Salut à toutes et à tous ! Comment ça va ? Et oui, on n'y croyait plus, mais je suis de retour avec un nouveau chapitre ! Chapitre un peu... particulier. Bon d'accord, j'ai fait tellement de chapitres particuliers que leur particularité se casse sévèrement la gueule, parce que oui, si tout est particulier, alors plus rien ne l'est (particulier vous suivez), mais... Y'a pas de mais en fait, je m'en fous, c'est ma fanfiction, je vais ce que je veux ! (Personne qui s'énerve toute seule). Bref, comme vous avez déjà pu le remarquer, j'aime beaucoup faire des références à d'autres œuvres dans mes chapitres, on ne compte plus les répliques de Pirates des Caraïbes que j'ai bazardé là-dedans, et mon amour pour les références a donné lieu à plusieurs chapitres entièrement inspirés par divers films/livres/séries dans leur forme, notamment le chapitre 10) Misunderstood renvoyant à un épisode de Grey's Anatomy ou le chapitre 17) Psycho calqué sur le modèle d'un épisode de Buffy. Tout ça pour dire qu'aujourd'hui je repars dans le plagiat assumé (au niveau de la forme du moins, et au pire je m'en fous, je vends pas donc j'ai le droit de plagier et ne dit-on pas que l'imitation est la plus sincère des flatteries ?), avec cette fois-ci un chapitre inspiré d'un des meilleurs bouquins que j'ai pu lire, sorti assez récemment, Illuminae ! Pourquoi j'ai pompé la forme, déjà parce que c'est cool (même si fatalement ça l'est plus sur le bouquin), et... bah parce que c'est cool ! Pour ceux qui ne connaissent pas ce livre, déjà allez l'acheter et le lire, et ensuite vous comprendrez assez rapidement pourquoi le style m'a attirée ! Bref, amusez-vous bien, je l'espère du moins, et on se retrouve en bas !
: Et encore t'as pas tout vu !
Angellow : Tu sais comment elle est, l'inspiration c'est pas son truc =P Et oui, ils auront des vrais prénoms (je sais, on n'y croyait pas) ! C'est Lexa, donc je te laisse deviner, par contre Clarke risque de... comment dire... être passablement énervée. Je me permets de te faire remarquer que je ne t'ai pas vu dans le bonus, Jules me charge de te dire que tu lui manques, et qu'elle a encore beaucoup de choses à te dire !
OoO-RED-OoO : Oui, Daryl, je regardais The Walking Dead, et je l'aime bien, donc voilà =) Il est probable que Hera se fasse griller en 8 secondes 30 !
FouyChipita : Jules est très loin d'être parfaite, c'est pas drôle les gens parfaits =) Pour le cliff-hanger, j'avoue qu'à la base je ne voulais pas parler de Blind Girl avant ce chapitre-ci, mais quand on m'a posée la question dans le bonus sur les histoires d'amour passées de Jules, j'ai pas résisté à lui faire faire une petite apparition.
Ewilan : Jules peut pas tout faire, on ne peut pas tout mettre sur son dos non plus =P Heu oui là non... Ressusciter Jake c'est quand même pas évident =P Navrée pour le "vite", j'avoue ne pas être au top ces derniers temps =)
"Vous avez entre les mains le dossier Quinzal. Comme son appellation le laisse entendre, les documents suivant relateront dans leur ensemble les événements ayant conduit à la libération du sujet Harleyna Quinzal et au désastre militaire et politique ayant suivi. Les documents qui vont suivre comportent des descriptions détaillées des images ayant été observées sur les caméras, les retranscriptions de conversations entre les différents acteurs de cette catastrophe ainsi que le détail des appels radios qui ont pu être interceptés, sans oublier de mentionner plusieurs dossiers médicaux et papiers importants. Certains textes requièrent une recontextualisation, c'est pourquoi nous nous sommes permis d'ajouter des notes en début de page, afin que vous puissiez prendre connaissance de cette affaire dans sa globalité. Notez que nous avons conscience de l'absence de pertinence de certains passages mais, par souci d'exactitude et de professionnalisme, nous avons choisi de vous en faire part. Certains termes ont été volontairement censurés par notre équipe, la vulgarité des propos ne représentant aucun intérêt narratif. Veuillez garder en tête que tout ceci a été rédigé à des faits purement narratives, et qu'aucun membre de notre équipe n'émet de jugement ou ne donne son avis.
PS : Aucune information sur votre connaissance des différents intervenants ne nous a été communiquée, c'est pourquoi nous avons joint des fiches sur chacun d'entre eux contenant les éléments en notre possession.
Note : Le document suivant est une description des observations de la part de notre analyste de la scène par le biais des caméras installés dans le bâtiment.
Elles viennent d'entrer dans le champ de vision de la caméra 3, encore persuadées qu'elles ne se sont pas fait repérer. Elles ne pourraient pas plus se tromper, l'alerte a été sonnée il y a plus de 10 minutes. La seule raison pour laquelle elles continuent de se déplacer librement dans les couloirs est que le roi Roan a décidé de les laisser s'enfoncer dans le palais afin de boucler toutes les issues. C'est chose faite apparemment. Elles disparaissent de la caméra 3 pour passer sur la 7. La fille qu'Emerson a désigné comme étant Julia Paxton se précipite derrière un pan de mur, suivie par Heda. Elles discutent un peu, se disputent peut-être - leur conversation est trop inaudible pour nos micros - avant qu'un des gardes ne les repèrent. Elles prennent la fuite, Paxton évite de justesse une lance envoyée par un des soldats. Celui-ci hurle qu'une des inconnues est Heda (ce que nous savions depuis un moment, mais la nécessité de débattre de sa stupidité ici reste discutable). Elles continuent de courir, passant d'une caméra à l'autre. J'avoue les avoir perdue de vue un petit instant, mais je les retrouve littéralement dos au mur sur la caméra 14. Paxton s'empresse de pousser Heda dans le conduit menant aux prisons avant de la suivre. Je change de poste pour passer aux caméras B, celles-ci étant équipées d'une vision nocturne. Les caméras susdites n'étant pas équipées de micro, il est impossible de connaitre la teneur de la conversation entre les 2 femmes qui a suivi. Elles approchent de la porte au fond des prisons. Elles se jettent au sol quelques instants plus tard, avant que la totalité des caméras de la zone coupent. Mon analyse de la situation est que les abrutis servant de soldats au roi Roan ont eu la stupidité de faire exploser une porte en souterrain, et, que ce soit leur idée ou un ordre, on ne peut qu'ajouter que leur capacité de réflexion est vraiment limitée.
Note : Ci-dessous une présentation succincte des intervenants, rédigé avec l'aide de votre allié, Carl Emerson.
Nom/Prénom : Roan.
Titre : Roi de la nation des Glaces/Azgeda.
Remarques : Il a accédé au statut de roi après la mort de sa mère, tuée par Heda. Il était avant cela prisonnier de cette dernière et avait été envoyé afin de chercher et de ramener vivante Wanheda à Polis. De plus, il a affronté en duel Heda, et a perdu. Il a néanmoins été épargné par Heda, qui a préféré mettre fin au règne de Nia pour le placer à la tête d'Azgeda.
Dangerosité : Modérée. Il est un de vos alliés, une trahison lui couterait trop. Cependant, il doit la vie à Heda, et nous ne sommes pas en mesure de déterminer s'il se rend redevable, ni même jusqu'où serait-il prêt à aller pour rembourser sa dette.
Nom/Prénom : Lexa.
Titre : Heda.
Remarques : Remarquable stratège, excelle au combat rapproché, grande capacité de réflexion, sang-froid à toute épreuve, rapide, agile, endurante, déterminée, âme de chef de guerre, sans pitié. Points faibles : le combat à distance et la technologie, Julia. Raison de sa présence au sein du bâtiment : inconnue.
Dangerosité : Maximale.
Nom/Prénom : Paxton Julia.
Titre : Cambrioleuse.
Remarques : Fille du ciel. Semble avoir un lien privilégié avec Heda selon les images, dont Emerson ignore l'existence. Peut se déplacer sans se faire repérer, excelle dans l'infiltration, manipulatrice, intelligente, vicieuse, douée au combat rapproché et à distance. Points faibles : impulsivité, maladresse, irréfléchie, Heda.
Raison de sa présence au sein du bâtiment : inconnue.
Dangerosité : Elle est imprévisible, ce qui élève son niveau de dangerosité au stade extrême. Cible prioritaire.
Note : Ci-dessous les observations d'un autre ingénieur, responsable de la supervision des caméras de surveillance des prisons dans lesquelles étaient enfermés les rescapés du peuple du ciel. Nous avons choisi de ne pas dévoiler les noms des hommes responsables de la surveillance, afin que l'Incident ne porte pas préjudice à leurs compétences. Afin de faciliter la compréhension, les propos en Trigedasleng seront traduits et rapportés en gras.
Il ne fait aucun doute que Heda et Paxton ont été séparées de force par les explosions dont ***** m'a parlé. Cette dernière vient de faire une apparition sur mes écrans. Enfin, son pied plus exactement, qui vient de passer à travers la porte. Malgré son désavantage certain, elle parvient à neutraliser les 2 gardes. Inefficaces. Bande d'amateurs. Abattre une gamine de 18 ans, seule qui plus est, ne devrait pas poser de problème. Maintenant, elle est à quelques mètres des 34 rescapés... Non, ils ne sont plus 34, mais... 23. Il manque 11 sujets, dont Quinzal. Je jette un coup d'œil aux autres caméras, celles me montrant la salle souterraine. Ils sont là. Je me reporte mon attention sur Paxton.
" - Que tout le monde reste calme ! dit-elle aux sujets. Je m'appelle Jules, et je fais partie des 100 premiers envoyés sur Terre. Je comprends que vous ayez beaucoup de questions, mais au cas où vous ne l'auriez pas remarqué, la situation est assez critique pour le moment. Je vais ouvrir la porte de la cage, mais vous devez me promettre de rester grouper !
- Et qu'est-ce qui nous prouve que tu n'es pas une de ces barbares ?! accusa Strender.
- Rien du tout, mais en attendant, c'est eux ou moi ! Vous êtes ici depuis je ne sais quand, vous voulez vraiment prendre le risque de laisser filer votre chance de vous échapper ?!"
Strender ne dit plus rien, et Paxton ouvre la cage. Ils s'apprêtent à s'enfuir, mais Lorensen l'arrête et l'informe qu'il y a d'autres rescapés en bas, dont sa femme. Et plus important, Quinzal, mais il ne le précise pas. De toutes façons, il est peu probable que Paxton et Quinzal aient un quelconque lien.
