Bon… Yume et moi on est d'accord pour dire que ce chapitre est tare donc, accrochez-vous ! D
Pour vos reviews toujours aussi gentilles, encourageantes et gentilles, on ne cessera de vous remercier… vous nous comblez ! Love U so **
Bien, bien, bien… Bonne lecture :D
Chapitre 20 : Welcome to home, Snow White… Where is Aurora ?
Une truffe humide se frotte à mon nez et je marmonne à l'immense boule de poil, qui n'a jamais voulu dormir dans sa niche, d'aller voir ailleurs si j'y suis. Mais, aussi têtue que moi, Chups semble ne vouloir qu'une chose que je me lève. Il est vraiment impossible…
-Chups ! Dégage ou j'te lave ! menaçais-je.
Au mot « lave », Chups me donne un coup de patte, pas fort mais assez pour me faire comprendre qu'il n'est pas content, et descend du lit en grognant. Ah nan mais, dans cette baraque, j'ai presque l'impression que c'est lui qui fait la loi ! Quel emmerdeur, ce chien ! En plus, il me pique tout le temps toute la place dans le lit… en même temps, c'est un bon gros patapouf au sale caractère !
En fait, pour être plus précise, un Saint-Bernard… oui, oui, ces immenses chiens qui bavent partout. Ma mère a toujours vu les choses en grand. Elle l'a recueilli à la SPA, il y a de ça neuf ans. C'était encore un chiot. Un chiot abandonné par ses anciens maîtres qui ne voulaient pas s'encombrer de lui pour leurs vacances d'été.
J'espère qu'il n'a pas écrasé Etta, dans son sommeil… je me retourne et vois la Serpentard dormir la bouche ouverte vers le plafond. Ok, je ne suis pas la seule à me péter la honte en dormant. C'est fou comme je suis rassurée, c'est une bouffée d'air… bon, par contre, j'espère qu'elle n'a pas rêvé de Remus, cette nuit. La bave, sur les oreillers, ça fait désordre quand même…
Je me demande un instant si j'ai bien fait de l'inviter. Ça fait trois jours qu'elle est là et Noël est pour après-demain –Par Merlin, les cadeaux ! Bon, je vais en ville cette après-midi… Je sais bien qu'elle a échappé à l'Enfer du domicile familial mais le mien peut s'apparenter un peu à un hôtel. Ou à un asile de fou, vu ceux qui y viennent. Et ma mère mais, bon, elle c'est naturel et elle est inoffensive. C'est une gentille cinglée. Moi, j'y suis habituée à cette ambiance carrément décalée et mouvante où rien ne reste à sa place bien longtemps… toujours de nouveaux visages, de nouveaux prénoms. Des gens qui dorment sur le canapé après s'être gentiment bourré la gueule avec l'assentiment de la maitresse de maison. Mais je vois bien qu'Etta est perdue… faut dire, ya de quoi, quand même !
Une minute plus tard, Chups revient à la charge, ne supportant pas que je reste dans mon lit alors qu'il m'a réveillée. Sale clebs capricieux et autoritaire !
-T'as gagné, je te décrasse, boule de graisse ! m'exclamais-je en bondissant du lit.
Il semble éclater dans un grand rire moqueur et c'est limite s'il ne me tire pas la langue d'un air vainqueur. Je me lance à sa poursuite… nan mais oh ! C'est qui qui commande ici ?
µ
-Ma chériiie ! Viens, allez, que je te présente ! m'appelle ma mère en fondant sur moi.
-C'est vraiment pas la peine…, maugréais-je.
Mais parler à une huitre porte plus ses fruits que d'essayer de communiquer avec ma mère… Elle m'agrippe le bras et, ne voulant pas être seule durant cette torture commune à chaque fête, j'attrape celui d'Etta. Celle-ci me suit en riant… en fait, en ce moment, elle ne fait que ça pouffer glousser. Plus ça va, plus j'ai l'impression que son séjour chez moi est aussi drôle qu'une sortie au cirque… tant mieux !
Je me retrouve alors devant une bande de blondes, mains manucurées et colliers coûteux le long du cou. Oh non, de nouvelles amies de ma mère… sachant que ma mère est affreusement ouverte d'esprit et considère la première personne qu'elle croise dans la rue comme son amie. Autant vous dire que si elle est absolument sincère, tous ses amis profitent d'elles sans aucune vergogne. Lui demandant de l'argent, des services, une petite place à la maison pour dépanner… ah, vive l'amitié !
-Voici, Claire, Daniela et Pauline… et mes poules, voici ma fille… hein, qu'elle est toute mimi !
