Hello !
Me voici avec le treizième chapitre de cette histoire. Au programme : la deuxième tâche, des révélations sentimentales, une demande et... un petit intermède coquin ;)
Attention les , j'en profite pour vous dire que je serai en vacances la semaine prochaine et que j'ai envie d'en profiter à fond (je n'ai qu'une semaine, en commun avec monsieur pour une fois), du coup il n'y aura pas de chapitre mercredi prochain. On se retrouve donc le 31 juillet pour le chapitre 14 !
Bonne lecture !
Réponse aux reviews anonymes :
Guest : En effet, tu as raison, Drago ne peut rien refuser à sa meilleure amie... Mais il n'est pas seul maître à bord ! (même si on dirait que si ahah) Mdr tu m'as bien fait rire avec la peau de saucisse ! Merci pour ta review.
Guest : Merci, je suis contente que tu aimes le rythme que j'ai instauré. Merci pour ta review !
Cutehell : Oh ton commentaire me fait énormément plaisir. J'essaie d'apporter de la qualité et je suis ravie d'y parvenir à vos yeux. Merci beaucoup !
Hermione prit place dans les gradins installés dans le parc du château.
Le labyrinthe qui se dressait devant elle était immense. Même si elle était légèrement en hauteur, le dédale s'étendait si loin qu'elle n'en voyait pas le bout. Elle eut une pensée angoissée pour Izia, qu'elle venait de laisser dans la tente des champions avec ses deux adversaires. L'épreuve n'allait pas tarder à commencer et le nœud dans son estomac s'intensifiait.
Les spectateurs prirent place petit à petit eux aussi et Hermione fut bientôt rejointe par les autres juges. Comme pour la première tâche, George était assis derrière elle, tout comme Kenza, Malefoy et les autres professeurs de Durmstrang.
Elle prépara sa plume et ses parchemins afin de prendre des notes si le besoin se faisait ressentir, même si cette tâche était différente de la première. Le classement se ferait simplement selon leur ordre de sortie du labyrinthe.
Hermione espérait qu'ils terminent tous les trois en un seul morceau.
- Granger, entendit-elle dans son dos.
Hermione regarda par-dessus son épaule et croisa le regard gris de Malefoy. Elle pivota un peu plus sur son siège pour mieux le voir.
- C'est bon pour le déplacement à Poudlard, lui confirma-t-il avec un sourire. Je me suis arrangé pour décaler mes rendez-vous.
- Génial ! Je vais pouvoir réserver nos deux places de Portoloin.
- Si la cheminée de ton bureau est accessible, je peux la relier à celle du mien et nous éviter un tel trajet.
- Oh, c'est vrai, considéra Hermione. On pourrait gagner un peu de temps. Faisons ça, alors. Il faudrait que nous soyons à Poudlard le 4 mars.
- Pas de problème.
Ils s'accordèrent d'un sourire et, avant qu'elle ne se retourne vers le labyrinthe, Hermione intercepta un regard étrange de la part de Viktor. Elle décida de ne pas s'y attarder. De toute façon, Koslowski venait de sortir de la tente, accompagné des champions et de la clameur des spectateurs.
- Bonjour à tous et bienvenue dans cette deuxième épreuve du Tournoi des Trois Sorciers !
Les bras en l'air, Koslowski accueillit les acclamations avec fierté. Hermione entendit Malefoy grogner dans son dos.
- Dans la mythologie slave, Péroun est le dieu de l'orage, du tonnerre et des guerriers, narra-t-il d'un ton de conteur qui ne lui allait pas. Souvent représenté comme un homme d'âge mûr à la carrure athlétique, son regard farouche et combattant fait de lui un dieu craint et respecté. Nos champions devront retrouver Péroun au bout de ce labyrinthe afin de lui rendre ses attributs pour calmer sa colère.
Un coup de tonnerre retentit et Hermione sursauta sous la surprise. Elle devait reconnaître que ce côté théâtral faisait son effet.
- C'était mon idée, chuchota Malefoy à son oreille. Pas mal, hein ?
Hermione pivota légèrement et son souffle se coupa lorsqu'elle vit le visage de Malefoy si proche du sien, sa bouche si près de la sienne. Elle déglutit, non sans peine.
- Je reconnais que c'est intéressant, ce petit côté immersif.
Malefoy lui adressa un clin d'œil avant de se rasseoir correctement. Hermione prit sur elle pour avoir l'air sereine alors que ce n'était pas du tout le cas. Elle se concentra sur Koslowski qui reprenait son discours.
- Aleksandar Karzoff, premier du classement provisoire, devra ramener sa hache à Péroun. Izia McAlister, deuxième pour l'instant, lui rendra son arc et ses flèches-éclairs, tandis que Charline Loiseau, ce sera sa massue.
Le sol trembla et Hermione fut rassurée de voir le sourire fier du directeur de Durmstrang. Encore un effet théâtral.
- Si nos champions sont prêts, qu'ils se mettent sur la ligne de départ !
