Coucou les gens !

Voilà le chapitre suivant avec pas mal d'action et d'injustice ^^ (Sirius et Dana en font encore trop pour sauver leur Kity). Merci à tous pour vos reviews, ceux qui nous mettent dans leurs favoris ou alerts (pourquoi vous mettez pas votre avis ? T.T)

Sinon, Bonne lecture !


Chapitre 17 : Rébellion et Accusation

« Kityyy ! »

Son surnom est sorti tout seul, comme s'il n'attendait plus que je le prononce enfin. Je me retrouve face à un spectacle qui me clou le cœur. Cassiopéa, baguette levée, une grimace de ravissement, Dolohov un rire mauvais aux lèvres et Kity à terre. Je reconnais cette douleur dans ses yeux pour l'avoir vu tant de fois dans les miens. Cassiopéa a osé. La colère bouillonne en moi, cette peur qui m'enchaînait au sol se brise. Les chaînes de la terreur tombent tandis que je brandis ma baguette profitant de leur stupéfaction de me voir ici.

« Stupéfix ! je hurle. »

Dolohov évite le sortilège tandis que je cours à Kity. Cassiopéa ricane, je vois la fatigue dans les traits de la Serdaigle. Elle me regarde comme croyant à un miracle. Qu'est ce que c'est que cette lueur de désespoir dans ces yeux ? Qu'est ce qu'elle lui a fait ?

« Laisse la tranquille, je m'écris en m'interposant entre eux et elle.

- Tiens donc, Etta se bat aux côté des Sangs de Bourbe maintenant ! Comme si le palmarès de tes conneries n'était pas assez lourd ! Va-t-en traitresse !

- Toi va-t-en ! Tu as assez fait de mal !

- Tu crois ! Tu es pitoyable Henrietta… Tu sais bien que tu ne peux rien contre moi. Tu es si faible… Pauvre petite fille… Doloris ! »

Le sort m'atteint de plein fouet parce que j'ai hésité. Je n'ai jamais levé ma baguette contre quelqu'un même si je le détestais. La douleur cent fois goutée me transperce. Mais je reste droite, le souffle court et les jambes tremblantes. Cassiopéa s'étonne, Dolohov reste de marbre. La douleur me pique comme des milliers de petites aiguilles qui s'enfoncent sous ma peau mais je ne bouge pas d'un centimètre. Mes yeux me piquent et ma gorge se serre. Le sang envahit ma bouche. Mais je ne bouge pas parce que Kity est à terre, derrière moi. Parce que je suis le seul rempart entre elle et la colère de Cassiopéa qui lui serait fatale. Une vague de douleur me brûle l'échine, me coupe souffle. Mais je ne bouge pas. Mes membres tremblent de peur et de souffrance.

« Dégage Cassiopéa, je souffle difficilement.

- Sinon quoi ? Sinon quoi Henrietta ? crie la blonde. Qu'est ce que tu feras ? Tu es faible ! Tu l'as toujours été ! Tu n'as aucune valeur ! Tu n'as jamais compté ! Et tu sais pourquoi ? Tu sais pourquoi ? Parce que tu es une lâche, une tâche ! Tu te donnes des airs pour masquer ta faiblesse ! Mais je ne suis pas dupe, je sais que tu es terrorisée et que tu fuis !

- Non ! C'est faux ! je réplique alors que ses paroles horribles me glacent. C'est faux !

- Mais bien sûr ! Tu veux que je te dise pourquoi Lupin t'a jeté comme une merde ? Parce que tu es une lâche, tu n'es rien. Tu ne vaux rien ! Tes amis ? Mais quels amis ? Ils ne savent rien de toi ! Et de tes petits secrets ! Tu es seule Henrietta ! Comme toujours !

- Non !

- Tu l'as toujours été ! Pourquoi changé maintenant ? Pour cette Sang de bourbe qui t'as toujours insultée ? Ma pauvre fille, tu es tombée bien bas ! Moi qui croyais que tu avais un peu de dignité… et de respect pour notre famille… Mais non… Tu as juste tâché le tableau de notre prestige. Le vilain canard, l'emmerdeuse, la rien-du-tout qui veut se faire une place… Dégage Henrietta. Je le répéterai pas. »

Tout en moi se brise. Plus que les Doloris, se sont ses paroles qui me démolissent. Elles résonnent en moi, faisant vaciller ma volonté. J'ai des larmes plein les yeux mais je les contiens. Parce que je préfère mourir ici en défendant plutôt que de me résigner. C'est fini le temps où je m'inclinais face à Cassiopéa. Il est finit le temps où je pleurais et suppliais. Je ne me laisserai plus faire. Je lève ma baguette et me campe sur mes positions. J'entends le souffle lourd de Kity et raffermie ma prise sur la baguette. Mes dents se serrent, la peur se mêle à ma salive.

