Hello Everybody ! (je tente de nouveaux trucs !)
Voici le chapitre suivant ^^ euuuuuuuuuh et puis voilà je crois que c'est tout. Merci beaucoup pour toutes les reviews T.T ça nous touche énormément !
Bonne lecture,
Chapitre 12 : Un tout petit peu… trop.
Nous sommes trainées, Lily et moi, par Dana du côté des Maraudeurs et je vois au visage de Lily que c'est bien la dernière des places qui pouvait lui déplaire… c'est une blague ! Je vous ai bien eu, hein ? J'imagine de là les réactions « Wow ! Cette tête de mule de Lily a enfin pris conscience de ses sentiments pour James Potter ? ». C'est ça, oui, quand les hippogriffes miauleront ! Elle est plutôt à la limite de se jeter dans le vide. Heureusement, elle est assez mesurée pour résister à cette envie mais, sait-on jamais si sa Sucette tente trop ses nerfs, je vais la surveiller… je ne suis pas trop enthousiaste à l'idée d'être la meilleure amie d'une crêpe. C'est que les gradins sont hauts…
J'allais m'assoir quand Dana me projeta sur le côté pour me chiper la place juste sous mon nez. Offusquée et frisant la chute, je me retourne vers elle pour lui exposer ma façon de penser quand je la vois battre des cilles devant le beau visage de Remus… bon, ok, conseil à moi-même : vérifier que Remus ne sera ni à ma droite, ni à ma gauche, ni devant moi, ni derrière moi, ni diagonalement opposé à moi avant de m'assoir à une quelconque place, à compter de maintenant. Je soupire avant de m'assoir au bout de la rangée, à côté de Sirius. Celui-ci est en pleine prière…
-Merlin faites que Serpentard soit écrasé comme une merde par Poufsouffle ! Ayez pitié d'un pauvre beau-gosse tel que moi…
-Je te dérange pas trop, au moins, Pauvre beau-gosse tel que toi ? raillais-je en riant.
-Oh, Kity ! Comme si tu pouvais me déranger !
Je lève les yeux au ciel. Il ne s'arrange pas, apparemment… mais bon, je serais déçue, aussi, si un jour ça devenait le cas. Après tout, que serait le grand Sirius sans sa drague et ses sourires de tombeur ? Pas grand-chose, hein ? Et faut bien avouer que je l'aime bien tel qu'il est… bon, il doserait ses tentatives de « Viens dans mon lit, chérie comme t'es belle ! », je ne serais pas contre.
-Dis, ô Kity, la sexy et mystérieuse Serdaigle, tu ne parles pas souvent de ton petit cœur délicat… La Cinglée est à fond sur Mumus, La-Préfète-Casse-Bonbons rêve en secret de mon meilleur pote… et toi ? me demande-t-il, malicieux.
-On va dire que je laisse ça aux autres, répondis-je, soudain, pas très à l'aise.
-Je sais bien que tu crois que je suis un demeuré et que tout ce que je vois chez une fille c'est soit son cul, soit son décolleté, mais il m'arrive aussi de m'égarer un peu plus haut encore… près des yeux, par exemple. Et dans les tiens, souvent, je vois bien que t'es amoureuse...
-Comme Sirius Black parle bien ! fis-je mine de m'extasier, cachant mon embarras.
-Je suis flatté que tu le remarques, Chérie ! Je l'ai répété toute la matinée, ce discours !
J'éclate de rire sans vraiment savoir ce qui me prend… d'habitude, il en faut un peu plus pour me faire rire. Je me passe une main dans les cheveux. Bon, ok, dés qu'on parle de sentiments, de relation ou d'amour, ces derniers temps, mes réactions sont assez étranges… mais on va pas en faire tout un chaudron non plus ?
-Kity… on est des amis, non ?
-Amis ? m'étonnais-je.
-Bah, t'es la seule fille qui me parle sans accepter ou espérer que je la saute, m'explique-t-il comme si ça semblait évident. Je peux pas m'empêcher de te draguer mais, c'est plus un jeu qu'autre chose, parce que je t'aime bien… donc on est amis.
Sa logique m'échappe légèrement, pour tout vous dire… on drague ses amies pour jouer ? Ah bon, bah, d'accord, je prends note… heureusement que ce bon vieux Sirius m'apprend la vie, je serais paumée sinon. Cependant, je suis plutôt touchée. Je n'ai pas une foule d'amis et je ne connais pas grand monde qui désire le devenir, et d'un certain côté, je ne cherche pas à collectionner les amitiés,… mais Sirius a toujours été gentil, presque attentif avec moi. Comme un ami, ou presque.
