Hi people ! Comment ça va ? Avant de vous laisser découvrir ce chapitre où nous retrouverons quelques personnages que nous n'avons pas vu depuis un moment, j'ai une petite annonce à faire. Enfin, pas vraiment une annonce, plutôt une réponse à une question. Plusieurs d'entre vous s'interrogent sur le statut Complete de ma fiction, et se demandent si ça veut dire que j'arrête, et bien je réponds que non, je ne compte pas m'arrêter pour l'instant (je suis en vacances maintenant, ça serait bête !). Le statut Complete est là tout simplement parce que, comme je l'avais expliqué au début, il ne devait y avoir que le premier voire le deuxième chapitre, c'est pour ça que j'avais indiqué que c'était une histoire terminée. Mais comme je me suis beaucoup attachée à Jules et à son histoire, et que je vous aime beaucoup, j'ai décidé de continuer pour voir jusqu'où ça allait nous mener. Donc voilà, non, le statut Complete ne veut pas dire que c'est fini, c'est juste que je n'ai jamais pris la peine de le changer. =) Rassurez-vous, quand ce sera le dernier chapitre, vous le saurez, je viens d'avoir une illumination pendant la nuit (littéralement !), et j'ai trouvé l'idée pour clore cette fiction, ce qui n'arrivera pas avant, je l'espère, un bon gros moment ! Sur ce, enjoy et on se retrouve en bas !
" - Vous ne pouvez pas refuser un ordre venant de Heda Mlle Paxton !
- Non seulement je le peux, mais en plus je vais le faire !
- C'est un grand honneur auquel vous avez droit. Le refuser ne ser...
- Ouais je sais ! Je suis une privilégiée, personne ne sait pourquoi ni comment - peut-être que j'ai rendu Heda cinglée ou que je l'ai droguée ou hypnotisée qui sait ! - et rejeter son invitation, ce Ô combien grand honneur ne serait que pure hérésie, mais tant pis, je prends le risque de blesser son égo.
- Mais... essaya tant bien que mal de débattre Nyko.
- Pas de mais. Va dire à Heda qu'il est hors de question que je me tienne à ses côtés sur scène lors de son discours. Je sais qu'en général je vis dangereusement, mais pour une fois, je vais rester dans la zone de sécurité, que je me suis moi-même imposée, qui rassemble tout endroit situé à plus de 50 mètres de circonférence de tout membre de la famille Addams ! Résolution qui me sera impossible de tenir sur je monte sur cette foutue estrade, parce qu'elle ne mesure pas 50 mètres !
- La famille Addams ? questionna-t-il, dubitatif, et quelque peu effrayé.
- La famille de Lexa ! Lorsque j'ai fait leur connaissance, je suis pas passée à des kilomètres de me faire réduire en miettes, transpercer par une épée, et découper par une hanche ! Et je ne sais plus qui a fait quoi ni dans quel sens ! Alors si jamais elle te demande pourquoi tu ne m'as pas ramené, dis-lui que si elle tient un minimum à moi et à notre amitié, elle ne me tiendra pas rigueur de mon absence. Et si jamais elle continue de râler et qu'elle insiste pour me faire venir, dis-lui que j'ai vu clair dans son jeu et que je sais très bien qu'elle veut que je sois à ses côtés là-haut pour les soutenir, elle, sa fiancée et son couple, et en aucun cas pour me faire l'honneur d'assister de près à un de ses discours, et que même si je les adore, elle, sa fiancée et son couple, il est hors de question que je risque ma vie pour eux ! Pas comme ça du moins ! T'as tout retenu ?
- Pas vraiment non.
- Dis lui juste que c'est non !"
Il repartit en direction de l'estrade, au pied de laquelle se trouvait une espèce de masse difforme composée d'un mélange assez exotique entre Skaikru et Grounders, où chacun essayait en vain de se faire entendre. C'était assez triste à voir. En ce qui concernait les raisons de cet attroupement, j'avais entendu 3 versions différentes en l'espace de 14 minutes 18 (j'avais chronométré). La première était celle de Lexa, qui ne m'apprenait pas grand-chose puisqu'elle avait passé 4 minutes 9 à me répéter que si je l'avais écouté la semaine dernière, je saurais exactement de quoi il s'agissait. Bien que je soutins le contraire pour l'honneur, j'avais effectivement un vague souvenir de Lexa rentrant dans ma chambre à une heure bien trop matinale pour moi, abordant le sujet d'une sorte de discours qu'elle tenait tous les ans à son peuple sur la place publique, et que comme il s'agissait du premier auquel nous, les gens tombés du ciel, allions assisté, la présence du chancelier, à savoir Kane, et de l'ambassadrice qui par chance (ça ferait moins de peuple sur l'estrade) s'avérait être également la fiancée de Heda, à savoir Clarke était requise. Ainsi que, que personne ne me demande pourquoi, la mienne. Toujours était-il que comme il était très tôt et que je me remettais de la cuite de la veille (qui d'ailleurs tant qu'on en parle, n'était pas ma faute, c'était Raven et Monty qui m'avaient défiée à un concours de shot, et ces chiens, vexés parce qu'ils n'arrivaient pas à me mettre à terre, avaient remplis mon dernier shoot d'alcool à 90, celui qui arrachait rien qu'en le posant sur la peau !, sans que je ne m'en rende compte ! Résultat, obligée de m'amener aux urgences, à savoir la tente d'Abby et Kane au fin fond du camp, à 4 heures du matin pour être sûre que je n'allais pas y rester. Abby m'avait engueulée, dit que j'étais une abrutie, puis engueulé Monty et Raven quand je les avais balancé, parce qu'après tout, il méritait ! Bref. J'avais eu une soirée mouvementée !), et surtout que je m'en tapais considérablement de ce qu'elle me racontait, je n'avais rien écouté de ce qu'elle racontait. Pour en revenir aux 4 minutes 9 de parlotte de Lexa, j'avais conclu l'affaire en lui disant que j'essaierais de me pointer. Ce que j'avais vraiment l'intention de faire, jusqu'à ce que j'entende la version de 5 minutes 3 de garde numéro 4.2 (Lexa se baladait avec les 8 mêmes gardes sans arrêt, à qui j'avais donné des numéros par ordre de taille, mais parfois certains avaient des jours de repos et étaient remplacés par d'autre auxquels j'étais obligée de donner des nombres à virgule si je ne voulais pas avoir à tout décaler, car évidemment, aucun d'entre eux ne pouvait me faire le plaisir d'être le plus grand ou le plus petit de la troupe ! Bref, je m'égare encore une fois.). La version de ce cher 4.2 était qu'il ne s'agissait pas d'un discours, mais plutôt d'un tribunal de mise à mort, où étaient jugés les prisonniers de guerre et tout autre déviant. Et il était hors de question que je cautionne à ça. Déjà, parce que j'étais un peu socio mais pas trop, et que je n'avais pas spécialement envie de passer ma journée à voir des mecs se faire couper en 2 ou même en 24, mais en plus parce que plus long et ennuyant qu'un tribunal, tu meurs. J'étais d'ailleurs assez étonnée que Clarke se joigne à ça (plus pour le côté éthique que le côté chiant évidemment), aussi avais-je demandée à notre bon Nyko, qui se trouvait être assez sympathique quand on le connaissait si Clarke était au courant ou non. Après avoir entendu mon explication, il avait tiré une tête particulièrement louche et était parti à la recherche de 4.2. Une fois revenu, Nyko m'expliqua que 4.2 était, en plus d'être nouveau, particulièrement incompétent et pour couronner le tout issu d'Azg.. d'Azcard... bref de la nation des Glaces, et que cet imbécile avait confondu l'événement du jour avec celui se déroulant dans la cité de la neige à la même époque. Bref, 4.2 était là depuis une semaine et venait déjà de se faire virer. D'ailleurs, il fut remplacé par un espèce de géant, que, après avoir décrété que 0, c'était vexant, j'avais baptisé 0.13. Mais encore une fois, là n'était pas la question. Après que Nyko m'ait bien confirmé qu'il ne s'agissait en aucun cas d'un tribunal de la mort, j'obtins enfin de sa bouche la version officielle. Et la version officielle de 5 minutes 6 était en réalité bien plus terrifiante que la précédente. Ce discours auquel j'étais conviée était bien un speech d'encouragement et de remerciement inutile de 2 heures qui gonflait tout le monde. Et d'après ce que j'en compris, Lexa en était bien consciente et une des premières choses qu'elle avait fait en accédant au trône était d'officieusement dégager cette tradition, en "omettant" chaque année son discours parce qu'elle avait mieux à faire. Mais comme je l'avais si bien précisé, c'était une tradition, et qui connaissions-nous de très traditionnel et très conventionnel ? Bingo, vous avez gagné un aspirateur de table et un dictionnaire multilingue ! La BillyandJane' family (c'était très chiant la manie des Grounders de ne pas avoir de nom de famille, j'étais obligée d'alterner entre ça et la famille Addams, mais dans un cas comme dans l'autre, personne ne comprenait de quoi je parlais !), avait bien insisté pour être présente, genre, selon les dires de Nyko, vraiment bien insisté, épaulée par Titus qui savait que Lexa me convierait pour partager sa souffrance, que ça me les briserait et qui n'attendait qu'une occasion pour m'emmerder. Lexa, bien qu'étant la commandante suprême et décidant de tout, avait probablement jugé que refuser à sa famille de faire ce discours, après avoir accepté les saloperies tombées du ciel qui avaient cramé 300 guerriers Grounders comme un clan de la Coalition, buté sans trop de cérémonie la reine d'un autre de ces clans (même si elle l'avait cherché), s'être fiancée à l'ambassadrice du Skaikru, être devenue proche de moi (quel était le pire entre ces 2 dernières propositions ? Bonne question.), nous avoir défendu à coups d'épées lors d'un repas et s'être tapée la barre de sa vie après ça, à quelques temps de son mariage, faisait peut-être un peu beaucoup pour eux et n'était pas très malin, avait fini par accepter. Cependant, il ne fallait pas croire que la grande Heda avait cédé. Je la connaissais suffisamment bien pour savoir qu'elle avait accepté uniquement parce qu'elle avait pesé le pour et le contre et réalisé qu'écrire et lire ce discours était nettement moins fatigant que d'avoir sa famille sur le dos jusqu'à leur départ. Et bien qu'étant à 100% d'accord avec elle, il était hors de question que je monte sur cette putain d'estrade où la famille Addams s'était invitée. Le mieux que je puisse faire était de rester en bas et d'écouter bien sagement, sans causer de catastrophe, ce que je jugeais déjà assez compliqué pour moi. Voilà pourquoi j'avais envoyé balader Nyko, qui retournait la queue entre les jambes vers l'estrade, sur laquelle personne ne se décidait à monter.
