Bonjour à tous,
On approche de la fin mes amis (bon il reste encore quelques chapitres mais plus beaucoup)... On est a 171 reviiiiews ! Passerons-nous la barre des 200 ? Ca ne se fera pas sans votre aide ;p
En tout cas merci à tous pour votre soutien constant :)
Bonne lecture,
Chapitre 22 : The Game is over
-Alors, maintenant que Cornedrue n'est plus là avec ses lèvres baladeuses et ses « Oh, pas touche à Kity ! Elle est à moi ! », tu peux peut-être nous expliquer ? s'exclame Sirius.
Bien décidée à l'ignorer, je fais mine de le dépasser mais il m'agrippe le bras et m'entraine violement sur la place à sa gauche. Et j'aurais bien voulu dire que j'ai exercé ne serait-ce que la plus minime opposition mais ma force physique étant ce qu'elle est et celle de Sirius étant celle d'un gros macaque mâle –je suis gentille, hein ?-, ce n'est malheureusement pas le cas. J'essaye de me relever et d'aller choisir une autre place –non mais !- mais Remus s'assoit à ma gauche et me retient d'un bras. Je déteste définitivement les Maraudeurs… sauf James bien sûr qui est mon âme sœur… ok, ma vie est un gros bordel…
-Sirius a raison, tu nous dois des explications, Kity, approuve Remus.
-Et je suis loin d'être la seule, répliquais-je avec un regard entendu en sa direction.
Il pique un fard mais fait mine de pas comprendre où je veux en venir… mais bien sûr et j'ai une liaison très étroite avec la Reine d'Angleterre ! S'il croit pouvoir passer à côté d'un petit face à face, le Don Juan, il peut toujours courir ! Avec moi, on n'a pas vraiment le choix, si vous voyez ce que je veux dire… et il va bien falloir qu'il choisisse entre Dana et Etta. Faire souffrir les deux, ça ne va pas être possible parce que, manque de pot, les deux sont mes amies… ouais, je sais, je suis un vrai parasite !
-James a toujours été dingue de Lily, déclare Remus. Et j'étais sûr que tu aimais un autre que James avant Noël…
-Ouais, il a pas assez de goût pour te préférer à elle ! ajoute Sirius avec dédain.
Je lève les yeux, hausse les épaules et leur dis de se taire. Ils tentent d'insister mais devant mon regard, ils abandonnent. Lily n'est pas venue. Elle reste cloitrée dans son dortoir depuis notre retour des vacances… depuis que je fais semblant de sortir avec James. Et je suis de moins en moins sûre d'avoir eu une bonne idée. Je sais, je voulais me venger de Lily parce que sa trahison m'avait fait… horriblement mal. Trop mal. Mais j'ai toujours détesté les vengeances, toujours trouvé ça méprisable. Et Lily est ma meilleure amie… mais elle m'a trahie.
Ces pensées tournent dans ma cervelle torturée pendant je-ne-sais combien de temps. Une seconde, je prends la décision de tout arrêter et de dire la vérité, toute la vérité. La seconde d'après, je me dis que Fred et Lily méritent de payer et que James et moi avons raison. Et ça recommence. Cercle vicieux. Je ne me rends pas compte des minutes qui passent et ne jette même pas un regard sévère à Remus lorsque celui-ci prend un air gêné, Dana se collant à lui, frigorifiée.
-Passe-moi les jumelles, Lunard ! ordonne Sirius.
-Tu vois bien que je m'en sers, attends une seconde, lui intime Remus.
-ça fait des plombes, oui que tu t'en sers ! Donne-les-moi !
-Arrête ! Lâche-les ! s'agace Remus en essayant de garder la paire de jumelles.
-Tu mates une fille ou quoi ? grince Sirius en tirant encore plus dessus et en m'écrasant carrément.
-Ooh ! s'écrie Dana, furieuse du sous-entendu.
-Mais vous le regardez ce match ! claquais-je, énervée.
Sirius bougonne que je ne le défends jamais tandis que Remus me sourit, reconnaissant, et Dana qui me lance un clin d'œil comme si elle était fière que j'avais pris le parti de son petit-ami… je soupire. Nan mais, est-ce que j'ai défendu quelqu'un ?
