Lorsque Valencia arriva chez elle, elle remarqua tout de suite que quelque chose était différent. Les robots ménagers étaient tous éteint. C'était le signe que Tecna était là. A cette perspective, la jeune femme se précipita en courant vers la chambre de Tecna. Elle entra dans la grande salle de séjour, s'apprêtant à grimper les escaliers menant à sa chambre ainsi que celle de sa sœur et de son frère et s'arrêta net.
Plus besoin de monter, la personne qu'elle recherchait était déjà là.
Allongée en boule dans le canapé, Tecna semblait extrêmement épuisée.
D'ailleurs : elle portait ses lunettes.
Cela l'interpella sachant que sa sœur semblait se contenter, depuis deux bonnes semaines, des lentilles qu'elle portait habituellement lorsqu'elle n'était pas sur Zénith.
« Étrange… »
Valencia se rapprocha de sa sœur et la secoua doucement.
- Tec ?
- Hum…
Tecna grommela puis s'étira tout en douceur.
- Hum… Val ?
Elle se redressa tout en se frottant les yeux alors que ses lunettes menaçaient sérieusement de tomber par terre. Elle semblait très épuisée.
- Qu'est-ce que tu fais là Tecna ?
- Je…
L'intéressée bailla avant de se tourner vers sa sœur.
- Je ne me suis pas sentie très bien. Les parents ont envoyé la navette pour que je rentre.
- Ah ! Toi aussi ?
Le visage de Tecna s'illumina comme lorsqu'elle venait de réparer un des gadgets de la fameuse pièce aux projets avortés.
- Ah ah ! Je le savais ! C'est bien toi que j'ai vu !
- Qu'est ce que tu racontes ?
Tecna lui saisit les mains. Lorsqu'elle faisait ça, Valencia savait que ça signifiait qu'elle voulait qu'elle la regarde dans les yeux. Elle hésita.
Si Tecna lui posait des questions, elle ne pourrait pas sciemment lui mentir dans les blancs des yeux. Enfin… Elle était surtout incertaine sur le fait d'y arriver.
- Valencia ! As-tu utilisé de la magie ?
- Pardon ?
- Ne fais pas celle qui ne comprends pas Val. Je sais ce qu'est la magie. Et ça : c'était de la magie et ce n'est pas moi qui l'aie induite.
Elle lâcha ses mains et la pointa du doigt.
- C'était toi !
- Que…
Tecna semblait d'un coup d'un seul très éveillée. Elle se leva du canapé et fit les cents pas dans le salon en parlant à tort à travers.
- C'est logique. Depuis toujours, je sens quelque chose émaner de toi. Ça ne pouvait être que ta magie. Et lorsqu'elle s'est dévoilée : c'était extraordinaire. Déstabilisant, inattendu mais extraordinaire. Je savais que tu en possédais ! C'était évident. Et frustrant aussi que tu n'arrives pas à l'éveiller. Tu sais, je me suis renseignée sur les fratries et la magie. Je me disais que ce n'était pas logique que je sois la seule à avoir des pouvoirs !
Le débit de Tecna était rapide et soutenu. Valencia la regarda s'agiter et ne put s'empêcher de sourire. Sa jumelle semblait au septième ciel. Rien de plus normal : c'était un être passionné. Dès qu'un sujet l'intéressait, elle faisait tout pour dénicher la moindre information là-dessus. Elle souhaitait comprendre plus que n'importe qui et n'importe quoi. Cela pouvait paraitre obsessionnel pour un regard extérieur. Cependant, Valencia savait à quel point Tecna avait souffert de ses bonnes capacités scolaires. Sur Zénith, le cursus était très généraliste. On yenseignait la langue parlée dans tout Magix (bien plus que la langue Zénithienne par ailleurs), l'histoire de la Dimension Magique (sous le spectre de l'économie et de la politique particulièrement), les mathématiques, les sciences et… Et c'était un peu près tout. C'était peu mais tout y était poussé à tel point que les petits Zénithiens finissaient leur lycée avec un niveau équivalent à un scientifique, un économiste, un politicien de Magix. Pour beaucoup, c'était compliqué à suivre. Cela faisait deux ans que Valencia passait in extremis. Tecna, quant à elle, n'avait pas vraiment à faire d'efforts. Tous les cours, ou presque, reposaient sur la capacité à apprendre par cœur et sa sœur avait une très bonne mémoire. Et aussi une grande curiosité. Au-delà du fait d'apprendre les règles : elle voulait les comprendre. Comprendre pourquoi les choses étaient telles quel et qui en avaient décidé ainsi. Elle voulait savoir pourquoi Nocturna était toujours plongée dans la nuit, savoir pourquoi il y avait si peu de plantes et pas de mer sur leur planète, pourquoi le ciel était d'une certaine couleur et pas d'une autre, pourquoi des étoiles disparaissaient.
Des questions : elle en avait à la pelle et ses professeurs n'avaient jamais été très conciliant pour y répondre. Ils n'avaient pas de temps à perdre.
Alors Tecna s'est contentée d'apprendre par cœur ses cours et de laisser de côté ce qui l'intéressait.
