Coucou les lecteurs,
Merci à tous ! On a passé la barre des 200 reviews ! :) BOUHOUHOUHOU T.T MERCI !
Voici un petit texte donné par Nanou pour décrire Etta :
"Il est difficile de dire adieu quand on veut rester, compliqué de rire quand on veut pleurer, douloureux de baisser les yeux quand on veut regarder, mais le plus terrible est peut-être de devoir oublier quand on veut aimer."
Et voici, les très beaux dessins d'Etta et Kity, réalisés par Sunshine pour l'anniversaire de Yume =) pour les voir ou passer sur son profil deviantart - aller sur notre profil !
Et bonne lecture pour ce dernier chapitre avant le prologue =p (et oui c'est le dernier chapitre)
Chapitre 25 : Merlin soit loué
Je me lève tôt, bien avant celles de mon dortoir. Je descends la première à la Grande Salle et mange en vitesse, sans prendre le temps de bien mâcher et, avant même que la foule envahisse la salle j'en sors pour me cacher. Je suis à la bibliothèque, dans le parc, derrière une colonne. Je suis la dernière en salle de classe et la première sortie, je sèche les cours de potions et m'enferme aux toilettes des filles pour midi. Pam me protège le reste du temps, prête à mordre Dana ou Remus. Grace me prévient dès que Kity est dans les parages et je n'ai plus qu'à l'éviter. Je ne vois plus Fred qui passe ses journées avec Catherine pour « rattraper le temps perdu », il essaie de me parler mais je l'esquive. A vrai dire, j'esquive tout le monde à part Pam, Oli, Chuck et Gracy.
Je ne sais pas quoi penser. J'aime Remus. Ça ne fait aucun doute mais… Il m'a rejeté, il a piétiné mon cœur, il m'a jetée à la figure sa relation avec Dana pendant des mois ! Et maintenant il dit qu'il s'est trompé ? Je ne suis pas de celles qu'on dupe et qu'on prend pour une faible ! J'ai longtemps préféré me plier aux volontés de Père et Cassiopéa plutôt que de m'imposer. Mais maintenant c'est fini, et ce n'est pas pour que Remus joue avec moi comme avec une poupée de chiffon ! Mais j'ai cédé à Lupin alors que je me dis n'être plus un jouet qu'on prend et qu'on jette à sa guise.
Et que dire de moi envers Dana ? Ok, je ne l'ai jamais aimée mais je n'avais pas le droit ! J'ai affligé à cette fille ce que je sais être horrible. Un coup de poignard au ventre voilà ce que j'ai fait. Je ne sais pas… Je ne sais pas quoi faire à part me cacher parce que malgré ma volonté je ne suis pas sûre de résister à Remus s'il se déclare, même s'il me ment. Je ne sais pas quoi faire pour retrouver l'amitié de Kity qui doit me prendre pour une salope se vengeant de Dana qui ne m'a rien fait. Non c'est vrai. Cette fille ne m'a rien fait, on a joué et j'ai perdu. Et je me suis comportée en mauvaise perdante, j'ai triché. Kity ne me pardonnera jamais et ça me fait mal de me dire que cette relation qu'on a construit sur des événements durs, est démolie par ma faute.
Tout est de ma faute.
Je suis vide, comme une coquille dont on aurait retiré le contenu. Je ne pleurs pas parce que j'ai usé mes yeux à coups de larmes. Je reste droite et affronte les chuchotements qui grouillent entre les pierres de Poudlard. On murmure, on fait des suppositions sur le départ de Cassiopéa, on me regarde avec curiosité et c'est plus que je n'en peux supporter. J'ai retiré mon pull ce matin et me suis vêtue de ma jupe sans collants. J'ai des manches courtes et défie ainsi ces petites commères en montrant mes cicatrices et mes bleus.
Vous voulez des ragots ? Tenez ! Voilà ! Vous en avez jusqu'à la fin de l'année ! Vous êtes contents ?