Les trois élèves obéirent et Hermione, ses mains coincées entre ses cuisses serrées, croisa les doigts.
- Prêts… Partez !
La baguette en l'air, Koslowski lança une étincelle pour donner le départ. Aleksandar, Izia et Charline partirent en courant et le labyrinthe les engloutit. Le silence s'abattit et les spectateurs se regardèrent les uns les autres. Ils n'avaient plus qu'à attendre.
Plusieurs minutes s'égrenèrent avant que des jets lumineux ne s'échappent du labyrinthe, signe que l'un des champions était en train de se battre. Ils étaient bien trop loin pour voir ou entendre en détails ce qu'il se déroulait, mais cela suffisait à faire stresser Hermione. Pourvu que ce ne soit pas Izia ou alors qu'elle s'en sorte bien, si elle était impliquée.
Elle porta sa main à sa bouche pour ronger l'ongle de son pouce et sursauta lorsqu'une détonation résonna. Elle sentit une pression chaude et rassurante sur son épaule. Un petit coup d'œil sur la droite et elle reconnut la chevalière de Malefoy. Sans réfléchir, Hermione posa sa main sur la sienne pour le remercier et essaya d'ignorer la pagaille qu'il déclenchait en elle.
C'était juste un geste amical. Juste ça.
Si elle en croyait les bruits et les lumières qui fusaient du dédale, les combats faisaient rage là-dedans. Heureusement, Izia était prête. Hermione savait qu'elle avait révisé tous ses sortilèges d'attaque et de défense avec Ludmila et qu'elle avait passé des heures dans le parc de Durmstrang à s'entraîner sur des cibles ou des mannequins en bois animés. Sa combativité et sa ténacité étaient une force.
Il se passa deux longues heures avant que Charline ne sorte la première du labyrinthe. Apolline et Kenza accoururent jusqu'à elle pour estimer l'étendue des dégâts, mais la championne de Beauxbâtons semblait aller bien.
Quelques minutes après, Izia apparut à son tour, fatiguée et un peu amochée. Hermione entendit Malefoy râler car cela signifiait que son champion était dernier. Elle ne s'y attarda pas et préféra rejoindre Izia.
- Tout va bien ? s'enquit-elle en avisant ses blessures au visage.
- Ouais ! répondit Izia, essoufflée. Certaines épreuves étaient coriaces ! J'aurais pu sortir plus tôt, mais j'ai aidé Aleks qui était obsédé par le chant d'un Focifère. Je sais pas où il est, d'ailleurs.
Izia regarda tout autour d'elle, mais Aleksandar n'était pas encore sorti. Hermione ne pouvait qu'être touchée par l'altruisme de son élève qui n'avait pas hésité à aider un camarade, au risque de se ralentir.
George arriva juste après pour féliciter Izia. Aleksandar sortit enfin et fut accueilli par la froideur de Malefoy et par un enthousiasme exacerbé de la part de Koslowski. Le jeune homme semblait déçu de sa performance et Hermione songea qu'un peu de réconfort et d'encouragement de la part de son corps professoral aurait été le bienvenu, contrairement à ces mines déconfites.
Alors, l'air de rien, elle passa une main rassurante dans le dos du champion de Durmstrang. Ce dernier sursauta, surpris, avant de regarder à qui appartenait cette main. Hermione lui sourit et il fit de même, ses épaules s'abaissant un peu.
- Aleks ! s'exclama Izia quand elle réalisa qu'il était sorti. Ça va ? Pas trop sonné ?
- Un peu, grimaça-t-il. J'ai perdu mon chemin après que tu sois partie, mais merci, Iz…
- Bravo, jeunes gens ! s'exclama Koslowski en prenant place entre Izia et Aleksandar pour les empêcher de poursuivre leur conversation. À l'issue de cette épreuve, le classement provisoire place Izia McAlister et Aleksandar Karzoff ex æquo à la première place avec quarante-cinq points tandis que Charlie Loiseau remonte et les talonne à trente-cinq points. La troisième et dernière tâche du Tournoi aura lieu le 24 avril !
Koslowski salua la foule comme une célébrité avant de s'en aller, sa main serrée de façon autoritaire autour de la nuque d'Aleksandar pour qu'il le suive. Hermione allait exprimer son mécontentement quand, à nouveau, une sensation de chaleur pesa sur son épaule.
- Je vais aller lui parler, déclara Malefoy.
- J'espère bien ! Non mais tu as vu la manière avec laquelle il appuyait sur sa nuque ?! C'est peut-être le champion de son école, mais il n'en reste pas moins un ado, un élève qui mérite le respect. Ce n'est pas une bête de concours !
- Je vais lui parler, répéta-t-il en pressant son épaule pour appuyer ses propos.
Ses yeux gris étaient si déterminés qu'Hermione ne remit pas en doute ses paroles.
- Occupe-toi d'Izia pendant que je me charge de ça, poursuivit-il. On se retrouve autour d'un thé après le dîner ?