Au moins, ça a eu le mérite de me vider l'esprit et je regarde le match qui est en faveur des Serpentard. Je vois James qui fonce droit vers Etta qui arrête son tir. Ah, vive la féminité sportive ! Je souris largement… quand la silhouette d'Etta est brutalement percutée par un cognard…
Je bondis de mon siège et, bousculant d'autres personnes qui se sont levées, je me penche contre le garde-corps.
-Ettaaaa ! hurlais-je, en m'entendant à peine.
-Nooon ! crie Remus, juste à ma droite.
Elle s'écrase au sol. Mon souffle est bloqué et mes genoux lâchent. C'est pas possible. Remus est déjà parti en courant la rejoindre, dévalant les escaliers…
µ
-Dégage, t'as compris, connard ? crache Oliver Weston en jetant Remus hors de l'infirmerie.
Weston me lance un bref regard avant de refermer la porte. S'il croit m'impressionner… furieux, Remus s'avance vers moi qui suis adossée contre le mur. J'ai pleuré et je sais que les traces de mes larmes sont visibles. C'est horrible… vraiment horrible de voir une personne qu'on aime tomber d'une hauteur invraisemblable et s'écraser sur le sol. Horrible. On sent ses entrailles se tordre et on a envie d'empêcher la catastrophe mais… on ne peut pas. Inutiles. Oui, on se sent inutiles.
-Faut croire que j'ai pas le droit d'aller la voir…, grince Remus.
-Tu lui as brisé le cœur.
-Elle te l'a dit ? s'étonne-t-il, la gorge serrée.
-Et… je l'ai vu… désolée, je suis arrivée au mauvais moment dans les toilettes, au concert, soufflais-je.
J'en ai marre de mentir, cacher et faire semblant. A bout, oui, je suis littéralement à bout. Je vais dire la vérité, à tout le monde. A Lily, même si je lui en veux encore. A Fred, aussi, même si une part de moi veut qu'il souffre. Etta me dit qu'il m'aime mais… je n'y crois définitivement pas. Il veut juste « sortir avec moi », peut-être. Oui, être le premier à avoir la reine de glace par excellence, la détestable et cynique Catherine Fairfax. Me faire comprendre que je serai toujours la faible intello de Première Année. Oui, je sais ce que tout le monde pense… ça fait sept ans, bon sang, qu'elle est chiante cette fille ! Elle peut pas tourner la page… ouais, quelle pauvre fille ! Oui, pauvre fille. Mais là, présentement, j'ai d'autres soucis en tête.
-Je… écoute, je…, bafouille Remus.
-Tu sais plus ou t'en es. Dur de choisir entre Dana et Etta, hein ? ironisais-je.
-T'es bien placée pour parler ! rétorque-t-il, blessé et vengeur. T'aimais un autre et maintenant, t'aimes James… alors qui sait le moins, entre nous deux, qui il aime ! Je suis pas si sûr que ce soit moi !
-Je sais très bien qui j'aime, répondis-je. Très bien.
Je me lève. Oui, je le sais très bien qui j'aime. Je m'avance vers l'entrée de l'infirmerie, déterminée, mais avant de pousser la porte, je me retourne vers Remus.
-Tu viens quand même d'avouer que tu aimais Etta, déclarais-je, calme. Je voulais juste te le faire remarquer… et autre chose, Remus je te laisse deux semaines. Deux semaines pour cesser de jouer avec les sentiments de Dana et Etta qui sont folles de toi, toutes les deux. Deux semaines pour faire un choix net et définitif. Et si tu n'arrives pas à choisir… tu n'auras ni l'une, ni l'autre. Même si tu es un excellent ami pour moi, Remus, je dirai tout à Dana, dans deux semaines, si tu ne t'es pas décidé.
Le regard sombre, il hoche tout de même la tête et j'ouvre la porte de l'infirmerie sèchement. Les amis d'Etta, autour de son lit, se retournent brusquement vers moi. Weston me regarde, étonné que j'ai eu le culot d'entrer. Taylord montre déjà les dents… bah, tiens, j'ai peur. Fred est impassible et j'évite de le regarder – la vérité peut attendre quand même un peu, non ? Grace, qui est en pleurs, me sourit à travers ses larmes.
J'avance vers eux comme si je n'avais pas ressenti l'atmosphère électrique que ma venue avait causée. Je les emmerde. Oui, je crois que c'est tout à fait ça, je l'ai emmerde d'une façon prodigieuse…
-T'as rien à faire là, espèce de… ! crache Taylord.
-Ta gueule, claquais-je.