Je me fondis dans la foule, à la recherche du spot parfait pour assister confortablement au trèèèèès long discours à venir, histoire de soutenir Lexa moralement tout en ayant un endroit pour pioncer discrètement en cas de faiblesse. Une fois la foule traversée, je trouvai un arbre dont une des branches semblait parfaite, et l'escaladai. Les numbers (autrement appelés gardes officiels de Lexa, vous allez suivre un petit peu !) installaient quelques sièges (que je savais tous inconfortables les uns que les autres pour les avoir tous testés) sur l'estrade. J'en comptais 22, un pour chaque ambassadeur, un pour chaque membre de la famille Addams, ainsi qu'un pour Kane (qui était probablement le seul chef de clan à avoir fait le déplacement, enfin déplacement, il passait 50% de son temps ici) et pour finir un pour Lexa. La cérémonie n'avait pas commencé et je m'ennuyais déjà ! Je jetai un coup d'œil autour de moi : Nyko chuchotait quelque chose à l'oreille de Lexa, et au vue de son regard prenant 2 nuances de noir plus sombres (pour peu qu'on puisse rentre le noir plus noir) à chacun des mots de son soldat, j'allais prendre cher, Abby se trouvait non loin de l'estrade, discutant avec une guérisseuse grounder, et j'aperçus Maxi et Mini Blake, en compagnie d'Indra et de Lincoln, qui furent rejoints par Nyko dès qu'il eut fini de parler à Lexa. Je fus tentée de les rejoindre, mais le confort de mon emplacement m'en dissuada rapidement. Je sortis mon poignard de ma poche et jouai avec, j'avais fini par choper la mauvais manie de mon amie de m'amuser avec les couteaux à force de trainer avec elle. Au bout de quelques minutes de non-amusement, je finis enfin par remarquer quelque chose d'étrange. Un reflet suspect se faisait voir sur la lame. Je me retournai, mais ne distinguai rien d'autre que les bâtiments au loin, aveuglée par le soleil. J'avais probablement rêvé. Sauf que dans tous les films d'horreur que j'avais pu voir, dès que le personnage principal pensait qu'il avait rêvé, il se faisait lamentablement trucider dans les minutes suivantes. Dans le doute, j'inclinai ma dague de haut en bas et de droite à gauche, histoire d'en avoir le cœur net. Pendant un quart de seconde, le reflet revint sur la lame, un petit point rouge. Un viseur. Quelqu'un était planqué au loin, armé d'un fusil. Tout ça sentait l'attentat de loin. Je bondis de mon arbre et me précipitai en direction du groupe des Blake, jugeant bon de ne pas faire ma tête brûlée et de ne pas me rendre là-bas seule.
" - Les gars ! les appelai-je.
- Tiens Jules, je pensais que tu serais avec Lexa... s'étonna O.
- Elle se tient beaucoup trop proche de la bande de fous qui lui sert de famille, mais là n'est pas la question. Regarde les bâtiments derrière et dis-moi ce que tu vois !" lui demandai-je pour ne pas passer pour une folle.
Elle me regarda comme si j'étais folle (bah c'était raté), et se retourna, imitée par son frère et son petit-ami. Indra et Nyko se contentèrent de me dévisager bizarrement.
" - Bah pas grand-chose à part le soleil qui m'éblouit."
Je mis le couteau sous ses yeux.
" - Et là ?"
Bellamy fut le premier à réagir.
" - Hum, toujours rien... Attends, penche un peu vers la droite... Mais c'est... On dirait un pointeur de fusil de sniper...
- C'est ce que je pensais.
- On fait évacuer la place ?
- Non on n'a pas le temps, ça va créer une panique générale. Venez, on se bouge. Toi !"
J'interpellai un Grounder.
" - Tu vois le poteau là-bas ? Monte dessus et ne bouge pas, ordre de Heda."
Il s'exécuta sans protester. Les 5 autres me fixèrent dubitatifs.
" - Nyko, vas près de l'estrade, et arrange-toi pour être entre Lexa et le viseur jusqu'à ce qu'elle soit sur son siège. Elle va probablement te demander ce que tu fous, et on a pas le temps, alors dis-lui que c'est un code Frozone. Je t'expliquerai plus tard."
Il m'obéit, plus préoccupé par l'idée de protéger son Heda que par ma santé mentale, ce dont je le remerciai intérieurement. Nous courûmes tous les 5, Indra, Lincoln, les Blake et moi-même en direction du bâtiment du sniper. Nous arrivâmes au pied de celui-ci, et je réalisai que plusieurs centaines de marches nous séparaient du toit, et que contrairement à la tour de Babel, il n'y avait pas d'ascenseur. Nous entamâmes notre ascension.
" - Est-ce que nous avons un plan ? demanda Lincoln.
- Pas vraiment. On monte, on trouve le tireur, on espère qu'il est tout seul et on le neutralise.
- Pourquoi on s'est séparés de Nyko ? Et pourquoi t'as demandé à ce mec de se mettre sur la poutre ? Et bordel, c'est quoi un code Frozone ?! demanda Bell.
- Si un tireur est bien là-haut, c'est probablement pas pour boire du thé. Si c'était un attentat général dans l'objectif de faire un max de victimes, il aurait déjà tiré. Autrement dit, il a une cible précise. Et le fait qu'il ait un fusil implique une chose : soit c'est un rescapé de la montagne, ce qui est quand même peu probable, soit c'est un de notre peuple. Dans les 2 cas, les victimes potentielles ont un rôle dans notre alliance, c'est donc soit Clarke, soit Kane, soit Lexa qui est visé. Et perso, je parie sur Lexa.
- Ouais moi aussi. Donc ça y est, tu es partisante du Vas et meurs pour moi et tu mets quelqu'un devant Lexa au cas où il tire ?
- Non, qui que soit le tireur, il est pas assez stupide pour tirer sans être sûr d'avoir Lexa dans le viseur, même moi j'arrive à comprendre que ça ferait foiré tout le plan ! Nyko fait office de bouclier le temps que Lexa atteigne son siège, et je sais pas si t'as remarqué, mais le poteau sur lequel est ce mec est pile dans la trajectoire.
- Attends, comment t'as pu voir ça toi ?!
- Très douée en maths et physique. Je sais on dirait pas. Bref, ce mec va vraiment gêné le tireur, et empêché toute tentative de sa part.
- Très bien, je comprends, intervint Indra qui fermait la marche, mais qu'en est-il du code Frozone ? Quelle en est la signification ?
- J'en sais rien moi ! Je pensais juste à un dessin-animé que j'ai regardé sur l'Arche quand j'étais sur mon arbre, et un des personnages s'appelle Frozone et à un pouvoir super-cool ! Du coup c'est le premier mot qui m'est venu à l'esprit.
- Mais qu'est-ce que cela veut dire ?
- Rien du tout. Mais si Nyko n'avait pas donné de raison à Lexa, elle aurait trouvé son comportement trop louche pour ne pas agir, et on aurait pu courir à la catastrophe ! Mais là, elle va juste se demander de quoi il parle, et comme elle voudra pas avoir l'air trop ridicule devant moi, elle va laisser Nyko faire et essayer de se souvenir de la signification de Frozone, au cas où on aurait réellement eu cette conversation et qu'elle l'ait oubliée."
Ils se turent, soit parce que parler les essoufflaient, soit parce qu'ils commençaient à se demander si c'était une bonne idée de m'écouter.
" - T'es vraiment tordu... souffla Octavia.
- Je sais Mini Blake.
- Mini Blake ?
- Bah ouais. Mini Blake, Maxi Blake, dis-je en les désignant l'un après l'autre. Comme Mini Grey et Maxi Grey dans Grey's Anatomy.
- De quoi elle parle encore ? interrogea O.
- Laisse tomber, c'est une série à laquelle on avait accès sur l'Arche... répondit son frère. Mais tu m'appelles jamais Maxi Blake.
- Ouais, et je suis trop dég' parce que la Terre est partie en vrille avant que la fin ne soit tournée ! Bon, de toutes façons, il n'y a pas masse de suspens, on sait tous qu'ils vont mourir ou partir alors... Je le faisais avant, mais depuis qu'on a couché ensemble, je trouve ça un peu bizarre.
- T'as couché avec mon frère ?! s'exclama O.
- Une fois ouais.
- Taisez-vous maintenant, ordonna Lincoln. On arrive sur le toit."
Nous restâmes cachés derrière la porte, attendant que l'un d'entre nous ne se décide à agir.
" - Bon on fait quoi maintenant les gars ?
- Très bien, commença Bellamy, voilà le plan. Jules, tu restes ici et tu montes la garde.
