Tout ce que j'ai à dire c'est… enjoy! ;)


Chapitre 19 – Bulma

Ce torse dur comme le roc contre son dos. Cette main puissante dans ses cheveux. Cette fourrure incroyablement douce et chaude qui lui caressait la jambe. Et ce sourire qu'il venait d'afficher en la regardant droit dans les yeux.

Un sourire arrogant, présomptueux. Et rempli de sous-entendus.

Oh… putain.

Végéta était en train de la rendre folle.

Avec ses humeurs imprévisibles. Avec ses envies indéchiffrables. Avec son attitude hautaine et sûre de lui. Avec tous ces muscles magnifiques dont elle avait tellement envie.

Et avec ce foutu sourire.

Jamais un homme ne lui avait fait cet effet. Jamais elle n'avait autant désiré quelqu'un… jamais elle n'avait autant désiré être possédée par quelqu'un.

Il la tenait prisonnière. Physiquement, et psychologiquement aussi. Il lui était impossible de se défaire de ses bras, et encore moins de cette pression insoutenable qui la rongeait de plus en plus.

Le voir apparaître dans l'unité médicale l'avait rendue perplexe. La frustration de l'entendre demander, ou plutôt exiger qu'elle refasse ses pansements l'avait envahie dès qu'il avait posé ses yeux ténébreux et inquisiteurs sur elle. Mais le sentiment avait vite été supplanté par cette sensation électrisante que sa présence implorait. Elle avait beau lui en vouloir d'avoir agi comme un con la veille, elle avait beau se répéter en boucle qu'il n'était qu'un imbécile assoiffé de contrôle et de pouvoir, elle n'arrivait pas ignorer ce magnétisme incompréhensible qui animait chacune de ses cellules lorsqu'il était question de cet homme.

Elle avait envie qu'il soit près d'elle. Elle avait envie qu'il la touche. Envie de son corps écrasé contre le sien, de ses mains dans ses cheveux et sur ses poignets. Elle avait envie de sentir ses lèvres impertinentes et prétentieuses se poser sur sa peau.

Et même s'il venait clairement de lui faire comprendre qu'il voulait encore tout contrôler, Bulma avait assez attendu, assez désiré. Elle n'en pouvait plus. Elle le laisserait faire à sa guise. Parce que c'était la seule façon de répondre à ce besoin irrationnel et qu'elle ne pouvait pas en faire autrement.

Cela faisait quelques secondes qu'il l'observait sans bouger. La tête haute, un sourire satisfait sur les lèvres, il la faisait vraisemblablement languir en profitant de l'idée qu'elle venait de s'abandonner à lui. Mais Bulma n'était pas de nature patiente, et surtout, elle aimait elle aussi contrôler. Et même si elle était consciente que physiquement, elle ne pourrait absolument rien faire contre un guerrier Saiyan aussi puissant, elle savait comment s'y prendre pour attirer la bête.

Sans le quitter des yeux, elle fit basculer sa tête vers l'arrière pour l'appuyer sur son épaule et exposer son cou. Elle espérait qu'il comprendrait l'invitation silencieuse et qu'il serait suffisamment tenté pour enfin mettre un terme à cette tension insoutenable qui la tenaillait.

Le message était clair et sa tactique fonctionna. Le sourire présomptueux de Végéta s'effaça. Ses yeux noirs dardèrent vers ce qu'elle lui offrait. Bulma le vit observer avec envie cette partie de son corps qu'il s'apprêtait sans aucun doute à conquérir.

Il pencha la tête, lentement. Bulma arrêta de respirer, anticipant avec excitation ce contact physique qu'elle brûlait de voir se concrétiser. Puis, enfin, il posa sa bouche sur sa peau. Juste en dessous de son oreille, une seule fois, longuement, et en sortant la langue pour la goûter au maximum. La jeune femme retint son souffle et ferma les yeux, se coupant de tout autre stimulus externe pour profiter au maximum de la sensation. La caresse était douce, chaude et paresseuse, un magnifique contraste avec le frisson électrisant qui lui traversa le corps.

Il se redressa ensuite, puis se pencha de nouveau pour l'embrasser une seconde fois de la même manière, sous la mâchoire. Cette fois, le baiser lui arracha un gémissement. Le Saiyan émit lui aussi un grognement sourd en réponse à sa plainte, contenté de sentir sa gorge vibrer de plaisir sous sa langue. Il ouvrit la bouche et recourba les lèvres pour érafler son épiderme de ses dents aiguisées. Même si elle savait la dentition de Végéta beaucoup plus menaçante que celle d'un Humain, et que le geste lui évoquait l'intention d'un prédateur qui s'apprêtait à mordre dans sa proie, ce dernier s'assura de faire preuve de juste assez de délicatesse pour ne pas la blesser.

