Salut les gens !
Bon bon bon, après le show d'Etta et James nous vous délivrons enfin ce qui s'est passé pendant la soirée mais cette fois-ci du côté de Kity ! Merci merci à celles qui mettent des review (Leeg, Yume13, Rukie, Lollie on vous remerciiiiiiie) Voilà, merci aux autres qui lisent ^^
Bonne lecture à tous
PS : la semaine prochaine deux chapitres aussi pour Noël !
PPS : Bonne vacances à ceux qui ont finis les cours ! ^^
Chapitre 6 : Je ne suis PAS Etta !
-C'est encore loin ?
-Oui mais moins que la dernière fois que tu me l'as demandée, Kity… c'est-à-dire, ya trente secondes ? J'arrondis, se moque Dana.
-Pourquoi t'es si pressée d'arriver ? T'as peur du noir ?
-Ahah ! Nan, vraiment, vous êtes tous les deux d'un sens de l'humour confondant… Heureusement que le dicton « qui se ressemblent s'assemblent » est faux parce que sinon, on aurait déjà pleins de petits Dana-Sirius Junior dans les pattes, répliquais-je.
-Hé ! Merci bien, mais je veux pas de la tarée, moi ! Je te la laisse, Lunard !
Je n'ai pas besoin de me retourner pour savoir que Remus a piqué un fard. Ah, celui-là, irrécupérable !
N'empêche que je n'attends qu'une chose, qu'on sorte de ce satané tunnel froid, lugubre et humide ! Et ça fait des plombes que je piétine la bouillasse de mes escarpins gris que j'ai le malheur de porter. D'ailleurs, Dana est gonflée de se foutre de moi alors que c'est de sa faute si je vis ce martyre. Car qui voulait que je sois « irrésistible, sensuelle et canon » pour aller à ce foutu concert ? Qui m'a enfermée dans la salle de bain, direct après la sortie de la douche, avec pour seule tenue disponible, une robe bleue ultra-moulante et au décolleté plongeant ? Voilà, donc elle ferait mieux de se taire avant que je ne lui enfonce un de mes talons boueux dans sa face de blonde capricieuse !
Et Lily ne m'a pas aidée du tout à sortir de la Salle-de-bain. Au contraire, elle semblait être très heureuse que je paye le fait que je n'ai ni défendu Henrietta quand Dana disait que la Serpentard était une pétasse, ni essayé de l'empêcher d'aller avec Potter-la-sucette, ni contesté quand Dana a dit que l'ébouriffé était « super sex ! » ce soir. En même temps, je déteste l'hypocrisie et…
-Ooooh…, m'écriais-je en trébuchant. Et merde !
-Avance, Kity ! s'agace Lily.
-Non mais vous allez arrêter avec votre sorte de groupe « faisons péter un câble à Catherine Fairfax ! » ? Oh et puis, ça va bien ! Je rentre…
Je fais volte-face et… glisse. Ok, je ferai mieux d'éviter les mouvements brusques. Heureusement, Sirius me rattrape juste avant que je ne m'étale de tout mon long… dommage, j'aurais eu une bonne occasion de foutre en l'air cette satanée robe.
-Besoin d'aide pour marcher, on dirait ? irnonise-t-il.
-Humpff !
µ
J'aurais dû penser aux boules-quies. Et aux cachets d'aspirine. Par Merlin, tout le monde ne fait que brailler, ici. En plus, qui a eu la merveilleuse idée d'installer un bar avec 50% de réduction sur le whisky-pur-feu ? En tout cas, il peut être fière de lui… les Maraudeurs sont bourrés de chez bourrés –sauf Remus qui a quand même un semblant de présence d'esprit. Et Dana est en train de ramper à mes pieds pour chercher « des coccinelles vertes qui ont un gros zizi ». Bah, Dana ne peut pas résister aux soldes…
-Pooootter ! m'exclamais-je en le voyant prendre la bouteille de whisky directement au goulot.
Je la lui arrache et la brandis assez loin pour qu'il ne puisse pas la récupérer. Quand même, je ne peux pas laisser la Sucette de ma meilleure amie finir la soirée dans un coma éthylique ? D'ailleurs celle-ci doit être dans un coin isolé de la salle de concert… et je la comprends un peu. Mais bon, je ne pouvais pas laisser Dana toute seule, dans l'état où elle est, elle serait capable de faire un strip-tease intégrale dans la foule qui nous écrase… et elle me tuerait, demain, pour ne pas l'avoir retenue !
-Rends-la moi, Super-Extra-trop-Mega-Kity !
-Non, Super-Méga-Sucette, tu ne l'auras pas ! T'as assez bu ! lui répliquais-je.
-Sucette ? s'étonne Remus, à mes côtés.
