Je ne possède aucun des univers de ce recueil
Pour la troisième année, j'ai décidé de consacrer le mois de juillet aux bromances en créant un défi mensuel avec un prompt par jour. Le but est d'écrire un texte par jour sur tous les types de relations amicales profondes. Défi en commun avec PetiteDaisy !
Pourquoi juillet ? Eh bien parce que le 30 c'est la journée mondiale de l'Amitié, c'était bien comme point d'orgue ;)
Oui, je commence la publi très en retard, mais j'étais en déplacement et j'ai eu une mois de dingue. Je vais essayer de rattraper.
En espérant que cela vous plaise
Bonne lecture
PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)
BROMANTIC JULY 2022
4. Road Trip : Napoléon Solo & Illya Kuryakin (The Man from U.N.C.L.E)
Illya et Napoléon avaient rarement l'occasion de se détendre. Entre les missions périlleuses avec Gaby et les menaces constantes, ils n'avaient que peu de temps pour penser à autre chose qu'à U.N.C.L.E. Alors, quand une accalmie rare s'installa dans leur quotidien, Napoléon suggéra une idée audacieuse : un road trip à travers les États-Unis pour faire découvrir le pays à ses amis. Gaby fit la moue et marqua une préférence pour quinze jours de vacances au soleil sur une plage, mais Illya accepta. Officiellement pour ne pas paraître rustre, officieusement parce qu'il avait compris que Napoléon avait déjà tout planifier et qu'il n'aimait pas voir son ami déçu.
Il prépara donc une valise avec le strict minimum se demandant bien ce que ce voyage allait lui réserver comme surprises.
...
Le jour du départ, le soleil du matin illuminait les rues de New York alors qu'Illya et Napoléon quittaient la ville dans une Chevrolet décapotable rouge. Napoléon, en conduisant, ne pouvait s'empêcher de sourire, tandis qu'Illya, plus réservé, observait la route avec un mélange de curiosité et de prudence.
- Pourquoi une décapotable ? Demanda Illya, fixant le toit ouvert.
- Parce que, mon cher Péril Rouge, si nous devons faire un road trip, autant le faire avec style, répondit Napoléon en ajustant ses lunettes de soleil.
Illya fit une moue peu convaincue, mais enfila ses propres lunettes de soleil avant de réajuster sa casquette et de se caler dans sa voiture. Solo avait parfois des idées étranges… Napoléon fut un peu déçu qu'il ne renchérisse pas sur le choix idiot de voiture, mais en lançant un regard à son ami, il constata qu'il s'était endormi et cela l'amusa et le toucha en même temps. Illya lui faisait assez confiance pour s'endormir pendant qu'il conduisait et il s'était endormi parce qu'il avait vraiment besoin de repos. C'était une bonne idée ces quinze jours de vacances…
...
Au deuxième jour, leur première halte fut à Philadelphie. Ils visitèrent l'Independence Hall et dégustèrent des cheesesteaks. Napoléon raconta à Illya l'histoire de la Déclaration d'Indépendance et le russe lui donna l'impression de de l'écouter attentivement, appréciant les détails historiques.
- Tu vois, Illya, ce pays a été fondé sur des idéaux de liberté et de justice, dit Napoléon en mâchant son sandwich.
- Intéressant vous connaissant, répondit Illya en jetant un air suspicieux au sien, mais je préfère le borscht.
...
Au cinquième jour, leur route les mena à Nashville, le berceau de la musique country et des cowboys. Napoléon parvint à troquer la casquette d'Illya contre un stetson et les deux amis passèrent la soirée dans un bar local, écoutant des artistes jouer de la musique en direct. Napoléon tenta bien de convaincre Illya de monter sur scène avec lui pour chanter, mais ce dernier ne céda pas.
- Si tu me fais monter là-dessus, je te brise deux doigts.
- On n'avait pas dit que tu avais fait du progrès sur ta gestion de la colère.
- Ma colère va très bien, je te laisse le spectacle, tu as ça dans le sang, répondit le russe en sirotant son verre.
Napoléon sourit, le prit au mot et monta sur scène pour chanter une version entraînante de "Ring of Fire" de Johnny Cash, sous les acclamations du public. Même Illya, dans son coin, ne put s'empêcher d'applaudir, ça c'était un talent qu'il ne lui aurait pas prêter de prime abord.
...
Au huitième jour, la chevrolet roulait en silence sur la légendaire Route 66. Autour d'eux, ils découvrirent des paysages époustouflants et rencontrèrent par moment des personnages hauts en couleur.
Pendant le trajet, ils s'arrêtèrent dans des diners, parlèrent avec des habitants des petites villes qu'ils traversaient et capturèrent des moments inoubliables avec un vieil appareil photo. Illya, plus détendu qu'au départ commençait à vraiment à se prendre au jeu du road trip, ses yeux observant les paysages avec intérêt et fascination.
- Il y a vraiment quelque chose de fascinant avec cette route, souffla le russe en contemplant le désert.
- On dit que c'est l'âme de l'Amérique, répondit Napoléon sur un ton sérieux.
Illya tenta de jauger s'il lui disait une bêtise et Napoléon sourit.
- Après, moi tu sais, je suis new yorkais…
...
Ils atteignirent le Grand Canyon au lever du soleil le douzième jour. La vue était à couper le souffle. Les deux agents, habitués à l'agitation constante de leur métier, prirent un moment pour s'asseoir et contempler la grandeur de la nature.
- Ce lieu est vraiment incroyable, murmura Illya.
- Oui, répondit Napoléon, c'est vrai. Je suis déjà venu ici quand j'étais gamin ; mais je ne me rappelais pas que c'était aussi grandiose.
- Trop occupé par les filles.
- J'avais huit ans… Non, parfois, on oublie juste de s'arrêter et de profiter de la beauté qui nous entoure. Je pense qu'il faut grandir pour en appréhender pleinement la richesse…
...
Le quinzième jour, leur voyage se termina à Los Angeles. Les deux amis marchèrent sur la plage, visitèrent les studios de cinéma et goûtèrent à la vie nocturne animée de la ville. Au final, ils passèrent leur dernière soirée ensemble, avant le vol retour, sur une plage, les pieds dans le sable à regarder le soleil se coucher sur l'océan Pacifique. Ils étaient silencieux, perdus dans leurs pensées lorsqu'Illya brisa le silence en murmurant presque trop doucement pour que Solo l'entende.
- Merci, Solo. Ce voyage était... spécial.
- Tout le plaisir était pour moi, Illya. Nous la méritions cette pause, répondit Napoléon en lui tapant amicalement sur l'épaule.
Alors que les vagues léchaient le rivage et que les étoiles commençaient à briller dans le ciel californien, les deux amis savaient qu'ils avaient partagé quelque chose de rare et de précieux. Ce road trip resterait gravé dans leurs mémoires, un rappel que même au milieu du danger et de la mission, on pouvait toujours de la place pour l'amitié et l'aventure.
