¡ Hola muchachas !

Rien de nouveau sous le soleil hein on va faire dans l'original et remercier les trois revieseuses du chapitre precedent - elles se reconnaitront !

Bonne lecture à tous !


Chapitre 6

Le calvaire a bien commencé. Mon sacerdos annuel qui a l'horripilante caractéristique d'emballer le reste de mes camarades. Ya pas si longtemps, jeune et naïve première année que j'étais, je regardais les élèves de Poudlard aller au bal de Noël avec des paillettes dans les yeux, sur les robes et dans les verres. Une vraie Cendrillon attendant que marraine la bonne fée se décide à se pencher sur le cas de son vilain petit canard pour le transformer en cygne majestueux. Le canard a bien grandi - et grossi !- mais pas de jolies plumes blanches et délicates.

J'aime Debra, elle est géniale. Une sorte de chevalier servant qui fonce sauver les causes désespérées et préfère couler avec elles plutôt que de les abandonner. Mais ya des fois où je me demande vraiment qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça. Elle a détourné son attention d'Eric pour les concentrer sur la recherche frénétique d'une robe fabuleuse qui lui fera comprendre toute l'erreur de son choix. Me voilà donc entraînée bon grés, mal grés dans cette excursion au pays des gambettes galbées et longues et des ventres plats. Véritable calvaire pour mon égo.

"T'en penses quoi de celle-ci ? Elle est pas mieux que la bleue ?"

Debora brandit un magazine où trône un sosie d'Erysse Gilbert pour me pointer de son doigt vernis de rouge une robe gris satiné. C'est dans la gamme de couleur imposée, chaque maison doit porter ses couleurs. Je me retrouve face à un dilemme : prendre le jaune et risquer de ressembler à un poussin ou prendre le doré et ressembler à une boule de Noël. Quoi qu'il en soit, grâce à Helga je ne passerai pas inaperçu.

"Elle est mieux, mais je préfère la première.
- Ouais t'as raison, les bustiers me vont plutôt bien..."

Tout va "plutôt" bien aux filles taillées dans une tige de blette. Je lèche sans entrain ma sucette à la cerise. Et encore, on est pas arrivé au pire de cette séance shoping.

"Et toi ? T'as trouvé quelque chose ?"

Bam. Touché.

"Non, pas vraiment...

- T'inquiète ya encore du temps, je suis sûre qu'on va en trouver une fabuleuse !
- Qui me fera pas ressembler à...
- Plus un mot Pierce,
me fusille-t-elle du regard. Et pour le cavalier..."

Sujet tendancieux s'il n'en est, et encore plus tabou que celui de la robe en ce qui me concerne.

L'émulation est à son comble dans mon dortoir et c'est à qui va dégoter le plus beau ou son fantasme depuis la troisième année. Autant prévenir, Julian Brandson est assailli. Angel a sa petit cote lui aussi, au grand dam de Ky qui s'acharne à dégoter la perle rare - pas la plus canon mais l'exception qui acceptera de venir avec lui-.

"T'en as trouvé un toi ? demandé-je pour la détourner de moi."

Elle hausse les épaules. Je grimace, bravo Edwige. Les deux pieds dans le plat. Si moi je n'ai aucun espoir, elle elle en a beaucoup trop. Je lui tapote gentiment l'épaule et m'exclame avec un enthousiasme un peu trop excessif.

"Regarde ces chaussures ! Elles iraient bien avec la robe bustier !"

OoOo

"Elle a dit non, soupire Ky.
- Comme si c'était franchement un surprise ! s'écrie Cal vautré dans l'herbe du parc.
- Tu lui avais jamais parlé en plus, fais-je remarquer.
- Mais on aurait pu faire connaissance au bal !
- Comme si c'était pour sa conversation que tu voulais l'inviter !
ricane Cal.
- La ferme !
- ça va !
lève-t-il les yeux au ciel, tu vas bien t'en trouver une de gourde qui acceptera ! Suffit juste qu'elle soit sourde et aveugle.
- Dommage qu'Amélia soit prise alors,
attaque Ky vexé."

Calum se relève à demi, les yeux furieux. Okay, retraite stratégique. Les combats de coqs, très peu pour moi. Angel relève à peine la tête de son magazine, lui le bal ça lui passe par dessus la tête. Je crois pas qu'une fille ai encore osé lui demander de l'accompagner, trop impressionnées par son mutisme tranquille. Probablement. Ou alors ses refus sont assez discrets pour ne pas faire de vague, une chance pour ces filles. Tout le monde n'est pas Angel, songé-je avec une pensée furtive pour Alvin et son discours sur notre rupture à ses potes. Fier comme un paon et attendant sa récompense.

