Ohé ohé matelot, matelot navigue sur les floooots ! Si si la mer me l'a inspiré, promis c'est pas du plagia !
Bon trève de bavardages et gros bisous à Yéti, Cracks et Virg pour leurs reviews, z'êtes géniales les filles :D
Bonne lecture à tous !
Chapitre 13 :
-J'aimeraiiis tellement avoir un copain… tellement, tellement…
Je soupire en échouant à ignorer Louis qui est avachi sur la table, fixant tristement son troisième verre de cocktails Douceur et acidité qui doit faire à peine cinq degrés mais le voilà, déjà atteint comme s'il avait vidé deux bouteilles de Whisky-pur-feu. Et je déteste Louis quand il se dit « pompette » parce qu'il n'a vraiment pas l'alcool joyeux et finit toujours par pleurer sur mon épaule, et par se moucher dans mes vêtements en me demandant de l'achever avec mes poupées vaudou. Ou alors, il me demande de l'emmener avec moi au pays des licornes roses.
Il est infect.
-Un fort comme le tien, poursuit-il son fantasme. Beau comme Juju, intelligent comme Eric et gentil comme Kylounet…
-Oooh, merci, Louis ! fait Quinn. Mais t'aurais pas pu dire « sexy comme Kylounet » ?
-Toi aussi, hein, tu voudrais pas de moi, pas vrai ?! Avec ta Blinda, là ! s'écrie alors Louis avec férocité.
Je souris avec moquerie en voyant Quinn baragouiner des « mais… mais, je… non, je… et c'est Belinda, pas Blinda, mais non, je… » mais je perds instantanément mon sourire quand Louis se jette sur moi en pleurant à chaudes larmes. Je me retiens de l'envoyer s'éclater par terre en inspirant profondément, les yeux fichés au plafond.
Malheureusement, je ne peux pas me défouler sur l'écossais, qui n'aurait pas manqué de sortir une pique et que j'aurais pu empaler avec un pied de chaise, car celui-ci est parti avec Edwige chercher plus à boire. De toute façon, il est hors de question que je débourse une mornille dans cette soirée que je subis plus qu'autre chose. C'était l'idée de Louis qui trouvait que je ne connaissais pas assez les « copains de mon copain » et que je devais créer des liens pour solidifier notre relation. J'ai passé une demi-journée à supporter son babillage alors que je prenais bien le temps de l'envoyer bouler, en lui disant que j'en avais strictement rien à secouer des boulets qui servaient d'amis à Angelo et que, soit dit-en passant, j'étais déjà en assez bons termes avec Edwige et que ça me suffisait amplement.
Mais après, il est allé voir directement la bande de Poufsouffle qui ont été emballés, d'après Louis, à cette idée. Ce dont je doute fortement en ce qui concerne Angelo et l'écossais. Le premier parce qu'il ne me semble être emballé que par bien peu de chose, même le Quidditch ne parait pas vraiment lui inspirer une quantité d'émotions phénoménales alors qu'il est gardien. Et l'écossais parce que c'est un abruti.
Et me voici, assis entre une fontaine de larmes de crocodiles et Quinn qui rabat les oreilles d'Angelo sur sa copine. Belinda Jackson, une fille de mon dortoir qui n'est franchement pas bien intéressante, mis à part pour son tour de poitrine ma foi pas faiblichon. D'un point de vue de mâle en chaleur, j'entends. Donc du point de vue de Quinn.
-Je voulais pas le faire pleurer, me souffle Quinn, gêné.
-Briseur de cœur insensible, jeté-je avec accusation, histoire de bien le faire culpabiliser.
Pourquoi ? Je sais pas, j'aime bien.
-Noooon… Louis, je suis désolé ! s'excuse Quinn.
-Bon, ça va, Quinn, ferme-la ! Il va bien, m'impatienté-je. Je vais le promener. Allez, Mimi Geignarde, debout, on va faire un tour !
-J'suis paaas Mimi Geignarde… j'suis plus belle qu'elle et j'ai pas couettes toutes moches dans les cheveux !
-Tiens, tu vois, là, c'est toi qu'est méchant, Delacour, dis-je en me levant. Elle t'a rien fait, cette pauvre Mimi et elle est morte, en plus !
