Coucou mes ptits bouchons :)
Aspirez les derniers rayons de l'été, enfin pour ceux qui en ont encore parce que par chez nous on dépasse plus les 25 degrès... Déprimant !
Bref, j'arrête de raconter ma vie et je poste donc ! Merci aux sublimissimes reviewseuses - et oui rien n'est trop grand pour vous, même pas les superlatifs !
Et bonne lecture à tout le monde !
Guest : Oooh enfin quelqu'un qui reconnait la valeur de notre bébé Kyle... ça nous touche vraiment ! Peut être un jour yaura une confession... de qui je sais pas ni quand d'ailleurs ;) c'est la joie de la fiction ! Comment ça un vrai bordel au niveau des couples ! ROH ! C'est un sublime enchevêtrement ! Angel c'est comme un bébé, il avance lentement, pas à pas ;) faut être aptient !
Chapitre 22 :
-Attends, je vais t'aider à mettre la table, Babeth ! offre joyeusement Louis en suivant ma mère qui sort de la cuisine.
-Oh, tu es si adorable, Louis ! Ta mère doit être très fière de toi !
Louis a réussi à revenir squatter chez moi, à la fin de notre petit séjour chez Ed et Eric. C'est une vraie sangsue. Je me charge de faire les crêpes dans la cuisine puisque, dans la famille, je suis la seule, et je dis bien la seule, à savoir suivre une recette ou faire quelque chose de ses mains. Les sorciers ont cette manie de ne plus savoir faire quoique ce soit sans la magie… Mon père s'engouffre des chips en écoutant les tribulations sans intérêt du commentaire sportif, à la radio. Parait que c'est un match super important entre deux grandes équipes de Quidditch. La belle affaire.
S'il n'y a pas de morts ou de démembrement, je ne vois pas d'intérêt à ce jeu.
-Alors, votre fête était cool ? me demande mon père.
-Non. Naze.
Il rigole à mes mots. Mais mon père se marre tout le temps, de toute façon, et très souvent pour pas grand-chose. Je lance un coup d'œil à sa tête ronde et chauve –il s'est rasé la tête, au début de sa calvitie- dans lequel brillent deux yeux bien trop bleu. D'après Louis, mon père est un homme plutôt séduisant… et comme ma mère continue à rougir et à glousser comme une dinde quand son mari lui fait des compliments, après vingt ans de mariage, j'en déduis qu'il a encore de bonnes années de dragueur devant lui.
A mes pieds, John, mon labrador, me regarde verser la pâte à crêpe dans une poêle. Il bat la queue et espère en vain que je vais le nourrir. C'est peut-être un chien super sexy et magnifique mais qu'est-ce qu'il peut être con. C'est dégueu, la pâte à crêpe. Faut vraiment que je l'éduque. Voilà qu'il passe près de 10 mois, tout seul avec mes parents, et il se change en molosse débile. Je vais lui mettre un peu de plomb dans la cervelle. C'est comme Tumeur, mon rat et sa manie à faire des papouilles au premier venu au lieu de les mordre jusqu'au sang.
J'ai deux missions animalières ; rendre John intelligent ; rendre Tumeur méchant et féroce.
-Miley est arrivée ! cri la voix de ma mère. Venez lui dire bonjour !
-Qu'elle vienne, je suis cuisine, au cas où ça vous auriez échappé ! aboyé-je.
Des rires retentissent du salon et je roule des yeux. A Poudlard, quand j'emploi ce ton, il y en a qui pleurent. Les autres prennent leurs jambes à son cou. La porte de la cuisine s'ouvre donc et je vois ma sœur de six ans mon aînée dans le reflet de la fenêtre qui est en face de moi et qui donne sur notre jardin, obscurcit par la nuit qui est déjà tombée depuis un bon bout de temps.
-Bonjour, Rayon de Soleil ! me salue-t-elle. Je vois que tu répands toujours ta positivité et ta joie de vivre autour de toi !