C'est au troisième baiser, dans le creux de son cou celui-là, que Bulma perdit finalement le contrôle. Dès qu'elle sentit ses lèvres bouillantes s'écraser à cet endroit, le frisson se transforma en tempête et tout son corps fut pris d'un tremblement irrépressible. Incapable de se tenir seule sur ses jambes, elle s'abandonna complètement et se laissa aller contre le corps solide du Saiyan qui, instinctivement, la soutint en resserrant son étreinte. La tête de la jeune femme, qui reposait déjà partiellement sur l'épaule de Végéta, bascula mollement sur le côté pour lui faciliter l'accès. Il n'eut pas besoin de plus pour comprendre le message qu'elle lui envoyait. Encouragé par son apparente réceptivité, il l'embrassa avec encore plus d'intensité, prenant sans aucun doute énormément de plaisir à la voir languir sous son emprise.

-Végéta… souffla rêveusement Bulma en le sentant planter un quatrième baiser près de sa clavicule.

Elle s'était si souvent imaginé cet instant au cours des derniers jours, à prononcer son nom de cette manière pendant qu'il s'éprenait d'elle, que le gémissement était sorti tout seul.

Tout ça, cette étreinte, ces caresses, ces baisers… cette possessivité. C'était trop bon.

Malheureusement, c'est cette même démonstration d'euphorie qui mit fin au petit manège du guerrier. En une fraction de seconde, il retira sa bouche de son corps et Bulma sentit qu'il la retournait brutalement. Les puissantes mains de Végéta, l'une enfoncée dans ses cheveux et l'autre tenant fermement ses poignets dans son dos, n'avaient pas bougé. Mais le guerrier s'était assuré de la placer face à lui pour la regarder.

-Silence, dit Végéta dans un murmure en la toisant, ses yeux remplis de noirceur plantés dans les siens. On pourrait avoir des ennuis si d'autres savaient ce que je m'apprête à te faire.

Maintenant qu'il l'avait placé devant lui, Bulma en profita pour scruter ses traits sévères. Elle s'attarda sur ses lèvres encore humides des baisers qu'il venait de lui donner. Les muscles de sa mâchoire étaient crispés, accentuant encore plus son angulosité découpée au couteau. Il n'était pas beaucoup plus grand qu'elle, ce qui lui permettait d'admirer facilement ses iris obscurs qui lui donnaient un air menaçant et mystérieux à la fois.

Kami… il était beau. Si beau que ça lui en tordait les entrailles.

Elle allait vraiment avoir besoin de plus. Et vite.

La jeune femme sourit alors que les intentions du Saiyan s'insinuaient tranquillement dans son esprit.

- Et qu'est-ce que tu vas me faire, exactement, hum? demanda-t-elle en battant des cils et en feignant l'innocence.

Elle se laissa aller contre la paume qu'il avait enfoncé dans ses cheveux et cambra un peu le dos, faisant intentionnellement bomber sa poitrine généreuse dans sa direction. Elle était tout, sauf innocente, et elle espérait ardemment que son cette attitude aguichante l'encouragerait à poursuivre ce qu'il avait entamé.

- Tu vas me baiser, c'est ça? ajouta-t-elle en le regardant droit dans les yeux, son corps devenant tout d'un coup fiévreux. Qu'est-ce que tu attends… je ne rêve que de ça depuis des jours.

Elle se mordit l'intérieur de la lèvre, excitée par ses propres paroles. Le simple fait de s'imaginer Végéta en train de lui assener des coups de bassin attisait encore plus la tension dans le bas de son ventre. Le guerrier raffermit sa poigne dans ses cheveux. Ses pommettes saillantes furent soudainement teintées de rose.

Bulma retrouva son sourire, amusée. Ce n'était pas la première fois qu'elle voyait la timidité se peindre sur son visage. Le fait qu'un guerrier de sa trempe, d'apparence aussi ténébreuse et à la réputation aussi impitoyable, pouvait être aussi gêné par des mots si peu menaçants lui échappait totalement.

- Femme vulgaire, rétorqua-t-il en montrant les dents. Juste… tais-toi.