- Pourquoi moi ?
- Parce que c'est plus que probable que tu fasses une gaffe.
- Ça a du sens, reconnus-je.
- Octavia et Indra, passez par la gauche, et Lincoln et moi par la droite, ensuite..."
J'arrêtai de l'écouter et jetai un coup d'œil à Octavia auquel elle répondit par un hochement de tête. Je me levai et ouvris la porte discrètement, sous les protestations de Bellamy, laissant la voie libre à sa sœur.
" - Hey !" interpella-t-elle le gars qui se trouvait sur le toit.
Il se retourna pour faire face à Octavia, et j'en profitai pour me glisser derrière lui. Il leva son fusil pour tenir Octavia en joue. Je tapotai gentiment l'épaule du sniper, qui se retourna pas réflexe.
" - Yo", le saluai-je.
Je ne lui laissai pas le temps de me répondre et le gratifiai d'un bon coup de barre en fer que j'avais ramassé sur le sol sur le crâne. Il s'écroula et heurta le sol dans un bruit sourd.
" - Ou on peut faire ça, ça marche aussi", commenta Bellamy en sortant de sa cachette avec Indra et Lincoln.
Je pris son fusil, le vidai (ça serait con mais tellement probable que je tire dans le tas sans faire gaffe !) et m'installai au niveau du spot du sniper.
" - Tu fais quoi exactement ? demanda Bell en se mettant à mon niveau.
- S'il y a d'autres tireurs, ils doivent être à portée de vue les uns des autres.
- Bien vu, tu veux que je le fasse ?"
Je quittai la lunette des yeux pour le regarder.
" - C'est un acte de pure gentillesse et de galanterie ou tu penses que si c'est moi qui vérifie, je vais rater quelque chose ?
- Crois ce qui t'aide à mieux dormir la nuit, répondit-il sur le ton de la plaisanterie.
- Salopard", répliquai-je sur le même ton en lui tendant l'arme.
Je retournai auprès du sniper, très profondément dans les vapes. Je regardai tour à tour O, Lincoln et Indra, espérant que quelqu'un allait poser la question fatidique.
" - Personne aux alentours, je pense qu'il est seul. Bon, on fait quoi maintenant ?"
Merci Bell de t'être dévoué !
" - J'en sais rien, on appelle Heda ? suggéra O.
- Son discours dure près de 2 heures et elle vient à peine de le démarrer, on va pas rester planté là... Quelqu'un a un talkie ?
- Moi, me répondit Maxi Blake (en fait, c'était assez rigolo comme surnom, j'allais peut-être continuer à l'employer !). Tu veux en faire quoi ?
- Appeler Raven, Jasper et Monty. Et Murphy s'il est dans le coin. On n'a jamais trop de bras.
- Tu veux pas patienter 2 heures sur ce toit, mais t'es prête à les appeler, à leur demander de faire tout le chemin jusqu'ici et à les attendre ? s'étonna O.
- Tout le chemin ? Ils sont dans la foule en bas, et au pire dans une tente c'est pas le bout du monde !
- Pourquoi ne sont-ils pas à Arkadia ? Ils sont partis hier tous les 4 ? intervint Lincoln.
- Ils le sont justement ! reprit sa petite-amie.
- Wow wow wow ! m'exclamai-je à mon tour. C'est quoi ce bordel ? Pourquoi je suis pas au courant ?
- Tu te fous de moi là ? Ils te l'ont dit la semaine dernière !
- C'est complètement faux !
- Mais c'est même toi qui leur a demandé d'y aller ! T'as demandé à Raven de retaper un truc pour toi là-bas ! T'es sous acide ou quoi ?!"
Mais n'importe quoi, j'avais jamais dit ça ! Quoique, la semaine dernière disait-elle... D'accord ça expliquait beaucoup de chose...
" - Laisse tomber, j'ai oublié beaucoup de choses de la semaine dernière, depuis que ces petits cons m'ont fait boire de l'alcool à 90..."
Ils eurent la gentillesse ou la sagesse de ne pas commenter.
" - Bref, toujours est-il que non, on peut décemment pas les attendre.
- Ni prendre le risque de rester ici, si quelqu'un monte et voit ceci... ajouta Indra en désignant le corps flasque qui gisait à nos pieds, nous risquons d'affoler la population.
- Exactement. Autrement dit, on doit le descendre nous-mêmes, et ce discrètement. Le souci, c'est que le peuple qu'il y a dehors va rendre la manœuvre quelque peu délicate. En plus, il faut qu'on trouve un endroit sûr où le cacher en attendant que la voix soit libre pour parler avec Lexa. Ou Clarke. Ou les deux, ça serait mieux.
- On peut contourner la foule et accéder à la tour par derrière. Vous voyez ce chemin dans les buissons ?"
Lincoln désigna du doigt un semblant de sentier au loin.
" - Bien sûr, c'est le parcours de la discrimination."
Ils me fixèrent bizarrement. Je commençais à en avoir marre moi, que les gens me fixent bizarrement.
" - Lexa m'a dit que ce chemin était interdit au peuple du ciel, c'est pour ça que je l'appelle comme ça. Ok, ça marche on passe par là. Et ensuite ?
- Il y a une petite salle tout près, assez bien dissimulée. On pourra y cacher cet... On pourra le cacher là-bas."
C'était vrai que le sniper faisait peine à voir.
" - Très bien, approuva Indra. Mlle Paxton, dès que je me retrouve près de vous, et uniquement avec vous, je me retrouve dans des situations invraisemblables et bien souvent désespérées, mais pour une fois, je dois admettre que vous avez évité une catastrophe. Je vais prendre de l'avance et emprunter le chemin jusqu'au repère, pour m'assurer que la voie est libre."
Elle partit sans demander son reste.
" - C'est gentil ce qu'elle vient de dire... Eh mais en fait pas tant que ça ! m'offusquai-je un peu en retard.
- C'est pas faux en même temps...
- Je t'ai pas demandé ton avis Mini Blake !
- Heda et toi presque exécutées par Pike, Heda sous herbe, l'incendie qui a assommé Indra pour plusieurs heures...
- Ta gueule ! Lincoln, tu es le seul qui ne fera pas tâche là-bas, alors arrange-toi pour que Lexa et Clarke se libèrent rapidement ! Dès qu'elles sont seules, fais le nous savoir avec le talkie !
- J'y vais."
Il embrassa sa compagne rapidement avant d'emprunter le même chemin qu'Indra.
" - Et il n'en resta plus que trois."
Je regardai le corps inerte et réalisai quelque chose.
" - Dîtes les Blake, on vient de faire une bourde là non ?
- Totalement, j'aurais dû y aller et laisser Lincoln avec Bell et toi...
- Putain, ce type mesure près d'1 mètre 90, et il est plutôt bien bâti... Comment on va faire pour le transporter... ?" finit Bellamy.
Après plusieurs essais infructueux, nous en arrivâmes à la conclusion que la meilleure façon de procéder était que Bell et moi prenions un bras chacun, le passions autour de nos épaules et le trainâmes ainsi. De loin, on aurait même pu croire qu'il marchait tout seul ! Enfin, presque... Cette stratégie s'avérait ne pas être dégueulasse une fois en bas, mais beaucoup plus dans les escaliers, si bien qu'après avoir accidentellement raté une marche et provoqué la chute de Bell et du sniper dans les dits-escaliers, je décidai de faire rouler le corps inerte marches après marches, ce qui s'avéra être horriblement long ! Le pauvre allait vraiment douiller en se réveillant. Une fois sur la terre ferme, nous en revînmes à notre technique initiale.
" - Indra a raison, il y a qu'avec toi qu'on se retrouve dans des situations pareilles... râla Bellamy, tandis que sa sœur faisait des allers et venues dans le chemin afin de vérifier que personne ne s'y trouvait.
- Tais-toi et avance, ce gars pèse une tonne !"
O revint en panique.
" - Un garde s'approche de nous, ça craint ! A la limite, notre présence à Jules et moi peut encore passer, mais c'est mort pour toi Bell, et encore plus pour... ça. Quoi ou qui que ce soit.
- Bordel ! chuchotai-je. On fait quoi ?
- Au pire, on leur explique tout non ? On n'a rien fait de mal, suggéra le plus vieux de notre groupe.
- C'est vrai qu'on fait pas du tout suspect là, avec un mec à moitié évanoui dans les bras ! Le garde va paniquer, aller prévenir Lexa, ça sera l'affolement général et la famille Addams va me pointer du doigt et dessiner une cible sur ma gueule !
- C'est ça la vraie raison pour laquelle tu veux rester discrète ? Pour ne pas te mettre à dos la famille de ta meilleure amie ?!
- Bah oui, qu'est-ce tu voulais que ce soit d'autre ?!
- Les filles ! Stop vous vous engueulerez plus tard ! Trouvez une idée constructive !"
Je regardai le buisson derrière nous. Il était trop petit pour qu'on s'y cache à 4, mais... La voilà l'idée !
" - Vous avez déjà vu le film Week-end chez Bernie ?
- J'ai passé la quasi-totalité de ma vie dans un sous-sol ou sur Terre ? Comment veux-tu que j'ai regardé ce film ?! Et c'est quoi le putain de rapport ?
- Moi je l'ai vu, et j'ai peur de le comprendre le rapport..."
Bien vu mon petit Bell. Je pris ses lunettes de soleil (parce que oui, Bell avait en ce moment ce délire de se trimballer avec des lunettes qu'il ne portait jamais, allez savoir pourquoi... Pour faciliter la vie à l'auteur peut-être, qui a la flemme de chercher une explication plus logique, t'es fière de toi sale paresseuse ?!), le forçai à lâcher le sniper et le balançai dans le buisson d'un coup de pied. Il y atterrit avec un bruit sourd dépourvu de grâce. Il se releva, et j'appuyai sur sa tête pour le faire rester dans son buisson.