Elle parait plus qu'ahurie face à ma réaction brutale. D'habitude, je suis plutôt ironique et mesurée face à elle. Juste méprisante. Mais voilà, j'en ai marre et s'ils essayent de me jeter dehors comme ils l'ont fait avec Remus, je n'hésiterai pas à user de ma baguette… Taylord ne m'aime pas, soit. Mais je ne suis pas là pour elle. Je suis là pour Etta qui est évanouie dans son lit, la mine blême et la respiration lente.
-Pompom a dit que c'était rien de grave…, me renseigne Fred.
Je ne le regarde toujours pas et murmure un « d'accord ». Je sors une choco-grenouille de la poche et le pose sur la table de chevet d'Etta, sans vraiment réfléchir à ce que ça pouvait lui apporter… rien. C'est purement stupide. Une simple cochonnerie sucrée de chocolat. Et d'ailleurs, chacun des amis d'Etta me regarde bizarrement…
-Les filles ont besoin de chocolat, dis-je, en ne réfléchissant toujours pas.
Et je m'en vais. Oui, les filles ont besoin de chocolat et je vais aller m'en empiffrer dans les toilettes.
µ
Bon. Je me regarde dans la glace, une dernière fois… est-ce que j'ai l'air d'une fille qui a pleuré pendant des heures ? Une fille qui vient de se faire briser le cœur ? J'espère…
Je vais me péter la honte. Je vais être ridiculisée à vie. Et je vais me faire remarquer par tout le monde qui va me mépriser. Ok, bon, au moins je sais dans quoi je me lance… mais avec Lily, faut employer les grands moyens. Et, je crois bien que James a cessé trop longtemps d'être Potter-la-Sucette.
Je sors des toilettes et me dirige vers la Grande Salle. Potter-la-Sucette… ah, ça fait du bien de reprendre les vieilles habitudes… donc, je disais Potter-la-Sucette est dans la sa salle-commune d'après ce que j'en ai entendu dire. Il n'avait pas faim. Tant mieux.
Devant les grandes portes, je m'ébouriffe encore plus les cheveux et prends un air d'hystérique éplorée... bon, espérons que ça fasse l'affaire. J'ouvre les portes comme une furie et pointe un doigt accusateur sur Lily qui mange aux côtés de Dana :
-Toi ! Sale garce !
Puis, je mets à courir comme une dératée vers elles-deux qui me regardent comme si j'étais un Alien. Faut dire… je suis un peu aliénée, ces derniers temps. Je pousse un mec de ma classe pour me laisser tomber à la place à côté de Lily.
-Tout est de ta faute ! Je te déteste ! hurlais-je, en faisant mine de retenir des sanglots.
-Mais… mais… Je n'ai…, bafouille-t-elle, désarmée.
Puis un éclair de lucidité passe dans ses yeux émeraudes et elle plaque une main sur sa bouche, horrifiée. Elle doit penser que je parle de Fred… bon, faut que je sois plus claire. Dana me regarde, figée par la stupeur.
-Oh, tu sais pour… je…
Elle essaye de me prendre dans mes bras mais je la repousse, assez à contre cœur… elle ne me facilite pas la tâche…
-Me touche pas ! claquais-je. Il m'a… Il m'a…
Et sentant le moment approprié, je fais mine d'éclater en sanglots –un peu surfaits, je l'avoue mais Lily est si crédule… c'en est affligeant, parfois- et m'accoude sur la table, en cachant mes yeux tout à fait secs par mes mains. Je sens Lily et Dana me caresser le dos de leurs mains hésitantes et se chuchoter des interrogations anxieuses. Bon, mon numéro de théâtre a assez duré, non ? Mais finissons en beauté, voulez-vous ? Que mon travail ridicule paye un peu quand même…
-Il m'a plaquée, Lily… James m'a plaquée parce qu'il t'aime encore… Oh Par Merlin, j'ai le cœur brisé… bouhouhou… Oh Lily, James n'arrive pas à t'oublier…, sanglotais-je.
-Quoi ? s'étonne-t-elle, abasourdie.
Je me redresse brusquement. Bon, ça va aller, non ! Elle peut pas y mettre un peu du sien aussi, je peux pas tout faire ! Je lui agrippe le col de sa chemise d'uniforme impeccable et tire dessus pour plonger mon regard dans le sien exorbité.