Végéta n'eut pas besoin de répéter son ordre une seconde fois. Sans plus attendre, il pencha la tête vers l'avant et s'assura personnellement qu'aucun mot supplémentaire ne soit prononcé en écrasant ses lèvres sur celles de Bulma, la faisant taire, elle et sa vulgarité.

Le baiser, contrairement à la veille, n'était pas hésitant. Sa bouche, assurée, avide, se mit à se mouvoir contre celle de la jeune femme avec force. La main qui agrippait ses cheveux se fit plus ferme, et il appuya contre sa nuque pour accentuer la pression sur leurs visages. Végéta pris une profonde inspiration, son torse se bombant comme si tout son corps était dévoué à l'embrasser.

Bulma, elle, l'accueillit sans aucun remords. Elle écarta les lèvres pour le laisser introduire sa langue dans sa bouche et elle répondit au baiser avec autant d'empressement qu'il lui était physiquement possible de faire.

Cela faisait deux fois en deux jours qu'ils s'embrassaient. Et comme la première fois, leur rencontre était empreinte d'une passion jamais égalée. Leurs corps, fébriles l'un contre l'autre, n'en pouvaient plus de ce que leurs tempéraments explosifs et entêtés leur refusaient. Végéta n'aurait jamais dû laisser sa fierté mettre fin à l'épisode de la veille. Et Bulma n'aurait jamais dû le laisser partir. Le fait d'y avoir mis fin les avait tous deux laissés affamés et c'était comme si le baiser frénétique qu'ils se permettaient de reprendre était le reflet de leurs esprits qui se laissaient finalement aller à se nourrir de ce dont ils avaient désespérément besoin.

Parce que c'est comme ça que Bulma le ressentait. Un besoin. Se retrouver dans les bras de ce Saiyan n'était pas seulement un désir, mais une nécessité. Pour elle, à ce moment, embrasser et toucher cet homme, cet alien qu'elle connaissait à peine, lui semblait être la seule bonne chose à faire. Malgré l'irritation qu'il lui inspirait constamment, malgré leurs différences apparentes et leurs valeurs divergentes, la jeune femme se laissa emporter par le baiser comme s'il s'agissait d'une fatalité, et que rien ne pouvait être fait autrement.

En moins de quelques secondes, Bulma s'abandonna complètement à Végéta, capitulant devant son désir de contrôle.

Soutenue par ses énormes bras, et complètement à la merci de ses habiles jeux de langue, la jeune femme était aux anges. La bouche du Saiyan était chaude et douce contre la sienne. Son corps puissant l'enveloppait merveilleusement. Sa prestance et son assurance étaient rassurantes. Et Kami! Il goûtait tellement bon! Si bon, qu'elle aurait facilement pu s'abreuver de lui et ne plus jamais goûter à autre chose dans sa vie. Comparé à ce baiser, tout ce que Bulma introduirait dans sa bouche à partir de maintenant aurait certainement un arôme fade et sans intérêt.

Le baiser dura plusieurs longues minutes, gagnant en intensité à chaque mouvement de lèvres, à chaque respiration, à chaque coup de langue. Puis, cette simple caresse ne fut plus satisfaisante. Il leur en fallait plus. Sans jamais cesser de l'embrasser, Végéta colla son corps contre celui de Bulma avec plus de fermeté. Ses jambes ne la soutenant presque plus, son centre de gravité fut soudainement déplacé et elle fut forcée de faire un pas vers l'arrière.

Puis un autre. Et un autre encore.

Végéta, lui, fit autant de pas en avançant. Il continua de la presser à reculer ainsi sur quelques mètres, jusqu'à ce que les fesses de Bulma se heurtent sur quelque chose derrière elle. La jeune femme fut déséquilibrée, mais le Saiyan la stabilisa contre lui. Leurs bouches encore unies, elle sentit qu'il la soulevait sans peine pour l'asseoir sur ce qu'elle devina être le lit médical.

Puis, il rompit le baiser.

Bulma ouvrit les yeux presque instantanément. Insatisfaite qu'il mette fin à ce qui n'aurait jamais dû cesser, elle tenta de reconquérir ses lèvres. Mais la main de Végéta qui était toujours enfouie dans ses cheveux l'en empêcha. Elle leva les yeux vers lui pour le questionner du regard, se demandant pourquoi il venait de lui arracher ce qu'elle brûlait d'avoir. Ses iris noirs la scrutaient déjà avec intensité, tels deux charbons ardents prêts à s'enflammer.

-Qu'est-ce que… pourquoi tu t'arrêtes… balbutia-t-elle, pantelante.