Je lève les yeux au plafond, profondément agacée. Toute mimi… elle me sort ça depuis que je suis née. Les trois femmes me regardent d'un air critique. Je m'apprête à m'en aller en tirant Etta du côté du sapin de Noël qui semblait bien moins étouffant quand…
-Et vous le croirez pas mais elle est toujours pucelle…
-Ma-man ! m'écriais-je, furieuse.
-Mais quoi, ma chérie ? Nous sommes entre femmes, se justifie-t-elle.
Les regards critiques se sont faits railleurs et je toise ces trois mégères d'un coup d'œil mauvais. Pourquoi faut-il toujours que ma mère raconte des choses si embarrassantes ? Et le pire c'est qu'elle ne semble même pas s'apercevoir que ça me gêne… nan mais franchement !
-Et la petite bouclette à côté, c'est une de ses amies, Etta ! poursuit ma mère, euphorique.
Et les regards me quittent pour détailler mon amie. Je lui lance un regard vengeur… chacun son tour ! Intimidée, elle rougit et marmonne une salutation pour les amies de ma mère. Puis, avec un regard meurtrier pour ma mère qui, l'ignorant me colle une bise sur ma joue, je tourne les talons, Etta m'emboitant le pas.
-Et ben…, commente Etta.
-Hum.
Pendant deux heures, on plane du côté du buffet et on picore à volonté. Je lui dis les noms des rares personnes que je connais parmi cette bonne soixantaine d'âmes fêtardes. Et encore, je préfère ne pas penser à ceux qui sont à l'étage, près des chambres… j'ai eu l'idée géniale de verrouiller la mienne. Parfois, une personne bourrée vient nous accoster et me demande si je suis la fille de Susan Fairfax. A tous les coups, je l'envoi bouler. Vive le réveillon moderne…
Je regarde ma montre et vois que minuit va sonner dans cinq minutes. Dans cinq minutes tout le monde va s'embrasser à pleine bouche avec l'inconnu le plus proche… coutume qui se répète au nouvel an. Puis, après les embrassades sensuelles, passionnées et baveuses, il y aura tout ce troupeau de vache qui va se ruer au pied du Sapin qui déborde de cadeaux –hypocrites pour la plupart. Les années précédentes, je prenais le cadeau de ma mère, de ma tante, de Lily, de Dana, de Remus et de Cassy et je remontais dans ma chambre où j'avais déjà passé tout le début de soirée. Mais là, il y a Etta, ce qui change légèrement la donne. Déjà, je me suis forcée à participer à la fête au lieu de m'enfermer dans ma chambre… je sais combien Noël est important pour la plupart des gens.
-Viens, on va prendre nos cadeaux avant que ce soit le bocson…
-Nos cadeaux ? s'étonne-t-elle. Mes amis les ont envoyés chez moi, c'est sûr…
-Peut-être pas tous, qui sait ? fais-je sous-entendre, malicieuse.
Elle ouvre de grands yeux émerveillés et brillants avant de courir vers le sapin. Fière de moi, je la suis et tandis qu'elle fouille parmi l'énorme tas de cadeaux fiévreusement, je fais de même. Je vois de nombreux paquets portant mon nom avec pleins de « de la part de… » mais je ne veux pas de cadeaux de la part des parasites qui se foutent de la poire de ma mère. Chaque année, je donne ces cadeaux-ci à une œuvre caritative. Je n'ai pas besoin de l'hypocrisie des autres qui se sentent obligés d'offrir quelque chose à la fille unique de leur hôte…
-Oh, j'ai quatre cadeaux ! s'exclame-t-elle, émue.
-Tiens… je me demande bien de qui ils peuvent venir…
Elle me lance un regard tout sauf dupe et j'éclate de rire. Elle les déballe tous et je cesse ma quête de cadeaux. Elle se retrouve bientôt en face d'une paire de lunettes de soleil jaune fluo style disco –ça, c'est ma mère, obligé…-, d'un sac à main classe –et ça, c'est ma tante…-, d'une écharpe bordeaux en grosse maille de laine et d'une unique boucle d'oreille. Mais naaaan, les deux derniers cadeaux ne sont pas de moi… bon, ok, je suis grillée. La boucle d'oreille est magique –je l'ai commandé à un magasin du Chemin de Traverse- et est un losange qui change de couleur selon l'humeur de celle ou celui qui la porte… autant vous dire qu'il faut qu'elle re
ste rose ou je vais m'énerver ! Et bien sûr, elle garde les facultés de l'ancienne.
-Oh, merci, merci, merci…, répète-t-elle, sans oser me regarder.
