Coucou les lecteurs !

Ouais le chapitre est rapide ^^ ! MERCIIIII à tous ceux qui ont laissé un review ça nous motive trop ! Merci ! Désolées à ceux à qui on ne peut pas répondre parce qu'ils sont pas inscrits... Ce qui n'empêche pas qu'on est super contente de voir que vous prennez le temps de reviewser ! ;)

Bonne lecture !

PS : suite à la review de Nanou, je précise ^^, nous sommes deux à écrire. Clo-clo qui s'occupe de Kity et moi-même (Tite-Yume) qui me charge de Etta ! (merci de tes reviews Nanou !;))


Chapitre 7 : La sentence

Vous visualisez une mouche qu'on tue avec une tapette ? Ou une araignée qu'on écrase avec son talon ? Ben moi c'est pareil. Comme si j'étais morte sur le coup, j'ai l'impression de ne plus rien avoir à l'intérieur. Comme si tout était soudainement vide. Sos. Mon cœur a disparu. C'est comme si mes pensées s'étaient arrêtées de tourner, comme si tout mon être s'était soudain geler. Mes yeux me piquent, ma gorge est serrée. J'ai la tête qui bourdonne et l'estomac au bord des lèvres. Un mot clignote dans mon esprit, m'aveuglant.

Désolé. Désolé. Désolé.

C'est donc ça avoir le cœur brisé… C'est avoir l'impression que tout son être se fendille et explose. Avoir l'impression que son cœur tombe dans la douleur sans bruit comme pour ne pas déranger le monde qui continue de tourner malgré tout. C'est comme si je m'étais prise une gifle, une insulte. En tant normal je ne suis pas si émotive pour ce genre de chose. Mais là… C'était lui. Pourquoi ? Pourquoi ? Je sais que je suis une Malefoy, une Serpentard, une sang-pur. Mais pourquoi ? A cause de ça ? De ses préjugés ? Je ne suis donc que ça ? Que cette image aux yeux des autres ? Une fille sans épaisseur à par celle qu'on veut bien lui donner à travers les rumeurs ? Ce n'est pas vrai. On ne juge pas un livre à sa couverture ! Non ! Non. Non…

J'ai si mal.

Tellement mal.

Je tourne les talons. Mes larmes m'étouffent. Je suffoque. Je sors en trombe des toilettes pour percuter Fred qui nous cherche, Grace et moi. Il parle, dit quelque chose dont je ne saisie pas le sens. Il me touche l'épaule, inquiet. Ses yeux verts se posent sur moi et tous les barrages tombent. J'éclate enfin en sanglots alors qu'il me prend dans ses bras. Me berçant comme on le ferait avec un enfant. Jamais je ne me suis sentie aussi petite et triste.

….

J'avance comme un automate. C'est comme si tout venait de s'effondrer. Tous mes rêves sont partis en lambeaux, comme un vêtement qu'on aurait déchiré laissant ma peau à nue. Confrontée à la froide réalité. Ça fait une semaine. Je fais tout pour l'éviter.

« Etta, ça va ? me demande Pam alors que nous dînons dans la grande Salle, me fait pas le coup à la Grace « je-vais-très-bien-d'ailleurs-cette-tourte-au-potiron-est-délicieuse ». Désolée mais ça prendra pas. Alors pourquoi depuis le concert t'es pas dans ton assiette ?

-Lâche là un peu, fait Fred derrière ses patates. »

Je lui lance un regard reconnaissant, il me sourit. Mais je sens bien que lui non plus n'est pas au mieux de sa forme. On a l'air fin tous les deux : les éclopés du cœur. Fairfax l'a blessé il me l'a dit, et j'ai raconté le refus de Remus. J'ai pleuré comme un bébé, Pam a prit ça comme l'effet de l'alcool. Je ne veux pas lui en parler, pas tout de suite. C'est encore trop dur. Grace a de larges cernes sous ses yeux noisette, signe qu'elle doit connaître l'amour de Fredy pour Farfax et qu'elle en souffre. Elle aussi. Décidemment notre groupe n'est pas au mieux de sa forme. Il n'y a guère que pour Oliver que le concert a été une bonne soirée. Je le regarde batifoler avec deux Gryffondors, Pam quant à elle est en colère contre nous et notre manque d'enthousiasme pour le concert.

