Coucou tout le monde !

Bon, je ne vais pas m'étendre parce qu'il est pas loin de minuit et que j'ai franchement pas la foi pour un discours… donc, voilà Ed, notre deuxième princesse wannabe –on y croit tous xD.

Comme d'habitude, bonne lecture et dites nous tout !

Chapitre 2

Le reflet du miroir renvoie l'image d'une fille assurée, campée sur de longues jambes aussi mates que sa peau de métisse. Une chevelure noire luxuriante longue et brillante et de grands yeux de biches noisette ourlés de cils épais et noirs. Bref, un vrai canon qui fait tourner bien trop de tête au goût de la gente féminine de Poudlard. On peut résumer ce phénomène en un seul prénom : Erysse Gilbert. Préfète de Serdaigle de son état.

« Regardez bien Miss Gilbert ! ordonne Mr Cromwell, le prof de DCFM. »

Pas besoin de préciser, tout le monde a les yeux scotchés sur elle. Comme toujours. Je jette un coup d'œil à mon meilleur ami qui s'en donne à cœur joie pour reluquer ouvertement les fesses d'Erysse. Pas qu'en temps normal il se serait retenu, ni aurait fait la moindre preuve de discrétion soit dit en passant. Je ris en moi-même, lui lançant un œil moqueur.

« Tu veux des jumelles peut être ?

Non d'ici la vue est parfaite, fait Kyle sans détacher son regard.

Et si tu te concentrais un peu plus sur le cours ! s'agace Deborah en bonne serdaigle studieuse qu'elle s'escrime à être.

Je suis très concentré Deb t'inquiète pas pour ça !

Qu'est-ce qu'ils m'énervent avec leur Gilbert ! s'énerve-t-elle. »

Deb n'a jamais pu s'encadrer Erysse, faut dit qu'il y a de quoi… Le mec sur qui elle a flashé – qui se trouve être mon demi frère Eric Cho – se trouve quand à lui omnibulé par Gilbert. Sans que celle-ci donne l'impression de s'en rendre compte – alors que c'est pourtant évidant quand même, il est à ses pieds les trois quart du temps. Deborah a beau être très jolie avec ses cheveux blonds soigneusement lissés, ses yeux bleus derrière des lunettes rouges et ses pommettes saillantes elle fait pas le poids face à l'indétrônable beauté poudlarienne qu'est Erysse. C'est d'autant plus frustrant pour elle que la préfète ne semble avoir aucun défaut apparent mais n'est pas pour autant une sainte nitouche sage et timide. Ça la désespère depuis déjà un an. Et depuis septembre elle s'est mis en tête qu'il fallait jouer le tout pour le tout, marquer l'école de notre passage et oser aller voler dans les plumes d'Erysse pour faire des œillades passionnées à mon frère. Et bien évidemment, elle nous a inclus Kyle et moi dans son plan de : cette année on va faire parler de nous et de combien on est fantastique.

« Ouiii professeuuuur, tout de suiiiite professeur, mime-t-elle la bouche en cœur avant de grogner, elle veut pas lui sauter dessus pour lui donner une meilleure vue sur ses seins non plus ?

Elle a pas de seins, faisais-je remarquer.

C'est ce qui est le plus absurde ! Elle attrape comme les mecs ? Avec un sort ? Une vraie sorcière !

Elle a d'autres arguments très convainquant, fait remarquer Kyle avec un air mutin.

La ferme, marmonne Deb. »