Alféa lui avait fait le plus grand bien. Dans une école différente, des mœurs différentes, Tecna pouvait poser à ses professeurs et camarades toutes les questions qui lui passaient par la tête. Et satisfaire sa curiosité : c'était la plus belle chose.
Valencia se sentit emplie de joie en sachant que sa sœur s'était renseignée sur elles, leurs spécificités.
Leur gémellité n'avait jamais titillé la curiosité de la jeune femme aux cheveux blancs. Elle profitait simplement de la chance d'avoir une sœur du même âge avec qui parler et jouer. Tecna, elle, avait toujours été intriguée. Toujours à poser de grandes questions :
« Pourquoi on est les seules à être jumelles ? »
« Pourquoi on est pareilles et différentes ? »
« Pourquoi on a pas le droit d'en parler ? »
Pourquoi ?
Pourquoi ?
Pourquoi ?
Et toujours les mêmes réponses :
« Tu ne pourrais pas comprendre. Cesse de poser des questions, ça vaut mieux ! »
Leurs parents avaient toujours répondu à la curiosité maladive de Tecna par une injonction au silence. Seul dans le domaine de la technologie : il l'avait toléré. Dès lors, rien d'étonnant à ce que Tecna se donne à fond dans ce domaine. Au fil des ans, Valencia trouvait que sa sœur s'était ternie même si elle n'avait jamais osé le lui dire. Elle ne s'intéressait plus qu'aux gadgets de l'entreprise de leurs parents et aux jeux vidéo. Cela devenait très obsessionnel. Son champ d'intérêt avait été restreint de force. C'est comme si on lui avait coupé les ailes en plein envol.
Seulement les ailes repoussent, doucement mais elles repoussent. Il leur suffit juste de se trouver dans un bon environnement.
Lorsqu'elle avait rencontré Faragonda pour la première fois, Tecna avait cherché à se renseigner discrètement sur la magie. Encore une fois, leurs parents s'y étaient fermement opposés mais ça avait visiblement été une bouée de sauvetage pour sa sœur que de savoir qu'elle pourrait apprendre de nouvelles choses dans cette école.
Depuis qu'elle allait à Alféa, sa sœur avait beaucoup plus de centres d'intérêts. Lorsqu'elles se téléphonaient, Tecna lui parlait de plantes, de sport, de stratégie de combat, de vaisseau et même de mode, de musique et de dessin. Pourtant, on ne pouvait pas dire que les arts étaient son domaine.
« Tu savais Val que les vêtements solariens sont conçus dans un tissu spécial dont la production se fait à Limphéa ? Là-bas, il y a des élevages de vers de soie magiques. Flora m'a expliqué que, à la base, il s'agissait de vers de soies tout ce qu'il y a de plus ordinaire mais, qu'un jour, le cœur magique de limphéa a pourvu ses créatures de magie. C'était à une période où Limphéa rencontrait une crise économique majeure. Stella m'a expliqué que son arrière-grand-mère, la reine Estrella, possédait un sens aigu des affaires et de la politique. Elle a tout de suite vu l'opportunité d'instaurer une paix durable avec ses voisins grâce à ce produit rare. »
Des exemples comme celui-ci, Valencia en avait plein l'esprit. Les nouveaux amis de sa sœur venaient de tous les horizons et avaient beaucoup à lui apporter. Cela la rendait jalouse parfois, envieuse aussi. Mais, dès l'instant où Tecna venait de lui dire qu'elle s'était renseignée sur elles, Valencia s'était sentie libérée de toute jalousie à leur égard.
- Dis-moi Val …
- Oui ?
- Tu as dit que tu t'étais sentie mal…
- Oui … Répondit-elle avec hésitation.
- Visiblement nous l'avons été au même moment… Et ça avait un lien avec l'éveil de tes pouvoirs magiques… Je n'ai pas encore d'explications très claires sur les raisons qui font que j'ai ressenti ton éveil de pouvoir et qu'il m'a autant infecté. Je n'ai rien trouvé de très probant au sujet des jumeaux à la bibliothèque d'Alféa. Apparemment, les grossesses multiples ne sont pas si rares, c'est le fait qu'on soit deux filles qui l'est… Enfin. Ce n'est pas le sujet. Mais, je suis sûre d'une chose : si tes pouvoirs se sont éveillés, tu as du te vider de ton énergie.
- Ah … Euh… Oui, je me suis …
- Évanouie peut-être ?
- Euh… C'est… C'est exact…
- Ça veut dire que tu as dépassé la limite de tes capacités magiques… Marmonna Tecna pour elle-même.
- Et ben… Je ne dois pas être très puissante alors.
- Non, cela n'a rien à voir avec la puissance de ton pouvoir. Tu le découvres tardivement, ton corps s'est habitué à vivre sans employer la magie pendant dix-huit années. C'est long. De ce fait, tu n'as pas suivi d'entrainement, ton corps considère dès lors ta magie comme une intrusion… Et agit, en toute logique, contre elle. Comme le corps le ferait contre un corps étranger, un virus.