" - Mais qu'est-ce... commença O.
- Eh vous là-bas ! nous interpella un garde qui venait d'arriver dans notre dos.
- Pas le temps de t'expliquer... Mets-lui les lunettes et fais comme moi !"
Elle s'exécuta et prit la place de son frère pour que nous puissions retourner le sniper et faire face au garde.
" - Qui êtes-vous ?"
Il était temps de se la jouer fine. Si ça marchait, on pourrait officiellement affirmer que j'étais la cinglée la plus douée ou la plus chanceuse de cette planète et de tout le foutu ciel qui l'entourait !
" - Numéro 7 ! Mon grand ! (Ce qui ,en soit, était assez ironique comme appellation, étant donné que, comme son surnom l'entendait, il n'était pas dans le haut du classement.) Comment tu vas ? Tu ne profites pas du discours ?
- Numéro 7 ? chuchota O sans trop bouger les lèvres.
- Je t'expliquerai, répondis-je de la même façon.
- Mlle Paxton. Et Mlle Blake. Je ne vous avais pas reconnu de loin. Que faites-vous ici ? Cet endroit n'est pas accessible au peuple du ciel.
- Certes, mais je pense que l'on peut considérer que l'on fait également partie de votre peuple n'est-ce pas ? Enfin, du moins c'est ce que Lexa et Indra laissent entendre. Vous savez, Lexa votre Heda, chef suprême à tous et Indra, son plus fidèle général, son bras droit...
- C'est la raison même pour laquelle nous sommes toujours en train de converser vous et moi, se détendit-il devant ma menace sous-entendue. Cependant, qu'en est-il de... Qui est-ce, et pourquoi est-il dans cet état ?"
Il dévisagea notre bon ami, qui n'était pas dans sa meilleure forme. Les lunettes qu'ils avaient sur le nez cachaient plus ou moins bien le fait qu'il était assommé, et il tenait vaguement debout grâce au soutien qu'O et moi lui prodiguions difficilement .
" - Lui c'est... c'est Bernie... c'est...bredouillai-je.
- C'est notre... hésita Octavia.
- C'est un... ami qui...
- C'est notre oncle ! s'exclama-t-elle.
- Votre oncle ? A toutes les deux ? répéta numéro 7 incrédule.
- Non, juste à mon frère et moi.
- Votre frère est ici ?
- Quoi ? Bell ? Oh non !"
Nous nous regardâmes l'une et l'autre, prononçant quelques "Bellamy ici ? Non quelle idée !" et "Bien sûr que non, on sait qu'il n'a pas le droit de venir ici", entrecoupés de faux rires pour faire passer la pilule.
" - Je vois... Expliquez-moi quelque chose Mlle Blake, comment votre frère et vous pouvez-vous avoir un oncle ? Il me semblait que la politique de l'enfant unique s'appliquait dans le ciel, et d'après ce que l'on m'a raconté, c'est d'ailleurs pour cette raison que vous faisiez partie des 100... A l'exception de votre frère et vous et de Mlle Paxton et ses frères, pour une raison que je n'ai toujours pas compris, tout le Skaikru est enfant unique.
- Contournement scénaristique, parce qu'encore une fois l'auteure arrivait pas à trouver de raison logique à cette incohérence. Elle les enchaine aujourd'hui, les gaffes. Mais tu sais, quand elle dit oncle, c'est plutôt un...
- Un ami de la famille.
- Voilà. Oncle et tante, ça passe pour tout maintenant."
Le moins que l'on pouvait dire, c'était que ça se présentait très mal. Ce gars ne pouvait pas être assez con pour gober cette histoire !
" - Admettons... (Peut-être que si en fait !) Mais cela ne répond pas à mes autres questions. Pourquoi est-il ici, et dans cet état ?
- Euh... Figure-toi que c'est lié ! Bernie est venu nous rendre visite ! Enfin, pas à moi, juste aux Blake, mais il se trouve que j'étais là !
- C'est ça ! Il vit à Arkadia et il est venu exprès pour nous voir !
- Et il ne peut pas me raconter ça lui-même car... ?
- Il est muet !"
Je regardai O avec des gros yeux, lui demandant intérieurement si ma connerie déteignait sur elle. Elle se mordit la lèvre.
" - Ouais, muet. Le pauvre, c'est une histoire terrible !
- C'est ça, terrible !
- Terrible, terrible !
- Tellement terrible qu'il vaut mieux ne pas lui remémorer ce douloureux souvenir ! Pas vrai oncle Bernie ?"
Je tentai en vain de sauver les meubles en appuyant aussi discrètement que possible en espérant réussir à lui faire hocher la tête. Le seul truc qui en découla, ce fut que les lunettes de Bellamy tombèrent sur le sol. Merde !
" - Oh il s'est endormi !"
C'était tellement ridicule que ça en était risible ! Comment on allait se sortir de cette merde ?! Numéro 7 croisa les bras, attendant patiemment la réponse.
" - Excuse-le, il a beaucoup bu ! Quelqu'un a mis de l'alcool à brûler dans son verre, et il a été tellement surpris qu'il en est tombé à la renverse ! Et...
- Il s'est heurté le crâne. Fortement. Et il avait du mal à marcher, et il voyait flou, et il entendait mal ! paniqua Octavie. Il est peut-être sourd, aveugle et paralysé maintenant, alors on l'a emmené ici pour le faire examiner, parce que c'est le chemin le plus court. Et toi, tu nous ralentis !
- Ouais elle a raison ! C'est ça que tu veux ?! Être responsable de la vie misérable qui attend ce pauvre homme si on ne l'amène tout de suite à un docteur !"
Il nous regarda tour à tour, haussant les sourcils comme pour dire "Nan mais vous me prenez pas pour un jambon là ?". Si mon grand, un énorme putain de jambon.
" - Très bien, allez-y.
- Hein ?! sortis-je élégamment.
- Allez-y, aidez-le, je fermerai l'œil pour cette fois."
Il nous dépassa pour continuer sa route, allant dans le sens opposé de là où nous nous rendions.
" - J'hallucine, murmura Bellamy toujours dans son buisson. Elle est tellement con que son plan a marché...
- Pardon ? dit le garde en se retournant.
- Quoi ? Vous avez entendu quelque chose ? Moi non, ce n'est que le vent dans le buisson ! Tiens prends ça, méchant buisson !" répondis-je en donnant des coups de pieds au malheureux arbuste et au type qui y était caché.
Il hocha la tête et continua sa route, pas convaincu pour autant. Une fois que nous fûmes sûres qu'ils se trouvaient assez loin, j'invitai Bellamy à sortir du buisson. Il nous rejoignit sur la route, la figure pleine d'épines et de feuilles et le nez en sang.
" - Notre vieil oncle Bernie alcoolique sourd, muet, aveugle et paralysé ? Vraiment c'est tout ce que vous avez trouvé ?
- C'est impossible qu'il ait gobé tout ça hein ?
- Pas un quart de centième de chance", confirma Octavia.
Nous restâmes tous les 3 (enfin 4) estomaqués sur le chemin pendant près de 5 minutes avant que je ne me décide à bouger.
" - Bell, prends ma place, il commence à me peser lui."
Nous reprîmes notre chemin en direction du repère, où Indra nous attendait.
" - Pourquoi avez-vous mis autant de temps ?
- Indra, avec tout le respect que je te dois, je ne peux pas te raconter ce qui vient de se produire, répondit sa seconde. C'est bien trop absurde et irréel pour pourvoir mettre des mots dessus."
Son frère et moi acquiesçâmes. Nous allongeâmes notre prisonnier et attendîmes le signal de Lincoln.
" - Mais c'est pas vrai, combien de temps ça va durer son foutu speech ?! On attend depuis des heures !
- En fait, ça fait à peine 27 minutes...
- Oh putaaaaiiiiinnnnn ! Je m'ennuie !
- La ferme ! ordonnèrent les Blake d'une seule voix.
- Vous voulez pas qu'on fasse un jeu pour faire passer le temps ?"
Bellamy leva les yeux au ciel, puis baissa la tête, fit craquer ses cervicales, frotta ses yeux de sa main, soupira, releva les yeux et se les frotta à nouveau.
" - Bon, je sens que je vais le regretter... murmura-t-il pour lui-même. Très bien, à quoi tu veux jouer ?"
Je poussai un cri de bonheur.
" - Au jeu des 20 questions ! Vas-y, j'ai quelqu'un en tête !
- Est-ce que c'est quelqu'un d'actuellement vivant ?
- Non.
- Est-ce que c'est quelqu'un qui apparait dans un vieux film ?
- Oui.
- Bernie, dans Weekend chez Bernie.
- Et merde !
- Voilà, jeu terminé."
Il m'avait bien eu le petit con ! Vexée, je me réinstallai dans un coin, jurant de ne plus ouvrir la bouche avant le signal de Lincoln. Résolution que je brisai 2 minutes 58 plus tard.
" - Bon les gars, quelqu'un le reconnait ce type ?"
Mes 3 amis secouèrent la tête.
" - Ce sont nos vêtements, ils proviennent de l'Arche... remarqua Octavia.
- Effectivement, mais on n'en trouve plus des comme ça à Arkadia depuis un moment... Et ce n'est certainement pas un grounder...
- Donc... intervint Indra. S'il n'est pas avec vous, ni avec nous, avec qui est-il ?
- Un rescapé de la montagne ? proposa Bellamy.