-James Potter est FOU de toi, Lily Evans ! Tu m'entends quand je te parle ? Il est obnubilé par toi, il ne pense qu'à toi ! Est-ce que c'est clair ou il faut que je répète ? m'énervais-je.
Lily ouvre la bouche mais aucun son n'en sort. Son regard s'éclaire et un sourire apparait… ah bah enfin ! Je la relâche et elle se lève, bondissante, se ruant vers la sortie de la Grande Salle…
-Il est dans votre Salle-Commune, lui criais-je.
Je me retourne vers Dana, en soupirant, et elle me regarde, ahurie. Elle me détaille un long moment, devant surement chercher une lueur de tristesse dans mon regard… et…
-C'était de la comédie ? Depuis le début ? s'écrie-t-elle.
-Mais naaan…
Elle éclate de rire, en secouant la tête. Je me demande quand même d'où je sors mes idées… je dois être folle.
-Ce que j'aime le plus chez toi… c'est que t'es imprévisible ! me lance-t-elle, admirative.
µ
-Quand même… t'aurais pu me prévenir qu'on avait rompu ! plaisante James, faussement blessé.
-Je te rappelle que c'est toi qui m'as larguée comme une vieille chaussette… Oh, pauvre de moi…
James éclate de rire avant d'embrasser Lily qui est dans ses bras. Et oui, ils sortent enfin ensemble… bon, Lily a piqué une crise en comprenant que James et moi avions fait semblant de sortir ensemble. Mais on lui a gentiment –moi, pas tellement… mais bon- rappelée que c'était elle qui avait lancé la première pierre avec Fred… remettons les choses dans l'ordre quand même ! Enfin, je ne lui en veux plus. Elle m'a expliquée qu'au début elle ne savait pas que Fred voulait me rendre jalouse… et elle m'a littéralement hurlée dessus, à un moment donné de notre longue discussion, parce que je lui avais caché que j'étais amoureuse de lui. Oui, je sais, j'ai du courage de la supporter… mais je suis quand même soulagée. Ma vie reprend peu à peu un fil normal… à peu près, en tout cas.
Il me reste quand même à dire la vérité à Fred. Pourquoi ? En fait, je pense que je le dois, c'est tout. Juste lui dire que je l'aime et que je voudrais énormément qu'il me laisse tranquille. Oui, parce que je n'ai pas perdu le projet de l'oublier. Je compte toujours l'effacer de mon cœur bien têtu… mais pour ça, j'ai un peu besoin de son aide. Alors, on va parler, en personnes civilisées –promis, je ne mordrai pas…-, et je suis sûre que je vais pouvoir lui faire comprendre que ça ne sert à rien de vouloir se faire du mal mutuellement. Moi, je ne tenterai rien pour sortir avec lui. Et lui, il arrêtera de me prendre encore et toujours pour sa petite intello de Première Année. Et je lui promettrai de l'oublier, comme ça tout le monde sera content. Quand je pense que je lui ai envoyé un cadeau anonyme pour Noël… encore un de mes coups de folie. Décidemment, je peux me moquer de ma mère, je ne suis pas mieux !
-J'me disais aussi que votre couple tournait pas rond ! commente Sirius.
Je partage l'hilarité de James, Peter, Lily et Sirius, un instant avant de remarquer l'air sombre et le mutisme de Dana. Remus n'est pas là. En fait, Remus est de moins en moins avec elle et l'évite de plus en plus… et Dana n'est pas stupide. Elle croise mon regard avant de fermer les yeux. Je baisse les miens… Etta ou elle ? Qui choisira Remus ?
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Poudlard est en effervescence. Les commères se réjouissent plus que de raison à vrai dire… Déjà, le couple de James et Lily fait bien jaser. Qui croyait encore en la possibilité que Lily craque et prenne sa Sucette ? Au fait, qui avait raison, hein ? Et oui, je suis d'une lucidité remarquable… Quoi, vous en douter encore ?
Ensuite, ma scène tout à fait théâtrale –ridicule- a fait le tour de tout le château. Il parait même que des gens ont filmé… que la froide et forte Fairfax ait été plaquée et pleure à chaudes larmes –ahem- dans la Grande Salle, ça en bouche un coin. Merlin, voyez la réputation de sans-cœur que j'ai… y survivrai-je ? Oui, bon, ok, ça me passe largement au-dessus de la tête.