-Tais-toi, l'interrompit-il abruptement.

Bulma obéit. Quelque chose dans son ton impérieux lui disait qu'elle ne gagnerait rien à lui demander quoique ce soit. Il était évident que Végéta prenait plaisir à contrôler la situation et qu'il ne lui donnerait ce qu'elle désirait que s'il décidait qu'il en soit ainsi. Mieux valait éviter de le contrarier, et espérer qu'il ne prendrait pas trop de temps avant de mettre en action ce qu'il avait derrière la tête.

Heureusement pour elle et ses hormones, l'attente ne fut pas très longue. Les deux mains de Végéta étant occupées à lui tenir les cheveux et les poignets, Bulma sursauta lorsqu'une douce caresse se mit à parcourir sa jambe. Elle baissa les yeux et vit qu'il s'agissait de la queue du Saiyan qui traçait une fois de plus son chemin sur son corps. Tout comme la première fois, Bulma fut étonnée par la douceur de sa fourrure, et un frisson d'excitation la traversa lorsqu'il effleura la peau immaculée de sa cuisse en remontant lentement le long de celle-ci. Le Saiyan prit soin d'en épouser parfaitement les courbes, l'ondulation lascive qu'il reproduisait sur elle suscitant des émotions… contradictoires.

Ayant côtoyé Goku depuis son adolescence, Bulma s'était souvent demandé ce que ça ferait de toucher la queue d'un Saiyan. D'abord impressionnée par sa force et son habileté, elle avait ensuite compris qu'il s'agissait d'une faiblesse qui pouvait facilement être exploitée chez lui. Voilà pourquoi son meilleur ami s'était toujours assuré de la garder hors de portée de qui que ce soit, enlevant ainsi à Bulma la possibilité de satisfaire sa curiosité à propos de l'étrange appendice.

Quant à celle de Végéta, elle s'était souvent surprise à l'observer lorsqu'elle lui octroyait des soins, se demandant si celle-ci était aussi sensible que celle de Goku et si elle lui permettait à lui aussi de se transformer en énorme singe agressif et incontrôlable lors des périodes de pleine lune. Elle s'était toutefois gardé une réserve, et n'avait pas osé la toucher ni poser de questions à son patient déjà facilement irritable.

Et puis voilà… contre toute attente, elle pouvait finalement sentir le long appendice glisser sur sa peau. Mais Végéta l'utilisait d'une façon plutôt… inattendue. Parce que jusqu'à maintenant, jamais il ne lui était passé par la tête que la queue d'un Saiyan puisse être à l'origine d'une caresse aussi sensuelle.

Et même si la sensation lui parut d'abord un peu étrange, elle était aussi terriblement excitante.

Hypnotisée, Bulma l'observa attentivement serpenter lascivement sur sa peau, sa prise ferme et agile se dirigeant progressivement vers l'intérieur de sa cuisse, avant de remonter sur son corps pour encercler doucement sa hanche. La jeune femme eut envie de la toucher en retour, et elle se mordit la lèvre inférieure en s'imaginant la sensation de la fourrure sous ses doigts. Mais elle le savait, Végéta ne la laisserait probablement jamais faire.

Elle le laissa plutôt conquérir son corps à elle, l'extrémité de sa queue appuyant sur le haut de sa fesse pour en apprécier la forme arrondie, alors qu'elle levait les yeux vers lui pour voir à nouveau son visage.

Leurs regards s'accrochèrent.

Et… Oh merde.

Merde, merde, merde!

S'il restait encore un semblant de lucidité à Bulma, Végéta venait de la faire se volatiliser.

Il la regardait, droit dans les yeux. Ses iris charbonneux étaient encore plus sombres qu'à l'habitude. Il la scrutait attentivement, avec une intensité qui lui transperça le corps en entier. Ses traits étaient sérieux, presque menaçants. Il semblait l'étudier avec minutie, son attention centrée sur elle et rien d'autre. Et même si Bulma lui faisait confiance, elle se sentit immédiatement intimidée par ce regard qui lui rappelait encore une fois celui-ci d'un prédateur qui observait sa proie.

Les yeux rivés dans les siens, Bulma cessa de respirer devant la promesse silencieuse qu'il était en train de lui faire. Végéta allait sans aucun doute concrétiser ses fantasmes, et il s'assurerait qu'elle ne regretterait rien.