-Euh… bah, c'est parce qu'une… euh sucette, c'est sucré et… enfin, tentant ?... et que Lily aime beaucoup le… nan, en fait, oublis ! lui conseillais-je.
Il éclate de rire en hochant la tête, du genre « ah, toi aussi, t'es bourrée ? ». Ok, bon, vaut mieux qu'il croie que j'ai bu aussi parce que là, c'est la honte.
Alors que je regarde Remus se foutre de ma gueule en me demandant comment lui faire comprendre que s'il n'arrête pas bientôt, je risque de le prendre mal, je sens que l'on m'arrache la bouteille des mains. Oh, le saligaud !
Je m'apprête à le courser pour lui récupérer la bouteille quand une blonde revient à ma mémoire. Je me retourne un instant et cri à Remus de prendre soin de Dana qui rampe toujours au sol alors que tous les fans sont à deux doigts de la piétiner. Il acquiesce et je me lance dans la poursuite de Potter-la-sucette, en scindant la foule vers la scène où le brun se précipite. Bon sang, il courre vite !
-Potter ! Reviens ! Oh, Potter ! Aux pieds ! l'appelais-je de toute la force de mes cordes vocales.
Mais il ne s'arrête pas.
-Toi, en bleue ! Sur scène ! hurle la chanteuse.
Et instantanément, des bras m'agrippent et me trainent vers la scène alors que je me débats. Oh non, mais pourquoi suis-je en bleu ? Ce n'est vraiment pas juste ! Je suis la seule à ne pas vouloir aller sur cette maudite scène –et je n'inclus pas Lily- mais c'est moi qu'on y jette. J'ai vraiment la malchance qui me colle au train ! Je leur hurle de me lâcher et les traitent de tous les noms mais je me sens quand même soulever jusqu'à la scène où on me lance sans douceur… et où je m'étale. Et où est Sirius, hein ? Quand j'ai besoin de lui, il n'est jamais là, mais quand il faut me gaver, il n'y a pas plus collant ! Ah, je vous jure…
Je me relève péniblement et me retrouve avec les membres du groupe qui fait crier la foule, Potter -tiens comme on se retrouve ! C'est drôle !- et Henrietta Malefoy. Cette dernière a l'air un petit peu plus fraiche que Potter mais la différence ne vaut pas le coup d'œil… d'ailleurs, elle, pour le coup, elle est limite strip-tease intégrale et se déhanche comme une… bah comme une salope, faut bien le dire. Bon, elle a surement vidé pas mal de verres donc je vais être indulgente et dire qu'elle n'est pas une salope, mais n'en a que l'attitude.
J'allais rejoindre Potter-la-sucette quand je le vois fondre sur la chanteuse pour l'embrasser à pleine bouche. Bon, tout compte fait, je vais le laisser à ses affaires, il a l'air occupé. Et ça ne fait qu'aller de pire en pire quand il arrache sauvagement sa chemise pour la lancer à la foule en délire… par pitié ! Où est la sortie ?
Sans réfléchir, je me rue pour descendre de la scène, la chaleur me rendant folle et la musique me tambourinant dans la tête. Seulement dés que je suis proche d'être libérée, me revoilà à la case départ, tiraillée par de trop nombreuses paires de bras que je ne saurai dire combien il y en a exactement. On me tire les cheveux, me donne des coups, m'arrache ma robe, me pousse… bientôt, je n'arrive plus à respirer et j'ai mal partout. Je me débats pour essayer de m'en aller mais c'est comme si j'étais en train de me noyer dans une rivière à trop fort courant et je tombe au sol avec violence, écrasée par tout ce monde qui essaye de grimper sur scène pour me remplacer. Je n'ai jamais eu aussi mal. Je ne me suis jamais sentie aussi désespérée. J'ai presque l'impression que je ne sortirai jamais de cet enfer… et j'ai beau hurler qu'on arrête, qu'on me laisse, personne ne répond ou ne fait attention à moi.
Puis, un bras attrape le mien et me relève comme si je ne pesais rien, et je me retrouve propulsée contre un torse. Je reprends une grande bouffée d'air, ayant l'impression de revenir à la surface après de longues minutes d'apnée, quand ma gorge se bloque à nouveau. Davis. Fred Davis. J'écarquille mes yeux et je me sens replonger en plein cauchemar… pourquoi fallait-il que ce soit lui ?
Un fan bourré, surement, essaye soudain de m'arracher ce qu'il me reste de ma robe pour une raison que j'ignore. Peut-être pour rien, d'ailleurs. Et je vois, ébahie, le poing de Davis s'écraser sur la figure de l'homme qui part violemment en arrière, sous le coup. Puis, sans même voir si le fan qu'il vient de frapper va à peu près bien, il m'entraîne avec lui pour qu'on sorte de cet amas humain qui me donne la nausée. Fatiguée, lassée et blasée, je me laisse faire en me demandant comment on peut avoir un esprit aussi tordu que Merlin. Il joue avec les vies de tout le monde… j'espère qu'il s'amuse bien, au moins ! Parce que moi, je trouve que son humour est vraiment douteux.