Hermione accepta sans réfléchir et le regarda s'éloigner, intriguée par ce qu'elle ressentait au fond d'elle. C'était curieux, nouveau et… agréable.
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Le dîner qui suivit la deuxième tâche fut animé. Du moins, du côté des élèves de Beauxbâtons et de Poudlard, car ceux de Durmstrang avaient la mine renfrognée. Aleksandar n'était même pas présent et ce constat attrista Hermione. Était-il vexé de sa dernière place ? En colère ? Elle espérait que Malefoy avait réussi à calmer Koslowski et à rassurer Aleksandar. Cette troisième place n'était pas un échec, il devait en tirer des leçons pour la suite. C'était, en tout cas, ce qu'elle aurait dit à Izia si elle avait été à sa place. Ce qui n'était pas le cas, car la championne de Poudlard avait passé tout le dîner à raconter et re-raconter son épreuve à qui voulait bien l'écouter, sous le regard transi d'amour de Ludmila.
Après avoir salué George qui allait se coucher, Hermione jeta un œil vers Malefoy. À côté de lui, Svetlana, la professeure de Nécromancie, parlait en faisant de grands gestes qui n'avaient pas l'air d'intéresser Malefoy, trop occupé à déguster son dessert.
Leurs regards se croisèrent et la détresse qu'Hermione y lut la fit pouffer derrière sa serviette. Ses iris criaient à l'aide, elle décida donc d'intervenir. Au fur et à mesure qu'elle s'approchait d'eux, Hermione pouvait entendre plus distinctement ce que Svetlana mettait tant de cœur à raconter.
- Et donc le Fléreur que j'avais quand j'étais petite, Freddie, a vécu jusqu'à vingt-trois ans, c'est fou, non ? Celui que j'ai maintenant, Mercury, ne risque pas de vivre aussi longtemps, il a des problèmes d'articulations.
- Excusez-moi de vous déranger, les interrompit Hermione. Malefoy, on avait rendez-vous, tu te souviens ?
- Bien sûr, approuva-t-il avec entrain avant de se tourner vers Svetlana. Pardon, on terminera cette conversation plus tard ? Tu passeras mon bonjour à ton Fléreur.
Il se leva sous le regard noir de Svetlana. À ses lèvres pincées, Hermione comprit qu'elle n'était pas ravie qu'elle lui enlève Malefoy.
Ils s'éloignèrent de la table des professeurs et, une fois la porte franchie, Malefoy se détendit.
- Merci, Granger, soupira-t-il. Svetlana est sympa, mais…
- Mais elle veut te montrer plus que son Fléreur ? pouffa Hermione.
Le silence de Malefoy fit office de réponse et, sans comprendre pourquoi, Hermione se sentit étrange.
- C'est déjà fait, affirma-t-elle.
- Rien de sérieux, crut-il bon d'ajouter alors qu'ils s'engageaient dans le grand escalier.
- Tu fais ce que tu veux, tu sais.
- Hum hum, mais vu comme tu serres tes poings, j'ai l'impression que ça méritait d'être précisé.
Hermione détendit ses doigts qu'elle n'avait pas conscience d'avoir contractés si fort. Elle secoua ses mains en se fustigeant. Qu'est-ce qui lui prenait, bon sang ? Le rouge aux joues, elle changea rapidement de sujet. Elle n'avait pas envie de poursuivre ses pensées sur ce terrain glissant et elle n'avait pas non plus envie que Malefoy y réfléchisse trop.
- Comment va Aleksandar ? demanda-t-elle.
- Il a le moral dans les chaussettes. Koslowski n'a pas été tendre, mais j'ai calmé le jeu. Je lui ai parlé après et il est surtout déçu de lui-même. Il reconnaît qu'il n'a pas assez travaillé et qu'il aurait pu éviter certaines choses, notamment le chant du Focifère. Izia a été géniale.
- Izia n'est pas une Poufsouffle pour rien, sourit Hermione.
- C'est vrai.
Malefoy murmura un mot de passe et la porte de ses appartements s'ouvrit.
- Que préfères-tu comme thé ? s'enquit-il après avoir enlevé sa veste.
Hermione garda la sienne pour le moment. Cela faisait cinq mois qu'elle était ici, mais elle n'était toujours pas habituée à la froideur des lieux.
- Du thé noir, si tu en as.
- Bien entendu.
Pendant que Malefoy s'attelait à la préparation de leurs boissons, Hermione prit place dans le canapé le plus proche de la fenêtre pour admirer le paysage. Elle ne se lasserait jamais de cette vue, si similaire et pourtant si différente de celle de Poudlard.
Elle sortit de sa rêverie lorsqu'elle vit le bras tatoué de Malefoy se tendre devant son nez. Hermione essaya de ne pas perdre son regard sur les multiples fleurs qui dissimulaient désormais le serpent.
- Merci.
La première gorgée, agréable, réchauffa un peu son corps.