Kyle est à Poufsouffle comme moi. On se connait depuis l'expérience excitante mais néanmoins terrifiante du premier voyage en Poudlard Express. J'me souviens bien de ce jour. Il a vidé mon paquet de choco grenouille plus vite que Rantanplan, notre berger allemand. Lui il adhère totalement au plan de Debra pour devenir une vraie étoile montante de Poudlard. Faut dire qu'il fait tout depuis la cinquième année et sa montée de testostérone d'adolescent en pleine puberté pour attirer sur lui els regards des filles. Persuadé qu'il est d'être un vrai canon. Pas qu'il soit pas mignon hein, soyons clairs j'ai eu ma période béguin sur lui. Triste période avec brouillage de noir en perspective. Résultat de cette année-là : trois kilos pris sur mes hanches déjà bien arrondies sur le modèle original. Il fait mine d'avoir la coupe supra cool, des cheveux bruns qu'il passe des heures à mettre en place avant de se pavaner dans la salle commune avec l'allure d'un paon. Ses yeux sont vert-gris et toujours attirés par ce qui a deux jambes et une paire de seins. Il est persuadé d'avoir déjà sa petite cote de popularité alors que la raison pour laquelle on se retourne sur son passage c'est parce qu'il frise les un mètre quatre vingt quinze. Enfin allez essayer de faire rentrer du plomb dans la cervelle de c't'animal.

« Elle va voir, fait Debra, cette année c'est à nous de faire des étincelles. »

Je réponds rien. J'ai déjà fait mes étincelles en me faisant dévisager comme la cruche qui ai tombé amoureuse d'un pote de son frère, a couché avec lui et qui s'est cru dans une comédie romantique pour apprendre que tout ça n'était qu'un pari qu'Alvin s'est empressé de divulgué à la communauté sorcière. Il m'a pas vu pleurer, heureusement. Ayant eu l'aimable délicatesse de me plaquer en août, j'ai déjà essuyé mes sanglots. Restent la brulure de l'humiliation. Je suppose que ça passera, j'espère vraiment. Je ne suis pas du genre à être sous les projecteurs. Je suis trop ronde, trop petite, trop banale derrière la franche châtain. Un regard qui relève plus d'un gris délavé façon machine à laver qu'a eu un bug. Et maintenant aux yeux de mes camarades je suis en plus une idiote de fille fleur bleue et facile.

Bref, strass et paillettes ça me dit rien qui vaille. Je laisse la popularité à ceux qui ont des corps d'Adonis et des neurones surdopés.

« Miss Edwige Pierce ? A votre tour.»

Un petit ricanement suit mon prénom. Comme si ça suffisait pas à mon calvaire, mes parents en plus de me refiler un physique ingrat m'ont affublé du prénom de la chouette du Survivant, Harry Potter. Ils ont le mérite de pas avoir fait les choses à moitié.

« Eh Melly, t'en dis quoi de la fête de ce soir ? susurre Kyle. T'es seule, je suis seule… tu vois le tableau ?

Va chier Quinn. »

OoOo

« Faut pas rêver de toute façon cette année ya aucune chance que Poufsouffle gagne la coupe, lâche Calum. »

Assise à la table de ma maison j'écoute d'une oreille distraite la conversation hautement intellectuelle de Kyle et ses deux potes bien connus. Calum MacFarlane qui jure ses grands dieux écossais que c'est du scotch des Hightlands qui coule dans ses veines et non pas du sang, Mordicus ! Oui M'dame. De l'écossais pure souche. Il a la chevelure d'un roux flamboyant et des yeux bruns moqueurs. Et probablement la fierté et l'opiniâtreté d'ancêtres qu'il glorifie et prétend être du clan le plus ancien et puissant des Hightlands. M'enfin comme il a tendance à être un gros mytho man je pencherai plus pour un banlieusard d'Edinburgh… J'vais pas m'avancer sur ce sujet, il pourrait me lancer le défi tout écossais de soulever un tronc de bois d'au moins six mètres. En kilt. Et si lui n'a pas peur de montrer ses jambes blanches et maigrichonnes moi merci bien mais mes mollets potelés je les garde pour moi. Question de principe.

Angel ignore royalement la remarque. Bien que gardien de notre équipe il prend un soin méticuleux à éviter d'entrer dans toute discussion conflictuelle ou indigne de son intérêt. Voilà pourquoi il adresse peu la parole à Cal quand celui-ci est lancé dans sa session lynchage de Quidditch. D'origine italienne, son prénom complet Angelo Rossi est assez connu à Poudlard pour rendre jaloux Kyle - sans qu'il veuille se l'avouer évidemment -. Faut dire qu'il a plutôt du talent, c'est le meilleur gardien des quatre maisons. Et une véritable armoire à glace. Pas aussi grand que Kyle c'est certain – il est le plus grand de la promo de toute façon – mais un bon mètre quatre vingt. Une sorte de force tranquille à la peau mate et aux yeux aussi noirs que les boucles des cheveux. Il mime parfaitement une écoute attentive, Cal se laissant duper facilement. Lui il s'écoute plus qu'il n'écoute les autres de toute façon.

