Je ne possède aucun des personnages de la série TV.
Un recueil de textes courts sur l'univers de la série Cameron Black l'illusionniste (Déception, 2018) nous plongeant dans un instant ou une pensée des protagonistes de l'histoire.
Ce texte a été écrit pour un atelier du Discord : Papotage, Ecriture, Lecture et Bonne Humeur sur le thème "YinYang"
En espérant que cela vous plaise
Bonne lecture
PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)
Les deux faces d'une même pièce
Cameron et Jonathan c'étaient les deux faces d'une même pièce, l'eau et le feu, le Soleil et la Lune, la lumière et les ténèbres, le Yin et le Yang. Les deux jumeaux le savaient, il y en avait un qui était fait pour être dans la lumière et l'autre qui ne devait pas quitter l'ombre. Pire, leur père avait nié jusqu'à son existence, présentant Cameron comme son fils unique, le seul dont il voulait parler, le seul qu'il présentait au monde.
Après tout, pour un magicien, avoir la chance d'avoir des jumeaux c'était une vraie aubaine, un jackpot inespéré ! Très tôt il avait poussé Cameron sur scène et Jonathan était devenu « celui qui n'existait pas ». Celui qu'il n'hésitait pas à enfermer dans un placard pour qu'il ne soit pas tenter de sortir à l'extérieur quand il partait faire des courses avec son frère ou à le menotter au lit de sa chambre après avoir prit soin de fermer les volets pour que personne ne puisse le voir…
Cela aurait pu les briser et séparer les jumeaux à tout jamais, mais les deux garçons avaient toujours fait corps. Quand leur père maltraitait Cameron, l'enfermant dans des containers ou des boites malgré sa claustrophobie pour le forcer à se dépasser, quand il se décidait à récompenser Jonathan et que Cameron prenait sa place pour que son frère puisse marcher un peu à l'extérieur, quand Jonathan était menotté à son lit et punit pour s'être rebellé, les deux frères faisaient corps… Pendant des années, ils avaient vu ça comme « normal », après tout, ils n'avaient vécu que ça depuis leur enfance, mais maintenant qu'ils étaient adultes et que leur père était mort un constat amer les traversait :
- Ils nous a quand même bien démolis notre père, souffla Jonathan dans le cabinet du téléphone.
- Ça c'est sûr, renchérit Cameron, rêvant de rejoindre son frère pour le prendre dans ses bras, mais il ne nous a pas détruit et cette fille qui t'a piégé ne le pourra pas plus… Tiens bon Johnny, je vais prouver son existence et te sortir de cette prison.
- Et si tu n'y arrives pas ?
- On changera de place par moment quand je viendrais te voir, répondit Cameron pour détendre l'atmosphère. Nous sommes illusionnistes et jamais personne ne s'était rendu compte que nous étions deux, il n'y a pas de raison que ça change.
Au bout du fil, Jonathan ne put retenir un léger rire. C'était vrai, mais jamais il ne laisserait Cameron dans cette prison, ce n'était pas sa place !