-Ouuui, c'est vrai…, m'approuve-t-il avec une affreuse moue coupable. T'as raison, Katyyyy, j'suis méchaaant…
Je roule des yeux et l'attrape par le bras pour le forcer à décoller le cul de sa chaise. Il se laisse lamentablement tomber contre moi, entourant mon cou de ses bras et je vacille en grognant un juron. Mais c'est pas vrai, on fait pas plus casse-citrouille ! Je le repousse sans douceur.
-Tiens-toi debout, espèce de mollusque ! claqué-je. Je vais pas te porter, non plus ! Rossi, on va dehors, viens !
-Et si je ne veux pas sortir ? me demande-t-il tranquillement.
-Me force pas à te botter ton joli cul musclé, chéri.
-Pff, j'suis sûr qu'il aimerait ça, ce veinard, lâche Louis avec mauvaise humeur.
On se tourne tous vers lui et un ange passe. Puis, Angelo se lève en se passant une main paisible dans ses épais cheveux noir corbeau. Je pousse Louis dans le dos vers la sortie et j'entends Quinn bondir de sa chaise en s'écriant avec enthousiasme :
-Moi aussi, j'peux venir ?
-Même pas en rêve !
Et on sort, Louis, Angelo et moi, le vent froid de novembre nous accueillant les bras ouverts tandis que la porte se ferme derrière nous, la lumière artificielle du bar éclairant un peu la rue par les grandes baies vitrées.
-J'me sens pas mieux…, chouine Louis.
-Va pas mieux en silence !
-T'es pas gentille, Katy.
-Et non.
-Bon, on fait un tour ? propose Angelo.
Je passe un bras autour du sien et on avance vers la gauche, tandis que Louis traine des pieds derrière nous, se mettant à parler avec la lune qui est presque pleine dans le ciel noir et à lui demander pourquoi personne ne l'aime, à part moi et sa maman. Je roule des yeux et claque sans me retourner :
-Je t'aime pas, Delacour !
-Si, tu m'aimeeees, Katy ! Même la lune le sait, ce serait temps que tu t'en rendes compte à ton tour !
Je préfère ne rien répliquer et le laisse se lancer dans une discussion larmoyante avec la lune qui doit bien rire si, imaginons, elle comprend ce que mon crétin d'ami baragouine.
-Il est mignon, fait Angelo.
-Non, il est casse-couilles. Mais je peux toujours t'arranger un coup, si tu veux ? Il est désespéré, il voudrait bien de toi, lui expliqué-je.
-Ce qui signifie que t'es désespérée et que c'est pour ça que tu me veux ?
Je lui lance un coup d'œil, en refreinant une grimace, et je fais face à sa mine qui me montre qu'il n'est pas peu fier de lui. Ok, je l'admets, je l'avais pas vu venir. Je choisis de détourner le sujet en remarquant une fontaine de chocolat éclairée dans la vitrine d'Honeydukes et je lâche le bras d'Angelo pour me rapprocher. Des papillons orange et rose en ce qui me parait être de la pâte d'amande volettent au-dessus de la fontaine et je grimace pour de bon, cette fois.
-Répugnant, fis-je.
Je vois, dans le reflet de la vitrine, Angelo qui se tient derrière moi et, un peu plus loin, Louis qui continue sa discussion avec la lune dont j'entends quelques bribes, le nez pointé vers le ciel.
-Demain, il est hors de question qu'on mette un pied dans cette boutique, elle m'écœure ! dis-je. Encore moins, à celle de farces et attrapes, ou chez Madame Pieddodu ! Ya que les couples dégoulinants de mièvrerie et sans aucune dignité qui y vont.
-Ah oui, pour la sortie à Pré-au-Lard de demain… je vais pas pouvoir y aller avec toi, m'apprend-il calmement. J'y vais avec Bri.
-QUOI ?!
J'ai fait volte-face, les yeux exorbités. J'espère avoir mal entendu parce que sinon… à l'entente du prénom de sa connasse de capitaine, j'ai senti mon sang ne faire qu'un tour et la colère qui est toujours présente en moi, rugir comme un lion en cage que des sales gosses provoquent avec un bout de bois. Avec une immense envie de planter ses crocs dans la peau toute moelleuse de leurs cous.