Je leur montre la vérité, sur ce terrain là je ne veux pas me cacher. On pourra me traiter de faible, de pauvre canard maltraité, de martyre et de Merlin sait quoi, je m'en fous. Je les emmerde. Profondément.
« Tu devrais pas parler avec Chuck de tout ça, me demande Pam.
- Tiens, tu l'aimes bien maintenant ? je demande un peu étonnée de ce revirement de sentiment.
- Ce mec te mérite plus que cette enflure de Remus, crache la rouquine. Et puis… si on prend le point de vue de l'hétéro fille, il est très mignon.
- Lâche là un peu avec ça, dit Grace en lui lançant un regard froid.
- Je viens aux renseignements parce que sinon elle dira rien, rétorque Pam. Comme pour Cassiopéa et ses punitions !
- Ecoutez…, j'interviens lasse de leurs reproches muets sur mon propre silence, si je ne vous ai rien dit c'est parce que j'avais peur qu'elle s'en prenne à vous.
- On aurait put te défendre !
- Et subir ça à ma place ? C'était hors de question… déjà que Kity…
- KITY ? Comme ça, elle, elle savait ! fulmine Pam.
- Elle a surprit Cassiopéa un soir et a eu droit à son quart d'heure aussi… Je ne l'ai pas supporté et je n'aurais pas supporté que ma sœur face la même chose avec vous.
- T'aurais pu en parler à Dumbledore, suggère Gracy.
- Non. Il m'aurait protégée ici mais pas à la maison.
- Et maintenant ? Qu'est ce qu'il va se passer ? murmure Pam.
- On va en discuter demain soir je suppose puisque que je suis convoquée dans son bureau.
- Ne te tait plus Etta, sermonne Paméla, on est pas tes amies pour rien. On a pas peur tu sais. »
Elles n'ont pas peur ? Comme je les envie… Moi j'ai tellement peur de l'avenir, de ce qu'il va se passer après, de la fureur de mes parents et Cassiopéa. Mais même si je suis terrifiée, je ne me laisserai pas faire. Plutôt mourir que de me soumettre encore.
Soudain, j'aperçois la chevelure platine de Danaelle. Ma gorge se serre mais ma décision est prise. J'abandonne Pam et Gracy pour la suivre, cherchant les bons mots dans ma tête. Je me mordille la lèvre inférieure et me tords les doigts. Mes ongles multicolores se lèvent soudain, comme inconsciemment, pour se poser sur son épaule. Elle se retourne, son regard vert est aussi dur que la glace. Je déglutis difficilement.
« Qu'est ce que tu veux ? crache-t-elle froidement, je n'ai rien de plus à te donner que tu ne m'ais déjà pris.
- Je… je…, je bafouille, cherche mes phrases, rougit. Je voulais m'excuser…
- J'en veux pas de tes excuses, lâche-t-elle avec mépris et j'ai l'impression de me prendre une gifle.
- Non ! Attend ! je la retiens à demi et elle se retourne vers moi, je veux dire que je suis désolée de… de pas avoir rejeté tout de suite Remus. Je savais que vous étiez ensemble… Je n'aurais pas du accepter de…
- Il est autant fautif que toi.
- Mais moi je… je n'avais pas le droit de… de…, mes pensées sont figées par son regard et j'ai tellement honte de ce que j'ai fait. Je n'avais pas le droit de m'approcher encore de lui alors que je m'étais faîte jetée. Je suis désolée de ne pas avoir renoncé… Je… Je ne savais pas que mes espoirs pouvaient…
- Tais-toi ! claque sa voix, je veux plus entendre tes excuses minables. Fiche moi la paix maintenant. Je ne te pardonnerai pas si c'est ce que tu espérais. Dégage, continue-t-elle dans un calme glacial. »
Elle me plante là, un dernier regard haineux et méprisant me retournant l'estomac. Je me sens mal et nulle. J'ai honte de moi parce que même si je m'en veux, je ne peux pas m'empêcher de chérir ce baiser comme un cadeau de Merlin. Je me maudis pour mon manque de fermeté qui m'a coûté l'amitié de Kity. Les mots s'échappent de mes lèvres.