Sans le vouloir, le visage de Svetlana s'imposa devant elle avec l'ébauche de cette conversation à propos de sa relation avec Malefoy. Elle était curieuse de savoir ce qu'il en était de sa vie amoureuse. Non pas qu'elle soit intéressée…
- Je peux te poser une question indiscrète ? se lança Hermione. Libre à toi de répondre ou non.
- Je crains le pire, mais vas-y.
Son regard gris la transperça par-dessus sa tasse alors qu'il buvait une gorgée. Hermione déglutit avant de se lancer.
- Tu m'as dit que ton histoire avec Svetlana n'était pas sérieuse, du coup, je me demandais si… tu avais quelqu'un ? Tu parles peu de ta vie privée et tu en as tout à fait le droit, mais j'avoue que je suis curieuse.
Hermione espéra qu'il n'interprète pas la rougeur de ses joues comme un quelconque intérêt.
- Pourquoi ? La place t'intéresse ? demanda-t-il d'un ton taquin.
Raté, pensa Hermione.
- Pas du tout ! s'opposa-t-elle, sans pour autant être convaincue par ses propres mots.
- Je n'ai personne dans ma vie, finit-il par avouer. Ma dernière histoire sérieuse commence à remonter et ce n'est pas quelque chose dont je souhaite me souvenir puisque j'ai été cocu pendant six mois avant de rompre.
Hermione plaqua sa main sur sa bouche, choquée et désolée d'apprendre cela.
- Je me console en me disant qu'elle devait se marier au printemps, mais que le mariage a été annulé parce que son nouveau mec a plié bagage du jour au lendemain sans la prévenir.
Hermione hésita quant à l'attitude à adopter. Elle était peinée pour cette femme, mais sachant qu'elle n'avait pas été correcte avec Malefoy, elle ne l'était pas trop.
- Depuis Tatiana, je n'ai rien eu de sérieux même si c'est ce que je cherche.
- Tu cherches à te poser ? s'étonna Hermione.
Il hocha la tête et posa sa tasse vide sur la table basse.
- Les coups d'un soir ne m'intéressent plus, expliqua-t-il en croisant ses jambes et en allongeant ses bras sur le dossier du canapé. Je veux partager quelque chose de vrai avec quelqu'un, mais je sais que j'ai un caractère qui n'est pas facile à supporter au quotidien.
- C'est peu de le dire, lâcha Hermione sans réfléchir.
Pourtant, Malefoy rit.
- Disons qu'il me faut quelqu'un avec les nerfs solides.
Hermione se surprit à se demander si elle aurait les nerfs assez solides. Elle se gifla mentalement pour avoir eu cette pensée. Elle avait déjà pris conscience, le soir du bal et même après, que sa relation avec Malefoy était différente désormais, mais là, cela faisait beaucoup. Toutefois, elle devait bien avouer qu'elle avait été troublée à plusieurs reprises aujourd'hui à son contact.
- Je me dis que ça arrivera quand je m'y attendrai le moins, conclut-il. Et toi, Granger, dis-moi tout ?
- Oh, il n'y a pas grand-chose à dire, balaya-t-elle.
- Je suis sûr que tu mens, dit-il en souriant du coin des lèvres, ses avant-bras désormais appuyés sur ses cuisses.
- Ma vie sentimentale n'est pas intéressante, Malefoy. C'est… d'une affligeante banalité.
- C'est-à-dire ? Allez, crache le morceau, j'ai été honnête, moi !
Hermione soupira. Il avait raison. Ce n'était pas comme si elle avait quelque chose à cacher ou si elle avait honte de son passé amoureux.
- Très bien. Après la guerre, je suis sortie avec Ron, mais ça n'a duré que quelques mois. Mes deux plus longues relations ont duré deux ans et demi et quatre ans. La première, c'était avec un Moldu qui s'appelle Jonathan et la seconde avec Tobias Fortarôme.
- Tobias Fortarôme ? répéta Drago.
- Le petit-fils de Florian. Un homme avec qui j'aurais pu faire ma vie s'il ne m'avait pas posé un ultimatum un jour en me demandant de choisir entre lui et mon travail.
Malefoy grimaça avant de lancer une petite insulte bien sentie. Hermione ne lui en voulut pas, elle avait dit bien pire ce jour-là.
- J'ai eu quelques histoires sans lendemain, mais maintenant je pense un peu comme toi, que je rencontrerai une personne sans m'y attendre. Ah, et parmi les histoires sans lendemain en question, il y a eu Viktor.
Malefoy écarquilla les yeux sous l'étonnement.
- Je comprends mieux…, marmonna-t-il, ce qui fit froncer les sourcils d'Hermione.
- Pardon ?
- Non, rien, éluda-t-il bien vite. Alors comme ça tu as goûté au charme bulgare ?