"Tu sais quand est le premier match de Poufsouffle ? demandé-je pour éviter de regarder Ky et Cal s'écharper verbalement.
- Après le bal, répond-t-il avant de sourire, mais si tu t'ennuis t'as un match à côté tout aussi passionnant.
- Ils arrêtent jamais,
soupiré-je. C'est quoi ce fantasme sur ce bal ?"

Il préfère garder le silence, visiblement même s'interroger sur le comportement de nos camarades et amis ne l'intéresse pas. Ça a jamais été quelqu'un d'expansif de toute façon. Tout le contraire de sa sœur aînée Adelinda. Une fauteuse de trouble digne héritière des Maraudeurs, qui jouait au poste de poursuiveur dans l'équipe de Gryffondor. Elle a même été prise ya deux ans dans l'équipe officielle d'Italie. Angel ne prétend pas à tant mais la rumeur court qu'il a toutes ses chances pour intégrer une équipe nationale. Angel ne prétend à rien en fait. Et pourtant la chance lui sourit, franchement des fois la vie est bien injuste.

"Karim Meleck !"

Je sursaute et me retourne sur Debra qui arrive vers nous, la mine satisfaite. Elle se poste devant nous et annonce d'une voix claire et ferme.
"J'y vais avec Karim Maleck.
- Un serpentard ?
Ky éclate de rire, tu changes du tout au tout dis donc !
- C'est cool,
fais-je prudemment alors que Deb lance un regard meurtrier à Kyle. Il est en septième année c'est ça ?
- C'est le préfet de Serpentard,
annonce-t-elle avec fierté."

Et avec la robe qu'elle a choisie nul doute qu'elle sera éclatante. Soupir, la mienne je ne veux même pas en parler. Je vais avoir l'air absolument ridicule. Alors qu'elle se lance dans la description de comment il l'a invité, sans que ni Cal ni Angel ne lui prêtent la moindre attention, Kyle s'assied à côté de moi et passe la main dans ses cheveux en soupirant. Je souris.
"Quoi ? Tu voulais demander à Deb de t'accompagner ?
- Je tiens à ma vie !
répond-t-il avec humour.
- Alors quoi ? froncé-je les sourcils, tu te décourages ?
- Qui, moi ?
sourit-il, t'inquiète pas Eddy, je vais trouver une fille fantastique et ça clouera le bec à cet abruti de MacFalem !
- J'en doute pas,
ironisé-je.
- Merci de ta confiance, fait-il mine de se vexer.
- Quelle susceptibilité...
- Tu peux parler !"

Je lui donne un coup de coude outré. Il frotte le sommet de mon crâne pour me décoiffer, ravi de me réagir. Je lui lance un regard agacé par son hilarité.

"Alors Ed ? Et toi c'est qui que t'as en vue ?"

J'hausse les épaules, me demandant si j'aurais le billet moitié-prix en venant sans cavalier.

OoOo

C'était à prévoir, Louis et Amélia s'entendent super bien. Même un peu trop au goût de mes tympans, à s'exciter pour le bal tout en faisant preuve d'une gentillesse et sociabilité qui ne cessent de me faire m'interroger sur le pourquoi sont-ils proches de Calum et Katarina. Cette dernière m'ayant abandonné pour farfouiller dans une étagère poussiéreuse et recouverte de toiles d'araignées qui ne m'inspiraient guère confiance. Elle avait pas l'air ému de sentir des pates d'arachnéens sur ses doigts. Moi les araignées c'est un peu mon cauchemar. Avec leurs pattes crochues, leurs mâchoires et leurs façons de se déplacer sur leur toile comme des ballerines meurtrières. Brrr...

Pas que je sois une froussarde hein.

"Tu vas trouver une cavalière super ! s'exclame Mélia à Louis, ne désespéré pas !

- C'est pas trop ma tasse de thé... grimace-t-il tandis que j'écarquille les yeux - qui n'est pas au courant de l'homosexualité de Louis ?

- Oh, un cavalier alors ? sourit-elle gentiment, c'est tout aussi bien tu sais, les filles des fois sont agaçantes !"

Diantre, quelle petite sainte. Même pas elle moufte en apprenant qu'il est gay, elle garde son sourire sur ses joues pâles et ses lèvres roses. Une vraie poupée... Qui a aucune solidarité féminine. Louis hoche la tête en réponse et hop les voilà repartis pour un tour. Comme si Louis Delacour avec son beau visage pouvait aller seul au bal de l'école. Soupir, tant de beauté, de candeur et de chance me donne presque envie de hurler.