Angelo est droit devant moi, les mains enfoncées dans les poches de son jean avec désinvolture, et il me regarde, ne réagissant d'aucune façon à mon ton.
-Elle m'a demandée cette semaine.
-Et pourquoi t'as pas dit non ? claqué-je.
-Pourquoi j'aurais dit non ?
Ma respiration est à nouveau calme et ma colère est maintenant totalement froide. Je me rapproche de lui lentement jusqu'à être pratiquement collée à lui, sans pour autant le toucher, et il ne fait pas même un demi-pas de recul. Il se contente de me fixer du regard et d'attendre. Je lève le menton pour pouvoir soutenir son regard puisqu'il est largement plus grand que moi, et j'ignore les larges mouvements que font les pans de ma longue robe noire à cause du vent froid.
-Et bien, je vais te donner une raison. Je veux pas que t'y ailles avec elle, lui dis-je.
-Je lui ai déjà dit oui, je ne vais pas la lâcher comme ça.
-Oh…, fis-je en hochant la tête, très en colère qu'il refuse.
Je garde tout de même tout mon sang froid et lui susurre :
-Profite bien de ta sortie, demain, alors, Rossi.
Et je contiens à grande peine mon envie de le pousser en le dépassant pour claquer à Louis :
-On rentre !
xOxOxO
-Oh que j'ai mal à la tête…
-Arrête de te foutre de moi, à un moment donné, faut arrêter ton mélo, t'as rien bu, hier !
Je l'entends avoir un petit hoquet et je me tourne vers lui pour croiser son regard bleu alarmé et désolé, une main devant sa bouche figée en un petit O.
-Oh, oui, c'est vrai, désolée, Katy, j'avais oublié que tu étais triste à cause de Bri et Angelo… je ne comprends vraiment pourquoi elle lui a demandée, tout le monde sait que vous êtes en couple… je l'imaginais pas comme ça et…
Je lui colle son paquet d'aspirine dans la bouche avec humeur pour l'empêcher de continuer à radoter. Oui, cette garce de capitaine de Quidditch, doublée d'une blondasse peroxydée, m'a piquée mon copain, samedi, qui a passivement accepté, ce petit couillon. Mais ils payeront et je ne serais plus longtemps la pauvre victime de l'histoire !
J'en retourne à ma leçon d'Histoire de la magie pour le contrôle qui nous attend demain, tournant une page violemment.
-Déjà des problèmes avec ton gorille ? se moque Julian.
Il est en train de ranger un truc dans sa poche, en revenant d'un rayon de la bibliothèque avec ses deux petits caniches punks, et bien sûr, rien qu'à sa mine jubilatoire, je sais qu'il a encore fait une connerie. Je grince :
-Ta gueule.
-Son mec va à Pré-au-Lard avec sa chaudasse de capitaine…, lui apprend moqueusement Beckett. La concurrence est dure, Katarina ?
-Y'a aucune concurrence, claqué-je sans même lever les yeux de mon livre. Et samedi sera le pire jour de l'existence pathétique et vide d'intérêt de Brienne Colbert.
-Katy, intervient Louis. Je sais que c'est mal ce qu'ils font mais sois pas trop cruelle avec eux…
Je soupire. Miss-jolie-pensée-pleines-d'amour a libéré sa bouche. La boite d'aspirine dans le bec n'était pas assez efficace, j'aurais dû le savoir et lui jeter le sort de la bouche-cousue.
-Perso, j'ai hâte de voir ma petite psycho traumatiser ces deux nazes, fait Julian.
Il se penche sur moi par derrière et m'étouffe à moitié en entourant mon cou de ses bras, visiblement euphorique. Faire des conneries le rend toujours extatique, ce con. Surtout que depuis le « sauvetage de la biche » dans les escaliers, celle-ci n'arrête pas de venir le voir, de lui parler et d'exercer son petit innocent qui « illuminerait la salle ». Décidément, Erysse Gilbert m'inspire beaucoup de guillemets, on se demande pourquoi.
-C'est toi que je vais traumatiser si tu me lâches pas, grogné-je. Je révise ! Activité que tu devrais essayer de temps en temps, Bones !