« Je t'attends, je fais.

- Excellent ! Deux pour le prix d'une ! Dolohov je t'en pris…, sourit Cassiopéa ravie. Finissons-en avec ces souillures. Elles me gâchent la vue !

- Volontiers, depuis le temps que j'en crève d'envie ! s'excite le garçon.

- Stupéfix ! je hurle à Dolohov qui s'approche de moi. »

Il s'immobilise soudain, étonné de voir celle qu'il croyait faible et éplorée lever une arme contre lui. Il s'écroule telle une statue, victime de son propre jugement et je me retourne vers ma sœur qui me fixe, une moue indescriptible sur les lèvres. Elle lève sa baguette et je brandis la mienne. Elle lance un sort que j'arrête. Mes bras affaiblis tremblent. Mon cœur apeuré étouffe ma raison tandis que sans attendre qu'elle contre-attaque, je me jette sur elle.

Prise de court par ma réaction, elle crie. Je la plaque au sol, mes gestes sont dictés par une rage et une colère qui couvent en moi depuis trop longtemps. Nos baguettes roulent plus loin, elle m'envoie son poing dans la figure alors que je lui mords le poigné. Son sang souille ma bouche tandis qu'elle me donne un coup de pied dans le ventre et me fait lâcher prise. Je roule jusqu'au mur, pousse un cri lorsque je le percute. Essoufflée, je me relève en tremblant sous son ricanement. Je crache du liquide pourpre au sol. Elle pointe sa baguette sur moi et la mienne sur Kity qui gémit en tentant de se lever.

« Pitoyable Henrietta. Tu vas mourir pour une moins que rien…, fait-elle remarquer.

- Cette moins que rien est mon amie ! je lui crache à la figure. Elle est bien plus forte que toi ! La preuve ! Tu l'as toujours crains ! Tu as eu besoin de Dolohov pour t'attaquer à elle ! Tu es bien plus faible qu'elle !

- Ah oui ? Et bien regarde ! Regarde petite peste ! Regarde ta chère Sang-de-Bourde, elle ne me fait pas peur ! Doloris, scande-t-elle à Kity, elle va mourir, fait-elle en entendant les gémissements de la Serdaigle, elle n'avait pas le droit de respirer le même air que moi. Tu vois Henrietta… Je suis toujours la plus forte. »

Je lui cri d'arrêter alors que Kity se tord de douleur au sol. Je ne sais pas où je trouve cette volonté, mais je me jette entre elles deux. Je m'interpose entre la Serdaigle et le prochain sort de Cassiopéa. Il m'atteint en pleine poitrine et me fait plier. Je tombe à genoux. Mon souffle se fait difficile tandis qu'elle s'approche en ricanant. La douleur me broie le cerveau, fait se tordre mes trippes. Père serait fier d'elle, je songe avec ironie. Elle continue son flot de paroles et je me sens piétinée. Je me sens rabaissée, elle m'humilie plus que jamais. Me crache ce que je veut de ne pas prendre pour la réalité. Lâche. Traitresse. Faible. Faible. Lâche. Lâche. Lâche !

Non ! Non ! Les morts tourbillonnent dans mon esprit tandis que la souffrance m'étouffe. Tout explose, ma vision se brouille mais je garde mes bras écartés à l'horizontal. Comme un mur qui protège celle qui m'a sauvée, qui m'a tendue la main pour me relever, qui m'a aidée, qui a voulut me protéger au risque de subir le même sort que moi.

Je protège celle que je considère comme quelqu'un de bien. Quelqu'un que j'aime bien en fin de compte. Je me crispe dans l'attente d'un sort imminent. Je n'ai plus peur des attaques dont je connais par cœur le goût. Je n'ai pas peur de mourir si c'est pour protéger une amie. Oui, je crois bien que c'est ce qu'est devenue Kity. Une amie. Alors je n'ai pas peur, je n'ai pas peur de la douleur si ça l'évite pour elle. Ce dont je suis malade, c'est les paroles que Cassiopéa me balance, comme de l'eau bouillante. Elles font plus mal que tout.

Soudain je vois au sol un morceau de bois brun : mon salut. La baguette de Dolohov. L'espoir me fait pousser des ailes et taire la douleur. Sans attendre ni regarder ma sœur, je m'élance, l'attrape vivement et fait fie de mes pensées qui explosent de souffrance pour hurler ma sœur.