« Ya pas intérêt ! J'ai parié sur nous !

T'es sérieux mec ? soupire Calum, ça fait deux ans que tu te ramasses.

Tu parles de sa drague ou de ses paris ? lancé-je.

Hilarant Ed, me fusille Ky du regard.

Aucun humour, haussé-je les épaules.

Angel a pas ri non plus, assène-t-il triomphalement.

Par solidarité masculine sans doute. »

Un léger sourire se glisse sur les lèvres d'Angel qui échange un regard entendu avec moi – sans que Kyle le remarque, stratégie d'évitement subtilement orchestrée. Je me resserre une part de tarte aux abricots. Quoi ? C'est ma deuxième et demi et alors ? Ya des fruits, je suis à la lettre les instructions dont la radio et la télé nous rabattent les oreilles. « Au moins cinq fruits et légumes par jours » blablabla, ya plus de cinq abricot sur ma tarte. Je fais même du zèle, c'est dire !

« T'as vu comme Tatiana me regarde ? me glisse Ky en passant sa main dans ses cheveux – genre joueur de Quidditch a peine descendu de son balai après avoir remporté la coupe du monde.

Euh…, fis-je – elle le fusille du regard, tu lui as fait quoi ?

Mais rien ! lève-t-il les yeux au ciel avant de sourire avec fierté, regarde comme ça l'échauffe ! Elle est en chaleur !

T'as conscience que je suis une fille aussi ? Non parce que j'voudrais pas déranger tes délires de femme-animal.

Donc t'en penses quoi ? m'ignore-t-il, je me lance ou pas ?

Ça dépend de l'état de ton air bag, tu vas avoir un choc.

Toujours aussi pessimiste !

Réaliste, rectifié-je, tu vas finir ton morceau de tarte ?

Non vas-y, il me lance un clin d'œil, je vais goûter à un autre genre de fruit moi !

Tant qu'ya de la vie… ricane Cal. Ramène-moi un muffin en passant ! Faut reconnaitre que ce mec a une sacrée paire de couille, ajoute-t-il une fois Ky hors de vue. »

Je tairais tout commentaire délicat sur cette remarque. Angel éclate de rire en le regardant se pavaner avec toute la grâce d'une girafe draguant une gazelle.

« Heureusement que le ridicule ne tue pas, fait-il.

J'te le fais pas dire ! »

OoOo

Je suis peut être allée un peu vite en besogne. Je n'ai pas oublié Alvin. Pas du tout. La douloureuse vérité me brule le front dissimulé derrière ma franche. Je ne veux pas repenser à notre premier rendez-vous, je ne veux pas penser à notre premier baiser dans le parc, je ne veux pas penser à ma première fois avec un garçon que j'aimais. En qui j'avais confiance. Dont je croyais les baisers, les caresses et le sourire sincère. Tout ça… Tout ça pour un pari. Mon cœur pour son orgueil. J'ai mal dans la poitrine, elle me parait soudain lourde. Il a dû bien rire. Quelle cruche cette Edwige au nom de vieille et au poids de Bridget Jones…. Quelle est nouille et idiote. Naïve. J'ai été tellement naïve de croire que c'était mon tour d'avoir droit à une histoire d'amour.

Et il me lance un clin d'œil moqueur depuis l'autre bout de la salle. Donnant un coup de coude à son pote, Max et ils ricanent. J'ai mal au ventre. J'ai envie de pleurer.

« Fais pas attention à cet enculé Eddy, lâche Ky en lui lançant un regard noir.

Facile à dire. Même toi t'arrive pas à le faire.

J'aurais pu aller lui casser la gueule.