" - Espèce de sale petite ********* !"
Ontari. Quinzal s'est jetée sur elle alors après qu'elle se soit jeté sur un garde qui s'en prenait à la femme de Lorensen. Ontari l'embarque vers la salle d'expérimentation, encore plus profonde. Je ne peux les suivre, je n'ai pas accès à ces caméras. Paxton, quant à elle, a réussi à faire fuir tout le monde sauf Lorensen. Strender est le dernier, et accessoirement le seul, que je vois sortir de la pièce. Je donne l'alerte rapidement, espérant que quelqu'un aura la présence d'esprit d'arrêter Strender. Paxton et Lorensen discute.
Paxton : Bon l'ancêtre, allons chercher ta femme. Tu peux encore courir ?
Lorensen : Je ne suis pas si vieux que ça !
Paxton : C'est pas le moment de s'offusquer.
Elle marque une pause.
Paxton : Putain, s'il lui arrive quelque chose, Clarke va me tuer...
J'imagine qu'elle parle de Heda. Et quant à cette Clarke, il est fort probable qu'elle fasse référence à Clarke Griffin. Wanheda.
Lorensen : Qu'est-ce que tu as dit ?!
Paxton : Rien, c'est juste une amie qui n'a pas été prévenue de notre mission suicide, qui ne va pas apprécier si...
Lorensen : Tu as bien dit Clarke ?!
Paxton : Heu ouais, c'est mon amie en question.
Lorensen : Clarke Griffin ?!
Paxton : Vous en connaissez beaucoup des Clarke ?
Lorensen : Oh mon Dieu...
Il semble la connaitre.
Lorensen : Et elle va bien ?
Paxton : Oui, enfin elle doit être un tantinet en colère et doit avoir quelques envies de meurtre, mais elle va bien.
Lorensen : Et Abigail ?
Probablement Abigail Griffin, médecin du peuple du ciel.
Paxton : Abigail ? Ah Abby ! Ouais, elle va bien aussi, tout va bien dans le meilleur des mondes depuis qu'elle sort avec notre bon ami le chancelier Kane. Vous les connaissez ?
Marcus Kane, le chancelier du peuple du ciel.
Lorensen : Oh mon Dieu...
Paxton : Vous l'avez déjà dit ça.
Lorensen : Abigail est... C'est notre fille. Nous pensions qu'elle n'avait jamais réussi à atterrir ici, et Clarke... Je n'arrive pas à croire qu'elle aille bien !"
Les Lorensen sont donc les grands-parents de Wanheda. Qui l'eût cru ?
Paxton : Wow attends Papy tout gris ! T'es le grand-père de Clarke ?!
Lorensen : Oui.
Paxton : ****** c'est malin ça, je vais même pas pouvoir te sacrifier pour sauver ma peau maintenant !"
Je ne vais pas retranscrire la suite de leur conversation, le temps me manque. Paxton informe Lorensen de l'identité de sa petite fille, ainsi que de son mariage, sans préciser qu'il s'agit de Heda. Ils arrivent alors dans la salle où se trouvait Quinzal avant qu'Ontari ne l'emmène, Paxton neutralisent les soldats et libèrent les prisonniers. La femme de Lorensen l'informe que Quinzal est en bas. Paxton refuse de descendre, jusqu'à ce que la vieille femme mentionne sa cécité. Paxton se fige sur place, avant de s'assurer que Lorensen fera sortir tous les sujets et de s'engager dans les escaliers. Les rescapés fuient la salle et partent à la poursuite du groupe de Strender. Je ne les vois bientôt plus. La conclusion logique que l'on peut tirer de tout cela est qu'il ne fait aucun doute que Paxton connait Quinzal.
Nom/Prénom : Strender Daryl.
Titre : Aucun.
Remarques : Impulsif, prompt à l'agressivité. A tendance à trop parler et à foncer sans réfléchir. Doué au corps à corps. Mène le premier groupe de prisonniers. Affiliation sur l'Arche : inconnue.
Dangerosité : Modérée.
Nom/Prénom : Lorensen Jensen.
Titre : Aucun.
Remarques : Serait le grand-père de Wanheda et le père d'Abigail Griffin. Même le deuxième groupe de prisonniers. Affiliation sur l'Arche : inconnue.
Dangerosité : Faible.
Nom/Prénom : Lorensen Dana.
Titre : Aucun.
Remarques : Femme de Lorensen Jensen, grand-mère de Wanheda et mère d'Abigail Griffin. Affiliation sur l'Arche : inconnue.
Dangerosité : Inexistante.
Nom/Prénom : Ontari.
Titre : Natblida.
Remarques : Sous les ordres de Roan, mais était auparavant très fidèle à la reine Nia. Impulsive, douée au combat singulier. A pour ambition d'être la nouvelle Heda, et donc de tuer Lexa. Alliée supposée, à surveiller de près.
Dangerosité : Elevée.
Nom/Prénom : Griffin Abigail.
Titre : Ex-chancelière.
Remarques : Chirurgienne, impliquée dans la politique du peuple du ciel. Alliée proche de Heda. Mère de Wanheda. Affiliation sur l'Arche : chirurgienne.
Dangerosité : Modérée.
Nom/Prénom : Kane Marcus.
Titre : Chancelier.
Remarques : Aucune. Affiliation sur l'Arche : conseiller.
Dangerosité : Elevée sur le plan politique.
Nom/Prénom : Griffin Clarke.
Titre : Wanheda.
Remarques : Responsable de la catastrophe de Mount Weather. Mariée à Heda. Leader des 100.
Dangerosité : Maximale.
Nom/Prénom : Quinzal Harleyna.
Titre : Aucun.
Remarques : Aveugle. Reste non communiqué. Affiliation sur l'Arche : non communiquée.
Dangerosité : Critique.
Importance : Primordiale pour notre survie.
Note : Conversation entre la natblida de la Nation des Glaces Ontari et un de vos hommes sur place. Les propos d'Ontari et de la personne à l'origine de son interrogatoire étant en Trigedasleng, il est possible que la traduction soit quelque peu approximative.
Question : Très bien Ontari. Revenons sur les événements ayant conduit à la fuite de Mlle Quinzal. Comment expliquez-vous la disparition de 34 prisonniers ?
Ontari : Ils n'ont pas encore disparu ! Ils sont encore tous dans le palais, eux ainsi que Heda et sa sale petite **** ! Et je pourrais être en train de les rattraper et de leur faire passer l'envie de s'échapper si vous n'étiez pas en train de me harceler de question !
Question : Calmez-vous. Votre roi nous a autorisé à procéder à cette interrogatoire. Selon ses mots, il ne souhaite pas que "votre incompétence cause encore plus de problème".
Ontari : Mon incompétence ?! J'aurais bien voulu le voir à ma place ! Comment aurait-il agi sur il avait vu l'autre cinglée débarquer avec son arbalète ?!
Question : Et si vous nous racontiez ça depuis le début ? A partir du moment où vous avez choisi d'isoler Mlle Quinzal, alors que les ordres de votre roi étaient plus qu'explicites quant au sort qui attendait ce sujet.
Ontari : Les ordres étaient de ne pas la tuer, et je n'en avais aucunement l'intention. Roan peut continuer à me donner des ordres, ce sera à son tour de me manger dans la main quand Heda sera morte et que j'aurai pris sa place !
Question : Ne nous égarons pas je vous prie. Plus vite nous aurons nos réponses, plus vite vous serez libre de faire ce que bon vous semble. Pourquoi avez-vous décidé de prendre Mlle Quinzal à part ?
Ontari : Pour l'exemple. Je savais que je ne pouvais pas la tuer, mais aucun des prisonniers ne le savaient. Quinzal a agressé un soldat, alors je lui ai dit de l'amener en bas, avec moi. Avant d'éviter que ce genre d'incident ne se reproduise. J'ai bien compris que vous pensez tous que je suis stupide, mais ce n'est pas le cas et j'ai parfaitement conscience qu'une mutinerie de 34 prisonniers n'ayant plus rien à perdre représentait un danger non négligeable. Alors j'ai agi pour faire en sorte qu'aucun d'entre eux ne suivent l'exemple de Quinzal.
Question : Pourquoi a-t-elle attaqué un soldat ?
Ontari : Pour défendre une vieille femme.
Question : Pouvez-vous m'en dire plus ?
Ontari : Un des soldats a commencé à violenter une petite vieille !
Question : Qui ?
Ontari : Vous croyez vraiment que je retiens tous leur nom moi ? Une petite femme, les cheveux gris, pleine de rides, une petite mamie tout ce qu'il y a de plus banal !
Question : S'agissait-il de Dana Lorensen ?
Ontari : Possible, mais quelle importance ?
Question : Aucune, continuez.
Ontari : Cet imbécile s'apprêtait à la frapper pour insubordination, selon lui.
Question : N'était-ce pas le cas ?
Ontari : Elle tenait à peine sur ses jambes, vous croyez vraiment qu'elle se risquerait à désobéir ?! Quinzal s'est jetée sur lui et l'a frappé.
Question : Où est-il à présent ? Le soldat ?
Ontari : Mort. La ********* de Heda l'a probablement croisé dans les escaliers.
Question : Elle l'a abattue ?
Ontari : Non, moi je l'ai fait. C'est son cadavre qu'elle a probablement croisé.
Question : Pourquoi l'avoir supprimé ?
Ontari : Parce que c'était un ******* voilà pourquoi ! J'ai beau détester tous ces ******** tombés du ciel, ça ne justifie pas la violence gratuite envers une vieille femme. Quelque soit ces origines. Si elle doit mourir, elle mourra pendant la guerre qui nous opposera à eux, pas sous les coups d'un espèce de sadique qui ne sait pas comment pimenter sa journée.
Question : Si je comprends bien, vous êtes du côté de Quinzal pour cet acte.
Ontari : Ce coup était mérité oui.
Question : Pourquoi l'avoir puni alors ?
Ontari : Parce que je ne pouvais pas tolérer une agression physique sans risquer des conséquences énormes.
Question : Qu'avez-vous fait à Quinzal ?
Ontari : Rien, l'autre tarée a débarqué avec son arbalète.
Question : Paxton ?
Ontari : Il me semblait que c'était clair.
Question : Qu'aviez-vous l'intention de faire à Quinzal ?
Ontari : Lui crever les yeux.
Question : ... Vous refusez de laisser un soldat violenter une vieille femme mais vous crèveriez les yeux d'une jeune fille de 20 ans ?