Valencia suivait bien son raisonnement. Ca expliquait pourquoi elle s'était sentie si faible, qu'elle s'était évanouie et qu'elle avait également dû subir un soin magique pour s'en remettre.
- Bloom a aussi découvert ses pouvoirs sur le tard. Cependant, elle était encore en pleine adolescence, son corps était en plein changement, ce qui fait que l'apparition de ses pouvoirs n'a pas engendré cette réaction auto-immune. L'infirmière Ophélia nous a donné quelques cours sur les maladies liées à la magie. Le premier symptôme de la réaction auto-immune liée à la magie est la perte de connaissance suivi d'une grande faiblesse physique au réveil, des douleurs articulaires et maux de tête.
En disant cela, Tecna la fixa dans les yeux. Valencia se sentit comme prise au piège de son regard.
- Je suis quasiment sûre que tu as ressenti exactement les mêmes symptômes après l'éveil de ta magie.
- Je…
- Ne me mens pas Val.
- Je… C'est exact…
- Sans intervention magique, l'état du patient se dégrade rapidement jusqu'à entrainer son décès…
Valencia écarquilla les yeux. Elle aurait pu mourir ?
- Et tu as l'air d'aller étrangement bien malgré tout ça…
- Tec…
- Tu as subi un transfert de magie n'est-ce pas ? Comment ?
- Tec, je…
- Ils sont là hein ? Ils sont sur Zénith ?
La jeune femme aux cheveux blancs se sentit très mal à l'aise. Elle savait qu'elle n'avait pas d'autres choix que de lui dire la vérité. Seulement, elle avait peur de devoir face, une nouvelle fois, au manque de combativité de sa sœur. Et, si cette dernière savait que Valencia avait vu ses amis de Magix, elle serait plus méfiante à son égard.
En même temps, c'était pour son bien…
Il fallait tenter : le temps de la peur était révolu pour elle ! Elle en avait la conviction profonde.
- Oui ! Tes amis sont sur Zénith. Je les ai vu aujourd'hui.
Tecna devient livide. Valencia lut dans ses yeux beaucoup de choses : de la joie mélangée à de la tristesse… Du désespoir même.
- Ils veulent te revoir Tecna ! Tu leur manque à tous !
- Non !
Cette réponse était froide et tranchante comme une lame bien aiguisée. Le genre de « non » qui mettrait fin à la conversation en temps normal.
Sauf que Valencia et Tecna avaient toutes deux bien changées depuis quelques semaines
- Tecna ! Ils veulent te voir.
- Et moi non ! Qu'est-ce que tu n'arrives pas à comprendre ? S'exclama-t-elle alors que Valencia lut dans son regard un autre sentiment : celui de la peur.
- Tu es partie sans leur donner d'explications.
- Ce n'était pas de ma faute !
- Je sais Tec… Mais ils veulent des réponses.
- Non ! Laisse-moi tranquille !
La voix de Tecna vacillait alors qu'elle fit volte-face pour ne plus regarder sa sœur dans les yeux. Valencia savait qu'elle commençait à craquer. Elle ne comprenait pas son obstination. Elle qui avait tant cherché à reparler à ses amis voulait, désormais, les éviter.
- Je ne retournerai pas à Alféa. Je reste sur Zénith. Dit Tecna la voix tremblante.
- Sérieusement ? Tecna, tu ne peux pas le faire ça !
- Si je peux. Ils n'ont pas besoin de moi.
- C'est n'importe quoi… Marmonna-t-elle, s'ils veulent des réponses, tu n'as qu'à leur dire que je ne reviendrai pas et que c'est ma décision.
- Je doute que ce soit ta décision Tecna !
- Si, ça l'est …
- Alors, regarde-moi dans les yeux et redis-le-moi ! Exigea-t-elle d'un ton ferme.
Valencia savait que si Tecna mentait : elle ne supporterait pas son regard. La fée de la technologie se retourna, lui faisant face à nouveau, et plonga son regard sarcelle dans les yeux à la nuance plus foncé de sa sœur en disant avec une détermination inattendue :
- Je reste ici. C'est ma décision. Je l'ai prise en âme et conscience, je ne reviendrai pas à Alféa…Jamais !
Valencia se sentit toute perturbée. Tecna était très convaincante. Elle aurait presque des doutes.
- Je … Je veux bien te croire. Il n'empêche Tecna qu'il en va de ta responsabilité d'aller le leur dire en face !
- QU'EST-CE QUE TU Y CONNAIS EN RESPONSABILITES, HEIN ?
Valencia sursauta au ton furieux de la voix de Tecna. Immédiatement, la fée de la technologie planta ses mains sur sa propre bouche, honteuse d'avoir pu employer un tel ton à son encontre. Elles se fixèrent toutes deux sans parler. Un blanc inconfortable aurait pu prendre place si une voix familière ne s'était pas fait entendre dans le couloir de l'entrée.
- Val ? J'ai oublié de te dire quelque chose au sujet de…
Andromeda se tut alors qu'elle arrivait dans la salle de séjour. L'ainée trouva ses deux jeunes sœurs en train de se jauger du regard et passablement choquées l'une l'autre.
