Coucou tout le monde !

Bon bon bon ... Nouveau chapitre ! ;) Merci à tous pour vos reviews ! Encore une fois c'est très motivant et super agréable ^^

J'ai aps le temps pour une long monologue donc :

Bonne lecture !


Chapitre 14 : Ombres

Et dire que j'ai passé une heure à faire le tour du château, il y a quelques jours, et pour quoi, exactement ? Oh, pour rien, visiblement, juste pour me dégourdir les jambes. Juste histoire de faire marcher mes gambettes. Non mais, sérieusement, j'aurais pu faire bien autre chose pendant cette heure. Me baigner dans le lac glacé. Me gaver de Chocogrenouilles. Lire une BD –moldue, ça va de soi- débile. Mais non, à la place de toutes ses occupations aussi spirituelles que constructives, j'ai cherché ma meilleure amie qui avait hypothétiquement le cœur brisé…

Mais elle est là à embrasser toutes les deux minutes son Prince Charmant, en me lançant des grands sourires rayonnants… bon, ok, je suis folle de joie pour elle mais quand même !

D'un autre côté, les « Ooooh, Chéri » par ci et les « Embrasse-moi encore, mon cœur » par là, me foutent vraiment le moral dans les talons. Evidemment, le bonheur de Dana fait le mien mais… disons que d'avoir ce genre de spectacle continuellement depuis une semaine n'est pas très sain, mentalement, pour une fille sentimentalement désespérée. Moi, quoi. Oui, parce que je me sens légèrement devenir dingue… littéralement dingue, en fait. Souvent, la nuit, je me lève pour prendre une douche froide ou me balader dans le parc. Quasiment entre chaque cours, je fais un tour du côté des toilettes et je m'enferme dans une des cabines, je l'insonorise et j'hurle. J'hurle le plus fort que je peux. Et le reste du temps, je fais comme si de rien n'était, j'écoute durant les cours, je ris à chaque blague et je suis présente quand Dana veut me parler de sa relation avec Remus. J'essaye de l'être aussi pour Lily. J'essaye mais je me sens échouer à chaque tentative.

S'il y a bien un couple qui me brise, c'est bien celui qu'elle forme avec lui. Lui. Encore lui, toujours lui. Il a bien sûr fallu que ce soit lui. Lui, dans mes rêves, lui, dans ses bras. Un vrai bonheur… Fred Davis. S'il pouvait disparaitre de ma vie. Juste pendant une heure, s'évaporer de mes pensées. Me laisser un peu de répit, seulement le temps de me remettre debout. De me relever. De cesser de ramper vers celle lueur qui brille au fond de ce couloir sombre mais qui s'éloigne à chacune de mes avancées…

Pourtant, rien n'est de la faute de Lily. Je n'ai pas à lui en vouloir. Finalement, je me suis gourée sur toute la ligne… entre elle et James, il n'y a jamais eu une seule chance. Elle n'aime que Fred. Elle n'a eu de cesse de nous le répéter pendant toutes ces années, elle n'a jamais aimé James. Mais ni Dana, ni moi n'y avons cru, on voyait des preuves d'amour timides dans des « non » pourtant fort catégoriques.

Mais je suis loin d'être la plus à plaindre. Très loin, pour être honnête. Disons, au hasard : James Potter et Henrietta Malefoy ? Le hasard fait bien les choses, n'est-ce pas ? Le premier voit toutes ces années à se jeter aux pieds de celle qu'il aime, à lui répéter qu'il ferait tout pour elle et à lui offrir son amour sur un plateau d'argent –maladroitement, certes-, partir en fumée. La seconde n'a pas eu l'ombre d'une chance auprès du mec pour lequel elle s'est ridiculisée et a pleuré toutes les larmes de son corps. Et les deux sont détruits, arpentant les couloirs comme des fantômes, ne cachant même pas leur tristesse, renonçant à leurs couleurs et joie de vivre. Leurs amis ne cessant d'essayer de les faire sourire. Vainement.

