c'est peut-être mieux ainsi. Les parents de Tecna ne me connaissent pas. Je savais qu'ils étaient sévères, mais à ce point… Je n'ai aucune chance. Puis, peut-être bien que Tecna m'a déjà oublié aussi…

Ça, je t'interdis de le penser ! Voyons Timmy, Tecna t'aime. C'est aussi évident que le nez au milieu de la figure. Elle ne t'oublierait pas comme ça et jamais elle ne chercherait à te remplacer. Arrête de te dévaloriser !

Le spécialiste ne répondit pas à son ami se contentant de baisser un peu plus le regard ce qui agaça passablement Sky. Il ne supportait pas de le voir ainsi. Pourquoi est-ce que les personnes talentueuses manquaient ainsi autant de confiance en eux ? Parfois, il avait envie de les prendre et de les secouer même si ce geste pouvait être maladroitement interprété.

- Bordel, Timmy ! S'emporta-t-il finalement, pourquoi crois-tu si peu en toi ?

Quand j'avais 6 ans, mon père m'a abandonné. Répondit calmement le jeune homme.

Cette phrase eut pour effet de refroidir immédiatement le prince d'Eraklion.

- Euh… Je…

Des parents qui se séparent, ça arrive tous les jours. Mais, moi, je sais très bien que j'étais à l'origine de leur séparation. Mon père était un maître d'armes originaire d'Astour.

Astour était le royaume natal de Riven. C'était une planète sur laquelle régnaient, pouvait-on presque le dire, depuis la nuit des temps, un climat politique difficile. De nombreux conflits y éclataient régulièrement. Pour survivre, il fallait savoir se défendre dès le plus jeune âge. Il n'y avait donc rien d'étonnant à ce qu'une personne originaire d'Astour et vivant en dehors de ses frontières possède un talent certain pour le combat. C'était, sur cette planète, la seule façon d'accéder à un rang social plus élevé et ainsi quitter l'ambiance bourrue qui y régnait.

- Il n'était pas du genre à vouloir se poser, mais il l'a fait une fois que ma mère lui a annoncé sa grossesse. Ma sœur est née peu de temps après. Tout se passait bien puis… Puis je suis arrivé. Ma mère m'a souvent répété que mon père rêvait d'avoir un garçon. Il rêvait de pouvoir lui apprendre le maniement des lames, les arts martiaux, le corps à corps. Le combat rapproché c'était vraiment son dada. Mais, voilà, je n'avais aucune affinité avec cela. Mon père s'en soit vite rendu compte. Je l'entendais discuté avec ma mère le soir. Ou, plutôt, se disputer à mon sujet. Mon père rêvait de m'endurcir, de me rendre plus fort. Ma mère voulait juste me laisser faire ce que je voulais. Un jour, la dispute a été plus forte que d'habitude. C'était en journée, j'étais avec ma sœur. On a entendu nos parents crier en bas. C'était tellement fort qu'on a pris peur tous les deux. Ma sœur a fini par aller voir ce qu'il se passait. Elle a vu mon père partir avec un sac à la main. Ma mère pleurait. Il ne comptait plus revenir. Je ne l'ai plus jamais revu.

Timmy remonta une nouvelle fois ses lunettes sur l'arrêté de son nom.

- C'est à cause de moi.

Non.

Ce « non » franc et tranchant prit de court le spécialiste à lunettes. Si sa mère et sa sœur lui avaient répété maintes et maintes fois que ce n'était pas sa faute, elles ne l'avaient jamais fait avec une telle conviction qui ne laissait planer aucun doute. Si bien qu'il s'était toujours senti coupable.

- Pardon ?

Si ton père est parti, c'est de sa faute. Pas de la tienne. C'est sa décision qu'il a pris par rapport à son propre ressenti. Et quand bien même le fait de ne pas avoir pu te former comme il le souhaitait était à l'origine de son départ, tu n'en es pas responsable. Si un père ne sait pas t'accepter comme tu es, il n'avait rien à faire dans ta vie. D'ailleurs, c'était sûrement la meilleure chose qu'il pouvait faire.