Et enfin, la situation familiale d'Etta s'est révélée au grand jour… à l'infirmerie, alors qu'elle est encore inconsciente –ça fait quatre jours maintenant-, Pomfreche a découvert ses cicatrices. Devant sa bande d'amis. Je ne sais pas exactement ce qu'il s'est passé mais ça a fait des vagues. Moi, ça va peut-être vous étonner ou vous révolter, mais ça m'a réjouie et soulagée. Siopéa ne la touchera plus. Ça c'est déjà une chose de claire. Donc, oui, depuis cette découverte, je n'arrête pas narguer Siopéa du regard à chaque fois que je la croise… héhé…
La seule ombre au tableau me tord les entrailles de stresse et d'appréhension, en fait… je compte parler à Fred. Oui, vous pouvez m'applaudir ! Je fonce droit soit à un avenir calme et serein, soit à un Enfer prochain. Pile ou face. Génial !
Je l'attends à la sortie du cours et l'intercepte alors qu'il voulait partir surement rejoindre ses amis… je n'en aurai pas pour longtemps si ça peut le rassurer. Bon sang, j'ai peur. Bon, expirer, inspirer. Ce n'est pas la mer à boire, non plus.
Il me regarde, étonné surement que je ne fasse pas comme s'il n'existait pas. Une sacrée habitude que j'ai prise avec le temps.
-Kity ?
-Salut, Davis… enfin, Fred, essayais-je de m'empêcher de bafouiller. J'aimerai bien te parler… je… ça te dérange pas ?
-Euh… non, bien sûr que non ! Ya un problème ? me demande-t-il, incrédule face à mon attitude.
-Non… enfin, si ! dis-je, un peu plus sûre de moi. On a un gros problème. Je t'aime.
Hop ! Ça c'est dit ! Fred me regarde, les yeux exorbités et la bouge grande ouverte. Oui, bon, c'est peut-être pas le moment de jouer au poisson rouge… quelques clignements de cilles plus tard, il s'apprête à dire quelque chose mais… ma carapace est toujours là, à vouloir me protéger de tout coup et je lui coupe la parole avant qu'il ne la prenne –oui, je sais, je suis douée. Je n'ai pas envie d'entendre des paroles désobligeantes. Oui, en fait, je n'ai pas la force de me prendre un râteau…
-Je sais, c'est ri-di-cul ! m'exclamais-je avec un rire forcé. Mais t'inquiète pas, d'accord, je vais t'oublier…
-M'oublier ? répète-il, la voix plus grave que d'habitude.
-Ouais ! T'oublier ! Je veux juste que tu montes plus des plans avec des filles pour me forcer à sortir avec toi et pouvoir te vanter de t'être faite l'ex sale intello de la classe...
-Alors, t'es encore coincée à cette période ? me crache-t-il, méprisant.
-Qu… Quoi ?
-Tu m'as très bien compris ! Depuis sept ans, t'as pas avancé d'un millimètre ! Finalement, t'es toujours cette sale gamine qui croit tout savoir ! grince-t-il.
Bouillonnante et mes bras tremblants croisés sur ma poitrine, je sens mon cœur battre la chamade et mon sang me brûler les veines. Ok, j'ai foncé droit dans le mur.
-Tu dis n'importe quoi ! niais-je. Je suis venue te parler pour qu'on s'explique et qu'on passe à autre chose !
-Ah oui, et pour me dire que t'allais m'oublier… merci, Fairfax ! Je suis rassuré de l'entendre ! La prochaine fois que l'envie te prend de venir me parler, réprime-la, tu seras gentille ! cingla-t-il avec encore plus de mépris.
Me balançant avec rage d'avant en arrière, j'essaye de retenir mes larmes de fureur, de douleur et de déception. Il me contourne, me lance un dernier regard noir et s'éloigne en claquant des talons.
-Je te déteste, Davis ! Tu m'entends ? Je te déteste ! hurlais-je.
-Faut savoir ! me réplique-t-il, le dos tourné.
Avec fureur, je me plaque le dos contre le mur le plus proche et une larme coule… je le déteste !
Tadaaaaaaaaaaaaam ça commence à bouger entre Kity et Fred ! Qu'en pensez vous ? Et de sa mise en scène ? J'ai l'honneur d'annoncer Remus en action pour le chapitre suivant ! :)
Une review pour nous dire votre impatience et avis ? :p
A lundi soir ! (ou mardi puisque ce sera mon anniversaire je vous ferai un cadeau !)