Je voudrais tellement rattraper choses, faire comme si de rien n'était mais c'est impossible. J'essaie encore de me cacher, comme toujours. Alors, j'ignore mon cœur torturé et je me concentre pour que Fred et Grace soient le plus souvent ensemble. Coup bas, bousculade, sous-entendus. Tous les moyens sont permis, l'amour n'est pas un jeu gentil. Je l'ai apprit à mes dépends. Tout ce que j'espère c'est qu'il n'a rien dit. J'ai assez d'estime pour lui pour penser qu'il gardera le secret... Remus est quelqu'un de discret. Je n'ose même pas imaginer ce qu'il se passerait si cette info tombait dans les oreilles de Black ou de Fairfax. Je suis sûre qu'elle m'arracherait les yeux pour avoir marché sur sa chasse gardée.

« Puis ce que vous vous obstinez à vous taire, je ne dirai rien moi aussi ! grogne Pam. Je ne dirai pas un mot de plus !

- A propos de quoi ? demande Grace soudain intriguée.

- Enfin Gracy tu ne devines pas ? s'excite mon amie en brandissant le magazine « Magic Match », Il se trouve que Pink, la chanteuse du groupe des Bizarr'Sisters est en fait…

- Abrège un peu Pam, la suppliai-je pour mettre fin au souvenir de cette soirée.

- Un mec ! fait-elle après quelques secondes de silence pour ménager son petit effet.

- Quoi ?

- T'as parfaitement entendu mon petit Oli, notre Potter se révèle être un bi ! »

Je croise le regard de Fred, il éclate de rire aussitôt suivie par Oli et Pam. Grace glousse derrière son bol de soupe tandis que je me rejoue la scène du baiser passionné de James et Pink. Je ne peux m'empêcher de rire en repensant à ça. Mon premier rire depuis une semaine. Plus fort que le « désolé » de Remus, il y a Potter et ses emmerdes ! Je ne vais pas pouvoir m'empêcher de me moquer de lui ce soir ! Ah, oui. Aurai-je oublié de vous préciser que Rusard m'a collé une heure de retenue pour « non respect au code vestimentaire » ? Non mais je vous jure, aucun sens de l'originalité celui-là !

« Alors James, tu te découvres une nouvelle facette ?

- Ta gueule Etta, c'est pas drôle, ronchonne-t-il en ouvrant brutalement un dossier.

- Oh que si ! Et puis vois le bon côté des choses, t'as ta photo dans « Magic Match » ! je me tords de rire en brandissant la une où s'anime un Potter collé aux lèvres du chanteur. En première page en plus, quelle chance !

- Au moins j'ai la célébrité ! se vante-t-il retrouvant soudain du poil de la bête. On ne peut pas en dire autant de toi ma pauvre… Tu croupis dans l'anonymat.

- Je suis une vraie légende à Poudlard ! m'exclamai-je.

- Et alors ? Moi aussi ! »

Je marmonne dans ma barbe tout en m'énervant sur les dossiers que Rusard nous oblige à classer. Potter et moi avons reprit nos vielles habitudes, lui se charge de tout sortir, je trie et il range dans les étagères par ordre chronologique. Faut dire que depuis l'année dernière on a été très souvent coincés dans cette pièce à trier des documents aussi vieux que Merlin, du coup il y a une certaine routine dans nos retenues. Ok, cette routine ne s'est pas installée sans mal. Au départ on se balançait les cartons et les dossiers à la figure, mais on en a eut vite assez d'aller à nouveau en retenue la semaine suivante à cause de nos bagarres. Du coup on se taisait, mais ni lui ni moi n'aimons vraiment les silences de mort -je ne sais pas pour lui, mais moi ça me rappelle trop la maison…- on a donc fini par briser les blancs pour se lancer des piques. Et maintenant on discute normalement comme deux personnes tout à fait civilisées. A l'insu des autres bien sûr ! Ce serait renier les règles des Maraudeurs que de traîner avec une Malefoy et ce serait sacrilège qu'une Serpentard fasse ami-ami avec un Gryffondor. Quoi que vue notre show de l'autre soir, les gens peuvent se poser des questions. Espérons qu'ils mettent tout sur le compte des litres d'alcool qu'on avait ingurgité.

« Vous avez sélectionné vos équipes ? me demande-t-il soudain.

- Non. Smith a posé la date des essais demain matin, expliquai-je, je vais tenter de ravoir le poste de gardien comme l'année dernière ! Toi, t'as été sélectionné je suppose…, soufflai-je en souriant lorsque les yeux de James se mettent à pétiller comme à chaque fois qu'on parle de Quidditch.

- Oui ! Que veux-tu ? Mon talent de poursuiveur est indéniable et indispensable ! se vante-t-il sans vergogne en enfourchant un vieux balai de ménage qui traine ici depuis deux ans pour faire le tour de pièce comme s'il volait sur le terrain.

- Un vrai model de modestie ! raillai-je.