Le prince marmonna ensuite pour lui :

- Comment un être aussi bête peut être le père d'un mec aussi intelligent et sympa ? Ça me dépasse.

Cette dernière remarque fit sourire Timmy. L'absence de son père avait toujours été une plaie ouverte qui impactait grandement la confiance qu'il avait en lui. Elle lui faisait mal surtout dans les moments les plus délicats, ceux où il était censé prendre une grande décision. C'était toujours dans ces instants qu'il doutait de lui-même. Il n'avait pas été assez bien pour son père, il ne serait pas assez bien pour un tel ou une telle, pas assez intelligent ou débrouillard pour prendre certaines décisions. Il ne serait jamais assez.

Comme s'il avait lu dans ses pensées, Sky intervient à nouveau.

- Timmy, tu es l'un des plus chic types que je connaisse. Tu es plus qu'intelligent, modeste, travailleur. Tu es loyale et modeste… Autant en amour qu'en amitié. Et c'est pour cela que tu vas partir sur Zénith : pour retrouver Tecna. Et, si ses parents ne t'acceptent pas, crois-moi bien qu'elle aura assez de caractère pour les faire changer d'avis !

Tu as raison. Merci Sky. Tu es un véritable ami !

Ce n'est pas vrai.

Comment ça ?

Un véritable ami ne t'aurait pas parlé comme je l'ai fait à ton égard la dernière fois.

Il n'y a pas de mal, c'est déjà oublié.

Les deux spécialistes se sourirent.

- Bon, on y va ?

Timmy hocha la tête et se leva pour se saisir de son sac. Sky, quant à lui, se dirigea vers la porte, l'ouvrit et l'attendit dans le couloir.

- C'est bon ? Tu as tout ?

Alors que le jeune homme aux cheveux roux s'apprêtait à franchir le pas de la porte, il se stoppa net.

- J'ai failli oublier ! Tu peux me donner un coup de main ?

Sky haussa le sourcil en voyant Timmy disparaître à nouveau dans la chambre. Il le suivit avec impatience.

- Timmy, je ne veux pas te presser, mais on n'a pas le temps là.

Le prince d'Eraklion vit son ami accroupi en train d'attraper un grand sac qu'il n'avait pas repéré jusque là et le tira. Ce dernier semblait très lourd. Qu'est-ce qu'il avait bien pu y fourrer ?

Tu peux m'aider ? demanda le garçon aux cheveux roux.

Sky ne se fit pas prier et s'accroupit à ses côtés pour attraper le lourd sac qu'ils dégagèrent ensemble de sous la table.

- Wow, il y a quoi là-dedans ?

Tu sais garder un secret ?

Le prince hocha la tête curieuse de savoir ce que son ami pouvait bien vouloir amener sur Zénith de si imposant. Timmy se mit alors à lui chuchoter à l'oreille, ce que Sky trouva passablement ridicule, mais il s'abstenait de tout commentaire, les raisons pour lesquelles il prenait ce sac avec lui et le renseigna ainsi indirectement sur son contenu.

- Mais non ! S'exclama-t-il quand il comprit enfin, et vous avez fini ?

Presque. On avait bien avancé, mais…

Vous pensez que vous serez prêts à temps ?

Je l'espère, il y a toujours une chance. Je veux tenter !

Le prince sourit face à la détermination nouvelle qu'il décela dans les yeux de son ami. D'un geste vif, il se saisit du sac et le souleva. Timmy l'aida, son bagage dans l'autre main puis tous deux partirent pour de bon en direction du couloir puis de l'ascenseur qui les amènerait en bas.

- J'ai peur que Codatorta me pose des questions. Je veux que ça reste secret.

Ne t'inquiète pas pour ça. Je m'en charge. Ça va passer complètement inaperçu.

Merci. Répondit Timmy avec soulagement.