-Ca sert à quoi de réviser ? t'as tout le temps des bêtes de notes !
Je roule des yeux, exaspérée.
-C'est que les glandus dans ton genre qui se satisfont d'une note plus ou moins bonne.
-Eh, Lian ? s'enquit alors Louis. T'as un rencard, toi, pour Pré-au-Lard ?
-Vite fait, répond-il, ses bras pesant toujours sur mes épaules. J'suis comme Kata, j'ai un rencard à bousiller.
-Sauf que moi, je sors plus ou moins avec Angelo et que dans ton cas, c'est toi la garce qui veut foutre en l'air un couple, fis-je remarquer.
-Depuis quand ça te gêne qu'on dérange les couples niaiseux ?
-Je m'en tape, c'est juste que t'es assez crétin pour oublier la situation.
Et il est de si bonne humeur qu'il ne s'énerve, ni se vexe mais juste éclate de rire en m'ébouriffant les cheveux et faisant claquer une bise sur ma joue. Deux choses que je déteste viscéralement et je me retiens d'exploser de fureur. Déjà que je n'étais pas de bonne humeur mais voilà que maintenant je dois supporter la joie de vivre de mon abruti de meilleur ami, motivée par son rapprochement avec la belle de son cœur que je ne peux pas voir en peinture.
Si je termine la termine sans étriper quelqu'un alors je considérerai officiellement cette journée comme une journée ratée. Et je ne saurai tolérer une journée ratée. Donc, par la plus pure et stricte des logiques, je ne peux arriver qu'à une seule conclusion.
Il faut que j'étripe quelqu'un.
xOxOxOxO
Je secoue furieusement la bombe magique en fermant les yeux, imaginant un gris clair mais macabre avant de l'appliquer sur l'un des murs des cachots, dessinant sans hésitation des os et un crâne au regard affamé.
-Tu pourrais pas dessiner un champ de fleur ou un couché de soleil ?
-Je pourrais, répondis-je pensive. Les massacres sont des réjouissances qui peuvent se produire partout…
-Tu vas encore être collée pour dégradation de l'environnement scolaire, Katy…
-Et aussi pour t'avoir peinturluré ta petite tronche de blondinette sentimentaliste si tu continues à m'énerver, Louis !
Je brandis ma bombe dans sa direction et il lève les bras en style de reddition, lui qui est assis à l'indienne contre le mur que je taggue pour me défouler et m'éviter de tuer le premier que je croise, suite à une crise de colère subite. Et il faut quand même que je sois libre et non incarcérée dans une salle de colle tout le week-end si je veux enseigner une petite leçon à Angelo et sa pimbêche de capitaine. J'ai déjà écopé de deux heures de retenue ce midi après avoir poussé un guignol qui obstruait le passage à la Grande Salle pour raconter des blagues pourries à ses copains. Il a atterrie la tête dans un bol de purée et c'est bien sûr Gendrick, notre bon-à-rien de directeur de maison, qui s'est chargé d'enlever 25 points à Serpentard. Il n'a toujours pas compris qu'il se pénalisait lui-même, cet abruti.
-Mais te mets pas dans des états pareilles, ma Katy, s'attriste Louis au bout d'un moment. Angelo va s'apercevoir que tu es cent fois milles mieux que Bri –même si je l'aime bien, hein- et revenir en courant vers toi, après samedi, en te suppliant de le pardonner ! En plus, il doit bien avoir vu que tu es bien plus jolie qu'elle ! Faut pas que tu sois triste comme ça…
-Je suis pas triste ! hurlé-je en jetant avec rage ma bombe contre le mur opposé. Je suis FOLLE DE RAGE !
Un couple de petits Serpentard qui s'approchaient dans le couloir glapissent et s'en vont en courant, et je les regarde disparaître. Je suis à nouveau calme et Louis me fixe, visiblement dubitatif. Je roule des yeux avec ennui.
-Ecoute, Delacour, tu me pompes avec tes envies de romance à deux balles, lui dis-je. Je suis indignée, livide de colère, assoiffée de vengeance, hantée par des envies de tortures lentes et des promesses de douleurs innouies, voilà ce que je suis, sifflé-je. Mais, à aucun moment, jamais, sous aucun prétexte, Katarina n'est triste ! Ca ne fait même pas partie de son vocabulaire et Belzebuth sait qu'il est large !