« Dis à Kity que… que je lui demande pardon. S'il te plait… Dis lui que… que j'espère qu'elle me pardonnera et voudra bien être mon amie… Encore. »
Danaelle me jette un regard où je ne discerne rien avant de faire une moue méprisante et de s'éloigner sans un mot de plus. J'ai tendu la perche à Kity, ayant l'espoir qu'elle voudra encore de moi comme amie, si toutefois Dana lui dit. Et elle n'a aucune raison de le faire. Je soupire, et c'est comme si le stress de cette conversation disparaissait enfin. J'ai l'impression de ne plus être alourdie pas l'appréhension de ce face à face. Très calmement, je me détourne de sa vue pour filer en direction de ma Salle Commune. Puis mes pas se font précipités, la peur de croiser Remus, James, Lily ou Kity me tord le ventre. Que doivent-t-il penser de moi ? Que je suis une gourde et une salope. Ça c'est sûre. Je ne veux pas les affronter.
« Etta ! »
Je ne me retourne pas et commence à courir, affolée par une conversation que je redoute. Mon cœur bat la chamade et je n'ose pas m'arrêter pour croiser la personne qui me poursuit. Je ne sais pas qui c'est et je ne veux pas savoir. Je veux qu'on me laisse tranquille ! Mais la vie ne cède pas à vos caprices. Une main m'attrape l'épaule et m'oblige à la regarder dans les yeux. La terreur me fait reculer : Cassandra ! Elle veut sûrement se venger pour Cassiopéa. Je sors ma baguette, prête à me défendre tandis qu'elle me fixe, à demi-étonnée.
« Qu'est-ce que tu veux ?
- Te parler…
- Et si moi, je veux pas te parler ? je crache.
- S'il te plait, murmure-t-elle plaintivement.
- Non, je riposte en m'éloignant prudemment, baguette toujours en main. Va-t-en !
- Ecoute-moi… Je vais pas te faire de mal, fait-elle en apercevant mon arme.
- Va-t-en ! je cris en me souvenant de toutes les fois où elle me regardait me faire punir sans rien dire.
- Mais…
- Non !
- Tu vas m'écouter, oui ? s'écrit-elle m'attrapant le bras vivement.
- Je ne traite pas avec des mangemorts, je lance. Lâche-moi. Maintenant.
- Je voulais m'excuser ! s'écrit-elle soudain. »
Le silence se fait soudain, alors que je me détache d'elle, les yeux ronds et la méfiance m'enveloppant.
« Je suis désolée de ne pas t'avoir défendue alors que j'étais contre les méthodes qu'ils employaient sur toi, continue-t-elle.
- Tu étais contre, je murmure, le gorge nouée par la révélation. Je fais un pas en arrière, tu étais contre et tu n'as rien fait…
- Je suis désolée, répète-t-elle en baissant les yeux.
- Tu m'as laissée me faire… Et tu es… désolée ! Je cris. Tu es…
- J'avais peur ! se défend-t-elle, j'avais peur de perdre Siopéa, maman et papa en t'aidant. Je te demande pardon…
- Tu es si égoïste, je murmure, les larmes coincée dans ma gorge et en faisant un pas en arrière, tu n'as pensé qu'à toi et ta propre sécurité. Et maintenant que Cassiopéa est partie, que tu ne peux plus subir de répercussions, tu viens tranquillement t'excuser ! En pensant que je te pardonnerai toutes ces années de silence à me regarder me faire battre ? La seule chose qui t'intéresse, c'est de te préserver ! Tu m'as laissée me faire piétiner sans rien dire ! Tu m'as laissée souffrir ! Tu as préféré envoyer des cadeaux à Lily et Kity, des nées-moldus ! Alors que tu dis ne pas vouloir perdre l'amour notre famille de mangemorts ! Moi, je suis ta sœur mais tu n'as pas levée le petit doigt pour moi ! Je ne t'importe pas alors arrête de me faire croire le contraire ! Arrête de me faire du mal !