- Vous n'avez pas encore fini, s'écrit soudain Rusard en entrant brusquement dans la salle, nous faisant sursauter, au lieu de parler activez-vous un peu ! »

Je glousse discrètement derrière la pile feuilles qui me cache à demie tandis que James lance une réplique ironique à Rusard suivie d'un de ses sourires narquois dont il a le secret. Le concierge énervé, nous chasse à coup de balaie et d'insultes. Nous courons comme des dératés dans les couloirs, incapable de retenir nos grimace à l'encontre de Rusard. Je le laisse alors qu'il s'éloigne en direction de la tour des Gryffondor. Demain, on fera comme si l'autre n'était rien de plus qu'un cafard, un emmerdeur, un ennemi.

Je m'empresse de rejoindre le cachot des Serpentard, un sourire enfin figé sur mes lèvres. Soudain, une main s'accroche à ma cravate et je me retrouve plaquée contre le mur par une ombre que je n'ai pas vu arriver. Avant même de voir son visage, je reconnais son odeur qui intoxique mon air comme le lourd parfum d'une fleur. La peur me prend les tripes, mon cœur s'accélère.

Cassiopéa.

« Déjà en retenue Henrietta ! me grache-t-elle a la figure.

- C'est une question ? lancai-je.

- Ne joue pas à la plus maligne avec moi, tu n'es qu'une sale pourriture ! Je n'hésiterai pas à t'écarter si c'est pour préserver notre famille, elle enfonce sa baguette contre mes cotes. »

Je déglutie, perdant tout ma hargne. Je ne suis pas en position de rétorquer la moindre chose. Je ne mets pas en doute la moindre de ses paroles Cassiopéa me hait. Certainement plus que les nés-moldus parce que je suis une vermine au sein même de sa famille, au plus proche d'elle et de sa peau blanche si délicate. Ses yeux bleus se plantent dans les miens, ils sont tellement froids. Bien plus que ceux de mère ou de père. Bien plus que ceux de Cassandra. Par-dessus l'épaule de ma sœur, je l'aperçois dissimulée dans l'ombre. Faisant certainement le gaie. Son regard à elle m'évite, comme si elle avait honte.

« Tu as de la chance, beaucoup de chance de ne pas t'être fait prendre au concert, siffle-t-elle en secouant ses longs cheveux blonds platine. Tu imagine ce qui se serait passé si ça c'était su ? Tu imagines la honte de te voir trainer dans de tels lieux ? Est-ce que tu imagines le déshonneur d'avoir une sœur qui fricote avec la racaille ? Tu imagines ? Petite idiote égoïste! Tu ne penses qu'à toi ! »

Sa voix monte de plus en plus haut dans les aigus. Mon cœur cogne de plus en plus fort. La terreur grandit en moi, comme une vague qui submerge tout. Faisant s'étouffer ma raison. Je sais qu'elle va le faire. Elle n'hésitera pas.

« Doloris ! »

Un mot. Rouge. Douleur. Un éclair me traverse, je m'écroule au sol. Je gémis en me recroquevillant sur moi-même comme pour me protéger de cette déchirure qui me transperce de part en part, comme si on arrachait mes os un à un. Je gémis et elle se délecte de ma souffrance. Je mords ma lèvre inférieure : je ne céderai pas un cri. Pas un cri. La douleur revient, plus forte, comme une violente brulure dans mon cerveau. Comme un poignard dans mon ventre.

« Tu ne mérites pas notre rang ! Tu n'es qu'une traînée ! Tu me fais vomir Henrietta, tu te rends compte de qui sont tes prétendus amis ? Des sangs impurs ! Tu souilles notre nom, notre honneur ! Doloris ! »

Des larmes de désespoirs coulent le long de mes joues. Je n'en peux plus. Pitié. Pitié… Que ça s'arrête, que la douleur cesse…

« Non, non ! suppliai-je alors qu'elle lève à nouveau sa baguette un sourire mauvais sur les lèvres, s'il te plait ! Non !

- Doloris ! répète-t-elle froidement.

- Pitié, soufflai-je alors que la souffrance m'étouffe à nouveau et ma bouche s'emplie de sang. Pitié, Cassipéa, pitié…

- Siopéa, murmure soudain Cassandra restée silencieuse depuis le début, quelqu'un approche.

