Yo à tous ! Vos commentaires m'ont fait bien plaisir, alors me voici avec le nouvel OS que vous semblez attendre, les origines de Jules ! Du coup, pas de Clexa ici, désolée. Bonne lecture.
" - Qui es-tu et qu'est-ce que tu fais ici ?"
Ok, j'étais vraiment mal. Et j'étais la seule à blâmer sur ce coup. Stupide, stupide, stupide ! J'avais déjà manqué de me faire buter à Mount Weather à peine 2 semaine plus tôt, et moi, qu'est-ce que je foutais ?! Je rentrais par effraction dans la putain de tour de Babel au milieu de la capitale, et évidement dans la salle la plus haute ! Et maintenant je me retrouvais comme l'abrutie que j'étais, à seulement une petite vingtaine de centimètres du gouffre de plusieurs dizaines de mètres séparant le sol et la plus haute salle de cette foutue tour dans laquelle j'étais entrée par effraction. Avec l'épée de Heda, elle-même entourée de 5 gardes, sur la gorge. Ma journée, ma vie même, craignait vraiment !
" - Je te donne 30 secondes pour me répondre."
Merde, merde, merde ! Seulement 30 ?! Bon allez, tentons le tout pour le tout.
" - Je suis une des nombreuses personnes que t'as abandonné à Mount Weather pour sauver ta peau et celle de ton peuple. Alors je pense que tu me dois bien plus de 30 secondes pour expliquer ma présence, pour te faire pardonner.
- Qu'est-ce qui te fait croire que je veux me faire pardonner ? Que j'en ressens le besoin ?
- Rien du tout, je sais que tu ne te reproches rien, et à vrai dire, je comprends tout à fait pourquoi tu as agit comme tu l'as fait. Mais ça ne change rien au fait que tu nous as laissé crever là-bas, alors je t'en prie, baisse ton arme, qu'on puisse au moins discuter."
Heda fit une signe de la main, ce qui provoqua le départ de tous ses gardes. Cependant, rien ne se produisit pour améliorer mon état actuel.
" - J'apprécie le geste, mais le départ de tes soldats n'arrange en rien ma situation, et ne me rassure pas des masses..."
Elle baissa enfin la lame, mais ne bougea pas d'un cil. Résultat, mon cou n'était plus à 2 mm d'une lame tranchante comme du rasoir, mais mes pieds eux, se trouvaient toujours en mauvaise posture. Heda leva légèrement la tête, prenant un air supérieur. Comme si elle avait besoin de ça pour m'impressionner, la seule chose qui m'empêchait de pleurer de peur était mon immense, démesurée et stupide fierté.
" - Tu n'as toujours pas répondu.
- Ok, j'appartiens au Skaikru, je faisais partie des 100 expulsés sur Terre. Et je me suis retrouvée enfermer à Mont Weather. Quand Clarke et son génocide m'ont sorti de là, j'ai profité de la panique pour chaparder des trucs que ton peuple et toi aviez laissé dans vos tentes - bien que ce ne soit pas du chapardage à proprement parler puisque vous vous étiez déjà tirés - et j'ai trouvé un semblant de carte. Du coup, dans un élan de stupidité, je me suis barrée du camp et me suis retrouvée ici. Et je remarque maintenant que mon élan de stupidité était plutôt de lucidité, vu que tout le monde finit par arriver ici.
- Comment as-tu réussi à venir jusqu'à Polis toute seule, et à pénétrer dans cette tour ?
- Je suis voleuse de profession. J'ai appris à me débrouiller par moi-même et à rester discrète. Quant à ce qui concerne la tour, j'ai drogué une de tes gardes pour lui piquer ses fringues, et je suis entrée en me fondant dans la masse."
La commandante fronça les sourcils. Le plan 100% honnête était vraiment très nul, mais je n'en voyais pas d'autre pour l'instant. Je m'empressai d'ajouter.
" - Mais ne t'inquiète pas elle va bien."
Elle se détendit. D'une façon suffisamment imperceptible pour que quelqu'un qui n'était pas moi ne le remarque pas. Mais comme j'étais moi, je l'avais remarqué. J'arrivais à déchiffrer toutes les personnes qui m'entouraient. Heda ne faisait pas exception à la règle.
" - Pourquoi t'es-tu introduite ici ?
- Je te l'ai dit, je suis voleuse de profession. Alors je suis venue voler des trucs. Rien de bien méchant, juste des petits souvenirs de mon passage à Polis."
Elle me dévisagea, mais ne dit rien. Soit elle cachait très bien son jeu et me soupçonnait d'attentats en tout genre sans me le montrer, mais comme j'étais moi, je pouvais affirmer qu'elle ne cachait rien, soit elle avait compris que j'étais la seule abrutie sur cette planète et dans le foutu ciel - où j'avais passé la quasi totalité de ma vie - à être assez débile pour balancer toute la vérité à la commandante de 12 nations la menaçant de soit lui trancher la gorge, soit la jeter dans le vide. Auquel cas, elle aurait totalement raison !