Malefoy joua de ses sourcils ce qui fit lever les yeux au ciel à Hermione. Puis, sans crier gare, il quitta son fauteuil pour venir s'asseoir à côté d'elle. Par réflexe, Hermione se décala pour lui laisser de la place et ne pas être trop invasive, mais Malefoy se rapprocha jusqu'à ce que leurs cuisses se frôlent. À nouveau, la chaleur irradia son corps et sa veste fut superflue. Elle l'enleva avant de transpirer à grosses gouttes.
- C'était juste une nuit, crut-elle bon de justifier. On s'est croisés en Irlande et puis… voilà.
Le regard d'acier de son voisin pesait si lourd sur elle qu'Hermione avait du mal à le soutenir. Le sourire sur ses lèvres fines reflétait toute sa taquinerie et illustrait tout ce qu'il taisait.
Hermione n'avait qu'une pensée en tête qu'elle ne parvenait pas à chasser : quel goût avait cette bouche ?
Il était rare que Pansy pénètre l'enceinte de Durmstrang. Drago ne l'y autorisait que quand Koslowski n'était pas là, pour ne pas créer d'histoires inutiles, ce qu'elle comprenait.
Lorsqu'elle venait, Pansy aimait pavaner comme si elle faisait partie des murs du château, comme si elle connaissait les moindres recoins alors qu'elle se faisait toujours avoir parce que tous les couloirs se ressemblaient.
Elle arriva enfin au bon endroit et le portrait qui gardait le bureau de Drago l'accueillit avec un salut militaire.
- Mot de passe, exigea-t-il d'une voix grave.
- Il a changé depuis la dernière fois ? demanda Pansy, soudain inquiète que Drago ait omis de le lui transmettre.
- Mot de passe, répéta l'homme dans le portrait, sa moustache frétillant d'agacement.
Pansy soupira.
- Ça va ! Il faut juste que je m'en souvienne. Il choisit toujours des trucs tordus. Quo fata ferunt ? tenta-t-elle, sans grande assurance.
Heureusement, le portrait pivota et elle put pénétrer dans le bureau de Drago.
- Tu sais que tu me casses les pieds avec tes locutions latines en guise de mot de passe ? râla Pansy en accrochant son manteau au dossier d'une chaise. Tu ne peux pas faire comme tout le monde et choisir un mot simple ?
- Pour que tout le monde entre ici à sa guise ? Non merci.
- Comme si beaucoup de monde voulait te rendre visite. Tu as préparé du thé ?
- La bouilloire est à ta disposition, dit-il en lui indiquant l'objet posé sur une petite console et accompagné de deux tasses. Je termine ce courrier et je suis à toi.
Pansy ne se cassa pas la tête. En un sort, l'eau dans la bouilloire fut chaude et elle remplit les tasses avant d'y plonger un sachet de thé. Drago préférait le thé en vrac, mais pour ça, il n'avait qu'à lever ses fesses de son siège et l'accueillir dignement.
Il reposa sa plume dans son encrier quelques secondes après que Pansy se soit assise dans le fauteuil en face de son bureau.
- Alors, comment s'est passée la deuxième tâche ? demanda-t-elle. Au village, le bruit court que c'est la petite française qui a gagné, c'est vrai ?
- Oui, au grand désespoir de Koslowski et Maksimov car Aleksandar est arrivé dernier.
- C'est pas vrai ? s'étonna Pansy.
- Si. Mais c'est bien fait pour lui, il ne s'était pas assez préparé.
Pansy fut surprise par la nonchalance de Drago et son air détaché. Apparemment, la défaite de son champion n'avait pas l'air de le toucher plus que cela. Elle décida de ne pas insister. Après tout, qui que ce soit le gagnant de ce Tournoi, cela ne changerait rien à sa vie.
Et puis, elle avait d'autres Fléreurs à fouetter.
- Tu te doutes bien que si je me suis donnée la peine de me déplacer jusqu'à ton bureau pendant mon temps de pause, c'est que j'ai quelque chose à te demander.
Drago leva le nez de sa tasse pour lui offrir un "j'en étais sûr" dans un sourire.
- Je me disais aussi, c'était trop beau que tu veuilles simplement boire un thé avec ton meilleur ami.
- Ah si, ça je veux bien, mais j'ai aussi besoin d'un truc.
- Allez, crache le morceau qu'on en finisse.
- Est-ce que Geor…hum, Weasley t'a parlé de quelque chose ?
- George ne me parle pas beaucoup. Pourquoi ? Il aurait dû ?
- Oui, mais c'est pas grave, c'est même mieux que j'arrive la première. Il se pourrait que je lui ai fait une proposition sans te consulter d'abord.
- Pansy, on en a déjà parlé. Les plans à trois je ne suis pas contre, mais pas avec toi et encore moins avec Weasley.
Pansy essaya tant bien que mal de ne pas s'étouffer avec sa gorgée de thé. Elle reposa sa tasse et réussit tout de même à se plaindre entre deux quintes de toux.
- Par Salazar, mais quelle horreur ! s'offusqua-t-elle. Je refuse de voir ta bite.