Valencia soupirait alors qu'elle attendait, sans grande impatience, que le cours suivant commence. Les autres élèves de son année s'étaient en petits groupes ci et là. Certains révisaient tandis que d'autres discutaient. Valencia, elle, était toute seule.

Elle avait récemment atterri dans la classe douze et n'y connaissait personne encore. Elle doutait d'ailleurs que quiconque ne souhaite lui adresser la parole. La classe douze avait beau être l'avant-dernière classe en termes de niveau, les personnes qui la composaient étaient bien aussi élitistes que les élèves les mieux classés de l'école… Voire plus. Ils avaient beau ne pas « valoir » grand-chose aux yeux des autres, ils restaient meilleurs que le fin fond du panier composé de ceux qui n'étaient même pas capables d'avoir la mienne ou à peine !

Valencia étant issue de cette catégorie, elle était quasiment certaine qu'elle ne se ferait pas d'amis et qu'elle peinerait de trouver un ou une camarade pour l'étude. De ce fait, elle passait ses inters-cours à attendre que le temps passe. Elle aurait tant voulu avoir son appareil photo avec elle. À chaque cours, ça la démangeait, elle voulait l'avoir en main, photographier tout ce qui l'entourait. Elle voyait des photos potentielles partout. Elle aurait pu le prendre avec elle à l'école et l'utiliser durant les pauses, le découvrir encore un peu plus. Il y avait encore tellement de choses qu'elle ne savait pas encore maîtriser. Elle aurait pris le risque de l'amener si elle avait encore été en classe treize. Les élèves qui s'y trouvaient étaient largement plus aimables que le reste de son année où elle s'était, par ailleurs, fait quelques amis. À ces jeunes gens, on leur reprochait un manque cruel d'esprit de compétition. C'est ce qui les rendait sympathiques aux yeux de Valencia et bizarres pour les autres. Son appareil aurait risqué gros maintenant qu'elle était en classe douze. Elle avait déjà été la cible de mauvaises blagues et elle craignait de trop qu'un objet aussi important pour elle n'en devienne la cible.

Ainsi donc, Valencia attendait, pensait, rêvait à ce qu'elle ferait avec son appareil une fois rentré. Depuis qu'elle l'avait, les journées de cours lui paraissaient plus longues qu'avant, ses obligations scolaires plus pesantes. Que de temps gâché inutilement !

- Hey ! Salut Val !

Absorbée par ses pensées, Valencia n'avait pas vu qu'une personne, qu'elle connaissait que trop bien, était entrée dans sa classe ni entendu qu'un gros silence s'était abattu dans la pièce. Et il y avait de quoi. Ce n'était pas tout les jours qu'une élève de la première classe, l'élite, l'excellence même débarquait dans celle qui était la plus proche de la médiocrité.

- Tecna ! Qu'est-ce que tu fais là ?

Je passais te dire bonjour. Je m'ennuie. Répondit sa sœur en s'adossant au bureau voisin à celui de sa sœur, quoi de neuf ?

Rien. Je m'ennuie aussi.

Tout en lui répondant, Valencia observa sa sœur. Elle avait fière allure dans son uniforme aux coutures dorées et à la cravate assortie. Comparée à elle, toute sa classe paraissait terne comme si leurs vêtements étaient tout délavés. C'était normal. Ici, on portait tous le même uniforme. On était égaux, mais pas totalement. Les meilleurs à l'école avaient droit aux habits les plus reluisants cousus dans les tissus les plus beaux, au plus grand et agréable réfectoire, aux meilleures chaises, etc. C'était comme ça. Dès le plus jeune âge, on apprenait aux Zénithiens que ceux qui travaillaient le mieux à l'école étaient ceux qui réussiraient le mieux par la suite. De bonnes notes menaient à un bon diplôme rapidement suivi d'un bon métier et donc d'une belle vie.

Valencia était fière de sa sœur. Elle faisait clairement baver tous les élèves de sa classe. Aucun n'arrivait à détacher ses yeux d'elle. Elle était le symbole de la réussite et de la perfection pour tous ces jeunes à la mentalité de Warrior qui visait le haut du panier et bien au-delà.