- Possible, mais surprenant que quelqu'un ait pu survivre à ça. Les seuls à pouvoir supporter les radiations étaient Wallace fils et l'autre gars que vous avez retenu prisonnier un moment... Et l'un comme l'autre, je doute qu'ils s'en soient sortis. Fouillez ses poches, il doit y avoir un indice de sa provenance."
Je les laissai faire et m'intéressai de plus près à son fusil. Je l'inspectai minutieusement et finis enfin par comprendre pourquoi l'arme m'avait paru si familière. Un numéro de série sur le côté. Et je connaissais ce genre de numéro de série.
" - Hey, j'ai trouvé une radio ! s'exclama Bellamy. Quelqu'un essaye de le joindre ! Je décroche ?
- Attends ! l'arrêtai-je. Je suis quasiment sûre de qui est à l'autre bout, laisse-moi vivre encore quelques secondes dans le doute... Voilà, c'est bon ! Donne."
Il me tendit l'objet, et j'appuyai sur le bouton.
" - Enfin ! Qu'est-ce que tu foutais ?! Qu'est-ce qui s'est passé ?! beugla une voix qui m'était bien familière.
- Désolée, on a un peu abimés ton jouet. On va essayer de le rendre en une seule pièce, mais c'est pas gagné ! lui répondis-je.
- Julia ?!
- Surprise de voir que tu reconnais ma voix.
- Mais qu'est-ce que... Enfin, comment...
- Bonjour à toi aussi, géniteur de genre masculin. Comment vont mes frangins ? Ils ont intérêt à être en relativement bon état quand je débarquerai chez toi pour te botter le cul !"
Il raccrocha.
" - Qu'est-ce que c'était ça ?
- Mon géniteur, plus connu sous le nom de mon père. Bon, eh bien je crois que dès qu'on aura mis Clarke et Lexa au courant de la situation, je suis partie pour un petit séjour dans la colonie.
- La colonie ?
- Les Marginaux."
" - Explique-moi qui est cet individu... Succinctement, clairement et sans passer par 4 chemins.", ajouta Lexa en voyant mon air "C'est une longue histoire" se dessiner sur ma figure.
Nous avions attendu encore quelques lustres le signal de Lincoln avant d'enfin l'entendre prononcer "Frozone" dans le talkie. Je ne savais pas s'il n'avait pas compris que ce code n'avait aucun sens, si c'était pour me faire rire ou si c'était pour se foutre de ma gueule, mais j'étais tellement heureuse de l'entendre annoncer que notre calvaire, à savoir l'attente, était terminée que je ne me posai pas la question. Nous étions donc tous remontés dans la tour, où Lexa et Clarke nous attendaient bien sagement, et ce sans la présence de la famille Addams.
" - Bernie est...
- Bernie ? interrogea Clarke.
- C'est le nom qu'elle lui a donné quand elle l'a présenté à un des gardes, lui informa O.
- Ouais, pour numéro 7, il s'agit du vieil oncle Bernie des Blake, qui s'avère ne pas être vraiment leur oncle, et il est également sourd, muet, aveugle, alcoolique et paralysé."
La blonde me fixa comme si je venais de tomber du ciel (cette expression était devenue vachement ironique entre temps, étant donné que nous étions effectivement tombés du ciel ! Bref.) tandis que Lexa se frotta les yeux, probablement aussi lassée par la débilité du garde qui avait pu gober ça que par mon incapacité d'aller à l'essentiel.
" - Bref, je vous passe les détails, mais il se trouve qu'une fois débusqué et amené dans la planque en bas de la tour, nous l'avons fouillé afin de déterminer d'où il provenait...
- Pourquoi ne pas l'avoir fait plus tôt ? demanda la commandante.
- Je l'aurais bien proposé, mais il fallait le temps de laisser son cerveau se reposer, sinon il aurait probablement surchauffé et elle aurait risqué la combustion instantanée... murmura Indra.
- C'était très méchant ça ! Très juste, très drôle et très surprenant de ta part, mais très méchant ! Bref, toujours est-il qu'on a réussi à trouver d'où il venait ! Tenez-vous bien mesdemoiselles, cet homme n'est originaire ni plus ni moins que de...
- Il fait partie des marginaux, le clan formé par les parents de Jules.
- Putain Bellamy ! T'as cassé mon effet !"
Il m'ignora, tout comme Clarke et Lexa qui étaient sous le coup de la révélation. Enfin, sous le coup, pas vraiment, c'était pas comme si c'était une grande surprise qu'ils se décident à agir un jour ou l'autre ces débiles, mais quand même. Tout le monde commença à crier à droite et à gauche, y allant de son petit commentaire concernant la marche à adopter. L'issue de cette discussion ne serait une surprise pour personne, aussi décidai-je d'accélérer le processus.
" - Stop ! Ecoutez, on peut continuer à débattre comme ça jusqu'au déluge si vous y tenez comme ça, mais on sait tous comment ça va se terminer. La seule solution est que Lexa se rende là-bas afin de gérer le souci, et on sait aussi tous que Bernie, Clarke et moi allons l'accompagner, moi parce que c'est mes géniteurs qui ont gravement déconné, Bernie parce qu'il faut bien que quelqu'un le ramène, et Clarke parce qu'elle laissera pas Lexa y aller sans elle et parce qu'elle ne veut pas rester seule dans la même ville que la famille Addams ! On sera accompagnées des mêmes gardes que d'habitude, alors gagnons un peu de temps et allons atteler les chevaux tout de suite."
Je fus accueillie par une nouvelle cacophonie. Indra m'engueula en me reprochant de ne pas savoir de quoi je parlais, ce à quoi Lincoln répondit que lui non plus, ne savait pas trop de quoi on parlait. Octavia se plaignait de ne pas pouvoir faire partie du voyage, et Bellamy essayait par tous les moyens de l'empêcher de venir avec nous. La seule qui ne disait rien, c'était Lexa qui se contenta d'un hochement de tête dans ma direction, indiquant qu'elle était de mon avis.
" - La chose à faire maintenant c'est de réfléchir à la marche à suivre, commença Clarke. On ne va certainement pas foncer tête baissée sans savoir ce qu'il nous attend, et on ne va pas nous plus se retrouver sur des chevaux en direction de la colonie dans les minutes à venir."
" - Tu disais Clarke ?"
Celle-ci grommela en guise de réponse. Environ 3 minutes après la cacophonie générale, il était devenu évident pour tout le monde que partir là-bas le plus vite possible était la seule option. J'avais même commencé à frimer sur le fait que j'étais plus rapide, prévoyante et intelligente qu'eux, mais O me rappela rapidement que j'avais réussi à oublier que Raven, Murphy, Jasper et Monty étaient repartis pour Arkadia alors que je les y avais moi-même envoyés. Je n'avais donc pas d'autre choix que de fermer ma gueule. Nous étions, Lexa, Clarke, Nyko, numéros 2, 4, 6.2 et 8 et moi-même à cheval, en direction de la colonie, accompagnés de notre fidèle Bernie, toujours dans les vapes.
" - On fait quoi une fois là-bas ? On rentre tranquilou-gilou dans le camp et on demande à voir mes parents pour leur rendre Bernie le sniper et leur demander comment on en est arrivés à le raccompagner ?
- Oui. Quoi que veuille dire tranquilou-gilou, répondit Nyko.
- Ça veut rien dire du tout. C'est tranquilou-bilou l'expression...
- N'importe quoi ! C'est gilou je te dis !
- Je vais laisser tomber pour l'instant, t'es trop bornée pour admettre que t'as tort...
- Go float yourself Clarke ! Lexa, j'ai pas raison ?
- Je suis pratiquement sûre que non, mais je n'ai rien écouté à ce que vous racontiez... dit-elle distraitement.
- C'est la demoiselle blonde qui a raison.
- Ah tu vois ! fanfaronna Clarke.
- Oh ça va, tout ce que dit Bernie n'est pas parole d'Evangile ! Ça ne veut..."
Nous réalisâmes brusquement ce que nous venions de dire. Nous nous retournâmes d'un coup pour observer Bernie, qui avait été attaché à l'arrière de mon cheval, se relever tant bien que mal.
" - Oh ma tête... gémit-il.
- Ah !"
Je lui flanquai un coup de poing sur le nez, prise par un réflexe causé par le choc émotionnel qu'il m'avait causé en reprenant conscience. Bernie perdit l'équilibre et s'écrasa durement sur le sol.
" - Bien joué petit génie ! Tu l'as renvoyé dans les vapes alors qu'on aurait pu l'interroger ! me reprocha Clarke.
- J'ai pas fait exprès, il m'a foutue les jetons ce petit con ! Quelqu'un veut bien le ramasser et me dire comment il va ?"
Je n'avais pas fini ma phrase que numéro 2 prenait déjà son pouls. Après un rapide examen, il fut décidé à l'unanimité - moi y compris, j'avais eu la trouille de ma vie - qu'il serait attaché sur la monture de quelqu'un d'autre, le quelqu'un en question s'avérant être numéro 6.2. Une demi-heure plus tard, demi-heure étant rythmée par moi me faisant encore une fois passer pour une abrutie après avoir essayé pendant 20 minutes de discuter avec numéro 4 qui se trouvait devant moi, alors que Nyko m'avait prévenu qu'il était sourd, avant de réaliser qu'il était effectivement bien sourd et que Nyko n'était donc pas en train de se foutre de ma gueule - bah ouais mais après le sketch avec Bernie, j'avais quand même des raisons d'avoir des doutes ! -, nous finîmes par apercevoir le camp des Marginaux. Lexa nous intima de nous arrêter, avant de nous dépasser et de nous faire face.
" - Vous 4, dit-elle à 2, 4 (Nyko lui traduisit en langage des signes, c'était donc pour ça qu'il agitait ses mains dans tous les sens depuis un moment !), vous restez ici avec Bern... le prisonnier.