Si Lily pouvait lire mes pensées, elle me truciderait. Pour elle, Sirius ne vaut pas mieux que Potter-la-Sucette. Ce qui, venant de Lily, revient à dire qu'il constitue à lui tout seul la somme de toutes les raclures de l'humanité. Charmant.
-Super, on est amis, alors, hésitais-je.
-Alors, tu peux me faire confiance, si tu me dis quelque chose, je le répèterai pas, me promet-il avec un sourire franc. T'es amoureuse ?
-Oui, mais je vais l'oublier. Je vais l'oublier, c'est sûr, certifiais-je en hochant la tête d'un air convaincu.
-Pourquoi ? s'étonne-t-il. Il ne veut pas de toi, ce con ?
Mes mains se mettent à trembler et je toussote. C'est un tout petit peu plus compliqué, on va dire…
-Disons que… pour faire simple… on a un socle commun un peu, euh, merdique ?
Je sens le sang me monter à la tête. Et petit à petit, la colère nait en moi. Pourquoi ? Très bonne question, mais je me tourne vers Sirius qui me regarde, surpris par mon attitude, et ma voix monte d'un cran quand je poursuis sur ma lancée :
-En fait, c'est même pas de la merde, non… c'est pire que ça ! Il m'a pourrie la vie, ce connard ! Ce sale, petit, affreux, ignoble con-nard ! Tu sais ce que j'ai envie de lui faire ? demandais-je en haussant encore le ton, à deux doigts de me lever.
-Euh, Kity, ça va ? s'inquiète Remus en se tournant vers moi, un peu plus loin.
-Je sais pas…, répond Sirius, appréhendant.
-J'ai envie de lui arracher sa cervelle de moineau ! De la réduire en miette, de la faire bouillir dans un chaudron et de la donner à bouffer au Calamar Géant !
Mes deux derniers mots, je les ai un tout petit peu hurlés… et un tout petit peu tout le monde me regarde, un tout petit peu horrifié. Je prends alors conscience de mes paroles et je me force à rire.
-Mais je vais pas le faire, hein, c'était juste une blague…
Je me remets correctement sur mon siège et me concentre sur les joueurs qui pénètrent sur le terrain… en prenant bien soin d'ignorer les rires qui résonnent autour de moi et les « Putain, je la savais pas aussi névrosée, Fairfax ! ». Je me tape d'un geste sec la tête contre le dossier de mon siège en me mordant la lèvre jusqu'au sang… je déteste Sirius Black ! A-t-on idée de parler d'amour ? Ce devrait-être interdit ! Je ferme les yeux.
-LA SALOPE ! JE VAIS LA TUER !
J'ouvre instantanément les yeux et me tourne vers la source de ces hurlements. Dana ? Elle est debout, les poings serrés et repousse Lily qui veut la retenir assise. Qu'est-ce qui lui prend, exactement ?
Sirius remarque mon incompréhension et il me montre du doigt, avec un sourire moqueur, une joueuse abordant une tenue de Quidditch plutôt… customisée ? En effet, dans le dos de cette tenue aux couleurs de Gryffondor, alors que ce match est entre Poufsouffle et Serpentard, est marqué, en gros, le prénom de Remus. Je soupire. Encore Henrietta. Maintenant, aucune question ne se pose, la colère de Dana est de cause évidente.
Remus se lève alors et se charge lui-même de contenir Dana qui cesse tout de suite de se débattre quand elle croise ce regard doré. Mouais… elle perd vraiment son sale caractère avec ce Maraudeur… faut que je surveille ça.
-Pourquoi tu t'énerves, Dana ?
-Pourquoi ? Tu crois pas que c'est évident ? Cette pétasse te chauffe depuis… depuis… et merde ! J'en ai assez ! Plus qu'assez, j'ai qu'une envie, qu'elle se pète la gueule de son putain de balai, tu comprends Remus ? s'énerve à nouveau Dana.
Je sens l'explosion qui pointe le bout de son nez… ou les déclarations.
-Mais je m'en fiche de tout ce qu'Etta peut bien tenter, Dana. N'y pense pas… c'est rien…
-Tu comprends vraiment rien, Remus ! Je suis là à attendre la moindre réaction ou réponse de toi et… oui, c'est rien. Rien. C'est tout ce que j'ai de toi. Rien.