Ontari : Elle est aveugle, ses yeux ne lui servent à rien de toutes façons !
Question : ... Soit. Après avoir emmené Quinzal dans le sous-sol, que s'est-il passé ?
Ontari : J'ai attaché Quinzal sur la table. Je suis ensuite ressortie de la pièce pour trancher la gorge de l'autre *** et je suis revenue.
Question : Et Paxton est arrivée ?
Ontari : Et Paxton est arrivée. J'étais à deux doigts de lui percer l'œil gauche quand elle a débarqué en hurlant.
Question : En hurlant ?
Ontari : Touche à un seul de ses yeux et tu seras obligée de démonter ce palais pas en glace pierre par pierre pour retrouver les tiens !
Question : Pardon ?
Ontari : C'est ce qu'elle a dit.
Question : Qu'est-ce que vous avez fait ?
Ontari : Confiance à mon instinct de survie. Je me suis jetée sur le sol pour éviter le carreau qu'elle m'a lancée dessus !
Question : Puis vous avez fui ?
Ontari : Pour qui vous me prenez ?! Bien sûr que non ! Mais je sais reconnaitre quand je suis désavantagée. Je suis restée à terre un moment avant de sortir de ma cachette.
Question : Qu'est-ce qui vous a décidé à vous relever ?
Ontari : Cette débile a coincé son arbalète... J'en ai profité pour la désarmer. Je... Je l'avais cette ****** ! Sa gorge était à quelques centimètres de ma lame...
Question : Qu'est-ce qui vous a arrêté ?
Ontari : La lumière.
Question : Je vous demande pardon ?
Ontari : Ne me demandez pas comment elle a fait, mais Quinzal s'est détachée... Elle a réussi à retirer ses sangles et a donné un coup de pied dans la table pour faire tomber les bougies et les éteindre !
Question : Je croyais que l'électricité avait été installée dans la majorité des pièces du palais, dont celle où vous vous trouviez.
Ontari : C'est le cas. Sauf que Paxton est moins stupide qu'elle en a l'air et elle a compris pourquoi Quinzal a éteint les bougies. Elle a profité d'une seconde d'inattention de ma part pour rattraper son arbalète. Je me suis jetée sur la table et m'en suis servie de bouclier parce que je pensais qu'elle voulait me toucher, mais elle avait un coup d'avance. Elle a tiré sur l'ampoule. Dès que nous nous sommes retrouvées dans le noir, je suis arrivée à la même conclusion que Paxton, et j'avoue avoir fui.
Question : Je ne vous suis pas.
Ontari : Comme je vous l'ai dit, Quinzal est aveugle. Et depuis suffisamment longtemps pour avoir surmonté cet handicap. Elle vit dans le noir, depuis des années. Elle en a fait son royaume. Moi j'ai été perturbée par la baisse de luminosité causée par la chute des bougies...
Question : Je vous interromps quelques instants. Comment a-t-elle su pour les bougies ?
Ontari : Elle m'a probablement entendu les allumer. Comme je le disais, il n'y avait plus de lumière. Je ne suis pas du genre à fuir, mais il était sûr à 100% que Quinzal allait me tuer. Alors oui, j'ai préféré la fuite à un combat dans le noir avec une fille aveugle depuis des années suffisamment rapide et agile pour frapper un soldat surentrainé faisant 2 fois sa taille sans que lui ou un des 5 autres hommes présents n'aient eu le temps de réagir. Et oui, je le referais sans hésiter !
Question : Vous vous êtes ensuite empressée d'aller prévenir votre roi c'est bien ça ?
Ontari : Oui. C'est ça.
Question : Très bien. Je vous remercie pour tous ces... éclaircissements. Vous pouvez y aller.
Ontari : C'est pas trop tôt !
Question : Fin de l'interrogatoire.
Note : Conversation entre Paxton et Quinzal après la fuite d'Ontari. Images non disponibles. Certaines parties sont inaudibles.
Paxton : C'est ça ****** ! Casse-toi sale lâche ! Et n'ose même pas revenir, sinon tu vas en prendre tellement plein le *** que tu pourras plus jamais t'assoir, et...
Quinzal : Eh...
Paxton : ... je te mettrai tellement en morceaux que Roxan pourra jouer au Tetris avec les parties de ton corps...
Quinzal : Eh.
Paxton : ... pour te ranger dans une boite de sucre ! Et...
Quinzal : Eh ! Tu vas la boucler un peu avant que la moitié de la ville rapplique ?!
Paxton : Oh excuse-moi, tu vas bien ?
Quinzal : Oui ça va. Merci d'avoir empêcher cette tarée de m'avoir planté ses couteaux dans les yeux. Même si j'ai un doute sur ta santé mentale pour t'être pointée ici comme ça, j'apprécie le geste.
Paxton : Y'a pas de quoi ! J'admire le coup de la lumière et tout et tout, mais ça t'ennuierait qu'on la rallume ? Je vois rien moi !
Quinzal : T'as encore des munitions sur ton arme ?
Paxton : Heu ouais, bien sûr.
Quinzal : Tire dans le coin en haut à droite. S'il y a une caméra, elle est forcément là-haut.
Paxton : Comment tu sais ça ?
Quinzal : L'habitude chérie. Tire et pose pas de questions, tu pourras allumer ce que tu veux après.
*Bruit d'un carreau fendant l'heure, puis on peut déceler le bruit d'une lampe de poche qu'on allume.*
Paxton : Bien joué ! T'avais vu juste ! Enfin, pour autant que tu puisses voir et... Mais pourquoi je suis incapable de fermer ma gueule...
*Rire, probablement de Quinzal.*
Quinzal : Ne t'inquiètes pas pour ça, tu n'es pas la première à dire ça. Mais comment tu savais ce que je voulais faire ? Avec la lumière ? C'était bien joué, comme tu peux t'en douter, je n'avais aucune idée qu'il pouvait y avoir des ampoules dans cette pièce.
Paxton : Oh heu... Je savais, pour, tu sais...
Quinzal : Ma cécité ?
Paxton : Ouais...
Quinzal : Comment ?
Paxton : Tu poses beaucoup de questions.
Quinzal : J'aime savoir à qui je m'adresse.
Paxton : J'étais sur l'Arche moi aussi.
Quinzal : Vraiment ?
Paxton : Oui, j'en déduis que tu ne me connais pas.
Quinzal : Je devrais ?
Paxton : ... Non.
Quinzal : Bien. C'est bien qu'il y ait d'autres survivants. Il y a d'autres survivants pas vrai ?
Paxton : Plutôt oui. Parmi les 100 envoyés sur Terre, peu ont survécu malheureusement, mais ceux qui restent sont des solides ! Tu veux savoir pour quelqu'un en particulier ?
Quinzal : Je ne connaissais presque aucun des 100, ni même des personnes des autres stations. Tous mes amis ou ma famille sont ou étaient prisonniers des ces cinglés.
Paxton : C'est un non ?
Quinzal : Il y a bien une fille. Elle faisait partie des 100. Je la connaiss... Enfin pas vraiment, connaitre est un bien grand mot.
Paxton : Tu sais comment elle s'appelle ?
Quinzal : Non. Comme je l'ai dit, on ne se connaissait pas vraiment. On a parlé quelques fois, mais elle n'avait rien de... inoubliable.
*Silence, puis Quinzal éclate de rire.*
Paxton : Qu'est-ce qui te prend ?
Quinzal : Oh mon Dieu ! C'est dans ce genre de moment que j'aimerais bien voir, tu dois tirer une sacrée tête !
Paxton : Quoi ?
Quinzal : Je sais que c'est toi Paxton. A la seconde où tu as ouvert la bouche je t'ai reconnu ! Je voulais juste me foutre un peu de toi.
Paxton : ... Tu connais mon nom ?
Quinzal : Bien sûr. J'ai demandé qu'est-ce que tu crois. Même quand tu étais enfermée, j'ai pris de tes nouvelles. Ce qui fait que je sais que tu préfères Jules à Julia.
Paxton : Rassure-moi, quand tu disais que cette fille n'avait rien d'inoubliable...
Quinzal : Rassure ton égo, je ne t'ai pas oublié. Je t'avais dit que je pouvais reconnaitre les gens rien qu'à leur façon de jouer du piano, tu crois que je n'arrive pas à me souvenir de ta voix ?
Paxton : Je crains que ce ne soit en mal...
Quinzal : Parce que tu m'as insultée après m'avoir bousculé et que tu m'as évitée ensuite ? Redescends Paxton, t'es pas le centre du monde ! Je m'en suis remise !
*Grognements incompréhensibles*
Quinzal : Oh je t'ai vexé ? Dis-moi plutôt ce qui t'amène ici au lieu de bouder.
Paxton : Je suis là pour sauver votre joli petit *** à toi et aux autres boulets qui ont atterri ici, alors arrête de te moquer avant que je te laisse moisir ici jusqu'à la fin des temps !
Quinzal : Parce que tu crois que j'ai besoin de toi pour sortir maintenant ? Descends de ton piédestal, si je viens avec toi, c'est uniquement parce que j'ai pas envie d'être toute seule.
Paxton : Et qui a décidé que tu venais avec moi ?
Quinzal : Moi.
Paxton : Et là, qui est-ce qui se met sur un piédestal ?
Quinzal : T'as besoin de moi plus que l'inverse. Je vois peut-être rien, mais je suis bien plus réfléchie que toi !
Paxton : Comment tu peux sav..?
Quinzal : Te fatigue pas, faut être une sacrée cinglée pour descendre là-dedans juste pour une personne. J'imagine que Dana t'a dit que j'étais ici, et tu as foncé tête baissée.
Paxton : Dana ?
Quinzal : Une petite vieille à entendre sa voix.
Paxton : Ah mamie toute grise !
Quinzal : J'imagine.
Paxton : Bon, puisque t'es si maligne, tu vas me dire comment tu comptes mettre les voiles ?
Quinzal : Par le chemin par lequel tu es arrivée.
Paxton : Impossible, tout est bloqué. En plus je suis venue avec quelqu'un, et il n'y a pas moyen que je reparte sans elle !
Quinzal : Ah oui, la fameuse Heda dont ils parlent tous. Sans vouloir t'offenser, elle, elle fait paniquer tout le monde, toi, ils ont l'air d'en avoir rien à foutre !
Paxton : J'aurais dû te laisser crever sur cette table... Tu vois ma belle, toi pour le moment tu parles beaucoup, mais en attendant, moi j'ai un plan. Toi t'as rien proposé !
Quinzal : Je t'en prie, éblouie-moi de ta sagesse...