- Merde ! elle me balance un coup de pied dans le ventre pour finir de m'humilier, tiens toi à carreau Henrietta, je te surveille, elle disparaît ensuite sans un regard en arrière suivie par sa jumelle. »

J'ai l'impression qu'une pierre est posée sur mon crâne, que tout dans ma tête explose. Mes membres sont raides et douloureux mais je ne peux pas prendre le risque d'être surprise dans cet état au milieu de la nuit. Je me traîne alors jusqu'aux toilettes, incapable de remuer mes jambes. Une fois à l'intérieur, je me couche sur le carrelage froid pour apaiser la chaleur de mon corps. La douleur va et vient comme une vague de plus en plus faiblement. Peu à peu je respire plus librement et mes larmes se tarissent. Je me roule en boule le temps que le silence revienne en moi. Je tends l'oreille pour entendre les pas annoncés par Cassandra mais rien ne vient mis à part le murmure d'un courant d'air. Tout semble calme. Mon cœur ralentit peu à peu, et je me relève lentement. Mes genoux tremblent encore un peu. Je m'empresse de nettoyer mes bleus et plaies qui sont apparus sur ma peau. Heureusement rien sur mon visage. Je soupire de soulagement avant de repartir lentement vers les dortoirs, m'accrochant aux murs pour ne pas tomber.

Tout est endormi dans notre salle commune, même le feu qui se meurt dans l'âtre. Je grimpe lentement les marches et vais m'écrouler en gémissant sur mon matelas sans me déshabiller. Je rabats la couverture sur moi, comme pour me cacher de ce monde qui semble s'acharner sur moi. Les yeux glacials de Cassiopéa restent ancrés en moi, comme une menace latente.

Je m'endors difficilement, la peur encore présente.

Je me retourne sans cesse, obsédée par le regard de ma sœur. La peur de la douleur me tord le ventre. Je voudrai tant ne pas m'avouer vaincue, me soulever, me rebeller contre elle. Mais je suis seule face à elle et ma famille, totalement démunie. Que puis-je contre un groupe entraînait à donner la douleur ? Rien. Alors comme toujours je vais me retenir. Jusqu'à la prochaine fois. Parce que j'ai beau espérer, je sais qu'il y en aura une : il y en a toujours une. La dernière sera celle où elle passera au niveau supérieur. Mais je ne veux même pas y penser.

Je passe ma cape sur mes épaules, met écharpe et bonnet en laine, multicolores, pour affronter le froid. Mon balaie sous le bras et l'incertitude au cœur. A quelques mètres de moi, l'équipe de Gryffondor au grand complet réunie pour élaborer une technique de match. Je reconnais James qui pour une fois est très concentré.

« Salut Etta, m'apostrophe Chuck Bitweep le batteur de Gryffondor.

- Salut Chuck, je lui souris. Tu as été sélectionné ! Félicitation ! »

J'aime bien Chuck. Ok, avant de vous emballez laissez moi préciser que j'apprécie seulement Chuck. Je l'aime comme on aime un… un épagneul ! Vous savez cette race de chien qui a une tête pathétique qui vous donne toujours envie de les aider ? Ben voilà, j'aime Chuck comme j'aime un épagneul. Il est pourtant beau garçon, bien bâtie les yeux vifs et le sourire large. Mais non, décidemment son côté un peu simplet et gamin ne m'attire pas du tout. Je l'aime bien parce qu'il est aussi l'un des rares Gryffondor à m'adresser la parole. Allez savoir pourquoi, moi je ne lui ai jamais rien demandé à ce mec ! Avant qu'il ne me sourie je n'avais jamais fait attention à lui.

« On y va Serpentard, cri Smith notre capitaine.

- Bonne chance ! Tu vas réussir, me souffle Chuck.

- Merci, je lui souris faiblement. »

J'espère bien réussir en effet ! Ce poste est à moi, ce jeu est celui que je préfère et voler est mon sport préféré. Je regarde si mes manches tombent bien, dissimulant les marques de Cassipéa et je m'envole. Le vent fait danser mes boucles, j'ai enfin l'impression d'être légère. Libre de tous mes soucis. J'entends alors des cris hystériques, et aperçoit Pam, Grace, Oli et Fred dans les tribunes désertes. Ils m'applaudissent à tous rompre, affrontant le froid matinal pour m'encourager. Je me sens alors gonfler de joie. Leurs sourires et leurs amitiés valent bien les colères de Cassiopéa. Ma volonté se raffermit alors que je tourbillonne dans l'air pout leur faire signe : je ne me laisserai pas faire ! Leurs présences sont plus importantes que tout.


Alors ? On voit enfin Cassiopéa... que pensez-vous d'elle ? D'Etta face à elle ? De Cassandra ? Et aussi de Chuck ? (on l'aime nous notre épagneul !) Et de la relation James-Etta ? Voilà, même si vous avez la flemme de répondre dîtes juste si vous aimez ;)

Merci !

PS : le prochain chapitre sera mercredi (Nanou donc t'excite pas XD)