Tecna avait réintégré l'école en même temps qu'elle. Elles avaient toutes deux passé un test afin d'évaluer leur niveau. Sans surprise, la jeune femme avait été atterri dans la première classe où elle semblait fermement s'ennuyer. Pourtant, la demoiselle ne semblait pas s'en plaindre et Valencia trouvait cela particulièrement bizarre.

- Dis-moi Tec…

Oui ?

Tu as essayé de parler à Iris ? Je sais que vos deux classes ne sont pas très éloignées… Vous devez souvent vous croiser.

À l'évocation d'Iris, Tecna sembla un peu mal à l'aise comme si elle avait deviné où voulait en venir Valencia en lançant ce sujet de conversation.

- Hum non. Je ne l'ai pas du tout vu.

Tecna… Grinça-t-elle en lui faisant les gros yeux.

La fée de la technologie sentit une pression mentale s'exercer sur elle. C'était toujours pareil lorsqu'elle tentait de mentir à sa sœur. Elle ne comprenait pas pourquoi ça arrivait, mais c'était follement désagréable. Elle céda.

- Non, je ne l'ai pas vu. Je ne la croise quasiment pas.

Valencia soupira.

Okay, admit Tecna, je la croise, mais je ne lui parle pas. Je l'évite même. Tu es contente ?

Mais ? Pourquoi tu fais ça ?

Les parents m'ont interdit de la voir je te rappelle.

Depuis quand ce que disent les parents t'empêche de faire ce que tu veux ?

Cette question, visiblement, gêna Tecna, car elle se mise inconsciemment à tourner son regard vers la droite tout en remettant en place une mèche de ses cheveux. Un geste en apparence anodin, mais ses intimes étaient capable de traduire cela comme un geste de nervosité. Néanmoins, il ne dura qu'un dur laps de temps avec la jeune femme ne la refixe, droit dans les yeux cette fois, confrontant son regard bleu clair à celui plus foncé de sa sœur.

Peut-être que si je leur obéis, ils lèveront ma punition. Au fond, c'est quelque chose que je n'ai jamais essayé.

À ces propos, Valencia sentit immédiatement une douleur dans sa poitrine. Tecna lui mentait, volontairement, et elle avait de la peine. Elle le ressentait. Mais, pourquoi faisait-elle ça ?

Depuis quelques semaines, Valencia avait remarqué un changement de comportement chez sa sœur. Celle-ci était devenue plus calme. Elle ne s'acharnait plus à tenter de s'échapper de la prison dorée que leurs parents avaient construite autour d'elle. Et c'était étrange. Cela ne lui ressemblait pas du tout.

- Tu sais très bien que ça ne marche pas comme ça avec eux. Pourquoi tu ne vas pas voir Iris ? Elle pourrait t'aider à reprendre contact avec tes amis et tu le sais mieux que moi !

Valencia plaça une main sur sa bouche pour s'empêcher d'ajouter quoi que ce soit. Elle venait de crier sur sa sœur ! C'était une grande première… Depuis longtemps. Elles n'étaient pas du genre à se disputer. Elles se comprenaient au quart de tour d'ordinaire, mais là, Valencia sentait bien que Tecna lui cachait quelque chose et ça lui portait sur les nerfs.

Face à son énervement, la fée de la technologie se contenta de descendre du bureau sur lequel elle était assisse.

Bon eh ben, dit-elle avec une voix qui trahissait une certaine émotion, je pense que la pause est finie.

Sans ajouter un mot de plus, elle se dirigea vers la porte de la classe tandis que les élèves présents en son sein s'écartèrent devant la jeune femme aux cheveux magenta.

- Tecna ! Attends ! s'exclama Valencia en la suivant.

Trop tard, sa sœur était déjà dans le couloir. Valencia se précipita à sa suite espérant bien la rattraper. Malheureusement pour elle, elle se heurta à son professeur à l'instant même où elle franchit le pas de la porte.