Paxton : Je ne vais pas relever cette petite pointe de sarcasme. On doit aller là où est le matériel électronique. Je sais de source sûre qu'ils se servent du matos qui était à bord de votre station pour hacker nos ordis, ce qui veut dire que je pourrai faire de même pour appeler du secours.
Quinzal : Attends, vous êtes venues à deux sans prévoir de renforts ?
Paxton : Pour une fois je suis d'accord avec toi, il était en carton ce plan ! T'es prête ?
Quinzal : On est parties !
*Bruits de pas. Silence. Elles ont quitté la pièce.*
Note : Il n'a pas été confirmée que Heda est à l'origine de la coupure de plusieurs caméras, mais de nombreux éléments tendent à confirmer cette hypothèse. Toujours est-il que cet incident nous empêche de prendre connaissance du trajet emprunté par Quinzal et Paxton, mais la communication suivante nous indique qu'elles ont réussi à atteindre la salle informatique.
P ¤!°ɳ : Qqun est là ?
TitanReyes : Prépare-toi à recevoir un bon gros virus ******* !
P ¤!°ɳ : Fais pas ça Reyes !
TitanReyes : Et c'est toi qui va m'en empêcher p-ê ?
P ¤!°ɳ : ****** de ****** de ***** ! Arrête ça abrutie c'est moi !
TitanReyes : Qui ça toi ?
P ¤!°ɳ : Regarde mon identifiant andouille !
TitanReyes : Attends... Paxton... Jules ?!
P ¤!°ɳ : Et un point pour le petit génie !
TitanReyes : Tu sais que tu émets sur la ligne nous reliant à Azgeda pas vrai ?
P ¤!°ɳ : Merci je suis pas débile, d'où tu crois que j'émets ?
TitanReyes : Oh pitié dis-moi que c'est pas vrai..?
P ¤!°ɳ : On a p-ê un peu déconné...
TitanReyes : Un peu ?! Tu appelles ça un peu ?! Tu es en plein milieu de la nation des "je te découpe les bras pour te les faire bouffer avant de te fendre le crâne en 2 !"
P ¤!°ɳ : C'est drôle que si ce que tu mets après nation est court...
TitanReyes : Attends, comment ça "on" ? Pitié, dis-moi que Lexa est pas avec toi...
P ¤!°ɳ : Elle est pas avec moi.
TitanReyes : Merci mon Dieu... Comment a-t-elle pu te laisser suivre un plan aussi stupide ?
P ¤!°ɳ : C'est elle qui en a eu l'idée. A vrai dire, elle est venue avec moi, mais on a été séparées, et maintenant elle erre dans le palais je ne sais où. Parce que oui, surprise, c'est Hera qui est actuellement dans la tour.
TitanReyes : Non on n'avait pas remarqué tiens ! Elle s'est faite griller en 10 minutes ! Titus est fou de rage, sans parler d'Indra... Ton frère a réussi à les calmer en leur disant que vous aviez un plan pour récupérer Luna sans vous faire repérer et p-ê ramener des survivants de l'Arche... Bref, qu'est-ce qui s'est passé ?
P ¤!°ɳ : Je te la fais courte, on s'est faites repérer je sais pas où est Lexa, ni Luna. J'ai trouvé des survivants, 34 précisément, mais je les ai tous perdus. Ils sont pas morts hein ! Juste perdus. On n'est plus que 2 là, Blind Girl garde la porte.
TitanReyes : Dans quelle ***** vous vous êtes fourrés... Blind Girl ?
P ¤!°ɳ : Une survivante elle aussi, elle a manqué de se faire éborgner par l'autre tarée d'Ontari...
TitanReyes : Merveilleux... Dépêche-toi de me dire où tu veux en venir, les autres vont bientôt débarqué et c'est déjà assez dur comme ça d'empêcher Titus d'envoyer du renforts sans qu'il sache où vous êtes, pas la peine d'en rajouter. Qu'est-ce que tu attends de moi ?
P ¤!°ɳ : Envoie les renforts.
TitanReyes : Quoi ?! Mais elle sert à quoi votre mission en solo ?!
P ¤!°ɳ : Pas littéralement ! Envoie quelques rovers et dis-leur de nous attendre suffisamment loin de la ville pour pas se faire prendre. Il y a des enfants, des vieux et des blessés parmi les survivants, on pourra pas rentrer à pieds !
P ¤!°ɳ : Bouge pas, y'a du mvmt chez moi je reviens.
P ¤!°ɳ : Raven !
TitanReyes : ?
P ¤!°ɳ : Tu vzs bidn ? C'eqt sumer !
TitanReyes : Jules..?
P ¤!°ɳ : C'esy moi Harleyna !
TitanReyes : Leyna ?! Attends, comment tu fais pour taper et lire ce que je réponds ?
P ¤!°ɳ : J'zi aooris l"emplavelrbt des tiuches. Et tu tr soubie,s des orzilleyyes USB qur tu m"ad offeft qui lident les pgrases tapées ? (c'est Jules, j'ai repris le truc parce que là, niveau emplacement des touches elle gère moyen !) Bref apparemment elle a un super truc pour aveugles que tu lui as offert et elle s'en est servie. Mais maintenant je tape et je lis parce que sinon on est pas sorties ! Vous vous connaissez ?
TitanReyes : Ouais ! Je te raconterai ça, ou demande à Leyna de le faire. Bref, j'envoie du renfort en Rovers c'est ça ? Pas trop nombreux ?
P ¤!°ɳ : C'est ça. Merci Rave. On va devoir y aller, les choses commencent à chauffer ici, je récupère Lexa, Luna si elle est là, les 33 perdus et on se tire !
TitanReyes : Très bien, may we meet again.
P ¤!°ɳ : Une dernière question...
TitanReyes : Clarke ?
P ¤!°ɳ : Oui
TitanReyes : Je sais pas ce qui est préférable pour toi, que tu meurs là-bas ou que tu reviennes ici en vie.
P ¤!°ɳ : Oh ******... Elle va me tuer...
TitanReyes : ProbaET COMMENT QU'ELLE VA TE TUER ! TU VAS COMPRENDRE POURQUOI ON M'APPELLE THE COMMANDER OF DEATH ! JULES PAXTON TU VAS TELLEMENT SOUFFIR !
P ¤!°ɳ : Oh *****... Clarke je te promets que je vais te ramener ta femme saine et sauve. Je dois te laisser, mais souviens-toi que je suis sincèrement et profondément désolée... Mais comprends moi, j'allais pas laisser Lex partir toute seule, alors je pense que je mérite un peu plus de réflexion...
TitanReyes : CREVE EN ENFER !
*Fin de la communication*
Nom/Prénom : Reyes Raven.
Titre : Aucun.
Remarques : Occupation au sein de l'Arche : mécanicienne. Une de ses jambes est défaillante, mais ses capacités en informatique, électronique et mécanique vont d'elle quelqu'un de dangereux.
Dangerosité : Modérée à élevée.
Note : Ci-dessous le compte-rendu des caméras placées dans les couloirs à la sortie de la salle informatique.
Paxton et Quinzal réapparaissent sur mes écrans. Quinzal trébuche sur le cadavre d'un des soldats supprimés par sa coéquipière.
Paxton : Fais attention, il y a quelques corps sur le sol.
Quinzal tâtonne le sol avec son pied.
Quinzal : Quelques corps ?! Il y en a au moins huit !
Paxton : C'était eux ou nous !
Quinzal : Je m'en plains pas. Donne-moi ton bras.
Paxton : Pourquoi faire ?
Quinzal : A ton avis ?
Paxton réfléchit quelques instants, finit par comprendre ce que veut Quinzal et lui tend son bras pour la guider.
Quinzal : On se tire ?
Paxton : Pas sans Lexa.
Quinzal : Et où elle est ?
Paxton : Bonne question... Je peux te poser une question ?
Quinzal : Vas-y.
Paxton : Comment vous vous êtes retrouvés ici ?
Quinzal : Quand on a été catapultés de l'Arche, notre station s'est écrasée sur ce qui s'est avérée être un territoire de la nation des Glaces. Pendant un temps, on ne l'a pas su, les pertes suite au crash étaient minimes. On a décidé d'élire des dirigeants afin de mettre en place une petite communauté.
Paxton : Qui a été élu ?
Quinzal : Les Lorensen.
Paxton : Les Lorensen ?
Quinzal : Dana Lorensen, probablement la femme qui t'a envoyé à moi.
Paxton : Ah papy et mamy Griffin ! C'est héréditaire dans leur famille le leadership ! Eux qui étaient vos chefs, Abby qui a été chancelière, Clarke l'ambassadrice... Vous avez cherché les autres stations ?
Quinzal : Oui. Mais c'était très compliqué. Nous n'avions aucun véhicule, et le froid mordant n'aidait en rien nos affaires. Bref, un beau matin, une bande de barbares a débarqué et a ravagé notre camp.
Paxton : Vous n'aviez pas d'armes à feu ?
Quinzal : Trop peu. Nous avons rapidement été dépassés...
Son visage se ferme tandis que les mauvais souvenirs remontent d'un seul bloc. Je connais la fin de cette histoire. Les soldats de Roan ont fait un véritable massacre dans leur campement, sur les 356 survivants du ciel, seulement la moitié ont été épargnés.
Paxton : Attends, tu dis qu'environ 178 ont survécu à cette attaque, mais vous n'êtes que 34 dans ce palais... Où sont les autres ?
Quinzal : Morts...
Paxton : De quoi ?
Quinzal ne répond pas.
Quinzal : Je...
Paxton glisse sa main sur son bras pour caresser sa joue.
Paxton : Hé... Si tu veux pas en parler, je te force à rien.
La main de Quinzal se pose sur celle de son équipière.
Quinzal : Je ne peux pas t'en parler, c'est...
Paxton : Je comprends ne t'inquiète pas.
Quinzal : Mais je peux te le montrer. Je dois te le montrer, tu dois savoir pour... pour comprendre.
Paxton : Comment ça ?
Elle agrippe à nouveau le bras de Paxton et lui dicte des directions. Je n'ai pas besoin de les suivre sur les caméras pour savoir où elle se rende, mon regard dérive instantanément sur la salle des archives, dans laquelle se trouve les dossiers médicaux. Elles rentrent dans la salle quelques minutes plus tard. La salle n'est pas gardée, pour une raison que j'ignore.
Quinzal : Cherche mon nom dans la paperasse.
Paxton : Qui est ?
Quinzal : Harleyna Quinzal.
Paxton se retourne et la regarde avec des grands yeux, puis éclate de rire.