Derrière son bureau, Drago ricanait comme il savait si bien le faire.
- Plus sérieusement, se reprit-elle. Je lui ai dit que tu serais d'accord qu'il fasse venir ses enfants ici.
- Depuis quand est-ce que les enfants de George Weasley n'est plus un non-sujet entre vous ?
- Depuis que je fais des efforts pour être un peu moins… comment dire… fermée d'esprit et casse-bonbons, mais ce n'est pas la question.
Elle balaya l'air d'un geste de la main pour lui faire comprendre de passer à autre chose.
- Ses gamins lui manquent. Il ne peut pas se rendre en Angleterre aussi souvent qu'il le voudrait, donc je me disais que ça pourrait être sympa de les faire venir. Il y a aussi la possibilité qu'il loue un truc à Tsvetengrad pour eux trois, mais comme il vient travailler ici, il ne peut pas les laisser seuls.
- Tu penses donc que c'est mieux que deux mouflets viennent dans une école de magie pour suivre leur père à la trace ?
Pansy haussa les épaules.
- Weasley ne sera pas débordé de travail jusqu'à la troisième tâche.
Drago laissa complètement reposer son dos contre le dossier de son fauteuil.
- Tu as l'air d'avoir travaillé ton argumentaire pendant des heures, la taquina-t-il.
Il avait ce sourire en coin qu'elle n'appréciait pas. Enfin, qu'elle aimait lorsqu'il s'adressait aux autres, pas quand il était pour elle : un peu moqueur et rempli de sous-entendus.
- La décision finale te revient, dit-elle.
- Pansy, Pansy, chantonna Drago en s'avançant pour appuyer ses avant-bras sur son bureau. Tu es ma meilleure amie, je t'aime et je ne me mettrai jamais entre toi et un potentiel…
- Ne finis surtout pas cette phrase, ordonna-t-elle, l'index en l'air.
Pansy avait peur des mots qu'il pourrait utiliser. Elle avait peur qu'ils soient trop vrais et trop justes, qu'ils la fassent paniquer alors qu'elle parvenait à peine à trouver un équilibre dans ce qu'elle ressentait à propos de George.
Elle s'était rendue à l'évidence à la fin de la soirée au Fruit Défendu. George l'avait accompagnée jusque chez elle. Il devait être trois heures du matin, Pansy titubait légèrement, mais ses idées étaient claires. Dans un élan un peu alcoolisé, elle avait tenté de l'embrasser avant que la porte ne se referme, mais il l'en avait empêchée. Et avant qu'elle ne râle, il avait replacé une mèche derrière son oreille avant de se pencher sur celle-ci pour chuchoter :
- Pas avant que tu ne sois complètement consciente de ce que tu fais, Parkinson. Je veux que tu te souviennes de tout.
Il avait insisté sur le dernier mot et un frisson avait parcouru tout son corps. Il lui avait adressé un clin d'œil et avait disparu dans les escaliers, la laissant seule avec ses émotions et sa main fébrile sur la poignée.
George Weasley ne la laissait pas indifférente. Pire. George Weasley lui plaisait. Il était rare qu'un homme trouve grâce à ses yeux au-delà du physique. C'était à la fois effrayant et excitant.
- Je vais voir ce que je peux faire, conclut Drago, ce qui la sortit de ses pensées. Il faut que je m'assure que la présence des enfants ne soit pas un problème mais, connaissant Koslowski, il est capable de ne pas s'en rendre compte. Tu sais que l'autre jour, il a demandé à Divna ce qu'elle faisait assise à la place du bureau de la professeure ?
- Je ne vois pas où est le problème ?
- C'est la professeure ! Divna est jeune, mais quand même. Il ne connait même pas les enseignants de sa propre école, ça me rend dingue.
Pansy grimaça. Effectivement, c'était problématique, mais c'était un avantage pour George. Koslowski pourrait penser que Fred et Roxanne étaient des étudiants un peu en avance pour leur âge.
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Pansy referma la porte de chez elle une fois à l'intérieur. La journée n'avait pas été fatigante, mais elle était tout de même heureuse de retrouver son cocon chaleureux. Le mois de février touchait peut-être à sa fin, mais les prémices du printemps ne se faisaient pas du tout sentir.
Elle enfila des pantoufles, troqua ses vêtements de ville pour une tenue plus confortable dans laquelle elle était à l'aise pour se détendre dans le canapé.
Elle alluma la cheminée d'un sort et alors qu'elle se penchait sur la table basse pour attraper son roman, un bruit sourd résonna contre sa porte. Elle fronça les sourcils. Elle n'attendait personne et cela ne ressemblait pas au bruit de quelqu'un qui toque pour signaler sa présence.
- J'ai les mains prises ! Ouvre, Parkinson, je sais que tu es là.
La voix étouffée de George lui parvint et elle bondit de son canapé. Tout en se fustigeant pour cet entrain ridicule, elle se mit à regarder partout autour d'elle à la recherche de quelque chose à se mettre sur le dos qui ne donnerait pas l'impression qu'elle venait de sortir du lit.