- Madame Dermon… Je… Pardon, je ne vous avais pas vu. S'excusa-t-elle en reconnaissant sa nouvelle titulaire.

- Tiens donc… Mademoiselle Anderson. Puis-je savoir où vous comptez aller comme ça ?

Ben… Je…

Valencia savait que sa titulaire allait lui enlever des points… À nouveau. Elle en avait déjà perdu de nombreux depuis qu'elle était revenue… Principalement pour sa distraction en classe. Avec une telle accumulation de gaffes, elle aurait vite fait de retourner en classe treize. Cependant, une intervention miraculeuse la sortit de son mauvais pas.

- Excusez-moi madame, mais c'est ma faute.

Valencia vit sa titulaire se retourner pour faire face à Tecna. Celle-ci, ne se trouvant pas encore trop loin, était revenue sur ses pas dès qu'elle avait entendu sa sœur se faire sermonner. Madame Dermon, rouge de colère, devient d'un coup d'un seul en remarquant que l'intervenante portait l'uniforme qui l'identifiait comme appartenant à la première classe.

Comment ça ? demanda-t-elle avec grande politesse.

- J'étais venue aider ma sœur à travailler durant la pause et je suis partie en laissant mon téléphone. Elle voulait juste me le rendre.

Ohhhh, je vois, s'exclama l'enseignant sans même remarquer que ni Valencia ni Tecna n'avait de portable dans leurs mains, il est bien gentil de votre part mademoiselle de prendre sur votre temps libre pour aider votre sœur qui rencontre des difficultés !

C'est tout naturel, répondit la jeune femme avec un grand sourire.

La professeure dirigea son regard vers les élèves de la classe.

- Inspirez-vous-en. Cette demoiselle n'est pas dans la première classe pour rien.

Comme transcendé par ses paroles, les intéressés hochèrent la tête avec énergie au point que Valencia s'interrogea sur le nombre de problèmes de nuque qui allaient en résulter. Les cervicales de ces jeunes gens devaient prendre cher s'ils agissaient ainsi à chaque fois qu'un membre du corps enseignant leur adressait la parole.

- Bien. Nous allons commencer le cours. Mademoiselle Anderson, remettez son téléphone à votre sœur et rejoignez-nous ensuite, mais faites vite.

Sans lui laisser le temps de répondre quoi que ce soit ni de prendre le temps de constater que son élève n'avait rien à remettre à qui que ce soit, madame Dermon entra dans la classe et enclencha la fermeture de la porte. Valencia et Tecna se retrouvèrent seules dans le couloir.

- Merci…

De rien…

Un ange passa.

- Écoute Val, je sais que tu t'inquiètes pour moi, mais tu ne dois pas le faire. Sache juste que j'ai pris une décision et que j'y compte m'y tenir.

Sur ces mots, Tecna fit volte-face et s'éloigna à nouveau à pas rapides.

- Quelle décision ?

La demoiselle aux cheveux magenta ne répondit rien. Valencia n'insista pas et retourna dans sa classe.

Sa professeure n'avait pas perdu de temps. Le cours avait commencé et elle en avait raté les premières minutes pourtant il ne fût question d'aucun reproche ni d'un retrait de point auquel elle avait habituellement droit. Valencia alla s'asseoir à sa place et alluma sa tablette. Elle ne savait absolument quel fichier elle devait ouvrir ni où il était rangé. Elle était un peu trop perturbée pour faire preuve de bon sens et trouver par elle-même.

- Psssttt.

C'était sa voisine de banc.

- Tu ne sais pas où on est ?

Valencia hocha la tête.

- Fichier C. Mathématique avancé leçon 8. Exercice 2.

Merci.

Avec soulagement, Valencia ouvrit le bon fichier et put reprendre le fil de la leçon. Enfin, c'était sans compter sur ce nouvel événement inhabituel. C'était la première fois en trois semaines qu'on lui adressait la parole pour lui dire autre chose que des « amabilités ».

Le passage de Tecna dans la classe n'était sûrement pas étranger à ce phénomène.