-Bah, désolée de te le dire, Etta, mais ta tenue grise laissait à désirer ces derniers temps… Bon, mes cadeaux !
Je replonge dans l'amas de cadeaux, me dépêchant pour les trouver avant que minuit sonne et que je sois écrabouillée par les invités. Mes mains tombe alors sur un cadeau de la part de Lily –cette année, je n'en espérais pas d'elle… je suis à la limite de fondre en larme de bonheur… mais non, rhoo, je suis pas sentimentaliste !-, de celle de Dana, de celle de Cassy et de celle des Maraudeurs. C'est bien le premier Noël où je reçois un cadeau des Maraudeurs au complet… avant, il n'y avait que Remus. Etrange comme les choses peuvent changer… Moi-même, je leur ai envoyé un cadeau à chacun. Il y aussi un cadeau de ma mère et celui de ma tante, et un d'Andrea Wipper. Mais celui-là, je ne le déballe même pas… elle m'envoi, depuis trois ans maintenant, un teste de grossesse sorcier pour bien me faire comprendre qu'elle me prend pour une salope. J'adore cette fille.
Je découvre un disque intégral du groupe moldu des Eagles –mon préféré. Lily. Une lettre l'accompagne et cette fois-ci, je ne peux pas me retenir et des larmes me viennent que j'essaye de cacher à Etta… je n'aime vraiment pas pleurer en publique mais comment résister quand votre meilleure amie vous écrit une telle lettre…
« Joyeux Noël, Kity,
Je sais qu'en ce moment, c'est un peu tendu entre nous deux mais… je veux juste que tu me fasses confiance, Kity. Juste que tu me dises ce qui ne vas pas, que je puisse t'aider. Je peux t'aider, tu sais ? Et je serai tours là…
P.S. : Dana m'a dit que tu t'entendais mieux avec Etta. Comment ai-je pu croire que tu l'avais agressée ? Je suis vraiment une idiote.
Lily. »
Les trois cadeaux suivants me plaisent également énormément Dana m'a choisie une robe-corset brune, Cassy un bon d'achat de quarante galions dans une boutique branchée du Chemin de Traverse ma tante, une jupe bien coupée. J'avoue que j'appréhende le gros paquet qui regroupe –à ce que dit un petit mot sur l'emballage- tous les cadeaux des Maraudeurs… et si c'était une bombe ?
-On tente ? me demande Etta en riant.
-Soyons fous…
J'ouvre le paquet et en sort un bracelet en argent –cadeau commun de James et Sirius-, un parfum –Rémus- et de l'encre invisible –Peter. Au fond du paquet, je trouve aussi un livre que la couverture présente comme « le recueil des cent et unes grimaces les plus réussies de l'histoires » ( sur la première page, James a écrit « J'ai trouvé ton mime du poisson rouge un peu loupé… pour que tu t'entraines ! ») et une photo de Sirius qui me fait un clin d'œil ( au dos, Sirius a noté « pour que tu survives à ces vacances sans moi… »). Merveilleux, apparemment, j'ai un humour pourri mais en plus mes grimaces sont nazes… nan, mais je vous jure ! Et Sirius est un égocentrique en puissance… je suis quand même émue mais si vous attendez que je l'avoue à voix haute, vous pouvez toujours vous refaire le nez !
Etta hausse les épaules, d'un air de dire que personne n'est bon en tout… je vais lui reprendre mes cadeaux, moi, si elle continue ! Ingrate !
En fait, j'ai menti. Le cadeau que je n'ai vraiment pas envie d'ouvrir, c'est celui de ma mère… c'est une perverse, une libertine, une extravertie, une irresponsable immature et une cinglée. Alors, oui, j'ai carrément peur là. Mais je suis courageuse…
-Oh. Par. Merlin ! s'exclame Etta, n'en croyant pas ses yeux.
Moi, je n'ose même pas réagir. Soit je hurle, soit j'assassine ma mère. Je cache l'imposant objet sous mon gilet et essaye de fuit jusqu'à ma chambre pour le jeter par la fenêtre, tandis qu'etta est écroulée de rire sans pouvoir se calmer… mais ma mère m'intercepte.
-Oh, ma chérie ! Petite coquine, va, toujours la première à ouvrir les cadeaux ! Alors, le mien te plait… tu peux l'essayer maintenant, hein, si tu veux ? C'est satisfait ou remboursé…, me dit-elle, heureuse.
-tu peux pas m'acheter un Cd ou un livre, comme tout le monde ? m'énervais-je, dans un chuchotement furieux.