La relation étrange que j'entretiens avec Henrietta me laisse assez… partagée. En même temps, plus le temps passe, plus je me trouve une certaine sympathie pour la Serpentard. Et je lui suis reconnaissante. Et c'est surtout ce dernier point qui m'embarrasse… j'ai l'impression de lui devoir quelque chose. D'avoir une dette envers elle. Elle m'a consolée dans ces toilettes alors que tout nous oppose. Et ne parlons même pas du fait qu'elle connait des choses que je n'ai jamais dites à personne, même pas à Lily et Dana. Mon passé, mes cauchemars, mes fantômes, mes faiblesses, mes blessures et mon amour secret. Et c'est trop, beaucoup trop pour moi. Et, de façon tout à fait déroutante, c'est aussi rassurant…

-Par Merlin, mon cœur ! Me refais plus jamais ça ! le prévient Dana, en riant cependant.

-Oh, Madame est en sucre ? plaisante Remus.

-Naaan, c'est bien trop calorique !

Voyant Remus tourner un regard vers moi, comme pour s'assurer que je ne m'ennui pas, je me mets instantanément à sourire.

-Kityyy ! Je suis trempée ! geint Dana.

-T'es sûre ? lui demandais-je avec raillerie.

Elle me bondit dessus et se colle à moi… ah oui, en effet, elle est trempée. Et moi aussi, maintenant. Merci Remus et cette habitude de s'assoir toujours près du lac !

-Ah bah nan, finalement, je le suis pas tant que ça ! T'as raison, ma Kity ! rit Dana en me collant une bise mouillée sur la joue.

J'éclate de rire. Et mon sourire reste naturellement sur mes lèvres sans que je n'aie, pour une fois, à le forcer. Dana est heureuse. Vraiment heureuse. Tout la fait rire aux éclats et elle a dans ses yeux, une telle lueur de joie de vivre que c'en devient éblouissant. Je suis vraiment égoïste, incapable de me contenter du bonheur de mes amies…

-Salut, les filles ! s'exclame Lily en s'asseyant près de nous.

Elle avait une réunion à cause de son poste de préfète. Mon sourire flanche.

-Merci, Lily ! commente Remus, narquois.

-Oh… désolé, Remus, l'habitude…, s'excuse Lily en éclatant de rire.

-Ne sois pas vexée, ma puce, tu es une nana très sexy…, susurre Dana avant de fondre sur Remus pour l'embrasser.

Lily se retourne alors vers moi en riant et je me force à nouveau à sourire.

-Ah, ces deux-là…, rit-elle. Pourquoi vous êtes trempées, avec Dana ?

-Oh, c'est… il faut que j'aille à la bibliothèque, prétextais-je.

… vraiment égoïste. Je me lève sous le regard d'incompréhension troublée de Lily. Ce n'est pas la première fois que je fuis comme ça, cette semaine. Et ce ne sera surement pas la dernière. Mais c'est au-delà de mes forces.

Sa main me frôle, comme si elle voulait me retenir pour essayer de me comprendre. Il ne vaut mieux pas qu'elle me comprenne. Je lui lance un dernier sourire crispé et m'en vais. Fuir, égoïstement.

µ

-… Elle a déjà moins l'air d'un clown, remarque… franchement, ces godes étaient nazes ! poursuit Sirius, moqueur, alors que Dana se retient de rire.

-Elles n'étaient pas fidèles au règlement mais…, commence Lily à défendre la victime des railleries depuis ce début de semaine.

-Oh c'est bon, Evans ! Sois pas coincée, pour une fois ! Malefoy avait vraiment une de ses touches ! C'est pas toujours négatif d'avoir le cœur brisé finalement !

-Tout dépend du point de vue, surement… c'est sûre que c'est nettement plus « fun » d'être le briseur de cœur, hein, Black ? claquais-je.