Paxton : Sérieusement ?
Quinzal : Arrête de te foutre de moi...
Paxton : Harleyna Quinzal ?!
Quinzal : Apparemment mes parents ont trouvé ça très amusant.
Paxton : Tu m'étonnes ! Et t'as pas ******* en plus ! La peau super claire et les mèches rouges et noires - enfin ce qu'il en reste - vraiment la totale !
Quinzal : J'ai pas choisi la couleur de ma peau, quant aux mèches c'est plus de la provocation qu'autre chose... Histoire d'assumer jusqu'au bout.
Paxton : Et quand tu referas tes mèches, ça sera encore rouge et noir ou tu passeras au bleu et rose du film de Suicide Squad ?
Quinzal : Arrête de rire et concentre-toi.
Paxton : Aller Harley tu peux bien me répondre !
Quinzal : Leyna. Si tu tiens à me trouver un diminutif, c'est Leyna, pas Harley.
Paxton : Cours toujours Harley Quinn !
Quinzal : Cherche ce ****** de dossier Julia !
Paxton : Je suis prête à faire ce sacrifice et à te laisser me laisser m'appeler Julia si je peux me continuer à me foutre de ta ***** Harley !
Quinzal : Je commence à regretter que tu m'aies sauver...
Paxton : ****** pas moi !
Paxton, toujours secouée par ses fou-rires, commence malgré tout ses recherches et finit par ressortir le dossier.
Quinzal : Lis-le, tu devrais trouver toutes les informations nécessaires là-dedans.
Paxton : Comment tu le sais ?
Quinzal : Ce dossier a été rédigé à haute voix à côté de moi.
Paxton commence sa lecture. Les minutes défilent les unes après les autres sans que l'une d'elle n'ose ouvrir la bouche.
Paxton : ******...
Quinzal : Je n'aurais pas dit mieux.
Paxton : T'es une arme de destruction massive Harley.
Les caméras coupent, seul les micros sont encore fonctionnels. Je ne sais pas ce qui se passe, est-ce dû à un bug généralisé ou
Ndlr : Nous n'avons pas pu obtenir plus d'information. L'ingénieur a été retrouvé mort devant ses caméras, une balle dans le crâne. Information supplémentaire : après quelques recherches, nous avons été en mesure de déterminer le fondement de la conversation entre Paxton et Quinzal à propos du nom de cette dernière. Harley Quinn de son vrai nom Harleen Quinzel est un personnage de comics abordant une chevelure bicolore noire et rouge dans la plupart des œuvres dans laquelle elle apparait, ou encore des mèches roses et bleues dans le film Suicide Squad la mettant en scène. Elle a également la peau très claire, presque blanche. Paxton était donc amusée par la ressemblance entre le nom complet de Quinzal, Harleyna Quinzal, et celui d'Harley Quinn/Harleen Quinzel, ainsi que par leurs traits physiques communs.
Note : Nous avons conscience que le document suivant est déjà en votre possession. Nous nous sommes permis de le joindre malgré toujours par souci de détails. Voici donc le dossier médical de la patiente numéro 121 Harleyna Quinzal. Enfin, compte-rendu expérimental serait plus juste que dossier médical. Il est important de noter que le lieu dans lequel se trouve Juliet HARCHER, le médecin/chercheur et auteur de ce document, est situé dans un souterrain relié directement au palais d'Azgeda. Il semble que le roi Roan soit à l'origine de cet aménagement.
Jour 1 : Le septième groupe vient d'arriver. 20 nouveaux patients. 20 nouvelles occasions d'atteindre notre objectif. La patiente qui m'a été attribuée est une jeune fille de 20 ans, Harleyna QUINZAL pour peu que le seuls mots qu'elle m'ait dit soient la vérité. Peu importe que ce soit son vrai nom ou non, c'est à celui-là qu'elle répondra maintenant. Elle n'est pas comme les autres. Pas seulement parce qu'elle est aveugle, mais parce qu'elle m'a crachée à la figure quand je lui ai demandée ce qui lui était arrivé. Quelques observations basiques m'indiquent que son état est dû à un accident et non à une pathologie de naissance, mais elle se déplace bien trop aisément pour que celui-ci ait eu lieu sur Terre. Son arrivée est bien trop récente. J'ai tenté d'avoir une conversation avec elle après l'avoir accompagné à sa chambre, mais je n'ai pu lire que du mépris dans son regard pourtant vide. Tout bien réfléchi, elle n'a pas menti sur son nom, elle a bien insisté dessus afin que je le reconnaisse. D'autres Quinzal sont passés avant elle, ses parents sans aucun doute. Elle nous déteste, elle me déteste. Je la comprends. Elle n'est pas stupide. Comme je l'ai dit, elle fait partie du septième groupe, elle a très bien compris que nous avons échoué sur les 120 patients précédents. Quand je suis sortie de la pièce, elle a lancé un stylo à travers la pièce, m'effleurant la joue avant de heurter le mur derrière moi. Elle me demande de lire ces quelques lignes à haute voix, et de par la suite dire ce que j'écris sur mon carnet. J'ai décidé d'accéder à sa requête, je ne sais pas vraiment pourquoi. Mais après tout, pourquoi pas ? Elle n'ira nulle part de toutes façons. Elle me "regarde" pendant toute ma lecture. C'est fascinant de voir qu'une fille ayant perdu la vue suffisamment récemment pour avoir encore le réflexe de se tourner vers les gens qui lui parle ait déjà développé une ouïe suffisamment performante pour manquer volontairement de quelques millimètres une cible en mouvements à plus de 2 mètres.
Jour 2 : J'ai injecté la première dose à Quinzal. Elle n'a pas rechigné lorsque je lui ai planté l'aiguille dans le bras, ni posé de question. Les réactions sont plutôt positives, ou plutôt l'absence de réactions est positive. Les patients 2, 7, 9 et 10 avaient succombé à une crise cardiaque quelques heures après la première injection. Les autres sujets du premier groupe étaient tous morts moins de 24 heures après l'exposition au virus. Il est encore trop tôt pour tirer des conclusions.
Jour 3 : Aucune réaction sur aucun des patients.
Jour 4 : Les sujets 129 et 135 sont morts aujourd'hui. Après de nombreuses réunions et des heures de discussions, il a été décidé de continuer les tests tels qu'ils étaient prévus. J'ai testé moi-même le sang de Quinzal, aucun changement n'est à noter par rapport au prélèvement du jour 1.
Jour 5 : Aucune réaction. Mais Quinzal m'a parlée pour la première fois depuis le jour 1. Elle m'a demandée comment je pouvais vivre avec moi-même. Je n'ai pas répondu, et je ne lui ai pas lu les mots suivants. Si seulement elle savait à quel point ils contribuent ou contribueront à changer notre vie, réagirait-elle aussi agressivement ? Probablement. Après tout, nous ne sommes rien pour elle, ni ses amis, ni sa famille, ni son peuple. Elle se trompe si elle croit que je ne ressens rien, si elle croit que mon cœur ne se déchire pas à l'entente de chaque nouveau décès, si elle croit que je ne pleure pas tous les soirs en repensant aux atrocités que nous leur faisons subir, si elle croit que je ressens autre chose que du dégoût de moi-même à les enfermer dans des cages et les traiter comme des animaux. Parce que c'est le cas. Mais je dois penser à mon peuple. Nous aussi nous sommes enfermés. Nous sommes enfermés sous terre. Depuis que la base de Mount Weather nous a annoncé l'arrivée d'un peuple sur Terre dont le sang serait le remède nous permettant d'enfin sortir au grand jour, nous rêvons à la sensation du vent sur notre visage, de l'herbe entre nos pieds, du soleil sur notre peau. Le sang des Sauvages n'a jamais été une solution durable. Mais le leur, le sang du peuple du Ciel... Mon Dieu, je n'ai aucun mot pour décrire ce que j'ai ressenti en voyant Carl Emerson, le seul rescapé de Mount Weather, rejoindre notre base, en marchant librement dans la forêt. Malheureusement pour nous, même les ponctions de moelle décrites ne sont pas assez efficaces, les effets ont fini par s'atténuer, et aujourd'hui il est de retour prisonnier sous terre. Nous avons tout envisager pour fortifier leur sang, pour qu'il permette de tous nous sortir de notre cage, mais la seule alternative restante est malheureusement de modifier la source directement. Les modifier eux. Cependant, sur 140 sujets testés, 122 sont morts, et les autres sont loin d'être tirés d'affaire. Nous avons été incapable de modifier le virus afin de le rendre inoffensif, il a systématiquement tué les hôtes infectés. C'est pourquoi il est primordial de le manier avec le plus grand soin, 2 de nos scientifiques sont déjà morts à cause d'une infection fatale. Nous voulions créer un remède à notre condition, à la place nous avons créé une arme virale tuant tous ceux qu'elle touche. Tout indique qu'il est urgent de stopper les recherches, de détruire le virus, mais nous sommes trop près du but pour tout arrêter. Si seulement l'un d'entre eux pouvait résister, si seulement le virus pouvait fonctionner pour l'un d'entre eux, nous aurions toutes les cartes en main pour accéder à notre liberté.
Jour 6 : Aucune réaction de la part de Quinzal. Les sujets 123, 138 et 140 ont succombé au virus.
Jour 7 : C'est aujourd'hui que tout se joue, encore une fois. La dernière injection. Celle qui a eu raison de tous les survivants jusqu'à aujourd'hui. Croisons les doigts.
Jour 8 : Ils sont tous morts. Tous sauf elle. Quelqu'un a survécu. Quinzal a survécu. Elle était aussi étonnée que moi. Elle avait découvert par elle-même et s'était préparée à mourir. Mais elle avait survécu.
Jour 9 : Les premières analyses sanguines de Quinzal ne révèle rien. Aucune trace du virus, aucun changement, peut-être me suis-je réjouie trop vite, peut-être l'a-t-elle détruit, peut-être n'a-t-il pas survécu...
Jour 10 : Je le vois. Sous la forme de traces presque indétectables, mais il est là ! Les autres disent que je me fais des idées, que la seule raison pour laquelle Quinzal a survécu est que son organisme a éliminé le virus, mais ils ont tort, je le sais.
Jour 11 : C'est indiscutable, il est bien là ! Toujours sous l'état de traces, mais les autres se rangent à mon avis. Ils comment à y croire eux-aussi !
Jour 12 : Il est de plus en plus présent, de plus en plus invasif. J'ai peur qu'à cette vitesse, il ne finisse par tuer Quinzal.