Puis, elle se détache des bras de Remus qui est figé, ne sachant visiblement pas quoi faire. Et elle s'en va, en courant. Remus se tourne vers James, puis vers Sirius, et enfin son regard s'accroche au mien. Je n'ai qu'à hausser un sourcil sévère pour qu'il s'en va à la poursuite de mon amie. Il m'a très bien compris. Je ne lui demande pas de répondre aux sentiments de Dana s'il ne les partage pas, mais de répondre tout court. Oui ou non. Et Dana pourra soit être heureuse dans ses bras, soit prendre son temps et son courage pour tourner la page.
µ
Serpentard a gagné. Et Sirius a traité Merlin de noms tous plus vulgaires les uns que les autres. A présent, je longe les couloirs à la recherche de Dana. Elle n'est pas réapparue et avec Lily on s'est séparées pour la retrouver… après tout, si Remus a répété son refus qu'il a donné à Malefoy, auprès, cette fois de Dana, elle aura besoin de notre soutient.
Les toilettes du deuxième étage, peut-être. Les larmes aiment se tarir dans ces lieux… euh, d'ailleurs je me demanderai toujours pourquoi on s'abrite dans les toilettes quand le cœur bat si fort qu'on en a mal. Enfin, moi, je n'y vais jamais, hein, on est bien d'accord ? Je parlais pour les autres…
Je commence à ouvrir la porte quand une voix me parvient, accompagnée de gémissements et de supplications d'une autre. J'ouvre la porte pour de bon mais les deux personnes présentes dans les toilettes sont si occupées qu'elles ne le remarquent pas… je sors instantanément ma baguette quand je comprends ce qui est en train de se passer Henrietta, en sang et au sol, se fait « punir » par l'une de ses grandes sœurs, Cassiopéa.
-Pas de pitié pour les traitres ! Tu dois payer Henrietta ! Crève ! Avada...
-Arrête ! ordonnais-je.
Les sorts cessent. Tout son, parole ou bruit, aussi. Cassiopéa fait volte-face, prudemment, et dés qu'elle croise mon regard, son beau visage se tord dans une grimace de rage et de haine. Sang-de-bourbe. Et oui, je sais, ça fait toujours cet effet…
-Dégage ! Ça te regarde pas, souillure ! crache-t-elle.
-Je t'ai déjà dit que les Serdaigle se sentaient toujours concernés, lui rappelais-je.
Elle fait un pas vers moi mais je n'ai qu'à faire pétiller quelques étincelles au bout de ma baguette, pourtant loin d'être brandie et simplement dirigée vers le sol, pour qu'elle adopte une attitude plus mesurée. Elle sait parfaitement que les sortilèges et la DFCM sont deux matières où je me débrouille… plus que bien. Elle est dans ma classe, après tout.
-Tu regretteras, Fairfax ! Et ton sang pourri se répandra sur le sol… mais à ce moment-là, ce sera trop tard pour me supplier de t'épargner !
-Tiens-moi informée, surtout.
Elle s'approche de moi, crache à mes pieds puis s'en va dignement, en claquant la porte. Toujours au même emplacement, Henrietta me regarde, avachie près des lavabos ensanglantés. Son sang. Qui a coulé par la volonté de sa sœur. Je m'illustrais la famille Malefoy raciste, intransigeante et très sévère mais… la vérité est tellement plus effroyable. Comment peut-on être aussi horrible et cruel avec sa petite-sœur ? Celle qui a grandi près de vous, celle qui a mangé à votre table… pendant des années. La détester, d'accord. Mais la… saigner ! La battre ! Je suis écœurée.
Je m'approche doucement d'Henrietta qui me suit de son regard méfiant, où la trace de la douleur y est encore présente. Je ne sais pas trop quoi faire… je ne l'ai jamais appréciée. Je l'ai plutôt toujours méprisée et dire que je ne l'aimais pas est surement un doux euphémisme, mais en cet instant, partir sans rien faire, comme s'il ne s'était rien passé et la laisser là, m'est inenvisageable. Je m'assois à ses côtés, laissant cependant un écart entre elle et moi. L'odeur du sang me prend à la gorge, même s'il n'est pas répandu en quantité mortelle…
-T'étais pas obligée, me dit-elle alors.
-On n'est jamais obligé à rien.
Le silence nous enveloppe et même si je me force à ne pas la regarder pour ne pas l'embarrasser ou lui faire croire que je la provoque, mon regard vogue de lui-même vers elle. Elle me regarde aussi. Je tente un sourire mais elle ne me répond pas. Ok… euh, qu'est-ce que je fais ? Ce serait Lily, Dana ou Cassy, tout serait plus facile. Mais voilà c'est cette fille que je n'ai jamais pu voir en peinture et qui est loin de s'en plaindre… et ça change un tout petit peu la donne. Mais qu'à cela ne tienne ! Je ne compte pas me défiler et la laisser se débrouiller.
