SHINIGAMIS' ENDING — FALLEN ERA
Renji ne savait plus exactement quoi penser.
Bien sûr, il ne voulait pas que Kurosaki Ichigo reste totalement inerte, comme un légume.
Mais de là à prendre un tel risque et plonger dans le Monde Intérieur de Rukia sans garantie de retour, il y avait tout de même un pas énorme qui pourrait faire hésiter n'importe qui.
« — A-Attendez, déclara le vice-capitaine aux cheveux rouge. Et si Ichigo ne revient pas ? Pourquoi devrait-il y aller ?
— Arrête, Renji. C'est toi qui avais raison. Je ne vais pas rester planté là inutilement. »
Il y avait encore des gens qui comptaient sur lui.
Cette simple raison devrait être suffisante pour lui permettre de tenir un sabre, encore un petit peu.
« — Et donc ? Je peux très bien y aller aussi, lâcha le vice-capitaine. Ichigo est à peine remis de toutes ces histoires et …
— Renji. C'est vraiment à moi de le faire.
— Et pourquoi ça ?
— … C'est à cause de moi qu'elle a été blessée. Quand j'étais contrôlé par Aryen, c'est elle qui est venue à mon secours. Alors … je vais lui rendre la pareille. »
À côté, Kisuke Urahara ferma vivement les yeux.
Il ne voulait contraindre personne. Pas plus qu'il ne pouvait garantir la réussite de cette expédition pour le moins risquée.
Entreprendre de rejoindre le Monde Intérieur d'un autre Shinigami n'était pas quelque chose d'autorisé.
Pas une première expérience, mais cela ne comportait en réalité que peu d'intérêt scientifique. Cela expliquait notamment pour quelle raison un homme tel que Mayuri Kurotsuchi ne se penchait pas davantage sur la question.
« — … Très bien, reprit l'ancien capitaine. Abarai-san, est-ce que vous pouvez récupérer le Zanpakutô de Kuchiki-san ? »
Renji hésitait toujours.
Soudainement, alors que lui-même jouait l'homme fort et moralisateur quelques minutes auparavant, le voilà dans une posture particulièrement inconfortable et habité d'une fébrilité difficilement contrôlable.
Il exécuta néanmoins les paroles de cet homme.
« — … Merci. Nous allons pouvoir débuter. »
Il plaça ainsi Sode no Shirayuki dans la main inerte de sa propriétaire.
« — Kurosaki-san, prenez donc votre Zanpakutô. Vous vous déjà de votre départ pour votre Monde Intérieur, n'est-ce pas ?
— Plus ou moins.
— Il va falloir faire le vide dans votre esprit et faire exactement la même chose. Néanmoins, il est important que votre Zanpakutô touche celui de Kuchiki-san.
— Et après ? C'est tout ?
— C'est à moi de maintenir un petit équilibre entre vos reiatsu, pour que vous plongiez dans l'autre monde intérieur.
— … Combien de temps vous serez capable de le faire ?
— … Ne vous inquiétez pas pour moi, répondit calmement Urahara. Il y a bien plus important.
— Attends ! »
Renji finit par céder.
Ichigo se retourna vivement dans sa direction.
Sa résolution ne faiblirait plus.
« — … Désolé, Ichigo, s'excusa-t-il.
— Tu t'excuseras plus tard, lâcha l'intéressé, en fermant les yeux. »
Chapitre 35 : Burning Hearts in Frozen World
Hueco Mundo — Palais de Las Noches.
Lentement, elle émergea.
Sa conscience, voilée depuis de longues heures, retrouvait enfin des couleurs.
Pourtant, son corps entier appelait encore à être ménagé. Mais une seule image revenait inlassablement à son esprit.
Celle d'un ami proche au regard désespéré.
Se raclant la gorge, elle affronta alors cette lourdeur, qui emprisonnait l'intégralité de son corps.
« — Arrête. »
Se redresser depuis le lit luxueux mis à sa disposition relevait déjà d'une certaine épreuve, mais la voix autoritaire qui résonna alors dans la grande pièce en rajouta même une couche.
Elle appartenait à Tia Harribel, reine du Hueco Mundo et visiblement peu satisfaite de la tournure des événements.
« — Harribel … ?
— Tu n'es pas en état de faire n'importe quoi, argua-t-elle. J'ai dû employer la manière forte pour te faire revenir à la raison, en plus du sérum donné par ces Shinigamis.