Jour 13 : Quinzal est au plus mal. Fièvre, nausées, sueurs froides... Un nouvel échec cuisant se rapproche à grands pas...
Jour 14 : Il se développe de plus en plus, mais il n'attaque plus Quinzal. Au contraire, il cohabite, collabore avec son organisme afin de survivre tous les deux dans le même espace. Quand je l'ai vu ce matin, elle n'était pas la même personne que la veille, elle était... guérie.
Jour 15 : Quelqu'un l'avait fait, elle était la clé de notre liberté ! Et là, encore une fois, tout s'est effondré. Sur le chemin du laboratoire pour faire les derniers tests, ceux qui me permettraient de mettre au point ce remède auquel j'ai consacré ma vie !, le roi Roan avec qui nous faisons alliance depuis l'arrivée du peuple du ciel sur Terre pour une raison qui m'échappait toujours, a débarqué. Ses hommes ont empoigné Quinzal. Quelqu'un s'est introduit dans le palais, et Quinzal devait être rapatriée avec ses semblables. Le virus n'est pas contagieux par chance, mais je ne peux m'empêcher de pleurer l'éloignement de mon miracle. Les minutes passent, puis les heures. Au fond de moi, je sais que c'est peine perdue. La rumeur court que Heda elle-même a infiltré le palais. C'en est fini, j'en ai marre de tout ça. Voilà des années et des années que je travaille sur un remède, et je le trouve enfin grâce à un peuple tombé du ciel. Je l'ai touché du doigt, mais encore une fois il m'échappe. Je décide alors de me rendre dans la salle des archives du palais - dont une grande partie a été aménagé pour mener à bien nos expériences - , où sont tous les dossiers médicaux. Je fais au plus vite, me brûlant ici et là à cause des rayons du soleil filtrant à travers les rideaux couvrant maigrement les fenêtres. Harleyna, si tu lis ceci, sache que je suis profondément désolée de t'avoir fait souffrir, t'avoir tuer tes parents, tes amis, 139 personnes que tu aimais ou connaissais. 139 personnes de ton peuple. Je ne peux pas expliquer pourquoi tu as survécu à ce virus, mais il est toujours en toi. C'est ma création, et aujourd'hui, il est à toi.
Nom/Prénom : HARCHER Juliet.
Titre : Responsable des équipes de recherches sur le projet que nous décidons de renommer Projet Quinzal.
Remarques : Son corps a été retrouvé dans une salle voisine de celle dans laquelle se trouve actuellement Quinzal et Paxton, une balle dans le crâne et un pistolet à la main. Dans son autre main a été retrouvée une note. "EN TE VOYANT T'ELOIGNER, C'EST L'ESPOIR QUE J'AI VU S'ENVOLER. L'ESPOIR DE POUVOIR UN JOUR SORTIR DE CET ENFER SOUS-TERRAIN."
Note : Nous reprenons là où l'ingénieur présentant s'est arrêté. Nous avons récupéré la bande-son de la conversation entre Paxton et Quinzal suite à la lecture du compte-rendu du docteur HARCHER.
Paxton : T'es une arme de destruction massive Harley.
Quinzal : C'est juste.
Paxton : Non mais vraiment ! Ton sang est capable de buter absolument tout le monde ! Enfin, à part peut-être les grounders, ça a pas été vérifié.
Quinzal : Si, c'est également toxique pour eux. Harcher ne l'a pas marqué, mais un des petits toutous de Roan a expérimenté. Je n'étais pas très loin d'ailleurs, je l'ai entendu vomir. Son sang probablement.
Paxton : Oh ******...
Quinzal : Tu vas bien ?
Paxton : Laisse-moi résumer. Il y a donc d'autres paumés sous terre que les hommes de la Montagne, et ils commencent à tous craquer à force de ne rien voir d'autre que des cailloux et du béton. Ces paumés en question se sont alliés avec la nation des débiles pour... une raison que j'ignore, et ils se sont alliés pour faire nombres d'expériences chelou sur vous, et tout ce que cette tarée de Harcher a trouvé a trouvé pour soigner son peuple, c'est de créer un virus qui a buté tout le monde sauf toi ! Et maintenant, tu as dans ton sang une arme de destruction massive !
Quinzal : C'est l'idée. Je ne sais pas si simplement injecter un peu de mon sang a quelqu'un suffirait à le tuer, mais dans tous les cas, il suffirait de travailler un peu dessus pour en faire une arme virale.
Paxton : Ce qui, en d'autres termes, veut dire qu'ils sont moyennement chauds pour te laisser partir d'ici...
Quinzal : Exactement. Ce qui veut aussi dire qu'on devrait se tirer d'ici vite fait.
Silence.
Quinzal : Qu'est-ce qu'on attend ?
Paxton : Qu'est-ce qui me prouve que je peux te faire confiance ? Qu'est-ce qui me prouve que t'es pas en train d'essayer de m'entuber et que t'as pas passer un pacte ou je ne sais quoi avec ces demeurés de la nation des idiots ou avec les paumés sous terre pour nous infiltrer de l'intérieur ?
Quinzal : Qu'est-ce qui te fait penser que je me sers de toi ?
Paxton : T'es aveugle.
Quinzal : Certes... Ce que tu dis est juste. Et alors ?
Paxton : Tu sais beaucoup de choses pour une aveugle.
Quinzal : Rassure-moi, tu sais que la cécité concerne la vision et pas les autres sens pas vrai ?
Paxton : Je te remercie je suis pas si débile. Je sais déchiffrer les gens. Je me vente pas, c'est juste un truc que je sais faire, et que je sais très bien faire. Et parce que je suis douée à ça, je sais aussi que le genre de choses que tu sais, tu le découvres grâce aux mimiques des gens, des tics qui reviennent lorsqu'ils mentent, leurs expressions, leur regard. Tout un tas de choses auxquels toi, tu n'as pas accès.
Quinzal : Tout en finesse Julia.
Paxton : Tu me connais Harley.
Quinzal : Je ne peux pas te prouver que je ne mens pas, alors si tu veux me laisser mourir ici dans le doute, libre à toi.
Paxton : Est-ce que tu me mens ?
Quinzal : Crois ce que tu veux je ne peux pas me défendre de toutes façons !
Paxton : Est-ce que tu me mens ?
Quinzal : Non.
Paxton : Très bien ! Allons-y !
Quinzal : Quoi ? C'est la conclusion à tout ton speech ?!
Paxton : Comme je l'ai dit, je sais déchiffrer les gens. Tu ne me mens pas Harley.
Quinzal : Comment tu sais ?
Paxton : Je le sais, c'est tout.
Quinzal : Alors c'est bon, on se tire ?
Paxton : Pas sans Lexa.
Quinzal : Et elle est où ?
Le bruit d'un mur qui explose se fit entendre.
Quinzal : C'était quoi ça ****** ?!
Paxton : Apparemment elle est là...
Quinzal : Qui ça ?
Paxton : Lexa ! Tu vas bien ?
Heda : *gémissement*
Paxton : Oh ****** qui t'a fait ça ?
Heda : Cette garce d'Ontari m'a attaquée par derrière...
Quinzal : Par hasard, ça ne serait pas elle la garce en question.
Hurlements puis grésillements. Les micros ont été touchés, plus aucun son n'est discernable.
Note : Malgré nos nombreux efforts, nous n'avons pas réussi à retrouver des images nous permettant de connaitre avec certitudes les faits et gestes de Heda entre les moments de sa séparation avec Paxton et leurs retrouvailles. Nous avons néanmoins retrouvé l'enregistrement audio d'un des scientifiques de l'équipe de HARCHER, dont nous tairons le nom pour des raisons évidentes au vue des propos tenus, indiquant les actions de Heda durant ce laps de temps.
Question : Confirmez votre identité.
Docteur X : ***
Question : Très bien Docteur X. Certaines sources nous ont informées que vous pourriez avoir connaissances des actes de Heda au sein de ce bâtiment. Puis-je vous demander comment avez-vous eu accès à ces informations ?
Docteur X : Je me rendais à la salle des archives afin de trouver le Docteur Harcher. Notre équipe avait des questions auxquelles je ne pouvais pas répondre suite au rapatriement soudain de Quinzal avec les siens.
Question : L'avez-vous trouvé ?
Docteur X : Oui.
Question : Là où vous la cherchiez ?
Docteur X : Non. Dans une salle voisine.
Question : A-t-elle répondu à vos interrogations ?
Docteur X : Vous connaissez la réponse, pourquoi me poser la question ?
Question : Nous devons être sûrs de ce que vous savez réellement.
Docteur X : Non, elle n'a pas pu répondre. Parce qu'elle était morte. Elle s'était collée une balle dans le crâne.
Question : Avez-vous une idée de ce qui l'aurait poussé au suicide ?
Docteur X : J'en ai une, mais pas sûr qu'elle vous plaise.
Question : Dites toujours.
Docteur X : Elle était cinglée. Elle ne vivait que pour une seule chose, trouver un remède. Son début de remède miracle lui a échappé des mains quelques minutes et elle a pas supporté.
Question : ... Revenons-en à ce qui nous intéresse ? En quoi cela vous a-t-il permis de connaitre l'itinéraire de Heda ?
Docteur X : La salle dans laquelle je l'ai trouvé était un poste de surveillance, blindé d'écrans reliés aux caméras. Je voulais absolument savoir ce qu'il se passait dans ce bâtiment, savoir ce qu'on ne nous disait pas, alors j'ai allumé les écrans pour regarder. Et là, j'ai vu Heda sur les écrans.
Question : Où était-elle quand vous regardiez ?
Docteur X : Je ne sais pas. Les écrans se sont allumés simultanément, chacun sur une séquence différente, et ils ne montraient pas tous Heda. En regardant un peu en détails, à moins qu'elle ne puisse se trouver à deux endroits à la fois, j'ai vite compris que je ne voyais que des séquences différées.
Question : Pourquoi ça ?
Docteur X : Honnêtement je ne sais pas, un bug du système sans doute, au cas où vous n'auriez pas remarqué, c'était le ****** là-dedans.
Question : Décrivez-moi ce que vous avez vu.
Docteur X : Je ne sais pas vraiment. C'était très dur à suivre, et je n'ai pas exactement eu le temps de prendre des notes. Après que ces abrutis aient fait exploser une bombe en souterrain, d'ailleurs je ne sais pas de qui ils ont reçu cet ordre, mais c'était complètement stupide !, Heda a emprunté un tunnel qui a été rendu inaccessible à Paxton...
Question : Pourquoi ?