- Qu'est ce qui se passe ici ?
Tecna réagit au quart de tour.
- Rien qui te concerne !
- Je veux bien te croire ! Avec toi, rien ne me concerne jamais !
- Alors dégage !
Tecna était volontairement blessante. Valencia savait que c'était sa façon à elle de réagir lorsqu'elle s'était sentie blessée par quelque chose.
- Tec…
- Oh toi, la ferme !
- Tecna ! Intervient Andromeda, que tu me parles comme ça, passe encore ! Mais ne t'en prends pas à Valencia ! Elle ne t'a rien fait !
- Qu'est-ce que tu en sais ? Tu n'as pas vu ce qui s'est passé. Peut-être que c'est Valencia qui m'a insultée avant que tu n'arrives et que je suis juste en train de lui rendre la monnaie de sa pièce.
- Oh, ça, j'en doute fortement.
A ce commentaire, Tecna prit pour de bon la direction de l'escalier qu'elle s'empressa de monter. Une grande fureur émanait d'elle.
- C'est ça, poursuivit Andromeda, fui, c'est ce que tu sais faire de mieux !
Tecna ne répondit pas et s'empressa d'entrer dans sa chambre. Valencia resta interdite se sentant tiraillée entre ses deux sœurs. Devait-elle aller réconforter sa jumelle ou soutenir son ainée ? Alors qu'elle débattait avec elle-même, la situation suivit son cours. Tecna s'était enfermée en haut tandis qu'Andromeda soupirait de dépit.
- Celle-là, je vous jure…
Un bruit soudain d'objet de verre brisé se fit entendre dans le salon faisant sursauter les deux femmes. Elles se retournèrent pour constater que l'un des écrans ornant le salon venait de se casser en plusieurs morceaux.
- Val, vous avez lancé quelque chose dessus ?
- Non… Bizarre.
Andromeda haussa les épaules.
- Pas grave. Le robot ménager va nettoyer.
Elle regarda à gauche, à droite avant de lever les yeux au ciel.
- Mademoiselle Tecna les a encore éteints ? Franchement…
- Je les réactiverai. Promis.
Andromeda n'avait jamais su remettre en route les robots une fois que Tecna les avait mis en veille. Cette dernière usait d'une technique assez spécifique pour les désactiver partiellement sans perturber leur programmation initiale. Heureusement, elle avait montré à Valencia comment faire et elle avait sût tout retenir. Elle ne l'avait jamais avoué à qui que ce soit hormis sa jumelle mais la manie qu'avait leurs parents de faire usage de plusieurs robots de services en simultané la stressait parfois plus qu'autre chose. C'était assez apaisant de savoir qu'on pouvait les désactiver de temps à autre et faire les choses par soi-même.
- Qu'est-ce que tu avais oublié de me dire ?
- Ah, oui ! En fait, père et mère vont recevoir des clients importants demain soir. Ils organiseront un diner d'affaire ici-même. Lucio et toi viendrez chez moi après vos cours particuliers. Vous resterez pour la nuit, ça risque de s'éterniser.
Valencia eut envie de pleurer à cette annonce. Les diners d'affaires à domicile… Une façon pour leurs parents de donner une bonne image de la société en invitant leurs plus gros clients dans leur intimité. Une bonne technique pour casser cette image de Zénithien froid et peu investi dans la branche familiale en introduisant un ou deux enfants à table. Tecna y était systématiquement conviés à ces repas de façades. Andromeda n'était choisie qu'en fonction des disponibilités de sa sœur cadette ou s'il était ou non nécessaire de faire conversation intelligente avec leurs invités.
Chacun de ses diners d'affaires ramenait Valencia à la dure réalité : ses parents ne fondaient aucun espoir en elle.
Il était près de minuit et demi lorsque Andromeda arriva chez elle. Elle vivait dans la banlieue chic de Nocturna dans le quartier des villas… Au ras du sol. Un sacré contraste avec son ancien chez soi qui n'était pas pour lui déplaire car elle avait toujours été mal à l'aise en hauteur. C'était, malheureusement, le seul point positif qu'elle trouvait à sa nouvelle maison.
D'un pas las, Andromeda descendit de la navette garée à même la rue, un autre luxe dû à la situation de son mari. A Nocturna, les places de parking en extérieur étaient une denrée rare tellement il y avait de navettes. Ça, par contre, Andromeda s'en fichait.
Elle marcha d'un pas affreusement lent vers ce chez soi où elle se sentait étrangère. La porte la scanna et s'ouvrit automatiquement pour la laisser entrer avant de se renfermer derrière elle.
Chez ses parents, une voix robotique la saluait quand elle passait l'entrée. Ici, seul le silence semblait lui parler et même pas pour lui souhaiter la bienvenue.
Andromeda resta dans l'entrée et tendit l'oreille. Un rituel quand elle rentrait afin de vérifier si son mari était dans les parages. Tout son corps, à cet instant précis, était sous tension.
« Electronio n'est pas rentré… Ou il dort déjà. » Constata-t-elle avec soulagement.