— Q-Que quoi ? »
Nelliel Tu Oderschvank avait encore l'esprit embrumé, sans l'ombre d'un doute. Elle secoua négativement la tête, en étant encore bien en peine de pouvoir bien comprendre toutes les paroles prononcées par la belle femme en face d'elle.
Harribel vint alors simplement s'asseoir à côté de sa partenaire, un regard toujours désapprobateur greffé à son visage.
« — Ne te surmène pas, argua-t-elle, sans la regarder.
— … Je dois aller le secourir.
— … Qui ?
— Ichigo.
— Je m'en doutais. Tu penses un peu trop à cet humain.
— Humain ou pas, Ichigo est mon ami. Je ne peux pas le laisser tomber.
— Si tu pars dans cet état, c'est lui qui va devoir te secourir. »
Elle grimaça légèrement.
Il fallait bien reconnaître que son interlocutrice touchait un point plutôt sensible. Nelliel était loin de ressentir la plénitude de son pouvoir actuellement et son corps lui faisait encore mal.
« — Tu as fait exprès de ne pas me ménager, hein ?! accusa-t-elle soudainement.
— Oui. Ainsi, tu n'iras plus faire n'importe quoi qui pourrait nous mettre en danger.
— Q-Quoi ?!
— Repose-toi, Nelliel. Viendra bien un moment où tu pourras revoir cet humain. Mais en attendant, il est inutile de prendre des risques inconsidérés.
— Mais … »
De sa main droite, Harribel poussa la belle femme, qui s'écroula alors assez misérablement sur le lit.
Son esprit et son corps épuisés ne pouvaient pas se dissimuler.
« — Bon … je vais … me reposer un petit peu … »
Devant ce triste spectacle, Harribel poussa un léger soupir, en secouant négativement la tête.
Elle-même devait songer à l'avenir du Hueco Mundo. Un avenir qui paraissait tout de même fort discutable, dans les circonstances actuelles.
L'ennemi qui menaçait la Soul Society ferait certainement de nouveau parler de lui et à une échelle peut-être encore plus grande. Elle ignorait beaucoup de choses sur le déroulement futur des opérations, mais une chose lui paraissait certaine : l'avenir ne s'annonçait certainement pas sous les meilleurs auspices.
Rukongai — Base secrète d'Aryen Kaseren.
Les combats intenses, menés auparavant, avaient fini par l'épuiser.
À tel point qu'il tomba dans un sommeil plutôt lourd de plusieurs heures, peu après son retour au sein de cette base, qui ne resterait certainement plus si secrète pour bien longtemps.
Néanmoins, dans le but de finaliser les dernières opérations, qui conduiront à l'apothéose de cette décision folle de renverser le Seireitei, Aryen Kaseren ne pourrait rester éternellement dans l'ombre.
« — Tu es donc réveillé. Il était temps. »
Il fronça légèrement son regard, lorsque ce dernier croisa celui d'un homme qui venait tout juste d'ouvrir la porte de cette chambre.
Celui du Général Hôshi Kanata.
« — Vous veniez dans le but de me réveiller ? marmonna le brun, en se redressant convenablement.
— Par égard pour ton rôle, je t'ai laissé un repos mérité. Cependant, le temps va bientôt nous manquer.
— Vous avez lancé les hostilités à Karakura, soupira Aryen.
— Ce n'était pas tout à fait prévu, je dois bien le reconnaître.
— De toute façon, afin de générer la clé, il fallait bien attendre un peu.
— … Tes ennemis apparaîtront fort bientôt. Une fois cette ultime tâche accomplie, notre Roi reviendra parmi nous afin de continuer sa tâche ancestrale. Et toi, Aryen Kaseren ? Que demanderas-tu en récompense ?
— Il me semble déjà avoir répondu à cette question, argua le Shinigami. Je ne demande rien qui puisse être offert. Peu importe, maintenant. Mon existence n'a plus de sens depuis le moment où ma tâche avait été accomplie. »
Il ne se sentait pas beaucoup mieux, non.
Éliminer le capitaine-commandant ne provoquait pas de soulagement intense chez lui. Ou bien s'avéra-t-il bien éphémère, à tel point que lui-même ne s'en souvenait déjà plus.
« — Tu ne sembles guère enthousiasmé par ta victoire, fit remarquer l'homme à la chevelure immaculée.
— Je n'ai remporté aucune victoire, rectifia son interlocuteur. J'ai déjà tout perdu depuis trop longtemps. »
Une vengeance insensée et inutile. Pour autant, Aryen ne regrettait pas son geste et les bains de sang causés par sa main.