" - Voleuse de profession ?
- C'est ce qui m'a valu mon petit séjour ici.
- Dans votre peuple, c'est ainsi qu'on punit les voleurs, en les expédiant dans le vide ?"
Elle n'était pas loin, aussi décidai-je de passer sur l'explication détailler.
" - En gros oui. Du moins avant que l'Arche ne se casse lamentablement la gueule sur Terre. Tu trouves ça barbare ? Moi aussi.
- Ici, on tranche le bras des voleurs. Et s'ils recommencent, on leur tranche la tête."
Ah. Chouette. J'étais officiellement foutue. Reviens Jaha, elle était bien ta façon de faire après réflexion !
" - Je devrais m'inquiéter ?
- Comment tu t'appelles ?
- J'aime ta façon de ne pas répondre à mes questions... chuchotai-je (oui, il fallait vraiment que j'apprenne à la fermer !) Moi c'est Julia Paxton, mais appelle-moi Jules.
- Non."
J'avais mérité qu'elle m'emmerde avec mon prénom.
"- Et moi je peux t'appeler Lexa ?
- Non."
Surprenant.
" - Et donc, tu t'es retrouvée en prison pour avoir volé ?
- Je vois qu'on t'a briefé sur le coup de la prison. Clarke j'imagine. Officiellement oui. Mais c'est pas toute l'histoire. J'avais un ami, Charlie, qui était comme un frère pour moi. C'est lui qui m'a tout appris, et il s'amusait à voler toutes sortes de trucs : alcool, médicaments, vêtements... Un foutu kleptomane ! Un jour, il a décidé de m'emmener en vadrouille, après que je l'ai harcelé pendant des mois et des mois. Et évidemment, ça a mal tourné. On m'a repéré et ont emmené en taule. Charlie voulait se dénoncer pour me sauver la peau, sauf que lui était majeur, et ils l'auraient éjecté sans aucun scrupule.
- Ejecté ?
- Balancé dans l'espace, pouf. Et bye bye Charlie. J'ai réussi à le convaincre de la boucler. Quelques jours avant que nous, les 100, soyons envoyés ici, il s'est pointé pour me faire sortir. Il avait volé des papiers au chancelier et avait compris le plan. Il croyait dur comme fer à une vie sur Terre. Il avait prévu de me cacher dans sa chambre jusqu'à ce qu'il soit possible d'envoyer une navette au sol, autre que celle des 100 je veux dire, dans laquelle on serait entrés en douce. Sauf que le plan a foiré, on s'est fait prendre. Il s'est fait éjecté, je suis retournée en prison, puis on m'a envoyé ici. Voilà mon histoire, rien de plus, rien de moins.
- ... Je suis désolée pour toi.
- Merci, je suis touchée. Surprise d'entendre ça venant de toi, mais touchée. Et je suis désolée aussi, tu sais, pour Clarke et toi."
Ok j'aurais jamais dû dire ça ! Lexa avait relevé son épée, me forçant un faire un pas en arrière, me rapprochant inexorablement du bord.
" - Attends, je suis désolée, j'aurais dû me taire !
- Pourquoi as-tu dit ça ? Qu'est-ce qui te pousse à croire qu'il y a eu quelque chose de regrettable ?"
Mais pourquoi tous mes actes de profonde gentillesse me conduisaient à des trucs comme ça ?! D'accord, je savais que je m'aventurais sur un terrain miné, mais quand même !
" - J'en sais rien, c'est juste que j'ai l'habitude d'analyser les gens. Ton regard est devenu tout triste et tout sombre quand j'ai abordé Clarke, alors que tu n'as pas bronché quand j'ai abordé l'abandon général de notre peuple dans la montagne ! J'en ai déduis qu'il s'était passé quelque chose entre elle et toi, et vu la crasse que tu lui as fait, j'imagine que ça n'a pas bien fini !"
Lexa fit un pas en avant, et moi un en arrière. Le vide se rapprochait dangereusement. Il fallait changer d'approche. Le tout pour le tout.
" - Heda. Arrête ça. S'il te plait. Le peu de temps que j'ai passé à Polis m'a permis de comprendre pourquoi tu as pris cette décision. Quand je suis sortie avec tous les autres de Mount Weather, et qu'on m'a racontée ce qui s'était passé, l'alliance avec Cage et le retrait de vos troupes, j'étais en colère. Furieuse même. Furieuse que tu nous ais abandonné, après toutes les belles promesses que tu avais faites à Clarke, alors qu'elle n'aurait jamais été jusque là. Mais avec le recul, j'ai compris que tu n'avais fait aucune promesse. Tu voulais sauver ton peuple, Clarke voulait sauver le nôtre. Tu as eu l'occasion de réussir ton objectif, et le prix à payer était de nous laisser là. Nous, les types tombés du ciel. A ta place, Clarke n'aurait probablement pas fait ce que tu as fait, mais elle aurait vraiment considéré cette opportunité. Et ici, à Polis, j'ai compris ce qui nous différenciait. Notre histoire Vous survivez sur Terre, dans ce milieu hostile depuis des années, alors que nous nous étions perdus dans l'espace sur une arche high-tech. Vous êtes des survivants, et le peuple prime sur l'individu seul. Et c'est la seule alternative qui fonctionne ici. C'est pour ça que tu as fait ce choix, tu as privilégié la survie de ton peuple à tes propres sentiments, à ton bonheur. Tu aurais pu rester fidèle à Clarke, tu aurais peut-être pu t'en sortir, et tu aurais pu vivre le restant de tes jours avec Clarke à tes côtés. Mais tu aurais aussi pu perdre. Je comprends ta décision, et je la respecte au plus haut point, parce que ce que tu as fait était loin d'être facile.