- Etta, souffle-t-elle les yeux brillant de larmes et les lèvres tremblantes.
- Tu me dégoûtes ! Je hurle en laissant mes larmes couler, moi aussi je voulais une famille ! Moi aussi je voulais qu'on m'aime ! J'aurais voulut que maman et père m'accepte en tnt que leur fille même si…. Même si…, je reprends mon souffle, Mais je suis restée ce que je suis ! Je n'ai pas changé pour eux, parce que mon intégrité et mes principes m'auraient tuée petit à petit, si je m'étais reniée comme toi tu le fais. J'ai voulut qu'ils m'aiment pour ce que je suis ! Est-ce que tu apprécies qu'ils t'aiment pour ce que tu n'es pas ? Ce n'est pas toi qu'ils aiment ! je suis dans une colère dévastatrice, C'est de toi que j'espérais le plus le plus une preuve d'amour, parce que tu levais pas la main sur moi… Tu voulais les mêmes choses que moi, mais tu as préféré la solution de facilité ! Et tu voudrais que je te pardonne ? Alors que tu m'as abandonnée… Tu n'as pas été battu, tu n'as pas souffert, tu n'as pas été rejeté ! Toi, tu t'es cachée et préservée ! Et tu voudrais que je fasse l'effort de te pardonner ? Alors que tu n'as fait aucun effort pour moi ? »
Elle se tait, n'essaie pas de s'approcher de moi alors que je cris et pleure comme une hystérique. Je me morfonds, tout se déchaine en moi. J'ai envie de lui pardonner, de la prendre dans mes bras et pour une fois d'avoir droit à l'étreinte d'un membre de ma famille. Mais j'ai tant eu mal, j'ai tant souffert, que je veux la frapper. Les cicatrices sont encore là sur ma peau, celles qu'elle n'a pas voulu empêcher pour se préserver. Et je pleure parce qu'apparemment c'est la chose que je sais faire le mieux. Je repense à tout les espoirs que j'avais mit en elle, celle qui ne m'avait pas fait de mal. Combien j'ai attendu un geste, une parole, un cadeau pour Noël de sa part. Combien j'ai eu mal en voyant celui qu'a reçut Kity. Elle pose quelque chose au sol et se détourne, j'entends ses pas dans le couloir désert. J'ouvre les yeux, mon souffle se bloque. Il est petit, mais il est là. Un cadeau où une écriture déliée se détache sur du papier blanc « Pour Etta, de la part de Cassandra ». J'explose en sanglots, tout se mélange, c'est trop d'un coup. J'attrape le paquet, je ne l'ouvre pas mais dit alors :
« Merci Cassandra. »
Elle se retourne et je me rends compte qu'elle pleure aussi. Je reste muette, et elle aussi. Je fais quelques pas dans sa direction et la rejoint. Je la prends alors dans mes bras et on continue de pleurer sans rien dire. Je ne sais pas pourquoi j'ai soudain besoin qu'elle me montre qu'elle m'aime. J'ai tellement espéré un geste d'amour… Je ne peux pas oublier ce qu'elle n'a pas fait, je ne peux pas arrêter de lui en vouloir, mais je vais essayer de lui pardonner. Parce que c'est la seule famille qu'il me reste et qu'elle a fait un pas dans ma direction, un geste que j'attendais depuis si longtemps…
On retourne à notre Salle Commune en silence, mais pas un silence gênée comme j'aurais pu le penser. Non. Il est apaisant. Comme si toute notre tristesse avait fini de nous torturer, comme si on avait pas besoin de se dire des futilités pour montrer notre présence à l'autre. J'ai même pas ouvert le cadeau, parce que le simple fait d'en recevoir un de sa part m'importe plus que le présent en lui-même. Soudain, alors qu'on entre dans la salle où crépite un feu joyeux, Fred s'approche de moi et en un dernier regard je me sépare de ma sœur.
«Tapage, commence-t-il de but en blanc, j'aimerai savoir ce qu'il se passe avec Kity.