Bientôt, on arrive à l'un des murs du fond de la salle qui est très reculée de la scène… donc sans trop de population. Je me laisse glisser au pied du mur, me détachant avec soulagement des bras de Davis, jusqu'à ce que mes jambes s'étirent. Je gémis légèrement de satisfaction. Ça fait vraiment du bien de ne plus être ni écrasée, ni debout. D'être juste avachie sur le sol, adossée à un mur, loin de la foule.
-Je croyais que tu voulais pas aller à ce concert, me fait remarquer Davis, toujours debout.
-Je n'ai pas dit que je ne voulais pas y aller, j'ai dit que je ne voulais pas y aller avec toi, corrigeais-je simplement.
-Ah oui, c'est sûr qu'avec Black, c'est mieux… Mais il était où quand tu te faisais écraser ?
En tout cas, lui, n'était pas là quand j'étais la sale intello de la classe, amie avec les livres ! Les mots, et d'autres encore plus amers, me viennent juste au bord des lèvres mais je les retiens. C'est bien la dernière chose dont j'ai envie de parler, maintenant, et surtout avec lui, le ô combien magnifique Frederick Davis. De toute manière, à quoi ça servirait ? Comme s'il n'était pas au courant, comme s'il l'avait oublié… ou peut-être que c'est vraiment le cas. Peut-être qu'il a réellement oublié cette année qui m'a parue si longue, s'attardant dans mes heures à pleurer ma solitude et ses insultes, y croyant moi-même à moitié que je n'étais que bonne à réciter des leçons et à courir jusqu'à une salle de cours pour être sûre d'être la première arrivée. Peut-être bien que pour lui, c'est juste de l'histoire ancienne, la belle époque mais malheureusement révolue, alors il passe à autre chose. J'aimerai bien qu'il passe également à quelqu'un d'autre et cesse de toujours vouloir m'approcher, faisant renaître ces souvenirs que, tout en voulant les oublier, je préfère garder en moi. Pour me rappeler ma douleur et mon désespoir. Pour regoûter à mes anciennes faiblesses. Et pour que jamais les rôles ne s'inversent, que je ne m'abaisse jamais à blesser les plus fragiles pour jouir de ce semblant de puissance.
Tout à coup, Davis se baisse, juste devant moi, penchant son visage jusqu'au mien. Il se retient au mur de ses deux mains qu'il pose de telle sorte qu'elles m'encadrent… et son regard vert me transperce. A nouveau, mon souffle se coupe brutalement et je sens mon pouls s'accélérer.
-Pourquoi ? grince-t-il. Pourquoi tu fais toujours mine de pas m'entendre ? Pourquoi tu m'ignores comme ça ? Dis-moi juste pourquoi ! Au lieu de…
-Oh, Kity ! s'écrie une voix que je reconnais tout de suite.
Lily débarque en courant et juste avant qu'elle ne plonge sur moi pour me prendre dans ses bras, Davis s'est écarté et s'est relevé, la mine crispée. Puis il s'en va, les pas martelant le sol et je suis sa silhouette qui s'éloigne du regard, figée. Pourquoi l'ignorais-je ? Pourquoi est-ce que j'évite de lui parler le plus possible ? La réponse n'est-elle pas assez évidente… ce que j'aimerai savoir, c'est surtout pourquoi il agit avec moi comme si rien ne s'était passé, jamais ?
-Je suis vraiment une conne ! Te laisser comme ça avec Dana et les Maraudeurs, toute seule, juste parce que… Oh, désolée, Kity, désolée ! Ça va ? Tu vas bien ? Tu es… Merlin, ta robe est fichue !
-C'est celle de Dana, répondis-je en souriant. Je ne vais avoir que de gros bleus. Et t'inquiète pas, Lil's, jusqu'à ce qu'on me propulse sur scène pour danser la macarena ou je-ne-sais-quoi, ça allait très bien… J'ai jamais été douée pour danser.
-Tu t'es encore engueulée avec Fred ? me demande-t-elle soudainement.
Les dernières questions de Davis me reviennent et je préfère ignorer celle de Lily, en me levant. Je ne prends même pas la peine de m'épousseter… de toute manière, je suis tout sauf présentable. La robe bleue est devenue un étrange mélange de gris foncé et de marron, avec de ci, de là, de miraculeuses surfaces bleues qui ont survécu au piétinement. Bon, je suis pieds nus, ayant laissé mes escarpins dans la cohue. Et je ne vais pas m'en plaindre ! Je devine déjà la touffe impressionnante de cheveux sombres et emmêlés qui résident au-dessus de ma tête… et la bretelle gauche de ma robe qui est arrachée va parfaitement avec toutes les petites déchirures qui parcellent ma robe, ou plutôt l'amas de tissu qui était, jadis, considéré comme une robe. Donc, hein, c'est bon, la poussière, je m'en contrebalance !