-C'est normal d'être t-r-i-s-t-e, épelle-t-il. Après tout, c'est pas très-très gentil ce qu'a fait Bri mais je suis sûr qu'Angelo ne voit pas leur sortie à Pré-au-lard comme un rencard mais plus comme une après-midi entre deux amis et…
Il se tait néanmoins quand il s'aperçoit que toute la colère que je ressens risque dangereusement de lui tomber dessus. J'en déduis que mon regard est donc assez expressif. J'agrippe ma baguette et lance un Accio silencieux pour que ma bombe revienne voler dans mes mains. Je retourne à mon taggage et à mon squelette. Louis se lève et vient se poster derrière moi. Il observe un moment en silence avant de me dire :
-Et tu sais qu'Ed va à Pré-au-Lard avec John ?
-Connais pas de John.
-Mais si, il est dans notre classe ! John Amphert !
-Ah, Amphert, fis-je. Il pourrait être intéressant.
-C'est vrai ? s'étonne Louis.
-Ouais, à autopsier.
Je l'entends rire comme si j'avais sortie la blague du siècle. Alors que j'étais parfaitement sérieuse. Ce mec est pas particulièrement moche, ni particulièrement beau, un peu entre les deux, bref, comme la majorité des nazes de cette école et du reste de la planète mais il a toujours l'air maladif. Doit se cacher quelque chose entre ses tripes et son pancréas qui pourraient valoir le coup d'œil.
-C'est lui qui lui a demandé, m'explique Louis.
-Les gens diraient vraiment oui à n'importe quoi pour aller à Pré-au-Lard.
-Katy, c'est pas gentil ! Ca a dû demander beaucoup de courage à John pour aller demander à Ed !
-Et j'en souhaite encore plus à Ed pour supporter un naze pareil deux minutes d'affilée.
-HAN ! s'exclame Louis.
Je soupire avec agacement en continuant mon art mural qui parvient à me calmer lentement mais surement. Je ne réagis d'ailleurs qu'à peine au cri d'indignation de Louis face à mon lot d'insulte envers notre charmant camarade, John Amphert.
-Tu as appelé Ed Ed ! Oooh, Katy, j'attendais ce moment avec tellement d'impatience ! Tu apprécies vraiment quelqu'un, en plus de Lian, Scorpy et moi !
-C'est faux, claqué-je.
-Quoi qu'est faux ?
-Tout ! Arrête de parler !
Il m'obéit bien que je l'entends se marmonner à lui-même tout son émotion et son bonheur. J'y crois pas qu'il vient de suggérer de vive-voix que je puisse apprécier un être humain. Bon, d'accord, j'aime en quelque sorte Julian et lui mais, déjà, j'en ai infiniment honte et je m'éclaterai bien le crâne contre le mur pour me punir, et ensuite, ça ne se dit pas ! C'est le genre de secrets honteux qu'on garde sous silence ! Mais il en va à pousser vice jusqu'à dire que j'apprécie Ed… arrf, mais c'est vrai que je me mets à associer Pierce à ce surnom débile et vulgairement populaire ! J'admets que j'ai tendance à la tolérer plus que les autres représentants de l'espèce humaine mais, tout de même… et j'ai tendance à un peu l'apprécier… mais la politesse quand on remarque ce genre de chose est de les garder sous silence ! Et puis, Malefoy…
Je finis par me retourner vers lui, incrédule :
-Malefoy ?! Sérieusement, Delacour ? Encore toi et les deux autres, je peux passer l'outrage mais Malefoy, c'est au-delà de mes capacités…
-Dis, Katy, pourquoi toutes les filles qui courent sur ton dessin sont blondes ? change-t-il alors de sujet en levant un sourcil interrogateur.
Je me retourne à nouveau vers mon œuvre. Cinq filles qui fuient à toutes jambes alors qu'une armée de squelettes fous les pourchassent. Elles sont toutes dégoulinantes de sang et blondes. Blonde jaune, comme les canaris, le soleil ou Brice de Nice. Blondes comme Colbert.
-J'aime pas les blondes.