Elle soupira de soulagement. Ils étaient mariés depuis deux ans et ne communiquaient quasiment jamais. Il faisait chambre à part. Les deux chambres à coucher se trouvant à l'opposé de la maison assez vaste. Ils ne s'adressaient quasiment pas la parole. Seulement pour de très brèves banalités ou alors lors de disputes violentes durant lesquelles son mari aimait lui rappeler les raisons de leur mariage.
Andromeda était loin d'être naïve pour croire que son mari l'aimait. Elle savait que ce n'était pas le cas et c'était réciproque. Elle avait déjà aimé. Elle avait déjà connu ce sentiment et il était d'autant plus douloureux que Tecna s'amusait à le lui rappeler depuis qu'elle était de retour sur Zénith.
Plongée dans ses pensées, Andromeda balança ses chaussures au travers du séjour et partit à la recherche d'une bouteille d'alcool dans la cuisine. A l'inverse de ses parents, elle n'avait pas une armada de robots à son service. Elle avait la fâcheuse habitude d'apprécier faire les choses par soi-même.
Une fois qu'elle l'eut en main, elle alla s'asseoir dans l'un des canapés du salon qui faisait face à une grande photo de son mari et elle fait le jour de leurs fiançailles. Sur le portrait : elle avait vingt ans, Electronio : trente.
Cette photo était dans la salle de séjour pour une bonne raison : rappeler aux clients étranger qu'Electronio avait un cœur. La preuve : il avait une belle et jeune épouse. Pour ses clients Zénithien, cela leur rappelait qu'il était celui qui faisait partie de l'influente famille Anderson en plus de la sienne qui avait un peu de sang-bleue dans les veines.
Cette union était une union d'intérêt. Et ce depuis le tout début.
Malgré le fait qu'elle ait loupé son examen pour entrer à l'université, ses parents avaient décidé de lui donner un emploi dans leur entreprise. En somme, Andromeda était la secrétaire personnelle de ses parents. Bien sûr, il y avait des robots qui se chargeaient de rappeler aux Anderson seniors leurs rendez-vous et engagement. Andromeda était plutôt là pour gérer l'aspect familial. Elle gérait l'agenda de Lucio et Valencia, s'arrangeait pour que ces derniers concordent avec ceux de ses parents le jour où ils se verraient plus que brièvement. Elle se chargeait également de la prise de contact avec les nouveaux clients de ses parents. Si tant est que les machines de ses parents pouvaient traiter rapidement des informations logiques à une vitesse ahurissante, elles n'étaient pas des plus fiables pour faire une bonne première impression. Les voix des robots ne paraissaient pas encore chaleureuses pour leurs clients de la Dimension Magique.
C'était dans le cadre de son travail qu'Andromeda avait rencontré son futur mari. Elle allait bientôt avoir vingt ans, Tecna venait d'entrer à Alféa. Ce n'était en rien quelque chose de romantique. Ses parents avaient fait en sorte qu'il soit son seul contact client pendant plusieurs mois.
C'était inhabituel qu'elle n'ait la gestion que d'un seul client qui plus est originaire de Zénith.
Curieusement, ce revirement est survenu quelques semaines après qu'elle avait avoué à ses parents qu'elle envisageait d'entamer une relation avec un garçon du nom de Benoît. Il avait un an de plus qu'elle et voyageait à travers la Dimension Magique. Originaire de Limphéa, il souhaitait en apprendre plus sur les plantes poussant sur Zénith malgré les conditions extrêmes qui y régnaient. Ils s'étaient rencontrés dans la rue. Une rencontre assez improbable au royaume de la technologie. Ce n'était pas la norme d'aborder ainsi des inconnus.
Il était venu lui poser des questions sur le fameux bracelet multifonction que chaque touriste Zénithien était contraint de porter durant son séjour. De fil en aiguille, ils s'étaient misent à parler de tout et de rien. Andromeda avait appris d'où il venait et c'était quelque peu étonnée de l'intérêt qu'il portait à Zénith sachant à quel point les limphéens voyaient d'un mauvais œil les manipulations technologiques et scientifiques opérées sur les plantes.
- Les habitants de Limphéa sont des personnes d'une incroyable gentillesse mais sur certains sujets : ils peuvent être très têtus. Et je trouve cela dommage : nous avons tellement à apprendre de la façon dont les autres abordent et évoluent avec la nature. La technologie et la nature peuvent cohabiter tout en se respectant : j'en suis persuadé !
Ce point de vue avait tellement interpellé la jeune femme qu'elle s'était proposée de l'aider dans ses recherches. Elle lui avait recommandé de visiter certains laboratoires et, grâce aux relations de ses parents, lui avait obtenu des pass pour des zones de la planète où l'accès des touristes était restreint.
Durant les cinq mois qui suivirent, Benoit partait dans l'une de ses zones durant une ou deux semaines puis revenait sur Nocturna avant de repartir à nouveau.
- Tu gagnerais du temps à faire le tour de Zénith en une fois tu sais. Lui avait-elle dit un jour.
- Peut-être mais tu me manquerais beaucoup. Lui avait-il alors confessé.