"Et voilà ! fait Katarina en balançant le grimoire avant de lance un regard aux deux autres, fermez votre clapet si c'est pour dire des niaiseries, on travaille ici !

- Oh Kat ! lui sourit Louis, arrête un peu... puis il se tourne vers Mélia, elle est toujours comme ça avec les gens qu'elle apprécie.

- Imagine avec ceux qu'elles détestent, éclaté-je de rire en voyant la tête décomposée d'Amélia."

Louis me regarde la mine sombre et secoue la tête comme pour m'arrêter dans mon discours.

"Quoi ? froncé-je les sourcils, elle a un carnet illustré de ses tortures personnelles ?

- Va savoir, répond-t-elle avec un air mystérieux."

Je secoue la tête, désabusée. Ils exagèrent ! Je suis sûre que c'est juste pour se donner un genre, parfaire son image de gothique froide et morbide. Louis me lance un regard exorbité, Mélia détourne le sien. Quoi ? Je lève les yeux sur Katarina qui me jauge du regard avec hauteur.

"T'es sérieuse ? m'étonné-je.

- Le mystère est l'arme de la menace, fait-elle avec un air carnacier."

Okay... Je déglutie mais soutiens son regard. Elle est pas sérieuse non ? Hein ? Tout d'un coup j'ai comme un doute mais au lieu que ça me fiche la chaire de poule je reste perplexe devant ce fait. Eh ben, finalement tout ce qu'on dit à propos de Kate Collins n'est peut être pas si illusoire que ça... En même temps quand on déteste quelqu'un avec ferveur, la façon de le faire souffrir traverse toujours l'esprit. A part peut être quand on s'appelle Amélia ou Louis.

"Ça soulage c'est clair, hoché-je la tête.

- Pourquoi ? Tu t'y connais ? s'écrit Mélia affolée, Eddy !

- Va savoir, lui lancé-je un clin d'œil."

OoOo

« On se fait grave chier, râle Cal. »

Calum est avachi sur le canapé de la salle commune, Amélia dans ses bras et le nez dans un bouquin. Ky et Angel l'ignorent royalement, concentrés sur leur partie d'échec. En tout cas de la part d'Angel, Kyle a l'air de passer pas mal de temps à lorgner par-dessus l'épaule de l'italien. Derrière lui ya un groupe de filles de sixième année.

« Elle va pas venir ta copine la gothique ?

- Katarina ? froncé-je les sourcils, non pourquoi ?

- Au moins elle, elle met un peu d'animation.

- T'iras lui dire, rié-je, elle va être ravie.

- Je pense pas qu'elle le sera, fait Mélia. Elle est pas quelqu'un de jovial… mais Louis dit que c'est dans sa nature. Qu'elle est pas méchante.

- Delacour est un naïf ma puce, rétorque Cal, il croirait tout est n'importe quoi !

- Il est très gentil, fait-elle la moue.

- On se demande justement bien pourquoi il traine avec une dégénérée du genre de Collins !

- Elle est pas dégénérée, levé-je les yeux au ciel.

- Je la trouve plutôt cool, s'exclame Ky.

- Toi de toute façon tu trouve très cool tout ce qui a une paire de sein !

- Ouais, c'est vrai que toi t'aime aussi ce qui n'en a pas ! »

Et c'est reparti pour un tour. Angel agacé parce que sa partie n'avance plus du tout me lance un regard. Eh oui… On les arrête jamais ceux-là. C'est à ce moment-là que l'une des filles du groupe de sixième année, s'approche de lui. Une asiatique qui a les joues rouges de stress et qui se tortille les doigts d'anxiété. Angel lève ses yeux noirs sur elle.

« Yen a marre ! soupire Ky en s'avachissant à côté de moi, me faisant sursauter. Yen a toujours que pour Rossi ! Qu'est-ce qu'elles lui trouvent toutes ?

- Ben tu avoueras qu'il est plutôt mignon… répondis-je. »

Il me fusille du regard, je lui souris gentiment.

« Non mais toi aussi t'es mignon !

- Ouais c'est ça ! boude-t-il.

- T'as quel âge ? Cinq ans ? levé-je les yeux au ciel.

- Hilarant Ed.

- Roh boude pas…

- Je boude pas ! »

Je secoue la tête avant de la poser sur son épaule, regardant Angel décliner gentiment l'invitation. Et une de plus. Ky marmonne toujours dans sa barbe.


Hehehe mais avec qui nos chers petits vont-ils aller au bal ! Des idees ?