- Sha Heda ! acquiescèrent-ils d'une seule voix.
- Nyko, Clarke, vous venez avec moi. Restez sur vos gardes, mais n'ouvrez pas les hostilités. Nous sommes ici pour trouver des réponses à nos questions et éclaircir la situation, pas pour porter des accusations hasardeuses, erronées et précipitées. Quant à toi, reprit-elle avant que je ne puisse protester, je t'autorise à nous accompagner à la seule condition que tu ne dises rien et que tu ne bouges pas sans que je t'y ais invité.
- Ça fait 2 conditions.
- C'est de ce genre de commentaires dont je parle. Si tu veux venir, promets-moi de ne rien dire et de ne pas bouger. Tu es un aimant à catastrophes, personne ne peut prévoir les conséquences désastreuses qu'entrainent un seul mot ou un seul mouvement de ta part. Et c'est d'autant plus risqué que nous nous trouvons dans le territoire où se trouvent tes parents et tes frères. Si nos soupçons sont exacts, alors c'est ton père qui a ordonné l'attaque, et si tel est le cas, tu dois me promettre de ne rien tenter à son encontre.
- Hum... D'accord... marmonnai-je.
- Jules...
- D'accord, je te le promets !"
A moitié convaincue, elle décida de tout de même se contenter de ma parole, et nous descendîmes de nos chevaux pour finir à pieds. Plus nous nous rapprochâmes, plus je réalisai à quel point le camp avait changé.
" - Qu'est-ce que c'est que ce bordel... ?
- Qu'est-ce qui a ? interrogea Clarke.
- C'est vrai que t'étais pas là la dernière fois... me souvins-je. Mais ça a beaucoup changé... Beaucoup trop."
Je contemplai les barrières qui s'imposaient maintenant comme une vraie muraille. Autant entrer la dernière fois avait été un jeu d'enfant, mais là, c'était carrément impossible ! Des mètres et des mètres de fils barbelés surplombaient l'imposante façade, derrière lesquels des gardes faisaient des rondes, armés jusqu'aux dents.
" - Ils étaient pas supposés devenir pacifiques depuis la colonisation ?
- En général, les gens apprécient moyennement de se faire coloniser... répondit Clarke.
- Lexa a accepté de leur faire parvenir de la nourriture en échange d'un squat de leurs terres, qui s'avèrent d'ailleurs ne pas être les leurs à la base. Et ce après que les Marginaux l'ait envoyé se faire foutre, plus d'une fois. Perso, je trouve que le compromis est loin d'être dégueulasse !
- GROUNDERS !" hurla un des gardes.
Leur campement avait beau avoir de la gueule, les gardes étaient particulièrement mauvais s'ils ne nous avaient repéré que maintenant... Ceux-ci finirent pas réagir et par pointer leur arme sur nous.
" - Les gars ! les interpellai-je. Si j'étais aussi nulle que vous dans mon boulot, j'éviterai de menacer..."
Je ne finis pas ma phrase, coupée net par le regard de Lexa me rappelant ma promesse. Foutue parole ! Celle-ci s'adressa à un des gardes, qui semblait être le chef de la petite troupe, et en moins de 3 minutes réussit à nous faire entrer et à nous obtenir un entretien avec leur chancelier (je me pris un coup derrière le crâne quand je voulus faire remarquer qu'on avait déjà un chancelier, à savoir Kane, et qu'il était très compétent contrairement à mon géniteur !). Que personne ne me demande comment, même moi je n'avais pas réussi à comprendre par quel tour de force elle y était arrivée aussi rapidement ! Tout ça pour dire que nous nous retrouvâmes avec Lexa (Nyko et Clarke étant restés à l'extérieur) dans une tente à attendre que Kifrin (d'ailleurs ce prénom était absolument immonde et très dur à prononcer ! On aurait pu croire que mes grands-parents avaient appuyé au pif sur les touches d'un clavier pour le nommer !) Paxton daigne faire acte de présence.
" - Heda, salua-t-il non chaleureusement en faisant irruption dans la pièce. Toi.
- Ravie de te revoir moi aussi... crachai-je. Tu sais que "Toi" répond aussi au nom de Jules, ou même d'abrutie si tu veux, mais "Toi" je trouve ça vraiment... dégradant.
- Jules... soupira mon amie.
- Désolée, mais il me facilite pas la tâche ! Où sont mes frères ? Et ma génitrice ? Je ne les ai vu nulle part en arrivant.
- Marvin à l'extérieur va te conduire à eux.
- Tu veux te débarrasser de moi c'est ça ? Pour pouvoir parlementer seul avec Lexa ?"
Il ne dit rien, je pris ça pour un oui. Lexa me fit un signe de la tête, et bien que j'étais partagée sur sa signification réelle - était-ce pour me dire d'aller revoir mes frères depuis si longtemps ou pour se débarrasser de moi estimant que je causerais plus de mal que de bien ici, personne ne le saurait jamais ! -, j'acceptai.
" - Très bien."
Je piquai le flingue que portait mon géniteur à la ceinture et vidai la cartouche sur le sol.
" - Dans le doute..."
Marvin me conduisit à ma plus grande surprise à une cellule, dans laquelle étaient enfermés plus d'une vingtaine de personne, dont le reste de ma famille.
" - Mais bordel, à quoi ça rime tout ça ?!
- Jules ! cria Jellal en m'apercevant.
- Jellal !"
Marvin ouvrit la grille afin de me permettre d'entrer.
" - Ne pense même pas à m'enfermer là-dedans..." le menaçai-je.
Jellal me sauta dans les bras, puis je serai Nevi dans mes bras et gratifiai ma génitrice d'un bonjour froid.
" - Maintenant, expliquez-moi ce qui se passe ici..."
Mon père avait effectivement ordonné l'attentat. C'était bien lui qui avait envoyé Bernie buté Lexa, afin de profiter de l'agitation régnant à Polis pour entrer dans la capitale et la faire tomber. Ce qui était incroyablement stupide. Même si Lexa avait été touchée par Bernie, la probabilité de réussite du plan de mon père *frisson* d'entrer comme ça dans la ville et de massacrer tous les Grounders étaient proches de 0%. Et je n'étais pas la seule à le penser, d'où la présence de ma mère dans cette cage. On y était, mon géniteur avait définitivement craqué sous la pression du pouvoir ou quoique ce soit et il en était réduit à imposer un régime où toute opposition à son autorité se soldait par un enfermement quand on était chanceux, par une exécution quand c'était pas le cas. Il était devenu fou et avait atteint un stade bien supérieur à celui qu'avait atteint Pike. Nevi et Jellal, alors que ce n'était qu'un gamin !, s'étaient opposés à lui afin de défendre la paix avec le peuple de Lexa, tout comme ma mère même si ce n'était pas pour la même raison, et ils s'étaient retrouvés en cellule. Je commençais à vraiment chauffer intérieurement, mais je restai tout de même assez lucide pour avoir conscience que faire échapper tout le monde n'était pas un bon plan. Avant que je sorte de la cage, ma génitrice m'attrapa par le bras.
" - Jules..."
Je souris devant l'effort.
" - Je... je n'ai jamais voulu ça. Je veux dire, je sais que nos opinions divergent en ce qui concerne cette alliance, mais la solution de ton père n'est pas la bonne. Cependant j'y ai malgré tout contribué. Je suis prête à assumer les conséquences de mes actes, mais s'il te plait, je t'en prie, empêche-le de continuer sur cette voie, ou ça va être une véritable hécatombe."
J'acquiesçai, et la serai dans mes bras avant de sortir. Je ne lui avais rien pardonnée, mais c'était probablement la dernière fois que je la voyais.
Même ma mère s'était rendue à l'évidence. Je me rendis d'un pas décidé vers la tente du pseudo-chancelier pour qu'on ait une vraie discussion lui et moi. Et tant pis pour ma promesse, elle irait se faire foutre ! Je croisai Lexa sur le chemin, suivie par Clarke et Nyko.
" - Comment ça s'est passé ?
- Il refuse toute conversation tant que son tireur ne sera pas ici sain et sauf.
- L'enfoiré, il s'en fout de son sniper, il veut juste gagner du temps... Tu vas le chercher ?
- Oui, il nous sera d'aucune utilité.
- Mais il devra être jugé pas vrai ?
- C'est exact, comme toutes les personnes impliquées dans cet attentat.
- Qu'est-ce que tu comptes faire Lexa ?
- Pour l'instant, rien. On a la confirmation qu'il s'agit bien d'un acte prémédité et non isolé, mais ils sont plus nombreux et plus armés que nous.
- Certains n'y sont pour rien là-dedans. C'est un remake de l'affaire Pike, tout ceux qui n'adhèrent pas ou qui s'opposent au régime sont punis par l'emprisonnement ou la mort.
- Je sais, c'est pourquoi je vais donner à ceux qui sont manifestement contraints de rester ici par la force la possibilité de rejoindre la coalition. Ils seront cependant envoyés à Arkadia, sous haute surveillance pendant un certain temps.
- Et pour les autres ?
- Ceux qui se rendront seront faits prisonniers et jugés par le conseil et moi-même. Quant aux autres, mes guerriers se chargeront de leur sort.
- Très bien. Dis, je déteste avoir à te demander ça, mais tu me ferais une faveur ? Emmenons mes frères aujourd'hui, ils ont défendu l'alliance corps et âmes, et je ne veux pas qu'ils restent ici jusqu'à ce que nous revenions..."
Elle hocha la tête en signe d'accord.
" - Cela doit être discret.
- Je vais aller parler avec Kifrin. Profitez de ce laps de temps pour les faire sortir.
- Nyko ! ordonna Lexa. Ramène le prisonnier ainsi que les gardes ici, Clarke et moi allons nous occuper du reste."