Le silence, le long de la table Gryffondor, se fait. « Catherine Fairfax a quasiment défendu Henrietta Malefoy et a parlé de sentiments ? », « Naaan, c'est pas vrai ? Cette Serdaigle frigide et sainte-nitouche ? Je croyais pourtant que le seul truc plus froid que son cœur, c'était la banquise ? ». Faut croire que mon cœur a été sorti du congèle… dommage, un cœur qui bat fait bien plus mal, qu'un cœur coincé dans le congèlo. Et qui a ouvert la porte ?

La nouvelle parure grisâtre d'Henrietta a tendance d'attiser les mauvaises langues. Moi, elle m'a plutôt foutue un coup… un sacré coup dans mon moral déjà bas. Tout ce qui était de vigueur dans ma vie est en train de s'écrouler ma haine pour Fred la provocation d'Henrietta mes croyances en l'ancien futur couple Lily-Potter-la-Sucette.

Sirius, en face de moi, est figé. Depuis quelques temps, j'ai commencé à l'appeler par son prénom… le retour à la case départ doit faire un choc.

-Je… c'est vrai, approuve-t-il d'un air coupable.

-T'as déjà eu le cœur brisé, peut-être, Black ? ricane Lily, ironique.

-T'es bien placée pour ce genre de réflexions, Evans ! Les cœurs brisés, c'est plutôt ton rayon, non ? crache-t-il, reprenant instantanément de la morgue.

Lily devient rouge de fureur mais je n'y fais pas plus attention et tourne mon regard vers James – La Sucette a disparu avec le reste des vestiges et cette pensée me coupe la respiration- fixe son verre vide, sans rien dire. Fermé du monde. Mes poings se serrent. En fin de compte, j'apprécie réellement James…

Je prends ma miche de pain, ignorant la dispute qui gronde juste à côté de moi, et en arrache un bout. Je roule ce morceau en petite boulette et l'envoi… merde ! J'ai loupé sa tête… je suis vraiment nulle en sport. Mais bon, la boulette de pain a atterri dans le verre qu'il fixait alors il lève sa tête, comme dans un sursaut. Comme s'il sortait d'un cauchemar.

J'accroche son regard en lui tirant la langue. Il hausse un sourcil. Je retrousse mon nez et mes lèvres, en louchant des yeux. Il sourit légèrement. Je fais le poisson rouge en gonflant et dégonflant les joues avec un rythme saccadé. Il rit.

-Euuh… tu fous quoi, Kity ? me lance Dana, morte de rire.

-Ah… bah, le poisson rouge, coincé dans un bocal, répondis-je en haussant des épaules.

Je retourne mon regard vers James et il me sourit, reconnaissant. J'en ai marre des cœurs brisés, moi, je vous le dis !

µ

-Fairfax, ça te dérange si je me mets ici ? Juste à côté de toi ? susurra une voix à mon oreille.

Sursautant légèrement, je pivote et me retrouve face à une paire d'yeux bleus qui n'a rien d'aimable. Cassiopéa Malefoy. A son expression suavement mauvaise, je devine que cette demande est tout sauf un désir de faire la paix. Quoiqu'entre nous deux, à part mon sang impur et le fait que je sois intervenue quand elle voulait régler son compte à sa petite sœur, il n'y a jamais vraiment eu de guerre. Enfin, pendant ma première année, elle m'insultait et me pourrissait la vie activement, aux côtés de Fred. Au début, d'ailleurs, elle passait tout son temps avec lui… je croyais même qu'elle en était amoureuse. Mais Fred est un sang-mêlé, elle doit le respecter autant que moi, c'est pour dire.

J'aurais certainement refusé froidement, il y a quelques jours, mais ces derniers temps, jouer avec le feu est une de mes occupations favorites. Je lui souris, ironiquement, et ôte mon sac de la chaise vide juste à ma droite, l'invitant à y prendre place.