« — Il ne doit plus rester beaucoup de monde dans l'armée de pantins, argua Aryen se redressant totalement et changeant totalement de sujet.
— Effectivement. Cela dit, il n'y en n'aura plus besoin. Si tu es prêt, alors nous pouvons lever les brouilleurs et attirer les Shinigamis ici. Ce sera l'occasion de déployer la deuxième partie du plan à Karakura.
— Je suis à peu près certain que les Shinigamis vont également investir la ville de Karakura, déclara platement son interlocuteur.
— Certainement. Mais cela était également prévisible. »
Effectivement, il n'y avait pas d'autre alternative.
Le grand moment fatidique approchait à grands pas.
Les deux compagnons, luttant pour cette cause commune avec en tête des objectifs situés aux antipodes, se dirigèrent ainsi vers la fameuse pièce dans laquelle de multiples expériences étaient menées.
Aryen croisa rapidement les Arrancars dérobés à Szayel Apporo, qui servaient sa cause. Sans doute que ces derniers perdraient totalement en utilité au bout du compte. Mais leur sort, comme celui du monde, ne l'intéressait pas plus que cela. Il avait pratiquement accompli ce qu'il devait faire.
Vaincre Yamamoto Genryûsai n'était pas le seul motif de sa vengeance. Aussi cruel puisse-t-il avoir été, le capitaine-commandant n'avait pas été le seul coupable. La Soul Society et le monde créé par ses soins avait permis la tournure des événements. Alors ces derniers pouvaient disparaître.
Il n'y croyait pas, initialement.
Il n'y croyait pas, lorsque cet homme à la chevelure blanche était venu le rencontrer.
Il ne voyait alors les vieux contes du passé comme de simples contes.
Mais ces lointaines vérités ressurgissaient au bout du chemin. Qu'aurait-il fait pour pleinement accomplir son objectif, le cas échéant ? Aurait-il réussi à vaincre Yamamoto Genryûsai sans ce concours de circonstances ?
Certainement pas.
Mais épiloguer sur ce qui s'était produit auparavant ne l'avancerait en rien.
Un bruit sourd.
Hôshi Kanata et Aryen Kaseren se stoppèrent dans leur marche.
Parce que ce grondement provenait du couloir vers lequel tous deux se dirigeaient. Pire encore, le corps d'un scientifique vola à toute allure, s'écrasant lourdement contre un mur dans leur dos, en aspergeant tous les alentours d'une forte quantité d'hémoglobine au passage.
Un homme.
« — … Tu devrais faire voir ta face. T'es vraiment surpris de me voir ? »
Une silhouette féline avançait, un regard assassin porté à l'encontre d'Aryen Kaseren.
« — … Effectivement, j'aurai dû me douter que vous pourriez revenir ici par égo.
— Par « égo » ? Te fous pas de moi, connard. J'suis venu éclater la gueule de tous ceux qui m'ont traité comme un putain de « spécimen », tu t'en rappelles ? »
Grimmjow Jaggerjack ne perdait pas son langage fleuri et poétique.
Une main dans la poche, le Sexta Espada se rappelait au bon souvenir de ceux qui avaient osé l'humilier de la plus confondante des manières. Aujourd'hui, il prendrait sa revanche.
« — Vous êtes dorénavant libre d'agir à votre guise, Grimmjow Jaggerjack. Mais personnellement, je ne vous imaginais pas revenir ici. Vous n'aviez pas de très bons souvenirs de cet endroit, après tout. »
Aryen nota d'ailleurs que d'autres corps d'Arrancars trainaient dans les alentours, déchiquetés par les griffes de cet animal sans foi ni loi.
« — Fallait effacer mes souvenirs ou une connerie de ce genre, clama le bleuté, en dégainant immédiatement son Zanpakutô. »
Un geste net et simple, qui suffit à créer des remous dans l'atmosphère.
« — Alors ?! J'commence par lequel ?! »
Aryen et Hôshi se jetèrent un faible regard.
« — Vous êtes un contretemps ennuyeux, Grimmjow Jaggerjack. Je n'ai pas le temps pour ces petites histoires.
— Ha ! Tant pis pour toi, tu vas devoir le prendre ! »
Sans plus attendre, l'Espada de la Destruction s'appuya vivement sur le sol, avant de décoller vers sa cible.
Et un choc impressionnant résonna encore, lorsque l'épée de cet Arrancar belliqueux rencontra celle de son ennemie. Pas Aryen Kaseren, mais son acolyte supposé.