Docteur X : A cause d'un effondrement de plafond. Bref, Heda est sortie dans l'aile ouest du palais, c'est là où mène ce tunnel, et elle a rencontré le comité d'accueil de Roan. Ils n'ont pas servi à grand-chose les pauvres, même avec leurs armes à feu -en passant quelqu'un devrait leur apprendre à s'en servir avant de leur confier !
Question : Restez concentré sur le sujet.
Docteur X : Pardon. Ils n'ont rien pu faire, en 15 secondes elle les avait tous tués. C'était pas beau à voir. Après cela, je ne sais pas combien de temps s'est écoulé, ni ce qu'il s'est vraiment passé, je la voyais dans des couloirs, puis l'image changeait pour montrer des cadavres, et j'entendais des cris venant des couloirs derrière moi, des ordres étaient hurlés de partout, c'était la panique totale ! Je ne regardais que d'un œil, et il me semble l'avoir vu à un moment ou à un autre avec le groupe de Daryl mais...
Question : Daryl ?
Docteur X : Daryl Strender, un des prisonniers.
Question : Ils se sont parlés ?
Docteur X : Je ne sais pas.
Question : Où est allé Strender ?
Docteur X : Je ne sais pas. Tout ce que j'ai vu ensuite, c'est Heda en combat singulier avec un homme de Roan, et la natblida...
Question : Ontari ?
Docteur X : Oui. Elle est arrivée par derrière et lui a planté un couteau dans le dos !
Question : Un couteau dans le dos ? Mais Heda est en vie pourtant.
Docteur X : Elle n'a pas touché de points vitaux, mais la blessure était suffisamment conséquente pour sérieusement handicaper Heda. Ontari n'est pas une lâche au point de poignarder quelqu'un dans le dos, mais elle peut dire ce qu'elle veut, elle sait qu'elle perdrait un combat face à Heda, alors elle l'a désavantagée. Elle avait quelque chose à prouver, je pense que vous savez qu'elle est en partie responsable de la fuite de Quinzal.
Question : Effectivement.
Docteur X : Elles se sont battues quelques minutes, Heda était vraiment mal en point. Elle avait du mal à tenir debout. Elle était épuisée, elle souffrait, et Ontari ne lui laissait pas une seconde de répit. Elle est passée à travers un mur et...
Question : Ontari ?
Docteur X : Lexa. Ontari l'a projeté contre le mur et il a cédé. Un hasard stupéfiant a fait que Paxton et Quinzal se trouvaient de l'autre côté. Ontari a hurlé comme une forcenée en se jetant sur elles.
Question : Et ensuite ?
Docteur X : Plus rien. Tout a coupé.
Question : Savez-vous pourquoi ?
Docteur X : Vous le savez aussi bien que moi, moi-même je le sais par vos équipes. Paxton a contacté quelqu'un de l'extérieur, et ce quelqu'un a hacké nos systèmes.
Question : C'est exact. Nous avons néanmoins ré...
Docteur X : Réussi à reprendre le contrôle de certaines caméras je sais. Je vous l'ai dit, mes infos, elles viennent de vous.
Question : Une dernière question Mr X, pouvez-vous m'expliquer pourquoi aucunes des vidéos que vous dites avoir visionné n'est trouvable dans les archives des ordinateurs ?
Docteur X : Elles ont été supprimées.
Question : Comment le savez-vous ?
Docteur X : C'est moi qui les ai supprimé. Je sais que vous les retrouverez, mais j'espère avoir gagné un peu de temps.
Question : Pourquoi avoir fait ça ?
Docteur X : Parce que j'ai l'espoir que la vérité éclate avant la sortie des vidéos trafiquées que vous montrerez à notre peuple.
Question : Les vidéos trafiquées ?
Docteur X : Celles qui présenteront Lexa comme une sauvage sans âme et sans cœur prête à tuer tout le monde, Paxton comme une folle furieuse bonne à enfermer, Quinzal comme une ****** égocentrique ne pensant qu'à sa petite personne et prenant un malin plaisir à nous regarder crever sous terre et Harcher comme l'héroïne qui était à deux doigts de nous servir le remède miracle sur un plateau d'argent et qui malheureusement est morte assassinée sauvagement par une des trois personnes citées précédemment !
Question : Docteur, je ne pense pas que vous réalisez la gravité de vos propos.
Docteur X : Si je le réalise, croyez-moi. Je sais que je ne sortirai pas de cette pièce vivant.
Question : Alors pourquoi ?
Docteur X : Parce que j'ai de l'espoir. Je sais que tout ceci est enregistré, et j'ai l'espoir que quelqu'un tombe dessus un jour et que mes propos lui ouvrent les yeux. Vous pourrez tenter de détruire ces fichiers, mais ce qui entre dans un système informatique laisse toujours une trace. C'est pourquoi je vais passer les dernières minutes de mon existence à parler du monde dans lequel je vis, pour que les gens, à l'intérieur comme à l'extérieur, comprennent que ça ne va pas.
Question : Docteur, je vous prie de vous taire.
Docteur X : Je m'appelle *** et...
Question : Docteur !
Docteur X : Allez vous faire ****** ! Je ne me tairai pas !
Question : Vous oubliez qui vous êtes et quelle est votre place...
Docteur X : Je sais qui je suis. Je suis un mari et un père, un père de 3 enfants à qui on a fait miroité un remède imaginaire pendant des années. Mais c'est une chimère, il n'existe pas de remède, pas pour nous en tout cas. Alors oui, les injections de moelle ont fonctionné sur Emerson, mais nous avons tous vu que la solution n'est pas permanente. L'idée de Harcher n'était pas mauvaise, mais cette femme était cinglée. Ce virus supposé rendre les effets du sang du peuple du ciel permanents n'est rien d'autre qu'une arme virale capable de tous nous tuer ! Que se passera-t-il quand Quinzal retrouvera les siens, quand elle, Paxton et Lexa vont raconter ce qu'elles ont vu et appris ici ? Il ne faut pas se leurrer, on sait tous ce qui va arriver. En l'espace d'une nuit, Wanheda a anéanti la totalité de Mount Weather, à l'exception d'Emerson ! Nous savons tous que Azgeda ne rêve que d'une chose, lancer une guerre contre Lexa et permettre à Ontari de prendre sa place. C'est une occasion rêvée pour Lexa de faire d'une pierre deux coups. Quand elle aura foutu le camp d'ici, parce qu'il ne faut pas se mentir elle y arrivera, avec Paxton et Quinzal !, elle reviendra avec son armée et Wanheda. Et nous allons tous y passer !
Depuis qu'elles sont entrées dans le palais, j'entends les autres parler. Il ne se passe pas une minute sans que quelqu'un n'affirme que sans elles, on serait déjà dehors. C'est peut-être vrai, ou alors le virus nous aurait tué et on serait tous morts. Mais, en admettant que tout fonctionne comme l'avait prévu Harcher, le problème persisterait. Le vrai problème. Ce n'est pas notre isolement sous terre, ni l'arrivée du peuple du ciel, ni les décisions de Heda ou les tensions entre elle et Azgeda. Ou plutôt si, c'est tout cela réuni le problème. Nous sommes égoïstes. Nous refusons de l'admettre, parce que chacun d'entre nous fait ce qui est mieux pour son peuple, mais à vouloir ce qu'il y a de mieux, nous écrasons ceux qui nous entourent. Ce qui est fait est fait : les grounders sont ici chez eux, le peuple du ciel est ici chez lui et nous sommes ici chez nous. La Terre est assez grande pour que nous vivions tous ici sans avoir à nous entretuer. Je ne suis pas fou ni naïf, je sais qu'il est utopique de croire que l'amitié entre nos peuples est possible, mais la paix n'est pas une alternative à rejeter en bloc.
Question : Docteur...
Docteur X : Pendant des années, j'ai moi-même cru qu'il n'y avait pas de cohabitation envisageable. Jusqu'à ce que je parle avec Quinzal. Je ne vais pas rentrer dans les détails du pourquoi du comment je lui ai parlé de tout ce que nous faisions, mais elle m'a posée une question qui m'a marqué. "Pourquoi vous ne nous l'avez pas demandé ?".
Question : Parce qu'il n'y avait aucune raison pour qu'ils disent oui.
Docteur X : C'est ce que j'ai pensé. Mais en est-on vraiment sûrs ? Je veux dire, je comprends qu'ils soient réticents à nous aider, ils ne nous connaissent pas, mais nous avons des choses à proposer en échange. Technologie, nourriture, matériel, armes...
Question : Et nos relations auraient alors été basées sur du troc. Vous pensez réellement que c'est plus fiable ?
Docteur X : *Rires* Certainement pas, je ne suis pas stupide. Mais ceci aurait pu marquer le début d'un rapprochement entre nos 2 peuples, et ça, c'est le vrai remède.
Question : Qu'entendez-vous par là ?
Docteur X : Comme je l'ai dit, Harcher était cinglée. Quinzal a survécu, mais pour que son sang soit efficace, le virus doit toujours être présent. Autrement dit, personne ne pourrait survivre à une injection de ce "remède". Mais j'aimerais que vous réfléchissiez à cela : comment nous, nous avons atterri sous terre ? Ou plutôt, comment avons-nous perdu cette capacité à s'exposer aux rayons solaires ?
Question : Mutations. Nos ancêtres se sont terrés dans des montagnes, et la capacité à résister à ces rayons étant inutiles là-dessous, elle a été perdue au fil des générations.
Docteur X : Exactement. Et, à votre avis, que se passerait-il si nous étions en contact avec un peuple capable de résister aux rayons solaires ? Si nous nous rapprochions ?
Question : ...
Docteur X : Le processus inverse oui. Un enfant ayant le patrimoine génétique des deux peuples pourraient développer cette résistance, et la transmettre à ses descendants... Pourquoi personne n'a pensé à ça..?
Question : Parce que nous sommes des êtres humains Docteur. Qu'importe à quel point vous le désirez, qu'importe ce que vous faites pour y arriver, vous ne changerez jamais la nature humaine. On essayera toujours de conquérir plus, d'imposer notre supériorité à ceux qui nous entourent. Mais quand, malheureusement, ceux qui nous entourent sont eux aussi des êtres humains, ils imposeront eux aussi leur territoire. Nous sommes trop différents du peuple du ciel, trop différent du peuple de la Terre, pour pouvoir nous entendre. Vos idéaux sont louables, mais restent une utopie.
Docteur X : Vous vous trompez. Elle, elle a donné une chance à un avenir commun.
Question : Lexa n'avait pas le choix, c'était la paix avec le peuple du ciel ou la mort.