-C'est une chance que les cours d'Histoire de la magie soient en commun entre nos deux maisons…, minaude-t-elle en faisant apparaitre sa plume d'oie entre ses longs doigts aux ongles pointus et rouges vifs.

Derrière elle, à une autre table, le regard moqueur de Dolohov, son fiancé ou son toutou qui la suit partout, ne me lâche pas une seule seconde.

-Ton chien est perdu sans toi… il faudrait peut-être qu'un jour tu penses à lui enlever sa laisse, Malefoy, commentais-je.

-Mais c'est un chien très féroce, Kity, qui mord jusqu'au sang et perce la poitrine jusqu'au cœur. Et je t'en pris, appelle-moi, Siopéa. Après tout, ça fait maintenant six ans qu'on se connaît… ce n'est plus…

Le fait qu'elle m'appelle elle-même par mon surnom alors que pendant toutes ces dites années, il n'y a eu que des « Fairfax » et « Sang-de-bourbe », ou d'autres insultes, me fait comprendre une chose. A présent, je suis sa proie. Si elle me prend pour un simple lapin à qui on brise le cou d'un mouvement sec et bref, ça risque d'être amusant… je suis tout, sauf un lapin.

Elle se rapproche de moi et je vois du coin de l'œil que tous nos camarades ont les leurs rivés sur nous. De sa main gauche, elle me caresse les cheveux et son visage est à quelques centimètres du mien… elle fait glisser sa main droite sur la surface de la table jusqu'à la mienne et frôle mes doigts. Je ne bouge pas d'un millimètre et la regarde sans broncher, attendant le moment fatidique où toute cette mascarade mènera à quelque chose.

Elle pose alors ses lèvres sur l'une de mes joues et les fait glisser jusqu'à mon oreille.

-… une simple relation, achève-t-elle dans un murmure.

Puis, comme il y a une minute, elle fait apparaitre sa plume d'oie dans sa main et, d'un coup sec, essaye de l'enfoncer au creux de la mienne mais je m'attendais à ce genre de geste. Je la retire juste avant que la pointe acérée de la plume ne poignarde brutalement la table… aucun doute qu'elle m'aurait transpercée aisément la main.

Avec un bref rire, elle m'embrasse la joue et s'en va, laissant la plume plantée dans la table.

-Tu pars déjà, Siopéa ? demandais-je, calme, en insistant bien sur son surnom.

Debout, figée, elle se retourne vers moi et je lui offre mon plus grand sourire. Son numéro de cirque ne m'a pas du tout impressionnée, je voulais qu'elle le sache. La classe est silencieuse. Ils ont tous, ou presque, peur de cette immonde Serpentard et ils se demandent surement comment elle compte me faire payer cet affront… j'espère qu'elle sera originale.

Sa mine se crispe un moment dans une moue de fureur puis, acceptant le jeu, me promet de revenir vite. Je me retourne et reprends le fil de mes notes. Mais, sentant un regard persistant et brûlant, je relève les yeux et croise celui de Fred. Il a la mine grave et, préférant l'ignorer, je me ré-intéresse au cours.

µ

-Alors, on arrête ? Mais on venait tout juste de commencer, c'est pas drôle… on n'avait qu'appris que Sirius dormait en boxer, en admettant l'option qu'une jolie et mystérieuse fille soit somnambule, et que James était fou amoureux de Lily. Je suis déçue, ironisais-je.

-Il fait semblant ! Parce qu'il a remarqué que le côté « amoureux transit au cœur brisé » lui attire des filles tout cuits dans son assiette d'ogre écœurant et débile ! J'ai juste été la bonne…, commence Lily.

-ça va, on connait le refrain de la-pré-fète-aveugle-et-hypocrite, l'interrompt Dana, assez sèchement.

