Je ne possède aucun des personnages du manga.
Un recueil de textes courts sur l'univers du manga Goldorak, nous plongeant dans un instant ou une pensée des protagonistes de l'histoire
Ce texte a été publié pour la première fois dans le cadre d'un défi bromance. J'ai décidé de publier aussi dans le fandom d'origine.
En espérant que cela vous plaise
Bonne lecture
PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)
QUELQUES TEXTES SUR LE PRINCE DE L'ESPACE
Sauver un ami
Alcor les savait, le professeur serait sans doute fou de rage s'il apprenait ce qu'il était en train de faire, mais en même temps, est-ce qu'il pouvait faire autrement ? Véga était devenu de plus en plus dangereux et pour les sauver, Actarus s'était rendu. Il s'était offert à leurs ennemis et Alcor lui en voulait. Se sacrifier ne voulait pas dire qu'ils allaient les laisser en paix, il le tuerait et après il détruirait la Terre et le jeune pilote ne pouvait pas laisser son ami mourir, c'était inconcevable ! Il était plus qu'un ami. Ils se disputaient, ils se battaient même parfois, mais ils s'aimaient comme deux frères, un mot affectueux que les deux employaient tout le temps l'un pour l'autre. Il ne pouvait pas laisser son frère mourir, surtout qu'il connaissait Véga et qu'il savait parfaitement qu'ils ne se contenteraient pas de le tuer. Ils allaient le torturer lentement, pendant des jours avant de lui porter le coup de grâce. Alcor avait l'impression de l'entendre gémir de douleur dés qu'il pensait à lui. Il secoua la tête et tenta de chasser cette pensée perturbante, se concentrant sur son objectif, se faufiler dans l'une de leur soucoupe.
Etrangement, les hommes de Véga ne les surveillaient pas plus que cela et il parvint à se glisser à l'intérieur de l'une d'entre elles. Son cœur battit fort pendant tout le trajet et quand il atteignit le vaisseau, il retint son souffle. Tout devint sombre et le jeune homme comprit qu'il était seul. Apparemment, personne ne semblait s'être rendu compte qu'ils avaient un passager clandestin. Alcor sortit prudemment de sa cachette, descendit de la soucoupe et regarda autour de lui. Il ne vit rien, resserra la main sur le manche de son arme et se faufila dans les couloirs de la base. Il devait trouver les quartiers de détention et vite ! Il ne pouvait pas s'attarder trop longtemps !
Tout en se faisant le plus discrètement possible, il ne tarda pas à repérer un couloir qui devait mener aux quartiers de détention. Au vue de la manière dont ils traitaient leurs adversaires, ils ne devaient pas avoir beaucoup de prisonnier. Il espérait qu'ils en avaient encore un en vie.
A l'approche du centre de détention, il croisa deux gardes qu'il élimina sans donner l'alarme. Il camoufla leurs corps et courut vers les cellules. Il y en avait qu'une de verrouiller et il l'ouvrit fébrilement. Son cœur battait vite et il ne put retenir un glapissement en découvrant la scène devant ses yeux.
- Non ! Actarus !
D'un bond, il courut en direction de son ami, suspendu douloureusement par les bras en face de lui. Il lui avait attaché les mains dans le dos avant de le suspendre, ce qui le forçait à être suspendu dans une position particulièrement douloureuse qui disloquait peu à peu ses épaules. Son corps était couvert de lacérations et son sang en suintant avait formé un une flaque alarmante sous ses pieds.
- Non ! Pas ça !
En tremblant, Alcor se rapprocha de lui. Il tira son pistolet et fit sauter ses attaches. Le corps d'Actarus s'écroula et il passa une main autour de lui pour le récupérer tout en se laissant tomber à genoux.
- Actarus !
Il allongea doucement son ami dans ses bras et le secoua sans le brusquer.
- Allez Actarus, ouvre les yeux, je suis là.
Le prince d'Euphor gémit faiblement sans reprendre connaissance et le cœur d'Alcor accéléra. Ils l'avaient torturé. Il était si faible et cela le terrifiait parce qu'il savait parfaitement qu'il ne pourrait pas les sortir de là s'il ne parvenait pas à tenir sur ses jambes, c'était déjà un miracle qu'ils ne l'aient pas encore repéré.
- Actarus !
Est-ce que son angoisse parvint à l'atteindre, mais son ami se cambra dans ses bras et ses paupières papillonnèrent ? Alcor tenta de lui sourire pour cacher son inquiétude.
- Hey !
L'euphorien gémit et tenta de se concentrer afin de murmurer dans un souffle.
- Alcor… Mais qu'est-ce… que tu fais là ?
- Je ne pouvais pas t'abandonner mon frère…
- C'est de la folie… tu…
Actarus gémit plaintivement et Alcor le redressa. Sa main pressa sa joue.
- Non, reste avec moi Actarus… Reste en vie, je ne vais pas te perdre… On va sortir de là.
- Non… Je ne sortirai pas d'ici…
- Bien sûr que si ! S'exclama Alcor en le tirant sur ses pieds. On va sortir de là ensembles.
- Ils vont te… tuer… tu…
- Eh bien si je dois mourir, qu'il en soit ainsi… Je préfère mourir en essayant de te sauver que de vivre en les laissant te torturer à mort, appuie-toi sur moi… Je te jure qu'on va sortir d'ici !
Actarus était à la fois touché et terrifié par la détermination de son ami. Lui qui avait tout fait pour tenter de les protéger…. Voilà qu'il était prêt à mourir pour le sauver, alors il devait résister à son épuisement et ses douleurs, hors de question qu'il s'effondre. Jamais il ne serait la cause de sa mort. Il avait raison… Ils leur restaient une chance de sortir de là, il devait tenir bon.
- Tu es prêt ? Demanda Alcor en tirant son arme.
- Non, mais je crois que nous n'avons pas le choix…
Alcor hocha la tête. Son cœur battait vite. C'était maintenant que tout allait se jouer… Cela se terminerait peut-être mal, mais au moins, ils étaient ensembles. Cela rendait tout cela moins effrayant d'un coup.