Après cette discussion, le jeune homme s'était installé quelques semaines à Nocturna. Andromeda l'avait invité plusieurs fois chez elle où il avait la connaissance de Lucio, Valencia et Tecna dont la rentrée à Alféa approchait. Benoit avait une sœur qui venait d'être diplômée de l'école des fées… Autant dire qu'ils avaient trouvé de quoi parler tout les deux. Valencia, présentée comme étant plus jeune de Tecna d'une année, avait pu parler avec lui de l'appréhension qu'elle avait de se séparer de sa sœur et Lucio, alors âgé de presque neuf ans, avait joué avec lui. Benoit était le second d'une famille de cinq enfants, autant dit qu'il savait y faire. Andromeda reconnaissait en lui cette volonté de protéger et d'aimer ses benjamins comme elle le faisait.
Lorsqu'il avait été question qu'il reparte sur Limphéa, six mois s'étaient écoulés depuis leur rencontre et Andromeda était, dès lors, intimement convaincue qu'elle était en train d'en tomber amoureuse et que c'était réciproque. Elle avait pris l'initiative de le présenter à ses parents.
Puis, Electronio déjà présent dans sa vie professionnelle commença à déborder dans sa sphère personnelle.
Diner et sortie au programme. De plus en plus fréquemment. L'homme lui faisait des compliments, des clins d'œil grossiers. Il parlait beaucoup de lui-même tout comme ses parents qui, lorsqu'elle parlait de Benoit, détournait la conversation pour prendre des nouvelles d'Electronio.
Lorsque ce dernier lui proposa de se fiancer un mois après le départ de Benoit de Zénith, elle n'avait pas été surprise.
Elle avait vu les ficelles que ses parents tiraient.
Electronio faisait partie d'une famille d'aristocrate proche de la couronne Zénithienne.
Une façon pour ses parents d'élever leur rang social.
Elle aurait pu s'en offusquer.
Elle avait envisagé de le faire.
Après son départ, Benoit et elle avaient continué à discuter par messages. Et chacun de ses messages la faisait se sentir si spéciale.
Pourtant, elle n'en fit rien.
Pas parce qu'Electronio l'intéressait, ni parce qu'elle avait un quelconque intérêt pour son passé et la situation confortable que lui apporterait le mariage. Non.
Depuis qu'Electronio avait fait sa demande, ses parents avaient pris le temps de discuter avec elle, s'intéresser à ce qu'elle faisait.
Ils avaient mangé en tête à tête avec elle trois fois en deux mois.
Certes les conversations finissaient toujours par revenir sur Electronio. Mais qu'importait.
Andromeda s'était sentie appréciée.
Alors, elle avait laissé tomber Benoît. Elle avait rompu tout contact avec lui sous demande de ses parents et avait accepté d'épouser Electronio.
Et les repas, les petites marques d'attentions avaient duré.
Le temps des fiançailles.
Durant les quelques mois ayant suivi son mariage.
Puis elle avait à nouveau fait partie des meubles.
C'était la vie.
Elle l'avait accepté ainsi.
Seulement, il y avait Tecna.
Lorsque cette dernière était rentrée pour les vacances d'été au terme de sa première année, Andromeda était fiancée depuis un mois. La fée de la technologie n'avait pas feinte la joie, elle avait même osé lui demander si elle était sûre de son choix.
Androméda avait préféré ne pas répondre.
Electronio et elle s'étaient ensuite mariées au cours de la seconde année d'étude de Tecna à l'école des fées. Cette dernière avait fait le déplacement le temps d'un week-end. Elle avait tiré la tête toute la cérémonie et ne l'avait pas félicité.
Depuis, à chaque fois qu'elles se croisaient, Tecna s'amusait à lui demander des nouvelles de Benoît, puis d'Electronio. Et, à chaque fois, cela la mettait hors d'elle.
Andromeda ne savait pas où Tecna voulait en venir avec ces petites piques ridicules…
La jeune femme but un coup avant de poursuivre sa réflexion.
Sa sœur, elle aimait lui rappeler qu'elle n'était qu'une marionnette.
Comme si elle ne le savait pas déjà.
Elle rebut un coup en se remémorant la dernière fois que Tecna lui avait parlé de Benoît. Ce jour-là, Andromeda avait vu rouge. Sa sœur avait sous-entendu qu'elle aurait été plus heureuse en partant avec lui sur Limphéa.
Mais, qu'en savait-elle ?
Et si elle partait, que deviendrait Lucio et Valencia ? Et dans une certaine mesure, qu'adviendrait-il de Tecna ?
Qu'adviendrait-il de la famille Anderson si Andromeda n'était plus là hein ?
Dix milles pensés lui avaient traversé l'esprit, son cerveau avait surchauffé.
Elle s'était saisie d'un vase alors que Tecna était en train de lui dire ce qu'elle pensait de son mariage, de sa relation avec Benoît, de sa vie privée en somme.
Sans prévenir, elle l'avait lancé en direction de sa sœur avec toutes les forces qu'elle avait en sa possession.