Elle supporte un peu plus le couple Fred-Lily que moi mais elle est loin d'approuver pour elle, Lily ne pouvait que finir avec James. Autant vous dire qu'elle est amèrement déçue. En plus, tout comme moi, voir le Maraudeur naviguer dans le château comme un fantôme lui déplait énormément.

Mais j'ai décidé de faire des efforts et de redevenir la meilleure amie, proche et à l'écoute, auprès de Lily. Enfin, le mieux que je le peux, on va dire, car j'ai encore plutôt du mal…

-Mais c'est comme ça. Je veux pas trahir Remus en continuant à l'espionner… je ne veux pas tout gâcher, déclare-t-elle, décidée.

-T'as raison, l'approuve-t-on, Lily et moi, d'une même voix.

Elle se retourne vers moi et me lance un sourire complice et quand je lui réponds, elle a l'air infiniment soulagée. Oui, il faut que je fasse des efforts.

-Fairfax ! grince-t-on, derrière moi.

Etonnée, je me retourne et vois débouler Cassy. J'hausse un sourcil inquisiteur. Depuis quand elle m'adresse la parole devant toute la bibliothèque ? Mais avant que je ne puisse faire quoique ce soit, sa main s'est refermée sur l'un de mes bras et me traine en dehors de la grande salle. On parcourt un assez long parcours pendant lequel elle ignore chacune de mes questions. Enfin arrivées dans une pièce inoccupée du deuxième étage, je comprends la raison de cette réaction.

-Qu'est-ce qui se passe entre Siopéa et toi ? claque-t-elle.

-Je suis une Sang-de-bourbe, lui rappelais-je. Et elle m'a toujours détestée, alors elle a voulu me percer la main… quoi de plus naturel ?

-D'habitude, elle n'agit jamais comme ça, en publique !

-Alors, tu sais qu'elle s'en prend à des gens dans l'ombre ? répliquais-je, à présent froide.

Cassy se fige. Oui, elle le sait très bien mais que pourrait-elle faire contre sa sœur jumelle, son âme sœur qu'elle aime plus qu'elle-même ? Elle n'oserait même pas hausser le ton face à elle. Je soupire.

-Laisse tomber, Cassy. Elle a juste voulu me faire peur.

-Et c'est moi qui ai peur, lâche-t-elle, sérieuse. Tu crois la connaitre, Kity, mais tout ce que tu sais d'elle… Elle va te détruire, Kity. Elle va t'exterminer. T'es forte mais pas assez, pas assez contre elle. Et personne ne pourra t'aider. Je… je ne pourrai pas t'aider. Alors, pour une fois, ne fais rien, d'accord ? Laisse couler et elle t'oubliera, me supplie-t-elle.

J'aurais voulu garder mon calme, ne pas m'énerver mais… ce sont les mots de trop. La lâcheté de Cassy, défaut que j'ai toujours accepté et jamais critiqué, est la goutte de trop.

-Je sais très bien que tu m'aideras pas, m'énervais-je. Et je sais aussi qui est ta sœur, ta si charmante sœur ! Je sais très bien ce qui est arrivé à Sarah, l'année dernière… je sais qu'elle n'est pas tombée toute seule dans ces escaliers, cette Sang-de-bourbe, que si elle a failli y rester c'est à cause de ta sœur ! Et je ne compte pas me laisser faire ! Ta sœur ne me fait pas peur, compris ? Alors cesse de t'inquiéter pour moi, je suis assez grande pour me débrouiller toute seule ! Et puis, après tout, je n'ai pas le choix puisque je le suis : toute seule !

Et je m'en vais, en claquant la porte, ignorant les sanglots qui éclatent à l'intérieur de cette pièce que je viens de quitter. Cette amie en pleur que je viens d'abandonner.