Éprise par cet amalgame de désir et d'anticipation, Bulma ne réalisa pas tout de suite le subtil changement qui se produisait dans son dos. La queue de Végéta, jusqu'alors posée sur son corps, délaissa ses fesses et alla s'enrouler fermement autour de ses poignets. Cette manœuvre lui permit de libérer l'une de ses mains, et la jeune femme sursauta lorsqu'elle sentit des doigts brûlants s'enfoncer dans la chair de sa cuisse, juste au-dessus de son genou. Le Saiyan demeura immobile quelques secondes, laissant sa peau s'imprégner de la chaleur de sa paume. Ses yeux toujours plongés dans le bleu des siens, il semblait être à la recherche d'une quelconque réaction lui indiquant s'il pouvait passer à la prochaine étape.

Mais Bulma, étourdie à la simple idée qu'il était en train de la toucher, n'était rien d'autre qu'un morceau de chair fébrile et brûlant de désir pour ce contact physique. Végéta qui se tenait devant elle, son regard sombre qui l'hypnotisait, ses muscles recouverts d'une peau de bronze qui transpirait le sexe, sa chaleur qui l'irradiait, ses mains qui la retenaient, lui, lui, lui… c'était tout ce que son cerveau arrivait à assimiler. Il lui était tout simplement impossible de parler, de bouger, ni même de penser.

Végéta le compris facilement. Sa main, possessive, se mit à remonter le long de sa cuisse dénudée. Ses doigts, un peu plus ambitieux, glissèrent timidement sous sa robe, avant de s'aventurer un peu plus haut, vers l'intérieur de sa jambe. Doucement, il effleura son sous-vêtement.

Bulma se tendit automatiquement en le sentant être si près de là où elle brûlait le plus.

Puis, les traits jusqu'alors impassibles de Végéta se déformèrent par l'amusement, et il afficha un sourire moqueur.

-C'est la première fois que je touche une Humaine de cette façon, murmura-t-il de sa voix grave.

Il se pencha doucement vers elle, brisant le contact visuel, pour aller déposer un chaste baiser dans le creux de son cou. Distraitement, il se mit à jouer avec sa petite culotte. Bulma sentit ses cuisses trembler d'envie lorsqu'il frôla son sexe par-dessus le tissu.

- Mais tu es si facile à déchiffrer, poursuivit-il en l'embrassant de nouveau, à l'endroit exact où battait son artère carotide. Ton cœur qui fait des folies quand je te touche. Ta respiration qui s'arrête quand je m'approche de toi. Tes pupilles qui se contractent quand je te regarde. L'odeur de ta peau, et son goût aussi, quand je t'embrasse. Femme... c'est tout ton corps qui me dit exactement ce que tu veux. Je n'ai besoin de rien d'autre que de mes sens pour savoir exactement comment te donner du plaisir.

Il se redressa pour la regarder de nouveau dans les yeux. Son sourire avait disparu, remplacé par quelque chose de beaucoup plus comminatoire. Il retira sa main de sous sa robe. D'un geste assuré, et sans la quitter des yeux, il porta son pouce à sa bouche et l'humecta copieusement de salive d'un coup de langue. Avec son genou, qu'il avait placé stratégiquement entre ses jambes, il l'incita à écarter les cuisses. Bulma coopéra avec plaisir, et il en profita pour replonger sa main sous sa robe. Cette fois, il ne s'y prit pas par quatre chemins. Il visa directement son sous-vêtement, qu'il écarta sur le côté en y crochetant ses doigts.

Et enfin, enfin! Il appuya son pouce à l'endroit précis où la tension palpitante était la plus forte. D'un geste habile, lent, et en appliquant juste assez de pression, il fit glisser son doigt humide en effectuant un seul mouvement concentrique sur son sexe.

Bulma fondit de plaisir, littéralement. Son corps, jusque-là tendu à l'extrême, se défit de cette anticipation insoutenable dès que Végéta la toucha en plein là où elle en avait le plus besoin. Un soupir s'échappa de ses lèvres tandis qu'un sourire satisfait se formait sur celles du Saiyan.

-Oh… Kami. Oui… souffla-t-elle, les paupières à demi closes.

Végéta immobilisa sa main. Puis, il fit un pas vers l'avant pour accentuer encore plus la proximité de leurs corps. Ses hanches étroites entourées des cuisses entrouvertes de Bulma, il resserra leur étreinte avec l'aide de sa queue en appuyant dans son dos. La jeune femme pouvait toujours sentir cette pression inerte qu'exerçait son pouce sur elle. Incapable de soutenir plus longtemps cette passivité, la jeune femme se mit à se tortiller du mieux qu'elle put en balançant les hanches vers l'avant.

