Bonjour à toustes !
Merci beaucoup pour vos reviews !
Un petit ficlet court avec les maraudeurs aujourd'hui, avant de revenir au drarry ensuite.
Bonne lecture
...
Jour 25 :
- Prompt : Émeutes
- Contraintes : Époque Maraudeurs ; « Aucune victoire, que ce soit sur le bien ou le mal, n'est jamais définitive » ; Personnage de + = James Potter
Prêts à en découdre
La foule criait et courait en tous sens. James les avait perdu de vue.
— Moony ! Pads !
Mais où étaient-ils ?
Du coin de l'œil, James perçut l'explosion d'une vitrine et il roula sur le côté pour éviter les éclats tranchants. Quelqu'un cria à sa droite et une chaussure crissa sur le verre brisé. Avec précaution, James se releva et s'en alla dans l'autre sens. Quelqu'un le bouscula avec violence sans même s'arrêter et James percuta le mur en briques.
— Putain ! Regarde où tu vas, connard !
Il frotta les endroits douloureux sur ses bras et jeta un regard à la rue en proie au chaos. Tout avait pourtant commencé dans une ambiance détendue… Mais il avait fallu que les fachos se pointent et les insultent. Pédales. Sales gouines. Monstres. Déviants. Travelo. Certains avaient répliqué. Les poings s'étaient dressés et les forces de l'ordre avaient fini par s'en mêler.
Le chemin de traverse était irrespirable et James se mit à tousser. Les fumées déployées par la police magique était censé disperser la foule, mais elle rendait tout si opaque qu'il était impossible de circuler.
Plié en deux, une main plaquant son t-shirt sur son visage, James avança en direction de ce qu'il pensait être le côté pour transplaner. Il espérait que ses amis avaient trouvé une échappatoire. Heureusement, Peter avait saisi la main de Lily au début des affrontements et l'avait tiré vers l'autre bout de la manifestation. Elle s'était débattue, mais Peter était plus fort et James savait qu'après avoir boudé un certain temps, elle lui pardonnerait s'il faisait amende honorable.
L'idée de base était juste de défiler dans la rue pour montrer qu'ils existaient et James voulait soutenir ses amis. De nouvelles lois réduisait les droits des homosexuels et ils manifestaient pour protester. Lily avait dit qu'elle n'était pas étonnée que les choses changent dans le mauvais sens, qu'aucune victoire, que ce soit sur le bien ou le mal, n'était jamais définitive. Qu'il fallait se battre continuellement pour ses droits, quels qu'ils soient.
— James !
Il tourna la tête à la voix enrouée de Remus. Une main se referma sur son bras et James repoussa l'agresseur avec force.
— Hé c'est moi espèce de crétin !
— Pads !
— Par-là.
Il se laissa entraîner par Sirius et l'enlaça dès qu'ils furent à l'abri dans une ruelle moins enfumée. Ils semblaient aller bien tous les deux, même si Sirius avait l'arcade sourcilière droite éclatée. Du sang coulait le long de son visage sans qu'il s'en soucie. Remus l'essuya avec un mouchoir, mais le sang coulait aussi vite qu'il était nettoyé.
— Elle est où Lilypad ? demanda Remus.
— Peter l'a embarqué quand les fafs sont arrivés.
— Parfait, j'ai envie de défoncer quelques crânes. T'es partant, Prongs ?
— Ouais. On va pas les laisser nous faire peur. Allons-y.
Les trois jeunes hommes se replongèrent alors dans la rue enfumée, prêts à en découdre.