Je me relève subitement et déclare, décidée :
-Je t'emmène à l'infirmerie ! Et après, on ira voir le directeur et tu lui diras tout. Je témoignerai.
Elle éclate alors d'un grand rire sans joie avant de répondre :
-J'irai nulle part. Je ferai comme d'habitude, c'est tout.
-Comme d'habitude ? m'étranglais-je. Comment peux-tu t'habituer à ça ?
-C'est pas comme si j'avais le choix ! s'écrie-t-elle. Alors, je vais juste me soigner comme je peux et cacher les traces. Enfin, maintenant que tu sais…
Elle soupire, découragée. Je vois. Elle croit que je vais aller m'amuser à crier sur tous les toits qu'elle se fait maltraiter par sa sœur…
-Je dirai rien. C'est pas à moi de le faire, Malefoy, affirmais-je.
-Laisse-moi rire ! Tu me détestes ! Pourquoi tu garderais cette merde pour toi ?
-Et qu'est-ce que ça m'apporterait ?
Elle hausse les épaules et ce mouvement la fait gémir de douleur. C'est apparemment la goutte d'eau qui fait déborder le vase car elle éclate en sanglot, essayant de se redresser mais glissant sur le sol humidifié par la légère pellicule de sang.
Comme par réflexe, je fais un pas vers elle mais son regard me fait comprendre qu'elle veut que je reste à ma place. Je me masse la nuque, gênée. Qu'est-ce que je suis censée faire, si elle ne veut pas que je l'aide ? Je la contourne et me fixe un moment dans le miroir… j'ai peut-être une idée pour qu'elle me fasse assez confiance pour me laisser l'aider mais est-ce que je suis prête à ce genre de concession pour une fille que je n'aime pas ? Mais, d'un certain côté, comment peut-on ne pas aimer une fille qu'on ne connait pas ? Car, à bien y réfléchir, je ne la connais pas… savais-je qu'elle recevait les pires sorts de sa sœur ?
-Ok. Demande-moi ce que tu veux. Que ce soit humiliant, dégradant, intime ou vexant. Je te répondrai. Et si jamais je dis pour ton… ta situation, tu diras à tout le monde ce que je t'ai dit.
Je ne vais pas le regretter. Je ne vais pas le regretter. Je ne vais pas… je vais le regretter.
Elle ne me répond pas, plongée dans ses pleurs, mais je sais qu'elle m'a entendue. Sans la regarder, me fixant toujours dans le miroir, j'attends. Ses sanglots prennent de longues minutes à se calmer mais peu à peu la pièce redevient silencieuse…
-Pourquoi tu détestes Fred ?
Mon cœur manque un battement et je m'appuie au lavabo, chancelante. Il fallait que ce soit une question en rapport avec… ça. J'hésite à lui demander de changer de question mais vue la situation, ce n'est pas le moment de s'esquiver. Donc je vais lui répondre. Mais je ne vais pas dire exactement la vérité puisque je ne déteste pas Fred. Il y a des limites à tout, et je ne me sens vraiment pas capable de révéler à quelqu'un que je l'aime.
-Ma première année à Poudlard a été… un Enfer, commençais-je dans un murmure. Enfin, surement que j'exagère mais je l'ai vécu comme ça. Et c'est à cause de Davis, surtout. Je…
Mon pouls bat des records de vitesse. Je n'ai jamais raconté ça à personne. J'inspire puis expire. Allez, tu vas pas en faire une montagne, ma vieille !
-Dés le premier cours, j'ai été marquée au fer rouge. L'intello de la classe. Et par là, j'entends tout le côté péjoratif qu'on peut y donner la fayote la sans-amie l'exclue. Enfin, tu vois le genre, je suppose ? C'est Davis qui a lancé la première insulte, c'est lui qui a tout déclenché. Lui qui jetait mes affaires dans le lac, ensorcelait mon balai alors que j'avais déjà du mal à tenir dessus, lui qui me cachait mes cadeaux de Noël et lui qui dégoûtait la moindre personne de m'approcher. Il a gâché mon année alors qu'elle représentait beaucoup pour moi, Sale petite Sang-de-bourbe fraichement débarquée… c'est pour ça que je le déteste, achevais-je, la voix rauque. C'est tout.