-Continue… plaida-t-elle, impatiente.

Bulma ouvrit les yeux. Elle vit le visage de Végéta, si près d'elle maintenant que ses traits étaient devenus difficiles à déchiffrer. Elle pouvait sentir son souffle, calme et mesuré, balayer la peau de son cou et de son épaule. Sensible à sa plainte, il recommença à faire glisser son pouce sur son clitoris en effectuant de petits cercles. Dès qu'elle le sentit bouger, la jeune femme soupira de nouveau, soulagée qu'il ne la laisse pas languir plus longtemps. Sa caresse, d'abord timide, exploratoire, gagna progressivement en intensité, et il ne fallut pas beaucoup de temps à Végéta pour découvrir cette cadence parfaite qui la dirigea tout droit dans un gouffre extatique.

Bulma resserra les cuisses autour de lui, le seul mouvement qu'il lui était permis de faire vu l'emprise que le Saiyan avait sur elle. Elle se mit à balancer ses hanches de l'arrière vers l'avant, la peau de ses fesses mordant sur le tissu cuirassé du lit médical. Sa respiration, déjà accélérée, devint désordonnée lorsque Végéta, qui avait compris ce qu'elle recherchait en bougeant ainsi, se mit à frotter son index à l'entrée de son sexe. Un léger grognement s'échappa de la gorge du guerrier lorsqu'il constata combien elle était prête à le recevoir. Puis, d'un mouvement fluide et assuré, il inséra son doigt en elle.

La manœuvre arracha un petit cri à Bulma, dont le corps entier se cambra face à l'intrusion, et le guerrier répondit en raffermissant sa prise dans ses cheveux pour la maintenir en place. Impitoyable, il ne lui laissa toutefois aucun répit. Son doigt se mit à faire d'incessants mouvements de va-et-vient, pendant que son pouce s'affairait toujours à glisser rythmiquement sur cette partie si sensible qu'il s'acharnait à stimuler. La sensation était grisante, et Bulma, soudainement pantelante, incapable de contenir l'excitation qui montait en elle, se mit à se tortiller dans tous les sens.

Beaucoup plus en contrôle qu'elle, Végéta, lui, profita du spectacle qu'elle lui offrait, étudiant attentivement de ses yeux noirs chacune de ses réactions, chacun de ses frissons, chacun de ses soupirs pour mieux la toucher.

Et Kami, ça fonctionnait. Vraiment. Bien.

Végéta avait beau clamer qu'il n'avait jamais touché d'Humaine auparavant, il était drôlement habile. La robustesse et la violence qui transparaissaient de son corps et de sa personnalité lui étaient complètement pardonnées, sa main sur elle faisant oublier chacun de ses péchés. Pendant les quelques minutes qui suivirent, il fut à l'écoute de tout ce que le corps de la femme lui dictait de faire, négligeant les détails qui ne serviraient pas à lui procurer du plaisir. Parfois prudent et délicat, parfois un peu moins, il explora de ses doigts son intimité pendant que Bulma, perdue quelque part entre Terre et ciel, approchait de plus en plus de ce point culminant qui la ferait exploser.

Il ne fallut d'ailleurs pas beaucoup de temps à Végéta pour découvrir cette région plus sensible à l'intérieur d'elle, ce point particulièrement érogène qui rendait rapidement son pouls et sa respiration complètement erratique. Il y accorda une attention particulière, allant même jusqu'à replier son doigt pour l'aider à atteindre cet état d'euphorie tant recherché. C'était si bon que Bulma ne tarda pas à sentir une vague de plaisir grimper en elle. Elle resserra encore ses jambes autour du Saiyan, enfonçant sans gêne ses genoux dans chacun de ses flancs pour l'inciter à lui en donner plus, encore plus. En la sentant si réceptive, si près de l'apogée, il étira un peu plus son sexe avec son majeur, qui se joignit à son index dans cette valse rapide et précise, et la caresse gagna en intensité.

Jusqu'à ce qu'enfin, il l'achève complètement.

Bulma arrêta de respirer. Les yeux plantés dans ceux de Végéta, elle retint un cri de jouissance lorsqu'elle sentit son corps entier se contracter de plaisir. Pendant de longues secondes, elle fut secouée de spasmes que le Saiyan lui arrachait de sa main. Lui ne put s'empêcher d'émettre une sorte de grognement sourd et lointain en la sentant se resserrer autour de ses doigts. Captivé, il l'observa fondre dans ses bras, anéantie par l'orgasme qu'il était en train de lui procurer.