Brandissant son épée, Hôshi Kanata venait de faire barrage en laissant sa lourde lame stopper un Grimmjow contrarié. Malgré une impressionnante force physique déployée au cours de ce mouvement, suffisante pour faire trembler les murs du couloir sans les toucher, cela ne lui permettait pourtant pas de prendre un avantage significatif.
« — Tch ! T'es qui ?!
— Cela n'a pas beaucoup d'importance, argua son interlocuteur à la chevelure blanche. Nous n'avons néanmoins pas de temps à perdre avec toi. »
Une lumière intense se concentra autour de l'épée du Général, jusqu'à exploser avec violence. Touché à bout portant, Grimmjow Jaggerjack fut ainsi directement projeté à l'autre bout du corridor, explosant la porte d'entrée menant au laboratoire vers lequel ses deux ennemis se dirigeaient.
Ce seul coup ne suffirait pas à en venir à bout. Le Sexta finit un genou à terre mais les nerfs déjà à vifs, lorsqu'il redressa la tête.
« — Connard, siffla-t-il. Je vais tous vous buter ici ! »
Les menaces adressées ne rencontraient néanmoins qu'un faible écho chez ses cibles. Hôshi et Aryen pénétrèrent ainsi directement dans la grande pièce encore blanche, au fond de laquelle se trouvait justement plusieurs grands bocaux.
Grimmjow reconnaissait parfaitement cet endroit. Il avait été placé dans ce type de local infâmant et la simple vue de cette pièce suffisait à faire monter la rage dans son corps tout entier.
Son regard carnassier se posa alors sur l'homme qui venait de l'éjecter ici, tandis que sa poigne se ferma avec plus d'insistance sur son Zanpakutô.
Il se vengerait de ces humiliations répétées.
Personne ne pourrait lui échapper … !
Un vent frais.
Un vent froid.
Un vent glacial.
Où plongeait-il … ?
Sa conscience disparaissait progressivement.
Cette sensation se révélait fort singulière. Plonger consciemment dans le monde d'une autre personne, il appréhendait malgré tout un petit peu.
Ce vent glacial s'étendit, sifflait encore plus fort.
Sans surprise, pour une femme qui maniait un Zanpakutô de glace, cet endroit ressemblait à une banquise interminable.
Cette blancheur immaculée s'étendait à perte de vue, n'offrant aucune autre couleur ou presque, afin de contrebalancer ce désert blanc.
Sans compter, de plus, sur la puissante neige qui s'abattait sans répit. Tous ces éléments visuels contraignants, rendait l'arrivée de Kurosaki Ichigo plutôt difficile. Se repérer dans l'espace ici constituait déjà une étape difficile de son adaptation progressive.
Il posa ainsi les pieds sur cette surface froide, dans laquelle le jeune homme donnait l'impression de pouvoir s'enfoncer à n'importe quel moment.
« — En règle générale, cet endroit est plus accueillant. »
Une voix douce retentissait, sans qu'Ichigo ne parvienne à l'identifier sur-le-champ.
Mais après quelques secondes de réflexion, la réponse paraissait si évidente que le jeune homme ressentit presque une honte gagner son esprit.
Une silhouette gracieuse se détacha du paysage, pour apparaître juste devant le Shinigami Remplaçant. Sa longue chevelure lavande, claire et soyeuse, cascadait avec autant d'élégance qu'elle-même.
Son long kimono blanc s'harmonisait parfaitement avec le décor ambiant, tout comme sa peau pâle et son regard d'un bleu glacé.
« — … Vous êtes Sode no Shirayuki, je me trompe … ?
— Et vous êtes Kurosaki Ichigo. »
Elle ne parlait pas forcément de la plus accueillante des façons.
Comment devait-il réagir ?
« — Les visites sont plutôt rares et constituent même une violation de la vie privée des Shinigamis.
— Je … suis désolé. Mais si je suis venu ici … c'est pour aider Rukia à sortir. »
Elle lui lança un faible regard, depuis lequel Ichigo ne sentait finalement pas la trace d'une quelconque animosité.
Sode no Shirayuki, incarnation du plus beau Zanpakutô de la Soul Society, ferma ses yeux, avant de lâcher un faible soupir, qui se perdit dans le souffle glacial du vent.
« — … En effet, Rukia-sama ne peut plus entendre ma voix.
— … Où est-elle passée … ? »
D'un seul geste toujours gracieux et raffiné, Sode no Shirayuki balaya la neige se situant à sa droite, offrant un tout petit peu plus de lisibilité.