C'est tout. Un silence pesant suit mon discours et j'ai vraiment l'impression d'être une pauvre quiche. Elle doit surement se dire qu'après plus de cinq ans, il serait temps de zapper cet épisode. Elle a peut-être raison. Rester au point mort c'est loin d'être glorieux mais qui a dit que je demandais la gloire ?
-Et… enfin, personne sait pour tout… ça ? souffle Henrietta.
-Ceux qui savent se la ferment. Et c'est très bien comme ça. Enfin, voilà, si jamais je dis pour ton problème, tu racontes ça à tout le monde, assurais-je.
Je me tourne vers elle et la lueur dans son regard m'échappe. Je détourne le mien et, comme un aimant, il s'accroche sur le filet de sang qui coule au coin de sa bouche… bon, si elle ne veut pas aller à l'infirmerie, je peux toujours m'improviser infirmière, non ? J'ai guéri Chups, mon chien, quand il s'était fait accrocher par une voiture…
Je m'agenouille et pointe ma baguette vers elle. Elle sursaute et un sourire me vient.
-Je préfère m'assurer que tu gardes le silence à propose de ce que je t'ai raconté, susurrais-je, en imitant la voix sadique du stéréotype méchant diabolique.
Elle ouvre de grands yeux horrifiés et j'éclate de rire.
-En fait, je veux juste te débarrasser de ce sang gluant, la rassurais-je avec un petit sourire en coin.
-Merci, me dit-elle simplement.
J'hausse les épaules. Un sort plus tard et le sang disparait. Un second et une vague d'apaisement –normalement- vient la soulager de son stresse et de son angoisse qui la crispe. Un autre et ses muscles oublient une partie de leur douleur passée… ce sort est illusoire, bien sûr, mais c'est mieux que rien, non ? J'en jette un dernier et un aura tiède doit l'entourer pour la réchauffer dans cette atmosphère humide de toilettes… les blessés ne doivent jamais avoir froid. Evidemment, la vraie infirmière aurait fait bien mieux.
-Merci, me répète-t-elle. T'es vraiment douée… je connaissais même pas ces sortilèges.
-Merci, les livres, plutôt, corrigeais-je, souriant avec le plus de sincérité possible. Je te les passerai, ça te fera de la lecture. J'en ai aussi, je crois, sur les moyens de défenses.
Son visage se ferme. Mon allusion n'était pas du tout subtil, je sais. Mais je ne peux pas envisager qu'une personne se laisse battre comme ça, sans rien dire, en suppliant qu'on cesse. Simplement. Passivement. Par habitude, acceptant son sort, attendant la prochaine vague de douleur avec assentiment. En fait, ce n'est même pas que je ne peux pas l'envisager, c'est que je ne peux pas l'accepter ! Personne ne mérite ça !
-Bats-toi ! déclarais-je avec conviction. Allez ! Relève-toi, bon sang, et bats-toi !
-Fairfax…, souffle-t-elle.
-T'as un peu plus de zèle quand tu parles de mon balai dans le cul ! constatais-je.
Elle lève soudainement mon regard vers moi mais elle ne réplique rien. Je soupire. Très bien, elle veut se laisser frapper et détruire… qu'il en soit donc ainsi, pour l'instant. En attendant qu'elle se réveille, je vais faire de mon mieux pour éviter que ça se reproduise mais comment ? Elle ne veut en parler à aucune personne en capacité de l'aider. Dumbledore arrangerait ça en un millième de seconde. Comment je peux faire ? Je vais quand même pas lui mettre un radar dans le derrière pour savoir où elle est à chaque moment de la journée ? Quoique… je suis une Totaly Spice ! Je vais mijoter ça, tiens…
Je lui tends la main. Elle hésite un instant puis accepte mon aide pour se relever.
-Recoiffe-toi et arrange ta tenue… on dirait que tu sors d'un combat de catch, l'avertis-je.
-Pourquoi tu m'aides ? Je croyais que tu me détes…
-Que je te détestais ? terminais-je. Je n'ai jamais dit le contraire. Mais ya des moments où la haine, c'est juste… une connerie humaine, disons. Donc, recoiffe-toi.
Puis, je sors. Il faut que je retrouve Dana.
Voilà voilà, on peut dire que ce chapitre marque la fin des hostilités entre Kity et Etta ^^ Voilà voilà voilà et on apprend (un peu) ce qui s'est passé entre Dana et Rumus... Bref on aimerait beaucoup savoir si vous avez aimé (ou pas c'est permis) ! ^^
Le chapitre suivant sera publié mercredi soir ou jeudi !:)