Le plaisir de Bulma perdura bien plus longtemps que coutume. Jamais une simple séance de doigtage n'avait été aussi bonne, aussi excitante. Pour l'instant, l'esprit trop embrouillé par la luxure, il lui était impossible de dire si c'était parce qu'elle venait de découvrir un amant particulièrement doué, ou si c'était cette connexion indescriptible qui la liait à cet homme qui rendait l'acte si particulier. Déroutée, elle se laissa submerger par l'intensité de la vague de plaisir et profita de chaque soubresaut comme jamais elle ne l'avait fait auparavant. Son corps frémissant de façon incontrôlable, elle tenta de retrouver ses repères dans les iris de celui qu'elle tenait prisonnière entre ses jambes. Végéta la laissa apprécier les sensations jusqu'à la toute fin, avant de lui donner le temps d'émerger, sa main s'activant encore paresseusement à l'intérieur d'elle pour être certain que chaque onde de plaisir ne soit pas négligée.

-Kami… souffla Bulma une fois son orgasme dissipé.

Sa respiration se calma. Son corps, encore ivre, se relaxa. Ses jambes, devenues molles et tremblantes, retombèrent sur le matelas. Puis, tranquillement, il se retira d'elle.

Et sans la quitter des yeux, il alla porter ses doigts trempés de plaisir à sa bouche pour les goûter.

Bulma observa avec intérêt le Saiyan se lécher les doigts. À la fois hypnotisée et choquée par ce geste incroyablement provocateur, elle le vit replonger une seconde fois sous sa robe pour aller frotter ses doigts sur son sexe. Encore sensible, elle tressaillit pendant qu'il recueillait le fruit de sa jouissance pour s'en délecter de nouveau.

Satisfait, les yeux étrangement brillants, il émit un grognement.

- Kayt… Humaine, tu goûtes terriblement bon, dit-il d'une voix sourde.

Bulma sentit ses joues s'enflammer.

-Pour quelqu'un qui me reproche ouvertement d'être perverse… se moqua-t-elle. Tu n'es pas exactement un modèle de sagesse non plus.

Elle aurait cru que son commentaire lui arracherait une réplique, ou du moins, un sourire arrogant. Mais Végéta n'en fit rien, et plutôt que de la contredire, il relâcha ses poignets et ses cheveux pour empoigner ses fesses de ses mains et enrouler sa queue autour de sa taille. Les mains soudainement libérées, Bulma posa ses paumes sur ses avant-bras, et elle eut un aperçu de ce que ça faisait de toucher son impressionnante musculature. Cette fois, il ne l'empêcha pas. Au contraire, pris d'un empressement soudain, il la serra contre lui avec force, appuyant résolument le renflement proéminent de son propre sexe durci en dessous de sa robe qui ne tenait plus en place. Avide, il se mit également à l'embrasser langoureusement, pendant que ses hanches faisaient des mouvements de va-et-vient par-dessus sa culotte.

Les intentions du Saiyan étaient claires. Son attitude, calme et mesurée, commençait à basculer. Cette séance préliminaire n'avait fait qu'attiser son désir, et Bulma comprit que le contrôle qu'il chérissait depuis le début était en train de lui échapper. Végéta n'avait plus envie de contenir quoique ce soit. Il avait envie de la baiser. Là. Maintenant. Sur le lit médical.

Et Bulma aussi.

Mais avant de se laisser emporter, un détail s'insinua dans l'esprit de la jeune femme.

Elle rompit le baiser à contrecœur.

-Attends… Végéta… murmura-t-elle.

Insatisfait qu'elle l'interrompe, il plongea dans son cou pour continuer de l'embrasser à cet endroit.

-Végéta, insista-t-elle en soupirant. Nous avons besoin de… est-ce que tu as… quelque chose pour te protéger?

Le Saiyan ralentit la cadence de ses baisers avant de se figer. Apparemment intrigué par sa question, il se redressa pour la regarder dans les yeux.

-Je ne porte pas mon armure, répondit-il au bout d'un moment.

Bulma, pris de court par cette réponse inattendue, étouffa un rire.

-Imbécile, je ne parle pas de ton armure. Je voulais savoir si tu avais un condom, ou quelque chose dans le genre.

Il leva un sourcil, apparemment encore plus confus qu'avant.

-C'est quoi un condom? finit-il par demander le plus sérieusement du monde.