-Sois pas si prude, ma puce… tu sais combien je l'ai payé ? Et puis, quand on est une célibataire endurcie dans ton genre, cette petite merveille est un vrai…, commence-t-elle.
-Maman… à ton avis, combien de mères achètent un gode à leur fille ? Hein, combien ? grinçais-je.
-Allez, va l'essayer au lieu de faire ta rabat-joie…, insiste-t-elle en me poussant vers la sortie du salon.
Puis, elle se retourne vers Etta qui est toujours plongée dans son hilarité…
- Je suis désolée, mon cœur… j'aurais voulu t'en prendre un aussi pour toi, mais c'était le dernier !
µ
Après, l'épreuve du réveillon de Noël, voici, oui pour votre plus grand plaisir et sadisme, celle du Nouvel An ! Tatatatam ! Bon, ok, je mets mon cynisme sur off… arrg, c'est trop dur ! Qu'est-ce que je deviendrai sans mon ironie et mes railleries ?
En fait, dans le podium de l'horreur, il y a Noël en troisième place, mon anniversaire en deuxième place –attendez mars, je vous donnerai peut-être un aperçu de mon supplice, si vous êtes sages… c'est pas gagné- et, en winner, il y a le Nouvel An. Ma mère –cette folle…- a décidé, il y a de ça des millénaires, que chaque Nouvel An devait avoir un thème et que je devais être la star de la soirée, à chaque fois. Voilà, où ça mène d'être la fille unique, ou poupée barbie, d'une femme qui n'a pas muri…
Bref, chaque année, je me dis que je serai forte et catégorique cette fois-ci et que je ne cèderai pas. Mais les yeux de chiots torturés de ma mère, mêlés aux geignements pitoyables de Chups –qui la soutient toujours… ah, je suis pas aidée !- me font craquer à chaque fois. Qu'est-ce que je suis faible… c'est désolant. Pour vous donner une idée de la catastrophe… l'année dernière, j'avais dû me déguiser en Eve. Je frôlais le camp de nudistes… je suis vraiment trop faible.
Et cette année, tenez-vous bien, le thème c'est Walt Disney. Oui, je sais… à votre avis, pourquoi je suis désespérée ? Alors, voilà, je me présente, je suis la nouvelle Blanche-Neige et j'ai vendu mes Sept Nains de potes en esclaves, pour pouvoir me payer une nouvelle pomme… ça craint ? Mais non, voyons… qu'est-ce que pouvez être étroit d'esprit, vous alors ! Ah, et je ne vous ai pas présenté mon amie… Aurore ! Mais oui, la belle blonde qui pionce pendant tout le film…
Bah oui, attendez, faut bien qu'il y ait des satisfactions personnelles à avoir invité Etta chez moi, pour les pires vacances de son existence… J'aurais dû la prévenir qu'elle risquait bien plus que sa vie en me tenant compagnie ? Mouahahaha ! Elle va recommencer à me détester, je le sens… je serais à sa place, vêtue d'une robe rose –très parodiée de celle de l'Aurore originale- à la fois nunuche et sexy –somptueux mélange-, je planifierais mon assassinat.
-Et t'endors pas, hein ! la prévins-je, moqueuse.
-Et toi, évite les pommes rouges ! me rétorque-t-elle, devant la glace.
Comment elle connait ces contes moldus ? Euh, aucune idée mais je m'en fous ! Ma mère, déguisée en Pocahontas, bondit alors près de nous, nous entourant chacune d'un de ses bras et s'exclame :
-Vous êtes hot mes princesses !
Je soupire, consternée, tandis qu'Etta explose de rire. Ok, je suis la seule que la gravité de la situation atteigne… et bon sang, qui est le créateur ignoble de ma robe de Blanche Neige en mode stripteaseuse ? Franchement, un peu de respect pour Walt…
µ
-J'ai toujours rêvé de me taper Blanche Neige, me susurre un homme.
-Fait gaffe quand même à ce que ce ne soit pas elle qui te tape, pervers ! sifflais-je, énervée.
Il s'en va en pestant contre la pudeur des jeunettes… c'est ça, va te satisfaire auprès d'une vielle, pauvre type, Blanche-Neige doit servir le champagne aux invités… grrr… je vais finir suicidaire…
-C'est tous les ans, comme ça ? s'enquit Etta, éberluée face au monde fou –encore plus nombreux qu'au réveillon de Noël- qui dansent collé-sérré.
-Ouais, et c'est de pire en pire, grommelais-je en vidant ma coupe de champagne.
Elle ouvre de grands yeux quand je repose violemment la coupe de champagne contre le comptoir pour en prendre une autre. Quoi ?