Il accéléra le pas et sortit du campement. J'inspirai bruyamment et pris mon courage à deux mains pour pénétrer dans la tente principale.
" - Vous avez pas quelque chose de sympa à me raconter ? Histoire que je me calme un peu...
- Le sniper, répondit Clarke, Bernie. Je me suis renseignée, et son vrai prénom, c'est Bernard."
J'éclatai de rire.
" - Nan tu te fous de ma gueule ! Lexa, tu veux pas qu'on le garde celui-là ? On s'amuserait tellement bien lui et moi !"
" - Tu fous en cage ta femme et tes fils toi maintenant ?" agressai-je le "chancelier" en entrant dans sa tente.
Il me lança un air sévère.
" - Je n'ai pas de compte à rendre à une traitresse.
- T'es vraiment un taré ! Tu réalises que tout ceux que tu as foutu en taule te vouaient une confiance quasiment aveugle ?! Ils comptaient sur toi pour survivre, et toi d'un coup, le pouvoir te monte à la tête et tu fous en l'air tes seules chances de paix en envoyant un sniper à Polis ?! Qu'est-ce qui va pas chez toi ?! Et sans déconner, il s'appelle vraiment Bernard ?
- Tu te bornes à croire en cette utopie qu'est la paix ? Avec ce peuple primitif qui ne...
- Qui ne jure que par la guerre et le sang, bla bla bla ! Ecoute, ce discours m'a tellement été répété que si ma vie était une fiction, même les lecteurs trouveraient ça répétitifs ! Pour peu que quelqu'un s'y intéresse... Bref, c'est pas la question ! Je vais pas m'emmerder à essayer de te faire voir et comprendre l'évidence, parce que je risquerais de me faire aveugler par ton absolue mauvaise foi, ton incompétence, ton ignorance et ta stupidité. Et venant de moi, ça veut dire beaucoup !"
Il ne prit pas la peine de répliquer, étant conscient que mon petit discours s'appliquait à nous deux. Je n'avais pas moyen de le faire revenir à la raison, et lui non plus ne pourrait jamais me faire adhérer à ses idéaux. Je le fixai intensément. Nevi et Jellal lui ressemblaient physiquement. J'étais venue le confronter une dernière fois pour gagner du temps, mais me retrouver là, face à lui, à le fixer dans les yeux, me ramena des années dans le passé. C'était une vraie ordure sur l'Arche, professionnellement, mais avec mes frères et moi, il n'avait pas toujours été comme ça. J'avais toujours eu des problèmes avec mes parents, mais je me souvenais du sourire de Nevi quand ils étaient rentrés chez nous un jour en nous annonçant qu'on allait avoir un petit frère. Je me souvenais de la lueur de fierté dans le regard de mon grand frère lorsque notre père le félicitait d'avoir bien travaillé, ou lorsqu'il le remerciait de s'être occupé de nous alors qu'il avait eu une dure journée de travail. Je n'avais plus de père depuis le jour où il avait décidé d'arrêter mon meilleur ami, mais il était encore celui de mes frères. Alors comment allais-je leur expliquer que j'étais en partie responsable de la mort atroce qui l'attendait, que je le savais et que je n'avais rien fait pour empêcher ça... Alors je fis quelque chose que je risquais de regretter. Pour la première fois depuis notre rencontre, je laissai Lexa de côté, en oubliant volontairement les conséquences de mes actes.
" - Barre-toi.
- Je te demande pardon ?
- Fous le camp. Une fois qu'on sera partis, fuis. Ce que tu as fait doit être puni, et une armée va finir par se pointer. Je ne sais pas quand, ça peut être demain, dans 3 jours ou dans quelques heures, mais des Grounders très en colère vont venir te chercher. Et ils ne te tueront pas sur le champ, tu vas souffrir pour avoir ordonné cet attentat. Toi et tout ceux impliqués. Mon père est mort en même temps que Charlie, mais ne force pas Nevi et Jellal à vivre ça. Fais leur une faveur et disparais dès aujourd'hui."
Il réfléchit un instant, et vu son regard, je doutai qu'il songe vraiment à la possibilité de foutre le camp. Non, le dilemme qui l'accablait semblait plus... sombre peut-être ? Il s'approcha de la table au centre de la pièce, et sortit un pistolet d'un des tiroirs.
" - On ne sortira pas d'ici vivants c'est ça... réalisai-je. Tu nous as envoyé chercher Bernie pour faire rentrer dans le camp les gardes postés à l'extérieur.
- Je suis désolé Julia, mais il en va de notre survie. Aussi forte soit ton envie de le croire, le cohabitation avec les sauvages n'est pas une alternative.
- Bien sûr que si ! C'est ce qu'on vit en ce moment !
- Ce n'est que temporaire. Le jour viendra où nos 2 cultures s'opposeront, et ce jour-là, il sera trop tard pour réagir. Je ne voulais pas en arriver là, mais tu représentes un danger pour notre survie. Je suis désolé."
Il leva son arme et la pointa dans ma direction.
" - C'est moi qui suis désolée, j'ai été stupide de croire qu'il y avait encore quelque chose à sauver chez toi."
Je me jetai derrière un meuble au moment où le premier coup partit. La balle se logea dans le mur, pile à l'endroit où j'étais avant de me jeter au sol. Bordel il déconnait pas ! Il n'y avait qu'une seule porte, et donc qu'une seule issue. Elle était bien trop dégagée pour que je ne me fasse pas exploser à la seconde où je me précipiterais vers elle ! Je n'avais plus que deux solutions : esquiver jusqu'à ce que son chargeur se vide et profiter du laps de temps de rechargement pour filer ou le désarmer. J'évitai deux nouveaux coups en me réfugiant dans le fond de la pièce. Je le laissai s'approcher. Quand il fut à quelques pas de moi, je poussai la table d'un coup sec pour le déséquilibrer. Je profitai de ma diversion pour lui planter mon couteau dans la cuisse et précipiter vers la sortie. Il sortit le couteau de la plaie et se releva, appuyant sur la gâchette sans vraiment être conscient de l'endroit où il tirait. La porte s'ouvrit à la volée, et une balle perdue se logea dans sa poitrine. Sous le choc, elle se stoppa net, son regard oscilla entre le trou laissé par l'impact sur sa poitrine et moi. Je me précipitai vers elle, et elle s'effondra dans les bras de Clarke qui était juste derrière elle avant que je ne puisse l'atteindre.
J'eus l'impression que quelqu'un venait d'appuyer sur la marche rapide sans que je ne sois comprise dedans. Le monde autour de moi bougeait à une telle vitesse que j'avais du mal à le suivre. Je distinguai la voix de Clarke parmi le brouhaha ambiant, qui m'ordonnait d'appuyer sur la blessure le plus fort possible afin d'arrêter l'hémorragie. J'obéis, bien qu'au fond je savais que c'était perdu d'avance. Chaque battement de cœur faisait bouger la balle, déchirant petit à petit ce qui restait de paroi cardiaque. Je ne bougeai pas, je ne pouvais pas bouger. Ma main dans sa poitrine était la seule chose qui l'empêchait de se vider de son sang. J'avais conscience que c'était peine perdue. Elle souffrait, et tous les actes de Clarke et du médecin du camp ne faisait que prolonger son agonie. Je rompis le contact visuel que j'avais établi avec elle et regardai le docteur.
" - On ne peut rien faire n'est-ce pas..."
Ce n'était pas une question, mais une affirmation.
" - Non, répondit-il tout de même. J'aimerais pouvoir, mais nous ne pourrons pas l'empêcher de partir."
J'avalai douloureusement la boule qui s'était formée dans ma gorge, et lâchai prise. J'enlevai ma main de la blessure et pris la sienne.
" - In peace may you leave the shore. In love may you find the next. A safe passage in your travels. Until our final journey to the ground. May we meet again.
- May... May we meet... Again", lâcha-t-elle dans un soupir.
Il ne lui restait que quelques minutes tout au plus. Je lâchai sa main et pris mon poignard qui reposait sur le sol. Je n'entendis plus rien d'autre que lui, je ne vis plus rien d'autre que lui. Il était toujours agenouillé sur le sol, incapable de se mettre debout. Je m'approchai de lui, lentement.
" - Elle va mourir. Tu vas payer pour ça. Tu vas mourir. Et c'est moi qui vais te tuer", dis-je tranquillement.
Ce n'était pas une menace, ce n'était pas un avertissement. C'était un constat, un fait dont je voulais l'informer. Il tenta de bouger, mais la lame avait dû toucher un nerf dans la cuisse et il s'effondra à nouveau. Je lui donnai un coup de pied dans la mâchoire et il s'étendit sur le sol. Je m'agenouillai à ses côtés, levant le couteau afin de lui planter dans la gorge. Le couteau fut bloqué à quelques centimètres de sa gorge.
" - Arrête.
- Laisse-moi. Il doit payer.
- Et il le fera.
- J'en ai rien à foutre de vos traditions. Ce salopard doit mourir ici, maintenant. Et il crèvera de la façon dont je l'ai décidé. Vous torturerez selon vos coutumes le prochain."
Je voulus reprendre mon couteau, mais la main le serra, s'écorchant la peau au passage.
" - Tu ne veux pas faire ça.
- C'est pas à toi d'en juger.
- Je sais que tu ne veux pas faire ça. Tu considères depuis bien longtemps que tu n'as plus de parents, mais tu ne veux pas être celle qui les rendra orphelins."
Frappée par la réalité, je lâchai le couteau sur le sol.
" - Désolée pour ta main Lexa...
- Ce n'est rien.
- Où sont-ils ?
- Quelques mètres derrière toi, avec elle. Ton petit frère voulait lui faire ses adieux.