- Attends, je…
- Qu'est-ce que tu n'as pas compris dans "j'ai les mains prises" ? Je suis chargé comme un géant en période de migration !
- Je suis en culotte ! mentit-elle sous la panique. Et qu'est-ce que tu as apporté ? Pourquoi t'es là, d'ailleurs ?
- Tu le sauras quand tu seras venue ouvrir !
Pansy troqua son jogging contre un jean avant d'aller ouvrir, cela ferait l'affaire.
George, qu'elle ne voyait même pas derrière la pile d'objets dans ses bras, entra pour tout déposer sur la table.
- Et si j'avais été absente ? lui fit-elle remarquer. Ou accompagnée ?
Les poings sur les hanches pour essayer de paraître contrariée, Pansy fronça les sourcils pour parfaire le tableau.
- Ce qui n'est pas le cas, contourna George. Tiens.
Il lui tendit une boîte pleine de jeux de société. Pansy en connaissait certains, mais pour la plupart, elle n'en avait jamais entendu parler.
George, comme s'il était chez lui, rangea de la nourriture dans le frigo et les placards.
- J'ai acheté des gaufres et des toppings. Pâte à tartiner au chocolat, caramel beurre salé, sucre glace et chantilly. Comme ça, tu pourras faire les mélanges que tu veux et ne pas me priver de ma dose de sucre.
Pansy sourit en se remémorant cet après-midi où elle l'avait croisé en ville alors qu'il sortait de la boulangerie avec une gaufre. De la gourmandise plein les yeux, elle l'avait presque obligé à lui en donner un morceau, puis un deuxième, et ainsi de suite jusqu'à ce qu'il n'ait plus que le bord de la pâtisserie, sans garniture, à se mettre sous la dent.
- Jolies pantoufles, au fait.
Effrayée, Pansy baissa les yeux pour constater l'évidence. Si elle avait échangé son pantalon de jogging contre un jean, elle n'avait pas pensé à retirer ses grosses pantoufles polaires avec des oreilles de lapin. Un peu moches, très ridicules, mais terriblement confortables et chaudes.
Le mal étant fait, elle ne chercha pas à les retirer. Elle préféra jeter un œil aux jeux de société.
- Du coup, que me vaut l'honneur de ta présence ici ? demanda-t-elle en regardant le dos d'une boîte d'un jeu nommé "La guerre des trolls".
- C'est pour te remercier d'avoir parlé à Malefoy. Il m'a convoqué dans son bureau ce matin pour discuter de la venue des mes enfants.
- C'est vrai ?
- Oui, ils arrivent dans deux semaines.
Pansy ne put qu'imiter le sourire qu'affichait George. Il était heureux et elle était heureuse pour lui.
- Fêtons ça avec…
- … avec de quoi faire des French 75, l'interrompit-il avec une bouteille de Gin dans une main et une de champagne dans l'autre.
Le sourire de Pansy s'élargit. C'était le cocktail qu'il avait choisi, l'autre soir. Après lui avoir fait goûter, elle avait regretté son choix et, bon prince, George avait échangé leurs verres. À cet instant, Pansy avait senti le bas de son ventre se contracter agréablement.
Elle était contente qu'il soit là. Elle n'avait rien demandé, mais cette initiative et la spontanéité de sa venue la touchaient énormément.
Alors qu'il remontait ses manches pour s'attaquer à la préparation des cocktails, Pansy ressentit à nouveau les Billywigs dans le bas de son ventre. Il lui racontait quelque chose, si elle en croyait ses lèvres qui se mouvaient, mais elle n'entendait rien. Concentrée sur ses gestes un peu maladroits, elle laissa les picotements dans son ventre prendre possession de tout son corps.
Les glaçons tintèrent contre le verre, mais cela ne suffit pas à ramener Pansy sur Terre. Il pressa lui-même les citrons, versa le jus dans les verres et lécha le bout de son index sur lequel perlait un peu du liquide acide. Pansy ouvrit la bouche en même temps que lui sans s'en rendre compte. Elle déglutit avec peine en le regardant agiter le shaker par-dessus son épaule, comme le professionnel qu'il n'était pas, mais elle trouva ça terriblement sexy.
Ce ne fut que le "pop" de la bouteille de champagne débouchée qui la sortit de sa contemplation. George versa le dernier alcool dans sa préparation précédente dont Pansy n'avait loupé aucune étape. Il termina ses œuvres en râpant un zeste de citron qu'il accrocha au bord du verre pour la décoration.
George recula un peu pour admirer son travail. Il la regarda avec un sourire fier.
- Tadaaa ! s'exclama-t-il, les bras grands ouverts. Bon, ça sera pas parfait, mais j'ai fait de mon mieux. Peut-être qu'il y a un peu trop de…
- Prends moi sur cette table, Weasley, exigea Pansy d'une voix d'où perçait son excitation. Tout de suite.