Andromeda ignorait tout de ce que Tecna pouvait bien apprendre à Alféa mais là, elle en eut un rapide aperçu en la voyant se mouvoir avec une rapidité et une souplesse qu'elle ne lui soupçonnait pas.
Tecna avait évité le vase de peu maintenant qu'elle y pensait. Quelques centimètres auraient suffi pour qu'il éclate sur sa tête et non sur le mur derrière elle.
Cela aurait pu être grave.
Elles en ont toutes les deux prisent conscience en voyant les débris sur le sol.
Andromeda prit une nouvelle gorgée alors qu'elle se remémorait le regard choqué que sa sœur lui avait envoyé avant de s'enfuir dans une autre pièce.
Elle tremblait en s'éloignant. Elle l'avait vu.
Andromeda continua de boire.
Tecna était sa sœur. Au même titre que Valencia et Lucio. Mais elle était incapable de l'apprécier autant que les deux autres.
Elle n'arrivait même pas à savoir si elle s'en voulait ou non d'avoir envoyé ce vase.
S'il avait touché Tecna, elle aurait pu être gravement blessé.
Et elle n'arrivait pas à savoir si c'était bien ou mal.
Elle but au goulot cette fois-ci.
Ce n'était pas Tecna la sorcière comme elle avait pu le prétendre à Valencia.
C'était elle.
Elle était une horrible personne.
L'alcool descendait vite. Point négatif, cela lui donnait le hoquet mais ça avait l'avantage de la faire oublier une fois qu'il lui montait à la tête.
Des bruits de pas se firent entendre dans le hall de l'entrée.
Andromeda pensa à Benoit. Encore une fois, l'envie de reprendre contact avec lui l'étreignit. Elle se demandait comme il allait, ce qu'il devenait.
Les pas se rapprochèrent.
Andromeda posa sa bouteille au sol alors que ces derniers s'arrêtèrent derrière elle.
- Pft, pathétique.
- Electronio… Répondit-elle avec amertume.
Que faisait-il là ? Lorsqu'il rentrait, il allait directement dans sa chambre ou son bureau sans la saluer.
- Tu m'as envoyé un message, précisa-t-il comme s'il lisait dans ses pensées, tu voulais me parler de quelque chose il me semble.
Andromeda posa une main sur son front en soupirant. Elle avait effectivement laissé un message à son mari plus tôt dans la journée. Elle aurait préféré qu'il réponde au téléphone mais, pour elle, il ne décrochait jamais.
Elle s'en voulait de ne pas s'en être souvenu. Elle se serait abstenue de boire, elle n'aimait pas lui donner des occasions de la critiquer.
- Oui… Je… Mes parents m'ont demandé si on pouvait accueillir… Hic… Accueillir mon frère et ma sœur ici pour une nuit.
- Ah ! Et quelle nuit ?
- Demain soir…
- Tant qu'ils restent dans ta partie de la maison… J'irais les saluer quand ils arriveront si tu veux.
- Hic…
Electronio se mit devant elle, la fixant avec pitié et réprobation mêlé.
- Tu ne devrais pas boire comme ça…
- Tu ne devrais pas « travailler » autant.
Andromeda avait mimer les guillemets en prononçant le mot « travailler ». Elle savait très bien que son mari allait voir ailleurs. Elle ne savait pas si ça lui faisait du bien ou du mal.
- Tu pourrais « travailler » autant que moi.
Andromeda fut prise d'un rire atrocement amer. Il disait cela maintenant… Mais avant… Avant, c'était différent. Quand elle lui avait fait part, peu après leur mariage, qu'elle avait aimé quelqu'un d'autre : il s'était montré colérique. Puis, une femme qui va voir ailleurs même avec le consentement de son propre époux, infidèle de surcroit, risquait bien plus qu'un homme en termes de réputation.
- Cesse de rire comme ça. Je suis sérieux.
- Que tu le sois ou non, je m'en fiche.
Leur relation, ce n'était pas ce qui dégoutait le plus Andromeda. Non.
- Alors dis-moi, ce serait juste Lucio et Valencia ?
- Oui…
- Le pleurnichard et la trouillarde hein ? Tant que ce n'est pas l'autre hystérique, il n'y a pas de problème.
C'était ça qu'elle détestait le plus chez lui. Electronio n'avait aucune sympathie pour ses frères et sœurs. Dès qu'il le pouvait : il les affublait de surnoms rabaissant et les singeait devant elle.
Electronio n'avait jamais levé la main sur elle. Sans doute parce que c'était pénalement répréhensible et très facile à prouver qu'on s'était fait frapper. Zénith ne plaisantait pas avec les violences domestiques si tant est qu'elles étaient physiques.
Jamais on ne remettrait en doute qu'un homme ou une femme ait été frapper par son conjoint ou sa conjointe si ce dernier ou cette dernière présentait des marques de violences.
Mais la maltraitance psychologique, c'était autre chose.
On ne la voyait pas, on pouvait à peine la deviner et elle s'installait durablement.
Electronio aimait l'attaquer sur le seul sujet qui lui tenait à cœur : sa fratrie.