- Est-ce qu'elle est... ?
- Pas encore, mais bientôt.
- Et pour lui ?
- Il sera puni."
Pour illustrer ses paroles, numéros 2 et 4 vinrent le chercher. L'un des deux lui planta une aiguille dans le cou, un anesthésiant. Je retournai au chevet de ma mère, qui n'en avait plus pour très longtemps. Nevi me jeta un coup d'œil désolé, me demandant silencieusement si ça irait pour moi.
" - S'il te plait, fais sortir Jellal, je ne veux pas qu'il soit là quand..."
Il comprit tout de suite et prit notre jeune frère tremblotant et sanglotant dans ses bras. Ma mère maintint difficilement ses yeux ouverts et me demanda de m'approcher.
" - Je... suis... désolée... Pour tout. Je... Je t'aime Jules, chuchota-t-elle à mon oreille.
- Je t'aime aussi maman", sanglotai-je.
Elle ferma les yeux, exaltant un dernier soupir.
" - Yu gonplei ste odon."
Je relevai la tête vers Lexa.
" - Jules, me dit-elle. Elle sera envoyée à Arkadia où vous pourrez lui rendre hommage selon vos coutumes. Et... je suis désolée.
- C'est pas ta faute...
- Pas seulement pour ça.
- Pour quoi alors ?
- Pour ça", finit Clarke.
Je compris ce qu'était le ça lorsque je sentis une aiguille s'enfoncer dans ma peau. Je m'effondrai, rattrapée de justesse par Lexa avant de heurter le sol.
J'émergeai difficilement. Très difficilement. Difficilement du genre "Si je pouvais dormir 77 ans de plus ça serait probablement pas assez". Une fois mes yeux péniblement ouverts, je réalisai que je me trouvais dans ma chambre.
" - Tu es réveillée.
- Bonjour à toi aussi Lexa. Je dors depuis combien de temps ?
- 2 jours.
- Putain, vous avez abusé complet sur la dose là... Qu'est-ce que j'ai raté ?
- Ce qui était supposé se passer. Ceux dont l'innocence a été démontrée et qui en ont exprimé le souhait ont été envoyés à Arkadia jusqu'à la fin de leur surveillance. Ils seront libres de circuler à leur guise après cela. Les autres ont été emprisonnés et jugés.
- Verdict ?
- Le conseil et moi-même avons décidé les subalternes n'ayant pas d'implication directe seraient condamnés à des travaux forcés pour une durée indéterminée.
- Et les leaders ?
- Exécution demain à l'aube.
- Combien ?
- 7. Dont Bern... le tireur et...
- Et Kifrin."
Je me tus un moment.
" - Il faut que je sois là ? lui demandai-je.
- Le choix est tien.
- Et mes frères ? Ils sont à Arkadia eux aussi ?
- Oui. Nevi m'a demandée de t'informer que si tu n'es pas à Arkadia dans 2 jours, ils procéderont à la cérémonie d'enterrement sans toi. Un véhicule part de Polis dans une heure, veux-tu que je les informe de ta présence ?"
Je fis un léger signe affirmatif de la tête. Lexa se leva, mais je l'interpellai avant qu'elle n'atteigne la porte.
" - Attends ! Comment on est en arrivés là ?
- Lorsque Clarke et moi avons voulu faire sortir tes frères, elle m'a demandée où tu étais. Je lui ai répondu honnêtement, et elle est sortie en courant de la cage en criant qu'il allait te tuer. Nous avons tenté de la rattraper et de l'arrêter, mais elle était trop rapide. Personne n'a pu l'empêcher de se précipiter dans la tente lorsqu'elle a entendu les coups de feu."
La légende était donc vraie, l'amour maternel donnait bien des ailes. Sauf que comme dans une vieille histoire, elle avait volé trop haut et s'était cramée les ailes. A moins que ce ne soit la cire qui maintenait les ailes qui avait fondu dans l'histoire de base ? Vous savez, celle de Ladalle et Irane ou bien Dudul et Ictère enfin bref, un truc du genre. Je m'assis sur le lit, et Lexa me rejoignit.
" - Est-ce que ça va aller pour toi ?
- Oui. Comme tu l'as dit, j'ai perdu mes parents le jour où ils ont arrêté Charlie et m'ont renvoyé en cellule. Mais...
- Tes frères.
- Oui, mes frères. Et il n'y a pas que ça, ça aurait pu être n'importe qui d'autre. Tu aurais pu entrer la première, Clarke aurait pu entrer la première, Nyko aurait pu entrer le premier, Jellal ou Nevi auraient pu entrer... Et le résultat aurait été le même.
- C'est vrai. Mais ça n'a pas été le cas. Je t'ai laissé de la meringue et une bouteille de Dr Peps...
- Pepper, Dr Pepper.
- C'est ça, je les ai trouvé dans vos réserves. Je vais dire au chauffeur de t'attendre, prends ton temps.
- Merci Lexa."
Je finis de m'habiller et de manger et sortis en direction du véhicule à destination d'Arkadia. Une fois à l'intérieur, j'eus le loisir de réfléchir sur les événements récents, quoiqu'il n'y avait pas grand-chose à dire. Ma mère était morte. Butée par Kifrin, son propre mari. Voilà où nous en étions. Une fois arrivée, je sortis de la voiture sans un mot et me rendis au cimetière bâtie derrière le camp. Mes frères s'y trouvaient. Je les serrai dans mes bras.
" - On nous a prévenu de ton arrivée par talkie-walkie, m'apprit mon grand frère. Tu veux qu'on fasse ça maintenant ou... ?
- Je préférerais."
L'enterrement se déroula sans un mot. Quelques personnes étaient présentes, dont peu que je connaissais. Clarke m'avait demandée si je voulais qu'elle vienne, mais j'avais poliment décliné l'offre, préférant la savoir à Polis. Lexa n'avait même pas proposé, et je lui en fus reconnaissante. Après tout, ma mère avait beau ne plus être d'accord avec les idéaux de Kifrin, elle n'en aimait pas les grounders d'amour pour autant. Les gens partirent peu à peu, jusqu'à ce qu'il ne reste que nous 3.
" - Est-ce que l'on vous a mis au courant de ce qui allait se passer maintenant ?
- Oui, répondit Nevi. Est-ce que tu vas rester ici longtemps ou tu repars tout de suite à Polis ?
- Je ne peux pas être là-bas demain quand... Quand ça arrivera. Mais après, cela dépendra de si vous voulez que je reste ou pas...
- C'est Polis chez toi, ne reste pas là à cause de nous", murmura Jellal d'une toute petite voix.
Soudain, je repensai à Raven, Jasper, Monty et Murphy. Je m'agenouillai pour lui faire face.
" - Tu sais ce qu'on va faire mon grand ? J'ai des amis qui sont venus ici pour un petit moment. Ils devraient repartir pour Polis dans quelques jours, peut-être même dans une semaine ou deux, alors je vais rester ici jusqu'à leur départ et je leur demanderai de m'emmener dans leur bagage. Et une fois que je serai là-bas, si Nevi est d'accord, je demanderai à Lexa de préparer des chambres pour vous deux dans l'immense tour dans laquelle je vis en ce moment. Comme ça, dès que vous pourrez circuler à nouveau librement, vous pourrez venir aussi souvent que vous voulez à Polis, voire..."
Je relevai la tête vers Nevi, lui demandant silencieusement son accord pour ce que j'allais dire ensuite. Il me sourit légèrement et finit à ma place.
" - Voire vivre là-bas. Est-ce que ça te plairait de vivre à Polis Jellal ?"
Une larme coula sur sa joue, que j'essuyai avec mon pouce. Il hocha rapidement la tête et se réfugia dans mes bras sans lâcher la main de notre frère. Je le soulevai et le portai jusqu'à la tente qui était la nôtre et attendis qu'il s'endorme. Nevi le rejoignit assez rapidement. Je regardai l'heure : 22h47. Je me levai en direction des restes de l'Arche et me rendis dans la pièce qui servait de labo à Raven. Celle-ci dormait à poing fermé sur les plans de ce que je lui avais demandé de construire. Je posai bruyamment les verres et la bouteille que j'avais piqué dans les cuisines avant de venir afin de la réveiller.
" - Putain ! dit-elle en sursautant. Oh, Jules, qu'est-ce que tu fais là ? Je pensais que tu serais avec tes frères. Je suis désolée, j'ai voulu venir à l'enterrement avec les garçons, mais on nous a dit que vous préfériez rester entre vous... Et... Bref, je pensais que tu voulais passer du temps seule avec tes frères.
- C'est rien. Alors t'en es où ?
- Encore une semaine de boulot et ça sera au point. Tu veux toujours que je le fasse ?
- Evidemment. Mais pas ce soir. Ce soir, je vais boire. Beaucoup. Et j'ai besoin de quelqu'un pour m'arrêter avant que je tombe dans un coma éthylique ok ?
- Ok.
- Et je te promets que si tu fous de l'alcool à 90 dans un de mes verres, je te verserai toutes les bouteilles d'alcool de ce camp jusqu'à la dernière goutte dans l'œil, clair ?
- D'accord, message reçu !"
Raven prit la bouteille et remplit les verres. J'en pris un et bus le premier verre d'une longue série.
Fin du chapitre 13 ! Encore merci à tout ceux qui me suivent fidèlement depuis le début, à tous les petits nouveaux et à tout ceux qui débarquent ici par hasard ! Comme d'habitude, lâchez-vous avec les commentaires, et à la prochaine !
PS : Je n'ai pas encore vu le 3x15, alors même si je ne vois pas pourquoi il y en aurait, évitez les spoilers merci ! =)
Kisses - DW.