Ce fut au tour de Bulma de lever un sourcil. La notion de contraception n'était vraisemblablement pas acquise dans tous les recoins de l'univers.

-C'est une protection que nous utilisons sur Terre, pour éviter d'avoir un enfant quand un homme et une femme couchent ensemble, expliqua-t-elle en s'efforçant de ne pas trop s'amuser de l'insouciance de son amant.

Végéta l'observa un instant, analysant ce qu'elle venait de lui dire. Il souffla de l'air par le nez avant de répondre.

-Nous ne venons même pas de la même planète. Et jusqu'à maintenant, je n'ai jamais rencontré d'espèce qui soit digne de porter l'enfant d'un Saiyan. Je ne crois pas que ce soit un problème.

Et sur ces mots, il recommença à l'embrasser. Bulma le laissa faire, emportée par le baiser et tout ce qu'il promettait. Mais c'est en sentant les doigts de Végéta s'enfoncer dans la chair de ses fesses qu'elle retrouva sa lucidité.

-Attends… non… je… bafoua-t-elle contre ses lèvres.

Elle remonta ses mains le long de ses bras et le repoussa doucement au niveau des épaules. En se sentant rejeté, Végéta émit un grondement sourd d'insatisfaction, mais obtempéra. Il s'écarta un peu d'elle pour la laisser parler.

-J'ai de très bonnes raisons de croire que nous sommes génétiquement compatibles, avoua Bulma dans un murmure, les yeux rivés dans les siens.

Pendant un bref instant, le visage de Gohan lui traversa l'esprit. Elle fut tentée de révéler son existence en voyant le scepticisme s'inscrire sur le visage du guerrier. Mais pour le moment, elle le connaissait trop peu, et lui faisait trop peu confiance pour lui partager ce genre d'information, car cela impliquait de lui dévoiler la présence d'un Saiyan sur Terre.

Elle décida donc de s'en remettre à son caractère et à son pouvoir de persuasion pour le convaincre.

-Alors je ne sais pas pour toi, mais moi, je n'ai vraiment pas envie de tomber enceinte d'un alien dégénéré comme toi, ajouta-t-elle avec aplomb.

D'un geste assuré, elle plaça ses mains sur ses biceps et le repoussa vers l'arrière. Le Saiyan, un peu décontenancé, n'opposa aucune résistance. Ses mains jusqu'alors posées sur ses fesses retombèrent de chaque côté de son corps pendant qu'il faisait un pas vers l'arrière. Sa queue demeura toutefois solidement enroulée autour de sa taille, signe qu'il ne capitulait pas complètement.

Bulma non plus d'ailleurs. Car même si elle refusait de prendre le risque de tomber enceinte, elle n'en avait pas fini avec lui. La volonté de Végéta était encore ébranlée par ses envies charnelles. Et elle n'allait pas laisser passer cette opportunité de tirer avantage de cette brèche dans son contrôle habituellement si bien maîtrisé.

La jeune femme descendit donc du lit médical et se mit debout face à lui. Ses mains posées sur ses bras glissèrent jusqu'à ses larges épaules. Elle se risqua à caresser doucement la peau cuivrée de sa nuque, et profita de la passivité du Saiyan pour en apprécier la texture. Ayant changé ses pansements à plusieurs reprises au cours des derniers jours, ce n'était pas la première fois qu'elle le touchait. Mais cette fois, elle se laissa aller à profiter de la sensation sous ses doigts, et fut rapidement subjuguée par ce délicieux amalgame de douceur et de robustesse. Elle se pencha ensuite vers lui pour déposer ses lèvres dans le creux de son cou. Végéta se tendit dès que sa langue entra en contact avec son épiderme, et elle sentit ses muscles se contracter contre sa bouche.

Il sentait bon. Il était délicieux. Il était chaud. Il transpirait la puissance… et le sexe.

Et ce petit échantillon du corps de l'homme le plus désirable qu'elle ait jamais rencontré lui donna l'eau à la bouche. Soudainement affamée de lui, elle baissa un peu la tête pour déposer un second baiser sur son muscle pectoral. Elle leva les yeux pour le regarder de dessous et sourit contre sa peau avant de parler.

-À mon tour maintenant, Saiyan.


Ceux qui connaissent TFS reconnaîtrons sûrement la petite référence que j'ai fait à l'un de leur vidéos ;)

Celui qui met en scène Bulma et Végéta, qui réalise que protection ne veut pas nécessairement toujours faire référence à une armure XD