- Ce qu'il se passe ? Ben tu sors avec elle voilà ce qu'il se passe, je fais, d'ailleurs mes félicitations ! Après sept ans il était temps !
- Fais pas semblant de pas comprendre, je parle ce qu'il se passe entre toi et Kity. Vous vous adressez plus la parole et j'ai cru comprendre que tu la fuyais…
- Quel sens de l'observation mon cher Watson, je réplique comme tentative d'humour.
- Pourquoi ? Qu'est ce qu'il se passe ? Je croyais que vous étiez amies.
- Elle m'en veut, je lui réponds tristement, parce que j'ai brisé le cœur de sa meilleure amie. Elle me voit comme une salope qui a aucun scrupule à détruire le bonheur de Danaelle. Dis pas le contraire, je sais bien qu'elle me déteste maintenant…
- Mais qu'est ce tu racontes, s'exclame-t-il en éclatant de rire, ma parole Tapage mais t'es tombée sur la tête ! Ton sens de l'observation inexistant a encore fait de siennes !
- Arrête de te moquer, je rétorque vexée en lui envoyant une tape amicale sur l'épaule.
- Ah ! fait-il en mimant une fausse douleur.
- Kity… est-ce qu'elle me pardonnera d'avoir fait ça ? je murmure alors.
- Elle t'en veut pas tu sais, elle comprend pas du tout pourquoi t'es comme ça, me répond-t-il en enroulant son bras sur les épaules. Elle t'en veut absolument pas. Tu te trompes Tapage. »
Je le fixe, comme cherchant la note de vérité dans ses yeux verts. Il me sourit et ébouriffe mes boucles en riant de mon incrédulité. Je ne dis rien et me met soudain à rire. Je lui plaque une bise sur la joue et bouscule sans ménagement Lucius pour courir à la sortie en riant comme une bécasse. Oh, par Merlin, ce que je peux être bête ! Je cours comme une dératée, je tire la langue à ces petits coincés qui me prenne pour une folle. Je ris, je ris et me précipite dans la Salle Commune de Gryffondor sans me soucier des malveillances que je vais soulever. Je me jette sur Sirius qui me regarde arriver comme un boulet de ca non.
« Où est Kity ?
- Qu'est-ce que…, commence-t-il suspicieux, laisse la tranquille tu lui as assez fait de mal comme ça !
- Où elle est ? je répète avec impatience.
- Elle est dans le parc, me répond alors une voix en faisant tressaillir mon être. »
Je me retourne vers Remus et un sourire de remerciement fleurit sur mes lèvres alors qu'il me regarde sombrement, je sors en trombe de leur Salle. Il m'attrape le bras avant que je franchisse la porte, je me retourne vers lui. Gênée et étonnée. Je tente de retirer sa main, je sais que je suis toute rouge. Il me fixe comme s'il chercher la réponse à une énigme.
« Je ne comprends pas, dit-il en maintenant sa prise pour ne pas que je m'échappe. Pourquoi tu me fuis ? J'aimerai qu'on parle…
- On a rien à se dire, je dit sèchement.
- Je ne pense pas non, fait-il en restant calme malgré ma colère perceptible. Je croyais que tu… m'appréciais.
- Bien sûr que je t'aime si c'est ce que tu veux sous entendre ! je m'enflamme, Mais tu m'as brisée le cœur et après, avec la prétention que je t'avais pardonné, tu m'as embrassée ! Je ne suis pas un jouet ! Je suis peut être à Serpentard, je suis peut être une Malefoy mais il n'empêche que j'ai des sentiments ! J'ai assez souffert à cause de toi Remus. Tu t'es assez moquée de moi comme ça, je lâche, ma hargne à peine contenue.
- Je ne me suis jamais moquée de toi, s'exclame-t-il en serrant les dents. J'ai été sincère !
- Oh je t'en pris ! Tu me rejettes, tu sors avec Danaelle, et tu m'embrasses en prétendant que tu ne l'aimes qu'en amie ? Excuse moi, mais tu n'as ni été honnête avec moi ni avec elle. Et tu te prétends sincère ? Mais quand est-ce que tu as été sincère ? je crache ne sachant pas très bien comment j'arrive à bâillonner mon cœur qui bat la chamade.