-Tu bois ? De l'alcool ? Toi, Catherine Fairfax ? s'ahurie-t-elle.
Merde, ai-je envie de lui répondre, mais je manquerais à tous mes devoirs d'hôtesse… ahem…
-Juste quand la situation s'impose… c'est-à-dire quand elle est désespérante… c'est-à-dire quand je suis chez moi… c'est-à-dire là, maintenant ! expliquais-je.
-Ah, super ! Tu me passes un verre ? me demande-t-elle avec un clin d'œil.
Elle prend celui que je lui tends et, avec un regard entendu, le vide d'une traite. Je lui lance un regard moqueur mais avant que je n'ai pu commenter, elle sursaute et hurle, hystérique :
-Hiiiii ! Ecoute !
-… Sex bomb, sex bomb, you're my sex bomb…
Ah, c'est la musique dont elle… woow, je suis soudainement embarquée par une Etta surexcitée et elle m'entraine dans la foule qui vibre au son de la musique… et ma flûte de champagne ? J'essaye de retourner en arrière pour aller la récupérer mais Etta me frappe sévèrement sur le crâne… je soupire… entre Chups, ma mère et elle, je peux même plus faire ce que je veux chez moi… c'est pas juste !
µ
-Saluuuuut, les filles !
Etta et moi on se retourne, cessant de danser convenablement –comme des tarées mais chuuuut…- et je tombe presque à la renverse en me retrouvant en face de James… oulà, ou j'ai abusé du champagne, ou ya un truc qui cloche grave. Je tourne ma tête qui tourne un peu vers Etta qui tombe des nues aussi…
-Mais tu fous quoi, là ? m'exclamais-je.
-Bah, ta mère t'a pas prévenue ? Elle nous a invités…
-Nous ? m'étranglais-je en même temps que la voix d'Etta qui monte dans les aigues.
-… t'as une sacrée mère, Kity ! On sait de qui tu tiens, maintenant…, commence Sirius en arrivant.
Ah oui, pour tenir de ma mère, je tiens d'elle… juste pour le physique parce que, pour le reste, c'est déjà moins net ! Je remarque que Sirius porte mon cadeau, je pensais pas qu'il aurait le cran de le mettre… c'est une veste en cuir avec l'inscription très visible, au dos, de « Je suis beau et sexy mais éjaculateur précoce. Personne n'est parfait ». Il m'impressionne, parfois, ce petit… peut-être bien que Remus porte la sienne avec marqué « Je suis pas fut-fut mais je me soigne ». Histoire de me venger du cœur brisé d'Etta et de celui que je pressens du côté de Dana… plus ça va, plus j'ai l'horrible impression que leur relation est bancale et que Remus est mal à l'aise avec mon amie. Je ne sais pas pourquoi. Faudra que j'aie une petite discussion avec monsieur. D'ailleurs, celui-ci déboule avec Peter… ah mais oui, il porte mon cadeau !
Quoi ? Mes cadeaux sont empoisonnés ? Je suis désolée, c'est tout à fait faux…
-Hé ! Mais qu'est-ce que fait Malefoy… ? s'aperçoit Sirius, prenant une mine de fureur.
-Je fais ce que je veux, sale… ! s'exclame Etta, indignée.
-Hého ! C'est le nouvel an donc, à la niche, les préjugés et vieille rancœur…, intervins-je.
Je les vois s'apprêter à me contredire. Non mais, ils manquent pas de toupet !
-C'est qui la chef, ici ? les coupais-je dans leurs mauvaises intentions. C'est Blanche-Neige !
Etta et lui s'échangent un regard rageur puis Sirius rend les armes…
-C'est qui blancheneige ? bougonne-t-il.
-En tout cas, vous êtes très belles ce soir, les filles…, nous complimente Remus.
Je rêve ou il regarde un peu trop du côté d'Etta… décidemment, les relations humaines me seront, à jamais, telles à un rubis cube. Vas-y qu'on tourne vers la droite, vas-y qu'on bouge un peu vers le haut… et vas-y qu'on lance le casse-tête contre un mur, de rage ! N'empêche que Remus et moi, on va se devoir une petite conversation…
-Merci…, souffle Etta, rouge pivoine.
-On dit pas merci dans cette situation, mes chéries, on emballe le flatteur direct ! s'exclame ma mère en sortant d'on-ne-sait-où.
-Et si t'allais emballer ton copain plutôt ? grinçais-je, agacée.
Et devant les Maraudeurs goguenards, ma mère me colle une énième bise sur la joue… où est ma flûte de champagne ?
Que pensez-vous de l'arrivée des Maraudeurs ? Des cadeaux ? De Chups ? =D