Tu ais bien comment ça s'est passé la dernière fois que tu t'es battu, tu t'es pris un œil au beurre noir. Et fendu l'arcade sourcillière.

Les filles en sont dingues, sourit-il en passant la main dans ses cheveux.»

Mon frère est trois rangs devant, à noter consciencieusement la moindre parole du prof. Il va s'en dire que c'est lui qui ramène le meilleur bulletin à la maison même si je le talonne. Probablement mon seul talent. Papa m'assure que lui quand il était à Poudlard c'était une vraie tronche et que maman était une terreur qui parlait fort et suivait pas les règles. Il est fier que j'ai écopé de ses gènes. Le reste vient d'elle, c'est peut être pour ça que je ne suis pas complexée, parce que quand je me regarde dans le miroir je vois ma mère. La photo d'elle et moi lorsque j'ai fait mes premiers pas est un témoignage criant. Elle est morte il y a si longtemps que les souvenirs se sont effacés et la peine émoussée. J'avais six ans. Papa a rencontré Diana Cho deux ans plus tard. Je me souviens je l'ai détesté si fort quand il me l'a présenté. Comment pouvait-il oublier maman, comment pouvait-il aimer une autre femme. Il voulait avoir une nouvelle vie, une nouvelle femme, de nouveaux enfants. J'ai cru qu'il voulait oublier tout de maman, et de moi. Et puis j'ai rencontré Eric. Lui aussi il avait de la colère dans ses yeux. Ses parents s'étaient séparés depuis un an. On a fait front contre eux. Et puis on a fait front avec eux pour finir le deuil de maman, finir le deuil d'un mariage. Parce que maman ne pouvait pas revenir me serrer contre elle, me lire une histoire et plonger son nez dans mes cheveux pour sentir mon odeur, pour la faire entrer en elle jusqu'à son cœur. Et parce que maman nous aimait elle aurait voulu notre bonheur.

« Eh, eh je crois que Amélia fait la gueule à Cal ! fait Ky avec triomphe.

Et ça te fait plaisir ? sourié-je, je savais pas que t'avais aussi des vues sur sa petite copine.

On touche pas à la meuf des potes, assène-t-il, règle d'or de l'amitié !

Alors en quoi ça t'intéresse ? arqué-je un sourcil, ils sont ensemble depuis trois ans, tu sais bien qu'ils vont se remettre ensemble demain.

Ouais mais ça veut dire : soirée à Pré-au-Lard en perspective ! Elle lui a laissé sa soirée, enfin ! Pauvre mec quand même… Coucher avec cette fille vaut-il tant de sacrifices… »

Amélia est une fille ultra câline et présente. Cal et elle quand ils sont ensembles sont littéralement scotchés l'un à l'autre, enfin plutôt leurs bouches. Ça compromet donc les soirées entre potes de Ky. A boire du scotch et jouer au poker. Enfin de ce que j'en sais, filles proscrites. Qui est Amélia ? Une fille de Poufsouffle de sixième année, aux cheveux auburn et aux yeux bleus ciel qui est l'exact opposé de Cal. Compatissante, gentille et discrète. Oui, on se demande vraiment pourquoi ils sortent ensemble. Et depuis trois ans en plus.

« Lui au moins il a une copine, fais-je remarquer.

Mais moi aussi j'ai une copine, s'exclame-t-il en passant un bras autour de mes épaules. Toi !

Joue pas sur les mots, lancé-je avec un regard en biais.

Je fais ça moi ?

Tu fais ça toi ? mimé-je en pouffant.

Hilarant Ed. »

Je dissimule mon rire, on peut toujours compter sur Ky pour vous remonter le moral. Même si c'est contre sa propre volonté.

OoOo

« Tu viens alors ? me demande Eric.

Ouais c'est bon, répondé-je en ajoutant, avec Kyle, Angel, Cal et Deb.

Le contraire aurait été étonnant !

Ça posera pas de problème à Erysse ?