-J'ai laissé Dana à Remus, révèlais-je, en essayant de repérer leurs têtes –quoique si Dana est toujours en pleine recherche de ses coccinelles…
-Potter doit encore être avec Malefoy, crache Lily.
-Malefoy ? m'étonnais-je. Tu l'appelles plus Etta ?
-Humpff…
-Syndrome Sucette, commentais-je, amusée.
-Hein ?
-Rien ! Ah tiens, je les vois ! Remuuuuus !
Lily et moi nous empressons d'aller les retrouver, lui et Dana qui sautille à ses côtés en nous faisant de grands gestes de ses bras, surexcitée. Elle n'a pas dessaoulée, c'est déjà un truc de clair… ces derniers temps, plus les choses sont faciles à cerner, plus je suis soulagée ! Les prises de têtes, ça a légèrement tendance à me donner envie de me fracasser la tête contre le mur le plus proche.
µ
-Mais c'est bon, j'te dis, t'inquiète ! m'agaçais-je avec conviction.
-Nan, nan, nan, c'est moi qui dis ! Et je dis « chiottes » et de suite ! s'entête Dana avec un petit air sévère.
Vive l'alcool et vive les coccinelles vertes ! Et l'ironie, bien sûr, qui peut toujours servir. Refusant à Sirius le droit de nous accompagner –on ne va pas non plus faire une réunion dans les toilettes ? Déjà que James et Remus y sont-, je traine des pieds –nus-, tirée par le bras de Dana qui rigole toute seule.
Oui, parce que Madame veut à tout prix que j'arrange ma coiffure, mon maquillage et ma tenue. Autant dire, Mission Impossible après mon petit bain de foule. Mais bon, essayer de communiquer avec une blonde bourrée amoureuse d'un Maraudeur et vous comprendrez que c'est un peu comme perdre son temps. A peu de chose près.
J'entends Lily m'appeler en criant et tourne la tête quand je percute violemment Dana, puisque je ne regardais plus où j'allais… mais pourquoi elle s'arrête sisubitement, aussi, celle-là ? Si c'est encore pour un de ses insectes à poids et à gros pénis, je fais un meurtre !
Mais j'hausse plutôt un sourcil quand je la vois penchée sur la porte des toilettes légèrement entrebâillée.
-Tu fous quoi, là, Dana ?
-La ferme ! me chuchote-t-elle. Regarde, c'est trop cool ! Hihihi !
Je m'approche et vois enfin ce qui la fascine autant Remus en face d'une Henrietta Malefoy sur les nerfs et rouge comme une pivoine. Elle se triture les mains gênée.
-Je suis désolé, dit-il.
Au regard légèrement embarrassé mais assez froid de notre ami Maraudeur, je comprends tout de suite que Malefoy a fait le pas de trop… surtout ce soir. Remus n'a pas du tout apprécié son petit spectacle sur scène. Mais figée et à deux doigts des larmes, Henrietta n'a plus du tout l'air de la diva provocatrice qu'elle se donne tout le temps. Et je me sens gagnée par la compassion et par le malaise d'assister à une scène si intime auquel personne ne devrait être spectateur sans y avoir été invité.
Je fais mine de m'en aller mais Dana me retient, avec un mauvais regard. Je soupire, la main emprisonnée dans celle de mon amie qui regarde toujours l'altercation des deux occupants des toilettes. Une femme veut alors pénétrer à son tour dans ce lieu bien fréquentée mais Dana lui fait une telle grimace qu'elle a tôt fait de repartir… je ne veux même pas savoir où elle va se rendre, maintenant que l'entrée des toilettes lui a été interdite.
-Pourquoi ? murmure Henrietta, tremblante.
Sans réponse, Remus se détourne et je le vois venir vers nous, horrifiée. S'il nous surprend, il va nous tuer ! Et je le comprends, je ferai exactement la même chose… surtout si j'étais dans le cas d'Henrietta. Je tire Dana par la main et j'arrive à la faire bouger pour qu'on se cache derrière un recoin avant que Remus ne sorte, suivie d'Henrietta qui est en larme et courre je-ne-sais-où. Un terrible pincement au cœur m'étreigne… même si je ne l'aime pas, je comprends sa douleur.
-Ahah ! J'aurais dû emmener le pop-corn ! s'exclame Dana, en éclatant de rire.
Voilà voilà... Alors réactions ? Vis à vis de Remus, des sentiments de Kity ? Des avances de Fred ? D'Etta ? Ou même de Dana ! Bon on espère que vous laisserez une review comme cadeau de vacances ! ^^