Les yeux écarquillés de George témoignèrent de sa surprise. Cependant, celle-ci fut de courte durée. Elle céda sa place à cette étincelle maligne et sauvage que Pansy aimait tant chez lui.
Les cocktails furent vite oubliés quand il prit son visage en coupe pour l'embrasser. Pansy gémit sous sa bouche avant de s'y abandonner totalement.
Elle agrippa le bas de son pull en laine et tira dessus pour lui faire comprendre qu'elle voulait l'en débarrasser. Il lâcha ses lèvres le temps qu'elle le fasse et ils échangèrent un sourire à la fois tendre et complice. Sans parler de sentiments, il y avait quelque chose en plus entre eux. Cette fois ne serait pas comme la première, ils le savaient.
Leurs vêtements échouèrent sur le sol les uns après les autres. L'empressement de Pansy à sentir sa peau contre la sienne n'avait d'égal que le désir qui montait en flèche. Elle était impatiente. Elle brûlait d'impatience.
- Je savais que tu en redemanderais, ricana George alors qu'elle venait de récupérer sa baguette pour lancer les sorts de protection.
Un flash de leur première fois, dans sa boutique, lui apparut brusquement.
- Je veux que ce soit très clair entre toi et moi. On baise sur ce comptoir, ou ailleurs si le cœur t'en dit, mais c'est tout, OK ?
- Tu vas en redemander, Parkinson.
Entre ses bras, Pansy débordait de chaleur et de désir. Plus il la caressait, plus elle en réclamait. Plus il l'embrassait, plus elle s'embrasait. Alors même si revenir sur ses décisions n'était pas quelque chose dont elle avait l'habitude, elle était d'accord avec le fait qu'il n'y avait que les imbéciles qui ne changeaient pas d'avis. Et elle n'était pas une imbécile.
Pour son plus grand plaisir, George la prit au mot et s'appliqua à respecter au pied de la lettre son exigence de la prendre sur-le-champ. Le marbre froid de la table lui fit arquer le dos, mais pas autant que la pénétration de son amant. Tout de suite, c'était tout de suite.
Lorsqu'elle sentit les doigts de George s'enfoncer plus fort dans ses hanches, elle ouvrit ses yeux qu'elle n'avait pas conscience d'avoir fermés. La lueur sauvage dans son regard était toujours présente et lorsqu'il lui sourit, Pansy sentit son cœur exploser dans sa poitrine. Elle agrippa sa nuque afin d'attirer son visage au sien pour l'embrasser avec ferveur.
Il suffit d'un ultime coup de rein assez profond pour que Pansy voit des étoiles, l'onde de l'orgasme irradiant tout son corps. Elle sentit George jouir en elle quelques secondes plus tard, ses doigts pressant ses flancs avec force.
Le temps d'un battement de cils, Pansy se retrouva allongée sur le canapé, blottie contre George. Leurs souffles désordonnés remplissaient le salon et malgré les frissons répétés de son amant, Pansy continuait de promener son index sur sa peau presque entièrement recouverte de tache de son.
Elle remonta le long de son bras, longea son épaule, caressa son cou, les contours anguleux de sa mâchoire, jusqu'à s'arrêter à son oreille. Ou plutôt, ce qui fut un jour son oreille droite.
- Comment c'est arrivé ? demanda-t-elle sans pour autant toucher. Tu m'as déjà dit que c'était à cause de Rogue, mais je n'en sais pas plus.
- Un maléfice, expliqua-t-il simplement.
Pendant de longues minutes, il lui raconta dans les moindres détails ce qu'ils appelaient entre eux "la bataille des sept Potter" et comment le Sectumsempra de Rogue avait atteint son oreille alors qu'il était sur un balai avec Remus Lupin.
Pendant tout son récit, Pansy laissa flotter ses doigts au-dessus de sa blessure sans oser toucher.
- Je sais que les Moldus font des greffes et même si j'y ai déjà pensé, je ne veux pas. Ça fait partie de moi.
- Je comprends.
Pansy le trouva fort. Elle qui était si attachée à son apparence n'aurait jamais assumé une telle différence. Il n'y avait qu'à voir tous les efforts qu'elle faisait pour qu'il ne la voie pas en pyjama… Elle admirait son courage et son indifférence face au regard des autres.
Elle reprit son exploration de son corps de la pulpe de son doigt, s'arrêtant parfois çà et là sur une concentration de taches de rousseur. Si elle avait eu l'éternité devant elle, elle aurait aimé les compter une par une.
Eh voilà !
Alors y'en a deux qui prennent clairement du bon temps, pendant que les deux autres vont sortir les rames pour comprendre qu'ils se plaisent ahah.
À part ça, qu'avez-vous pensé du chapitre ? De cette deuxième tâche et de tous les à côtés ?
Je vous rappelle qu'il n'y aura pas de chapitre la semaine prochaine, on se retrouve le 31.
Du love pour vous, à mercredi !