Erysse ? sourit-il, non tu sais bien qu'elle est cool. »

Et belle, et gentille et téméraire et, et, et… Pour mon frère c'est son idéal, son grand amour. Et sa meilleure amie à son plus grand dam et son plus grand bonheur, ça dépend des jours. Depuis qu'elle s'est séparé de son petit copain plus âgé qui a quitté Poudlard l'année dernière, il en profite pour faire une approche plus au moins discrète et lui faire sa déclaration qui mijote depuis au moins six mois. Je suis au courant, comme toute le reste de l'école et notamment son plus grand rival dans son entreprise de séduction de la fille la plus « cool » de tout Poudlard, Julian Bones. Cette fille qui n'est en plus, même pas une peste. J'vous jure, ya de quoi déprimer des fois.

Eric a hérité des traits de son père je suppose car il ne ressemble pas à sa mère. Une femme toute menue et gracile, une sorte de papillon alors que lui est très grand avec un visage aux traits forts. Je le suppose plus que je ne le sais puisque je n'ai jamais rencontré son père. Un autre asiatique aussi, d'origine chinoise. Il ne le voit pas beaucoup puisqu'il habite maintenant à Hong Kong. Il s'est remarié et a eu deux petits garçons, des jumeaux. Eric m'a montré leur photo, celle de leur naissance il y a deux ans. Ils y ont la peau fripée et rouge. Eric a toujours l'air un peu triste quand il en parle, je ne sais pas si c'est parce qu'ils lui manquent ou parce qu'il a l'impression de ne plus faire partie de la famille de son père.

« Toujours pas déclaré Roméo ?

Je vois pas de quoi tu parles, hausse-t-il les épaules, t'as commencé le devoir en DCFM ?

Presque fini, et change pas de sujet. Ça marche pas avec moi ça !

Je t'ai répondu, se défend-t-il.

Salut Eric ! »

Une fille de sixième année, de Gryffondor qui passe devant nous. Les joues rouges et le sourire béat. Les yeux pétillants de l'extrême audace d'avoir osé adressé la parole à l'un des garçons les plus populaires de l'école. Je retiens un rire, si ya que ça j'peux lui donner mon temps de parole.

« Oh salut Nathalie, répond mon frère, tu vas aux sélections de Quidditch ?

Oui j'aimerai être prise comme poursuiveuse, sourit-elle dévoilant des dents du bonheur.

Bonne chance alors ! fait Eric alors qu'elle fait un geste de la main – rose de plaisir avant de jeter un coup d'œil par-dessus son épaule, faisant tressauter ses cheveux roux et bouclés.

C'est pas trop fatiguant de les faire toute tombe sans le moindre effort ? rié-je.

J'vois pas de quoi tu parles !

Pauvre Ky, soupiré-je avec emphase. j'comprends pourquoi il désespère. La concurrence est rude !

Ky est un cas désespéré.

Eh ! froncé-je les sourcils.

Ok ok ! lève-t-il les yeux au ciel. Pas touche à Quinn. »

C'est à ce moment là qu'on tombe sur Erysse tout sourire qui me fait la bise – depuis qu'elle est revenue de France elle a pris ce salut typique du pays. Inutile de préciser que l'école toute entière suit le pas au garde à vous, faire français c'est soooo sexyyy. Moi perso je préfère leur pâtisserie à leur bise humide.

« Tu viens alors ? demande-t-elle alors que j'hoché-je la tête, super ! Amène tes amis aussi ! »

Qu'est-ce que je disais, supra cool attitude. Je leur emboite le pas pour rejoindre la Grande Salle, les écoutant discuter et rire à voix basse. Alors que mon frère entre, elle me retient du coude de ses longs doigts gracieux me faisant presque rougir de mes petites mains aux ongles rongés.

« Alvin est un gros crétin, fait-elle, il te méritait pas Edwige, tu vas trouver quelqu'un de vraiment génial, t'inquiète pas.

Euh… Merci. »

Elle sourit, tourne les talons. Ses longs cheveux fins ondulant avec brillance. Soupir. Qu'est-ce que je disais, supra cool. Sauf pour rappeler ma cuisante humiliation et les ricanements sur mon passage. Elle a voulu bien faire je suppose, comme dirait Eric : elle veut toujours bien faire.