Docteur X : *rires* Vous n'allez pas me faire croire que vous pensez ce que vous dites ! Il y aurait eu des pertes conséquentes, mais toute son armée, dans laquelle vous pouvez compter Azgeda, aurait eu raison du peuple du ciel ! Elle avait plus d'une occasion de les anéantir, mais elle ne l'a pas fait. Et peu importe pourquoi, est-ce de la faiblesse, de la force, de l'opportunisme, de la raison, de la folie, de l'amour, je n'en sais rien, mais elle a instauré cette paix !
Question : Vous avez vos convictions, j'ai les miennes.
Docteur X : Un peu léger comme phrase d'adieu ne trouvez-vous pas ?
Question : ... Je suis désolé.
Docteur X : Ne le soyez pas. J'ai choisi cette situation.
Question : Avez-vous des derniers mots à transmettre ?
Docteur X : Dites à ma femme et à mes enfants que je les aime, et qu'ils ne perdent pas espoir. Le remède existe, nos dirigeants l'ont sous les yeux, ils doivent simplement s'occuper d'autre chose que de leur *Coup de feu*
Question : ... Je leur dirai.
Le cadavre du Docteur X fut retrouvé lors de l'évacuation de vos hommes du palais. Fait plus étonnant, l'interrogateur fut également retrouvé dans un cagibi, égorgé. Je vous laisse le soin d'imaginer ce qui est à l'origine de sa mort.
Note : Le dernier document en un extrait d'une lettre de Carl Emerson. Nous n'avons pas connaissance de l'emplacement ou du contenu du reste du document.
"vengeance sur cette ****** de Clarke Griffin. Wanheda. Je ne voulais pas seulement sa peau, mais la voir souffrir comme elle m'a fait souffrir. C'est ce qui m'a poussé à m'allier avec les barbares de la reine des ***** Nia. Et à continuer d'aider son abruti de fils. Roan est un guerrier, pas un roi ****** ! J'ai tout perdu, et sacrifié le peu qui me restait pour me venger ! Autant tout écrire maintenant, je m'en fous je vais crever ! J'ai poussé Roan à s'allier avec les autres demeurés de *** en lui promettant des alliés contre Heda, et en retour, il fournirait des installations et des cobayes pour les expériences tordues de Harcher. Tout le monde sait que Harcher est cinglée et que son virus ne marchera jamais, même le traitement mis au point par Tsing ne marche pas sur le long terme, ce n'est pas pour qu'une folle furieuse comme Harcher trouve la solution en un claquement de doigt ! Tout ce que je voulais, c'était l'opportunité de m'approcher de Griffin pour détruire tout ce qu'elle aime ! Et je vais crever avant d'avoir réussi ! Lamentable ! Qu'elle aille crev..."
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Voici qui conclut nos donnée sur l'évasion de Quinzal. Son corps ainsi que celui de Heda, Paxton ou d'autres prisonniers n'ayant pas été retrouvés, nous pouvons conclure à un échec total de cette mission. Quinzal et le virus qu'elle transporte sont en direction de Polis. La situation est critique, c'est pourquoi nous ne pouvons que vous recommander de rester tranquille sous peine de fortes représailles et lourdes pertes.
La Suicide Squad.
*Bip* *Bip* *Biip*
" - Yep ?
- La Suicide Squad, vous n'avez rien trouvé de mieux Paxton ?
- Au moins vous m'avez reconnu ! Notre document vous a plu j'imagine, les coordonnées de la radio du Rover étaient pas trop pénibles à trouver ?
- Qu'est-ce que vous voulez ? Pourquoi m'avoir envoyé ce document ?
- A votre avis ?
- J'imagine que c'est là que vous me dites que ceci n'est pas une menace mais un avertissement ?
- Oh non, c'est bien une menace. Et je peux la rendre encore plus clair si vous voulez. Je ne sais pas qui vous êtes, je ne sais pas où vous êtes, mais je vous jure que si vous faites le moindre petit mouvement, ne serait-ce que lever votre petit doigt sale garce, je le saurai, et l'arme virale que vous avez cautionné et qui a tué une bonne centaine de personnes, vous allez la tester en avant-première ! Je ne suis pas pour l'idée de buter tout votre peuple, mais si vous venez nous emmerder, je suis prête à porter le poids d'un génocide sur la conscience. Clarke le fait bien, alors pourquoi j'y arriverais pas ?
- Vous êtes cinglée Paxton...
- Et vous n'avez rien vu ! Je suis juste à côté d'une fille qui s'appelle Harley Quinn. Vous ne connaissez rien à la folie !
- ... Comment ? Comment vous avez fui Ontari ? Et qu'est-il arrivé à Emerson ?
- Pas très compliqué, on a utilisé les mêmes méthodes que les petits toutous de Roan, que vous tenez en laisse. Plusieurs gros boum sont à l'origine de la destruction de la moitié du palais qui, malheureusement, pas de glace. Ontari est plutôt costaud, mais elle fonce sans réfléchir, les gravats l'ont bloqués et nous ont permis de foutre le camp.
- Emerson ?
- Harley vise très bien avec un flingue pour une aveugle. Il nous est tombé dessus dans un couloir, elle l'a entendu arrivé.
- Vous avez écrit sa dernière lettre ?
- Yep ! A sa demande. Et après Lexa lui a planté son épée dans la gorge. Il n'a pas souffert.
- Vous êtes vraiment cinglée...
- Ouais vous l'avez déjà dit, comme beaucoup d'autres avant vous. Je pense que notre conversation s'arrête ici, n'oubliez pas ce que je vous ai dit, tenez-vous à carreaux.
- Allez au Dia...
- Oh quel dommage ça coupe !"
Je raccrochai la radio et la balançai par la fenêtre du Rover.
" - Quel est l'intérêt de lancer la radio ici ? Nous sommes à 50 mètres de Polis.
- Un peu de reconnaissance Lexa, sans moi Ontari t'aurait déjà buté !
- Je ne vois pas le rap... Hum..."
Lexa frissonna de douleur quand mamy Griffin appliqua un pansement sur sa plaie.
" - Désolée... murmura l'ancêtre.
- Vous excusez pas, c'est rien en comparaison de ce que va nous faire Clarke...
- Quand je pense que tu vas devoir lui expliquer tout ça, j'aimerais pas être à ta place !
- Merci Harley pour ce commentaire, ça aide... Tu connais Clarke ?
- Vaguement, sa mère était un de mes médecins quand ma vision a décidé que j'étais trop bien pour elle.
- Ce qui explique pourquoi tu as défendu sa mère à elle, compris-je.
- Non, rien à voir, je l'ai défendu parce que contrairement à toi Julia, moi j'ai une âme.
- Je l'apprécie beaucoup tu sais, commenta Lexa toujours en grande souffrance.
- Je te dirais bien de te noyer dans ton sang Lexa, mais t'es visiblement increvable donc ça sert à rien.
- C'est gentil Heda, moi aussi je vous aime bien, répondit Harley en m'ignorant totalement.
- Appelle-moi Lexa.
- Hey ! m'offusquai-je. Tu m'as jamais dit ça à moi !
- Tu n'as jamais eu besoin de ma permission.
- C'est juste.
- Dites, interrompit Murphy, qui était gentiment venu nous chercher après que Raven l'ait apparemment arracher les attributs masculins avec une cuillère à glace rouillée s'il ne prenait pas les rovers avec Bellamy, Jasper et Harper pour venir nous chercher, désolé de vous interrompre, mais je peux savoir ce que vous foutiez là-bas en premier lieu exactement.
- Oh, on allait cherch..."
Je me coupai dans mon élan et regardai Lexa, qui affichait le même air que moi.
" - Bordel Luna ! Lexa comment t'as pu l'oublier ?!
- Je me suis fait poignarder, quelle est ton excuse ?
- C'est pas moi qui nous ai mis dans cette merde à la base donc...
- Hey ! cria Murphy. Luna ? Pourquoi vous la cherchiez là-bas ? Elle est revenue à Polis i heures.
- Quoi ?! hurlâmes en cœur avec Lexa.
- Elle se fout de notre gueule !
- Elle était partie parler avec son peuple, voir comment les siens allaient.
- Et laisser un mot, ça lui est pas venu à l'esprit ?!
- Je vais la... commença Lexa.
- S'il vous plait, arrêtez de bouger, vous saignez à nouveau."
Mamy Griffin parvint par miracle à calmer Lexa qui était tellement hérissée que ça piquait jusqu'ici.
" - Loin de moi l'envie d'en rajouter une couche, mais il me semble que nous sommes arrivées."
Harley avait raison. C'était incroyable comment une aveugle pouvait en voir bien plus que moi. Cool pour elle, triste pour moi. Je descendis du véhicule, et aidai Harley à en faire de même (quoique je ne fus pas certaine de servir à grand-chose...). A peine sortie, Jellal se jeta dans mes bras.
" - Hey, salut mon grand, désolée de t'avoir inquiété. Mais je suis là maintenant.
- C'est justement pour ça qu'il s'inquiète, intervint Nevi en me serrant dans ses bras à son tour.
- Je sais, je vais me faire..."
Une claque magistrale du revers de la main me coupa en plein milieu de ma phrase, ce qui était douloureux et impoli, et m'envoya au sol.
" - Putain...
- Oh oui Paxton, comme tu dis."
Clarke venait de me tomber dessus. Et elle ne pouvait pas frapper Lexa, qui était assez sérieusement (même pour elle) blessée. Donc j'allais prendre très cher.
" - Je crois que ma vision ne m'a jamais autant manquée, ça devait être magnifique !"
Merci Harley...
Et bim ! Cliffhanger ! Bon ok , pas trop, mais avouez que vous savoir ce que Clarke va mettre à Jules non ? Bon, j'ai comme j'ai cours dans environ 6 minutes et que je veux avoir fini d'écrire avant le cours pour publier après, je vais la faire courte. Si jamais il y a des trucs qui ne sont pas clairs, faites m'en part en reviews. Il y aura le moment explication/synthèse dans le prochain chapitre (qui lui sera normal), mais comme le format est un peu... spécial et que personne ne me relit, il est possible que tout ne soit pas évident, donc si questions il y a, faites vous plaisir et j'adapterai le moment explication en fonction. Encore une fois, merci beaucoup de continuer à me suivre, je vous aime tous ! Le prochain chapitre est prévu pour... je ne sais pas du tout, j'ai le chapitre bonus à écrire entre temps, et comme vous avez pu le remarquer, je suis pas une rapide ! Bref, j'espère que ça vous a plu, et à la prochaine !
Kisses - DW.