Il idolâtrait ses parents et rabaissaient ses frères et sœurs. Comme une piqure de rappel pour lui rappeler en permanence à qui elle devait se dévouer.
Souvent, Andromeda tentait de lui répondre mais elle savait que cela ne servait à rien.
A la fin, c'était toujours elle qui pleurait.
- NE…
- Tututu. Ne commence pas à faire ton outrée. Je sais que tu es d'accord avec moi.
- Jamais ! Jamais je ne parlerais d'eux comme ça !
- Tu en es sûre ? Il me semble que c'est bien toi qui te plains de cette hystérique à chaque fois que tu la vois non ? Ce n'est pas elle qui te fait boire comme ça ? Voyons…
Andromeda ne sût quoi répondre. Electronio s'éloigna doucement visiblement satisfait d'avoir eu le dernier mot.
- Je réitère ma proposition. Si jamais tu veux te mettre à « travailler » davantage, je suis d'accord avec ça. Profites-en. Cette offre est limitée dans le temps.
Alors que son mari sortait de la pièce, Andromeda fondit en larmes.
Comment avait-elle pu tomber aussi bas ?
Comment allait-elle faire pour remonter ?
La réponse lui sembla évidente lorsque sa main retrouva le chemin de la bouteille posée au sol.
Elle n'allait pas remonter.
Elle allait continuer à être une poupée.
Après tout, c'est la seule chose que ses parents lui avait appris.
Bonsoir tout le monde !
New chapter !
Ca y est, Tecna sait enfin que ses amis sont sur Zénith et... Ne fais rien pour les retrouver. Pourquoi reste-t-elle aussi stoïque ? Vous le découvrirez en lisant la suite !
La pub, ça, c'est fait !
Dans ce chapitre, j'ai voulu développer un peu plus Andromeda. Parce que... Ben, je l'aime bien ! Voilà ! A la toute base, dans mon esprit, Tecna avait une jumelle et un petit frère mais pas de grande soeur. Andromeda est donc arrivée sur un coup de tête pendant que j'écrivais et sans réelle saveur. Je la voyais juste comme quelqu'un de complétement effacée et je n'envisageais pas vraiment la développer. Mais... Comment dire, elle a fait son petit brin de chemin dans mon inconscient et voilà qu'elle prend vie comme par magie. D'ailleurs, je compte lui donner progressivement de l'importance.
La relation entre les trois sœurs me tient très à coeur. Je trouve cette fratrie très attachante malgré les dysfonctionnement familiaux. Pas vous ? Mouais, en écrivant ces quelques lignes, je me rends compte que j'ai bien déchiré la famille mais vous verrez. Quand on touche le fond, on ne peut que remonter. Vous constatez qu'entre Tecna et Andromeda, c'est super chargé. La scène du vase que j'ai décrite rejoint le chapitre 13 lorsque Valencia et Lucio rentrent et qu'Andromeda part dans tout ses états. Elle précise qu'elles ont cassé un vase mais c'est bien gardé d'expliquer comment.
Electronio... J'en ai pas fait quelqu'un d'agréable. Je ne sais pas pourquoi je l'ai appelé comme le père de Tecna dans la série. Peut-être parce que je n'ai jamais adhéré à cette famille fabriquée sur mesure. On sent qu'il n'y avait aucune réflexion derrière ces personnages, c'est comme pour les parents de Flora. Je n'adhère pas du tout.
Sinon... J'espère ne pas m'être trop perdue sur la personnalité de Tecna. Je vais brièvement résumer les infos apportées dans ce chapitre la concernant. J'ai décris Tecna comme une personne passionnée. Elle est extrêmement curieuse, insatiable de savoir. Seulement, cette curiosité n'est pas validée dans le système Zénithien. On te demande d'être efficace, d'apprendre vite et bien. C'est donc clairement un système scolaire où l'on te fait ingérer des connaissances par coeur sans te faire réfléchir. Tecna a une excellente capacité de mémorisation. A Alféa, elle doit travailler davantage que sur Zénith car on lui demande de faire preuve d'esprit critique et de réfléchir plus loin que la théorie. Puis, il y a beaucoup de pratique. Heureusement, elle aime ça. Et oui, Tecna adore apprendre en plus d'être très curieuse. Sa curiosité s'était un peu émoussée jusqu'à ce qu'elle entre à Alféa car on ne voulait jamais répondre à ses questions. Elle avait la sensation que c'était mal vu d'avoir envie de comprendre des choses qui n'avaient rien à voir avec la technologie. Heureusement, cet aspect d'elle-même reprend progressivement vie depuis qu'elle est à Magix !
Voilà, voilà.
Le chapitre 20 est déjà fini.
Le chapitre 21 est en cours (en fait, le 20 était trop long et il y avait un soucis de rythme dans la seconde partie donc je l'ai divisé en deux. Et je restructure la seconde partie ici).
Le chapitre 22 est fini (et je l'adore)
Le chapitre 23 est quasiment (ça va être intense).
Dès que j'aurais fini cette restructure du chapitre 21, je posterai le chapitre 20 :D
Merci pour votre lecture !
A la prochaine,
Memori Plume