À cet instant, Ichigo Kurosaki remarqua alors la présence d'un vaste océan glacial, ponctué de morceaux de la banquise.
« — Elle se situe au fond de cet océan.
— M… Mais pourquoi … ?
— Rukia-sama porte sur ses épaules des fardeaux que tous les humains sont susceptibles de ressentir. La culpabilité la ronge depuis des années maintenant.
— La culpabilité ? Mais elle n'a rien fait de mal … !
— Ce n'est pas ce qu'elle se dit. Même si je suis d'accord avec vous et que je pourrai tenter de lui parler de cette façon, elle ne peut toujours pas l'accepter. Les blessures, les disparitions de ses proches, les choix qu'elle fait … le dernier en date vous a concerné.
— Avec … ma capture … ?
— Oui.
— Elle n'avait rien à voir avec ça, marmonna Ichigo. Elle a déjà pris assez de risques pour ne pas avoir à s'en vouloir du tout.
— C'est parce qu'elle s'en voulait … qu'elle est venue à prendre de telles risques, rectifia lentement la belle femme. »
C'était absurde.
Absurde et injuste.
Ichigo serra vivement les dents.
« — Que comptez-vous donc faire, Kurosaki Ichigo ? »
Sode no Shirayuki lui posa une question simple mais importante.
Le rouquin se retourna vers cette immense étendue d'eau.
« — Je ne suis pas ''Kurosaki Ichigo.'' Je suis juste une imitation … »
La belle femme ne répondit pas, conservant un silence face à ces paroles lourdes de sens. D'autant plus que le Shinigami Remplaçant ne semblait pas avoir terminé sa courte tirade.
« — … Mais je crois que je peux quand même faire quelque chose. Elle est bloquée sous l'eau, hein ?
— Prisonnière d'un bloc de glace difficile à franchir pour moi, précisa Sode no Shirayuki.
— Dans ce cas, je vais la libérer.
— … La pression sous-marine et le froid environnant risquent d'être difficiles à supporter pour vous.
— … Si je ne le fais pas, alors mon existence elle-même n'aura aucun sens. »
Il empoigna son Zanpakutô avec fermeté, en se raclant la gorge.
« — … Elle n'a rien fait de mal. S'il y a quelqu'un qui doit s'en sortir entre nous, c'est elle.
— Kurosaki Ichigo … »
Elle finit par hocher doucement la tête, en fermant ses yeux.
« — L'épaisseur de la couche de glace, la profondeur de ces abysses … tout cela est né de sa culpabilité. Alors … que vous soyez ou non le vrai … sauvez-la, je vous en supplie. »
Formuler une telle demande pouvait être égoïste.
Envoyer ce jeune homme au fond de cet océan glacial revenait pratiquement à le condamner à mort.
Mais Ichigo Kurosaki était un homme capable de faire basculer les choses dans l'irrationnel et le miracle.
Alors son image, doté des mêmes sentiments et de la même détermination, pouvait en faire de même.
Il sauta alors, sans se retourner vers le Zanpakutô.
Il affronterait cette infinité.
Il affronterait par la même occasion ses propres tourments.
« — Bankai ! »
Une violente explosion rouge et noire engloutit l'hybride, qui plongea avec violence dans cette eau froide et inhospitalière.
Preview du Prochain Chapitre
Ichigo Kurosaki : Je viens te sauver, Rukia !
Rukia Kuchiki : Arrête, c'est trop dangereux !
Ichigo Kurosaki : Non, rien ne m'arrêtera !
Rukia Kuchiki (émue) : Ichigo …
Renji Abarai : Ouais bon oh, ça va oui ?
Kira Izuru : Jaloux, Abarai-kun ? Peut-être vas-tu intervenir lors du prochain chapitre, Farewells, non ?
Renji Abarai : Hahaha. Très drôle. Viens, on va discuter plus loin, toi et moi.
Kira Izuru : Non non, je suis bien trop occupé à pleurer comme une madeleine devant le couple qu'ils forment.
Renji Abarai : Q-Quoi ?! C'était pas ce que tu devais dire, normalement !
Kira Izuru : Est-ce qu'on t'a déjà parlé de ma Réécriture ?
Renji Abarai : Vraiment aucun sens.
Ichigo Kurosaki : Rukiaaaa !
Rukia Kuchiki : Ichigoooo !
Renji Abarai : Pourquoi ils se comportent comme ça d'ailleurs aujourd'hui, hein ?