- Me faire part de ta position sur mes choix passés de te sauvera pas. J'ai fait ce qui devait être fait.
- Je sais. Mais là tu vois, tu t'apprêtes à me balancer dans le vide parce que j'ai parlé de Clarke. Tu sais que tu as fait le bon choix, mais ça ne t'empêche pas de le regretter. Et moi, je te l'ai rappelé. Ta culpabilité. Si tu me tues là tout de suite, tu pourras dire à tous tes sbires que je suis, enfin étais du coup, une voleuse Skaikru et que tu préférais ne pas prendre de risques. Mais moi, pendant mes 15 secondes de chute, je saurai la vérité. Si tu me pousses, tu ne tueras pas une voleuse, tu mettras fin à tes sentiments et à tes émotions. On sera 2 à le savoir. Moi, c'est pas grave, je serai morte 15 secondes plus tard, mais toi, tu le sauras. Et ça va te bouffer à petit feu. "
Heda ne bougeait pas d'un pouce. Je commençais à croire que mes belles paroles n'allaient pas servir à grand-chose en fin de compte. J'admirais vraiment Lexa, même si je ne lui avouerais jamais - pour une question de fierté et aussi de mort imminente. Mais l'objectif de la manœuvre n'était pas seulement de la faire réfléchir, mais aussi ne me sauver la peau ! Ma jambe droite devenait douloureuse, j'avais des crampes à force de m'appuyer dessus, l'autre étant trop proche du vide. Je relevai la tête vers la commandante, et là le drame se produisit. Une faiblesse musculaire me poussa à changer de jambe d'appui, ce qui provoqua un écroulement de la roche sur laquelle mon pied reposait, entrainant ma chute dans le vide. J'hurlai, puis attendis le choc fatal qui se rapprochait de plus en plus...
Sauf qu'il ne vint jamais. Mes yeux étaient clos, et je cherchais une raison rationnelle au pourquoi du comment. Le plus logique était malheureusement le plus pitoyable. J'avais dû heurté une pierre à peine quelques mètres plus bas et finis ma chute comme une tâche pour faire un plat magistralement nul en contrebas, ce qui expliquait pourquoi je n'avais rien senti. Pathétique. Sauf qu'après réflexion, c'était pas possible. Mon bras me faisait mal. Je souffre donc je suis ! J'ouvris alors les yeux pour voir sous mes pieds des dizaines de mètres de vide, puis regardai en l'air pour apercevoir Lexa, qui agrippait mon bras, d'où la douleur lancinante dans mon poignet.
" - Tu as pris beaucoup de risques aujourd'hui Julia Paxton. J'ai poussé des gens dans le vide pour moins que ça.
- Je sais que tu as dit que tu ne le ferais pas, mais j'apprécierais vraiment que tu m'appelles Jules, Lexa !
- Et moi que tu ne m'appelles pas Lexa, mais tu veux vraiment débattre de ça maintenant, à 96 mètres du sol ?"
J'avoue, j'étais vraiment incorrigible.
" - Si tu pouvais me remonter avant, je ne dirais pas non je te l'accorde !"
Elle me remonta à bout de bras, fallait avouer qu'elle était balèze. Je m'effondrai lamentablement sur le sol, alors qu'elle restait debout, même pas essoufflée. La classe quoi !
" - Je t'en dois une Lexa. Pour la peine, je vais t'aider à mettre Clarke dans ton lit ! Enfin, quand on l'aura retrouvé !
- Ne pousse pas trop loin Jules.
- Pardon, j'ai perdu une occasion de me taire.
- Comme beaucoup d'autre aujourd'hui."
Je souris. Mais, une minute...
" - Tu m'as appelé Jules ! Et tu n'as rien dit quand je t'ai appelé Lexa ! On est amies du coup maintenant ?
- Non, certainement pas."
Et voilà ! Bon, c'était pas vraiment centré sur le passé de Jules en fin de compte, mais c'est comme ça que j'imaginais leur rencontre. N'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé. Si vous avez des idées ou des requêtes pour des OS à suivre, je suis preneuse, tant qu'on reste du point de vue de Jules et que ce soit du Clexa (ou de l'amitié Jules/Lexa, ou les deux, ça c'est le top !). Merci d'avoir été jusqu'au bout ! Kisses - DW.