µ

Je croque dans mon croissant, en croisant le regard de Henrietta, assise à sa table verte-et-argent. Je lui adresse un mince sourire sans réfléchir et elle me répond de même. Ma vie devient de plus en plus étrange… bientôt, je me tatouerai un dragon sur la fesse gauche, me ferai une coupe à la Elvis Presley et me convertirai dans une quelconque secte Sado-Maso… et me ferai refaire les seins…

Mouais, c'est peut-être pas encore pour tout de suite. Me voilà rassurée, je ne suis pas encore tombée si bas… vive le parachute qui freine ma décadence ! Mais non, je ne divague pas…

-Tu tires trop des têtes de ouf, le matin, Kity ! s'exclame Dana, en m'observant, éclatée de rire.

-Moi, au moins c'est que le matin, répliquais-je avec un clin d'œil narquois.

-Ouuuh, ça c'était méchant ! sort Pettigrow, la bouche pleine de tartine.

S'il pouvait avaler sa bouche avant de parler… la mastication est une phase pas très ragoutante à analyser de si près. Je réprime une envie de vomir et détourne le regard.

-Mais tellement vrai ! ajoute Sirius en ricanant. Hein, la folle-dingue ?

-Ta gueule, Sirius, marmonne Dana avant de se tourner, la mine de chien battue, vers Remus. Ils sont tous méchants avec moi, mon cœur…

-C'est toi qu'a commencé, je te signale ! lui reprochais-je.

-Même pas vrai ! Je ne faisais que remarquer que…, commence à se défendre Dana, en se lovant dans les bras de son Prince Charmant.

Si Charmant qu'il lève les yeux au plafond avec exaspération. Heureusement que Dana ne l'a pas vu faire, j'en connais un qui aurait bu son chocolat chaud par les trous de nez…

-Bande de gamins, soupire Lily, blasée.

-On s'excuse de trop manquer de maturité pour vous, ô Madame la pré-fète ! grinçais-je.

Bon, ok, j'avais dit que je ferai des efforts mais… j'ai encore du travail. Vexée, Lily me foudroie du regard avant de se lancer dans l'observation méticuleuse de son bol de céréales, sans plus jamais nous adresser un seul regard. Remus me lance un regard embarrassé et je lui réponds par un regard noir. Ça va, hein !

Sirius jubile, à ma gauche, et, tout joyeux, m'entoure les épaules de son bras en me collant une bise sur la joue. Mais, de trop mauvaise humeur, je le repousse en lui disant que son parfum est insupportable et qu'il ferait mieux de ne pas vider, chaque matin, un flacon entier. Touché en plein dans son amour propre, il s'éloigne de moi en grommelant que je suis une Serdaigle frigide et cynique au possible et que je finirai vieille fille avec une dizaine de chats, à mes pieds chaussés de pantoufles roses. Avec des pompons au bout. Remus, cette fois-ci, me lance un regard sévère et j'ai très envie de lui faire un doigt d'honneur… mais il faut rester digne.

-Quelle grossièreté ! C'est intolérable ! Dix points en moins pour Serdaigle ! cingle McGonagall qui passait par là.

Ok, je ne suis pas restée digne. Dana est morte de rire, évidemment, et Remus a toujours cet air sévère collé au visage… je vais faire d'une pierre, deux coups en assassinant Remus Dana arrêtera de rire comme une folle Remus aura plus ce petit air que je supporte très mal, au réveil et Fred dans mon champs de vision.

Bon, je vais vous avouer un truc que vous n'aurez jamais remarqué sinon… j'ai un caractère affreux le matin. Surtout quand, pendant la nuit, j'ai rêvé que Fred essayait d'embrasser Siopéa, Lily et moi en même temps pour battre un record…

-Où est James ? demandais-je, remarquant enfin son absence.

-Il n'avait pas faim, sale sorcière…, me répond froidement Sirius.

-Quand je te dis que ton parfum est trop fort, il en coupe même l'appétit.

Well well well ^^ Votre avis ? Une petit review juste pour dire quelque chose :) Les chapitres suivant vont avoir pas mal d'action donc accrochez vous bien à vos baskets ! ;)