- Quand je t'ai embrassée, j'étais sincère Etta, souffle-t-il en baissant ses yeux mordorés. »
La réplique me coupe souffle, fait taire un instant la colère qui gronde en moi permettant à mes sentiments d'exploser en un feu d'artifice. Est-ce qu'il me ment ? Je n'ai pas pensé un instant qu'il était sérieux en m'embrassant, j'ai cru que c'était pour se distraire un peu avec la fille qui n'arrive pas à l'oublier… Je me tripote les doigts, je rougis si fort que je pense bientôt arriver à rivaliser avec la couleur rouge de la maison de Gryffondor. Mais aussitôt je me reprends. Que diable ma fille ! Montre bien que tu ne te laisseras pas avoir !
« Parfois la sincérité ne suffit pas, je fais. Parfois il faut prendre en compte aussi les évènements, je sous-entends en songeant au fait qu'il n'était pas célibataire.
- Ouais… Je sais, réplique-t-il doucement.
- Tu t'es excusé, je demande en un murmure.
- Oui, me répond-t-il en plantant ses yeux dans les miens.
- Moi aussi, je fais en baissant mon regard.
- Pourquoi tu t'es excusée ? demande-t-il avec étonnement. Tu n'avais rien fait, continue-t-il tristement. Tu m'as jetée comme il le fallait.
- J'ai quand même accepté de t'embrasser et j'ai… aimé, je souffle en me demandant comment je peux dire ça alors qu'il me regarde avec une intensité qui me fait flancher, je devais m'excuser pour avoir brisé votre couple.
- Il n'était pas solide de toute façon, explique-t-il, je m'étais trompée… j'ai cru l'aimer mais c'était juste une amie. Et après… après, je voulais pas lui faire du mal. Je sais que j'aurais pas du faire ça dans le dépit du bon sens… Je voulais pas lui faire de la peine.
- On souffre et on fait souffrir en se taisant, je fais en songeant à Cassiopéa et mes amis.
- Etta, murmure-t-il plaintivement comme pour me supplier de le regarder. »
Je me contente de fixer mes Doc'Marteens roses. Il sait que je l'aime, que j'ai aimé l'embrasser et que j'arrive pas à l'oublier, et je suis gênée. Terriblement gênée. Me voir ainsi mise à nue me paralyse. Je ne sais pas comment faire pour m'enfuir, je me sens tellement nouille. Oh, Merlin par pitié ! Pour une fois tu voudrais pas faire un effort et m'aider un peu !
Soudain, alors que le silence commence à se faire pesant, des mains brulantes se posent brusquement sur mes joues enflammées. Je lève les yeux, il me fixe, le regard interrogateur. Je ne dis rien et brusquement il se penche vers moi. Pose ses lèvres sur les miennes avec impatience.
C'est une explosion d'émotions et de sensations alors que je passe mes bras autour de son cou et me colle contre lui. Il pose ses mains sur mes hanches et je me sens éclater. Je ne sais plus bien si je vole vers le bonheur ou si je plonge dans une vague de joie. Je ne sais plus bien si je brûle de passion ou si je suis réduite en cendres ardents. Je pense que ça n'a pas d'importance. Il m'embrasse comme si j'étais ce qui importait le plus au monde et je peux me laisser aller dans son étreinte sans penser à Danaelle. Mon cœur explose et mon être s'enflamme sans que je tente de me contenir.
J'entends Sirius soupirait d'agacement mais je me fiche royalement de lui et de ceux qui nous regarde. J'ai envie de crier et de danser en chantant à tous mon bonheur.
Il y a peut être une justice en ce bas monde si sombre,
Merlin en soit loué.
Alors ? Quel est votre avis ? Sur Remus, Cassandra et Etta ? ^^ Merci de vous lâcher sur cet avant dernier chapitre ! :)
Le dernier chapitre sera en début de semain prochaine !