Quelque chose lui disait que sa vie scolaire allait être plus légère désormais.


Hello tout le monde !

Enfin une mise à jour ! Je suis désolée de vous avoir fait attendre aussi longtemps pour un chapitre si pauvre en action ! La vie est étrange en ce moment, je ne saurais pas expliquer. Tout s'écoule lentement et s'avère être pauvre de sens et d'amusement. Vide, tout est assez vide. C'est triste.

Je dois avouer que, niveau productivité, j'ai pas mal à m'y retrouver pour le moment. Je viens de passer en distanciel et je n'ai pas encore trouvé l'équilibre entre les projets scolaires et personnels. J'ai pour habitude de mettre clairement des limites, des espaces à ma vie scolaire et personnel et là : tout est un peu chamboulé. Les cours se donnent dans mon lieu de vie et... Je sais pas, ça me perturbe un peu : pas vous ?

Il me faut encore un peu de temps pour m'y retrouver.

Bonne nouvelle pour vous, mes études m'ont amené à découvrir à logiciel "Antidote". Un correcteur puissant avec lequel la qualité de mes écrits augmentera certainement. Il est très complet et, surtout, il ne se contente pas de corriger bêtement : il m'explique mes erreurs qu'elles soient orthographiques, grammaticales, ... C'est vraiment très instructif. Je vais certainement m'améliorer grâce à lui. Je compte, d'ailleurs, corrigé tout mes précédents chapitres de TZ et QDS avec ! J'ai déjà commencé et je me sens vachement mal quand je fais l'inventaire de mes fautes avec. Vous êtes bien courageux de lire malgré de telles erreurs. Vous êtes mes héros ! Merci mille fois de me supporter ! XD

Pour en revenir au contenu de ce chapitre, je suis assez contente d'avoir eu l'occasion d'aborder le passé de Timmy. Il faut dire ce qui est : je l'ai toujours imaginé vivant dans un milieu principalement féminin. Sans père. Cela correspond bien à sa personnalité je trouve.
Je dois reconnaitre que cela a été largement inspiré par la relation entre Jim et son père dans "La planète au trésor" qui me semble être une adaptation très libre du roman "L'île au trésor". Si cela vous intéressé, n'hésitez pas à aller voir sur youtube le clip "Un homme libre" tiré du film en question. Vous verrez la scène où le père quitte la maison. Elle m'a toujours beaucoup marqué.

Vous avez eu l'occasion, durant votre lecture, de faire un petit tour auprès de Valencia et Tecna. J'aime beaucoup décrire l'univers scolaire de Zénith même si je ne suis sûrement pas toujours très claire sur son fonctionnement mais je vais m'améliorer. Promis juré ! Cependant, j'ai été bien contente de décrire le petit passage de Tecna dans la classe de sa jumelle. Mine de rien, cela va bien l'aider à l'avenir. Tecna se situe en haut de la pyramide hiérarchique des élèves de son année voire même de l'école (vu qu'elle fait partie des ainées). Le fait que Valencia soit associée de façon aussi claire à elle devrait la mettre à l'abri de certaines discriminations que son statut d'élève moyenne (pour moi, c'est une élève moyenne mais le niveau étant tellement élevé...) provoque. Petite question ? Pensez-vous que Tecna lui ait rendu visite dans cette optique ou juste comme ça ? Je vous laisse libre d'interpréter cette action comme vous l'entendez.

Les Winx et spécialistes sont en route pour Zénith ! Enfin ! Vont-ils se retrouver tout de suite ou la tâche va-t-elle s'avérer beaucoup plus ardue ? Vous le découvrirez en partie dans le prochain chapitre !

Néanmoins, j'ai hâte de décrire Zénith à travers les yeux de ceux qui y débarqueront pour la première fois. Ce sera une sacrée aventure pour eux !

Je vous remercie pour la lecture et pour l'attende. Je vous dis à la prochaine !

Prenez soin de vous ! (Surtout de votre santé mentale plus que physique. On a tendance à l'oublier)

A tout bientôt,

Memori Plume