Je ne possède aucun des univers de ce recueil
Défis mensuel consacré aux fratries. Un thème par jour tous les jours du mois de Mai [Papotage, Ecriture, Lecture et Bonne Humeur)
Pourquoi mai ? Eh bien parce que le 31 c'est la journée mondiale des fratries, c'était bien comme point d'orgue ;)
En espérant que cela vous plaise
Bonne lecture
PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)
SIBLING MAY 2024
POSTE DE POLICE : Mick & Joey Barrett (High Tide/Surfers Detectives)
La mort change tout. Mick avait dû se concentrer pour ne pas s'écrouler alors qu'il était obligé de passer par le poste de police. Le jeune policier n'avait que 25 ans, mais il venait de vivre le pire qu'un flic pouvait vivre, on venait de tuer son meilleur ami et coéquipier. Il était mort dans ses bras et il n'avait même pas pu rentrer chez lui pour s'effondrer, les services internes avaient besoin de le débriefer le jour même. Il savait que ça allait finir tard et ils avaient été si pressé de l'interroger qu'ils l'avaient empêcher de de téléphoner à son frère pour lui dire. Mick avait tenté de leur expliquer que c'était vraiment important, mais ils voulaient comprendre rapidement comment il pouvait en être arrivé à un tel drame, alors il n'avait pas le temps de passer des coups de téléphone. Mick obéit, mais il était inquiet parce que Joey n'avait que 15 ans et qu'il était souvent angoissé par le métier de son ainé. Un métier dans lequel il s'était engagé à la mort de leur parents cinq ans plus tôt parce qu'il lui fallait un travail rapidement pour assumer son rôle de chef de famille après la mort brutale de ces derniers.
- Vous m'écoutez sergent Barrett !
Mick sursauta et redressa la tête vers l'inspecteur des affaires internes avant de laisser son regard se poser sur l'horloge.
- Je suis désolé, il est tard, je voudrais juste passer un coup de téléphone.
- Nous avons presque fini, répondez à mes dernières questions et vous pourrez rentrer chez vous.
Mick hocha la tête, il n'avait rien contre les affaires internes, surtout qu'il n'avait rien à lui reprocher dans cet atroce drame, mais là, il ne pouvait penser qu'à Joey, parce que la fusillade était l'information principale de toutes les chaines de télévision et qu'avec leur attitude de charognards, ils ne cessaient de répéter que l'un des policiers de ce poste était mort… Toutefois, il se concentra, répondit du mieux qu'il put et sortit de la pièce en courant quand on lui donna l'autorisation de le faire.
Toutefois, il n'eut pas le temps de prendre un téléphone parce qu'à cet instant, à l'accueil du bureau il vit entrer un adolescent livide et les yeux rougis par les larmes qui se dirigea vers l'agent à l'entrée pour lui parler. Mick bondit et sortit du bureau en courant.
- Joey !
En entendant son prénom, son jeune frère redressa la tête et se mit à trembler. Mick le rejoignit et le tira pour l'enfermer dans ses bras et le bercer avec tendresse.
- Je vais bien. Je suis désolé. Je vais bien.
- Pourquoi tu ne m'as pas appelé ? Il disait qu'un flic était mort… Pourquoi tu ne m'as pas appelé ? J'ai cru que je t'avais perdu…
Joey pleurait en tremblant comme une feuille et Mick comprenait parfaitement qu'il ait eu peur. Alors, il ne dit rien et le berça avec toute la tendresse qu'il pouvait lui donner, prenant le temps de le calmer avant de murmurer avec tendresse pour l'apaiser.
- Je suis désolé petit frère, Je devais répondre à des questions avant de t'appeler, mais tu vois je vais bien. Tu ne m'as pas perdu et jamais tu me perdras, je tiens bien trop à toi pour t'abandonner.
- Mais parfois ça ne suffit pas, sanglota Joey, faisant allusion à leurs parents.
Mick frissonna et caressa doucement le dos de son cadet. Lui aussi était à deux doigts de craquer, revivant sans cesse la mort de Steve, mais pour le moment, le plus important ce n'était pas lui, mais la personne qui pleurait dans ses bras et dans les cheveux duquel il déposa un baiser.
- Allez viens, rentrons à la maison. Il est tard… Si tu veux, on dormira ensemble.