« Stupéfix ! »

Une grimace de colère se tord sur sa bouche et Cassiopéa se fige, tombe lourdement au sol sans me quitter des yeux. Ils brillent d'une telle haine que j'en reste figée. Le silence se dépose dans la pièce lentement. Je n'arrive pas à réaliser ce que je viens de faire. Je me suis dressée contre ma sœur, j'ai enfin répliqué à ses sortilèges. Je me suis enfin défendu. Il aura fallut que Kity subisse tout ça pour que je réagisse enfin.

La baguette de Dolohov roule au sol tandis que je rampe jusqu'à Kity. Ses plaies ne saignent pas trop, mais je me doute qu'en elle tout n'est plus que chaos. Que la douleur interne lui brûle les entrailles. J'ignore ma propre souffrance, j'y suis habituée, pour poser ma main sur la joue de Kity qui m'observe le regard au supplice.

« Je sais… ça fait mal, je souffle, mais ne t'inquiète pas… c'est fini. C'est fini. Tout va bien maintenant. Je suis là… C'est terminé.

- Chups…, marmonne-t-elle dans son délire –une marque de bonbons ?-. Chups…»

Je murmure des paroles tout en levant ma baguette et lançant un sort pour calmer la douleur. Les livres qu'elle m'a prêtés auront été utiles. Soudain alors que ses traits se détendent, j'éclate en sanglots.

« Je suis tellement désolée. Si tu savais combien je m'en veux ! Je suis désolée ! Désolée… Pardon. Pardon. Pardon Kity.

- C'est bon, fait-elle sans bouger mais les yeux moins embrumés, tu n'y es pour rien. C'est de la faute de Cassiopéa.

- Mais… mais…

- Arrête de pleurer, fait-elle en souriant, tu l'as dit toi-même c'est finit. Et puis tu sais… j'ai agit en connaissance de cause.

- Tu n'aurais pas du…, je renifle les yeux cachés derrière mes doigts.

- De toute façon, elle me détestait déjà avant que je t'aide, marmonne Kity, je suis une Sang-de-Bourbe et en plus elle aime Fred qui a voulut aller au concert avec moi… Alors t'aider ça a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. De toute façon, je pouvais pas te laisser.

- Merci… Merci Kity, je murmure.

- De rien Etta, sourit-elle. »

Je lève mes yeux, étonnée. Elle m'a appelée par mon surnom. Comme mes amis le font, comme les gens que j'aime le font. La lumière se fait, je lui rends son sourire. Elle grimace en tentant de se relever, je lui tends mon bras et clopin-clopant on sort de la pièce. Kity prend soin de fermer la porte à clé… Petite vengeance personnelle ? La voyant grimacée en se tenant le ventre, je m'excuse une nouvelle fois.

« T'inquiète, ça valait le coup de prendre deux trois baffes... tu t'es débrouillée comme une catcheuse ! me réplique-t-elle.

- Merci, je rougis en la soutenant alors qu'on marche en direction du dortoir de Serdaigle. J'aurai pas dû attendre qu'elle s'en prenne à toi.

- C'est bon, arrête de t'en faire ! Je vais très bien, rétorque-t-elle mais je reste quand même septique. Tu ferais mieux de t'occuper de ton propre problème ! Ton écharpe violette est vraiment trop moche ! »

Je ne relève pas, me contente de rire doucement. J'ai bien compris qu'elle tente de changer de sujet, je commence à comprendre comment elle fonctionne. Alors je ne la presse pas, je sais qu'après les sorts de Cassiopéa, il faut une bonne nuit de sommeil. Et du temps, beaucoup de temps… J'en sais quelque chose.

On monte avec lenteur les escaliers de la tour, et explosons de rire lorsqu'on manque de s'étaler à terre, faisant évacuer la nervosité et la peur. Mes propres membres sont douloureux, et le goût du sang reste sur mes lèvres mais, je ne m'en préoccupe pas : Kity est dans un piteux état, elle qui n'est pas habituée. Je tiens ma langue mais je sais combien c'est traumatisant. Enfin, on arrive dans la Salle Commune où un feu chaleureux crépite dans l'âtre. On se presse vers lui. J'enroule Kity dans une couverture et fouille la pièce à la recherche de quelque chose à manger. Je reviens de ma quête avec un paquet de choco-grenouille pas encore ouvert. Elle se jette dessus avidement.

Tandis qu'elle engloutit les sucreries, je sors ma baguette et marmonne des sorts pour effacer les plaies qui disparaissent. Les bleus s'effacent et la douleur se tait. Mais je sais que ce n'est que la surface, le reste ne pourra guérir que par elle et le temps. Kity soupire de soulagement, et se tiens le ventre, rassasiée. Je lui souris, comme un compagnon avec qui on a fait la guerre.

Dans un sens c'est le cas.

Soudain, ils déboulent dans la pièce. Mes yeux s'agrandissent d'horreur, je me ratatine sur moi-même. Lily et Danaelle se jettent sur Kity, et je m'éloigne en silence, me fondant dans le décor.

« Mais où t'étais bon sang, s'écrie Samuels, on t'a cherché partout quand James nous a dis que t'avais disparue!

- Refais plus ça c'est clair ? la sermonne Lily, on était mort de peur !

- Un rendez-vous galant c'est ça ? soupçonne Black.

- Pourquoi tu nous as rien dit, crie Danaelle complètement hors d'elle.

- Tu vas bien, c'est le principal, lui sourit Lupin.

- James, je chuchote en glissant la fameuse carte dans sa main. Merci.

- Je n'étais pas avec un mec, fait avec lassitude Kity.

- T'étais avec… elle ? crache Samuels en me fixant. »

Les regards convergent vers moi. Je constate avec horreur que ma lèvre est tuméfiée, que les marques rouges de Cassiopéa sont encore visibles sur mon visage et que du sang coule le long de ma joue. Ils me regardent avec méfiance, prêt à défendre bec et ongles Kity. S'ils savaient… Le soupçon qui pèse sur moi me rend malade.

« Qu'est ce que tu lui as fait, attaque Black en s'avançant vers moi, menaçant.

- Black ! le reprend Lily. C'est pas de sa faute !

- Arrête de la défendre ! crache-t-il. Kity disparaît et c'est mademoiselle la Serpentard qu'on retrouve avec elle !

- C'est louche, marmonne Pettigrow mauvais.

- A ton avis, continue Black à un mètre de moi, pourquoi elle a la lèvre explosée et le visage en sang ? Parce que notre Kity sait se défendre !

- Tu l'as attaquée, crie Dana retenue par Lily, sale peste !

- Arrêtez, murmure Kity si faiblement qu'ils ne l'entendent pas. Ecoutez ! »

Je ne dis rien, les défie du regard. Tant pis s'ils me prennent pour la tortionnaire de Kity, ce qui compte c'est qu'elle aille bien. Même James me regarde avec méfiance, me prenant pour la coupable. Je ne dis rien, je tourne les talons. Soudain, une main se pose sur mon poigné et je me retourne pour faire face à Rem… Lupin. Mon cœur rate un battement, je suis mal à l'aise et n'est plus qu'une envie : disparaître. Mes sens s'affolent de la proximité de nos corps.

« Etta, qu'est ce qui s'est passé, me demande-t-il. Pourquoi…

- Il ne s'est rien passé, je fais en m'arrachant à sa prise, rien qui te concerne Lupin. »

Il s'éloigne, comme brûlé par mes paroles. Samuels me lance un regard noir que j'ignore. Sans rien dire je sors de la pièce. Une fois la porte fermée, j'entends leurs insultes à mon égard. Les larmes menacent, je glisse au sol. Je suis si fatiguée de tout ça. Je lève ma baguette et soigne mes plaies et ma lèvre. Puis je me relève lentement, et avec précaution, je descend les escaliers et m'en vais.

Mes larmes s'échappent, heureusement que c'est samedi et qu'il n'y a personne dans les couloirs pour les voir. Je gémis et renifle comme un bébé. Pourquoi ? Pourquoi me prennent-ils pour une Serpentard froide et méchante ! Oh, par Merlin... pourquoi ? POURQUOI ?

Je balance mon poing contre le mur, la rage et le désespoir se mélangent. Je grogne de douleur. Soudain, la peur revient au galop. Comme si les conséquences de mes actes m'apparaissaient enfin. Cassiopéa va me tuer.

Je me glisse aux toilettes pour me nettoyer le visage. Je plonge mon regard dans mes yeux gris. Mes sanglots qui s'étaient taris reviennent tout d'un coup. La terreur me prend, dans quelques jours Poudlard se videra et personne ne pourra m'éviter la sentence de mon père. Je caresse du bout des doigts certaines plaies anciennes et des cicatrices que le temps efface avec peine. Kity a beau dire, même si je me suis rebellée, ce n'est que pour subir une punition plus douloureuse. Jamais je ne sortirai de ce cercle vicieux. Je me sens soudain seule et abandonnée. Les paroles de Cassiopéa me reviennent en mémoire, me transpercent.

Je pleure doucement, je sais pourtant que j'ai fait le bon choix en m'interposant mais maintenant… Maintenant j'ai si peur…

Il reste cinq jours avant les vacances.


Alors ? Etta s'est enfin rébellée ! :) C'est pas génial tout ça ? Allé ! ça mérite bien un commentaire de toi lecteur quoi nous lit ! ;)

Le chapitre suivant arrivera en fin de semaine, certainement vendredi soir :)