Toujours aussi souriante et horriblement rayonnante. J'hésite à chaque fois à sortir la crème solaire quand elle quitte son appartement à Chelsea pour revenir à la maison –très souvent, particulièrement quand j'y suis. J'ai toujours peur d'attraper des coups de soleil. Elle est bien plus grande que moi, a des cheveux très ondulés et cuivrés, et des dents parfaites. A part son nez qui a une bosse et ses oreilles décollées, elle est assez jolie. Et terriblement féminine, et cruche. Toujours à voir le côté positif des choses, c'est exténuant. De toute manière, on n'a jamais été très proches à cause de notre différence d'âge et je n'ai eu qu'à la supporter vraiment durant ma Première Année, à Poudlard, où elle me persécutait avec ses manies de me traquer et s'assurer que je sois bien sage, et gentille. Du plus loin que je me rappelle, j'ai toujours été désagréable et diabolique avec les gens et ça a jamais plu à la gentille Miley Collins, préfète-en-chef et gentille fifille populaire de son année, d'avoir un monstre psychopathe et antipathique comme petite sœur.
J'aime être l'échec de sa vie.
-Vire avant que je te crêpe ta tronche, claqué-je.
Louis a son petit rire nerveux et ma mère se dépêche d'entrainer Miley dehors, sachant qu'il y a de grandes chances que j'envoie la poêle dans la face de sa fille aïnée. Sur sa chaise, mon père se fend la poire.
-Ah, ma chérie, qu'est-ce que tu me manques quand t'es pas là ! C'est moins drôle, on se fait chier !
-Je sais, lui fis-je avec un sourire satisfait.
-Héhéhé, elle est avec moiiii à Poudlaaaard ! chantonne Louis.
Je roule des yeux. Louis est tellement excité d'avoir pu avoir l'adresse postale du copain d'Eric à la fête qu'il ne se sent plus. Il m'a même dit qu'ils sont allés s'embrasser –et plus si affinités- dans le placard à balais dans lequel s'est caché Ed pour échapper à John –pas mon labrador, l'autre… l'inutile John, quoi. Enfin… quand je dis que je suis entourée de débauchés et que je ne suis pas la plus dépravée dans l'histoire, hein, je ne mens pas. C'est pas pour me faire mousser.
-JUJU EST LA ! hurle ma mère et ma sœur en chœur.
-Ooooh, cooool, Liiiaaaan !jouit presque Louis.
-Oh, putain mais qu'on m'exécute de suite… je peux pas gérer tous les abrutis des environs en même temps ! m'exaspéré-je en brandissant ma spatule.
-Repose cette spatule ! s'écrie Louis avec terreur comme si c'était un poignard.
J'hausse les épaules avant de jeter la spatule dans l'évier avec agacement. C'est vrai que je peux faire très mal avec une spatule. Je suis une fille comme ça, moi.
Julian entre dans la cuisine avec sa démarche de beau-gosse désinvolte avec son sourire à fossette débile. Je lui lance un regard ennuyé. Il salue mon père avec « Salut, Francky, ça va, vieux ? » et ils s'échangent une poignée de mains dignes de rappeurs de rue. Très souvent, je me sens maudite que Julian ait été mon voisin depuis plus de dix ans. Ma famille le considère tellement comme un fils adoptif qu'il a un double des clés, qu'il se comporte avec mon père comme si c'était son meilleur pote, avec ma mère comme si c'était sa Tata Suzette et avec ma sœur… bon, ma sœur pouffe comme une fangirl dés qu'il ouvre la bouche depuis qu'il a quinze ans. Sachant qu'elle a six ans de plus que lui, c'est un peu flippant. En plus, elle est mariée.
-Tu pourrais pas prévenir avant de te pointer comme une mauvaise herbe ? m'énervé-je.
-Ca fait des dix piges que je fais ça, Kata-chérie, j'vois pas pourquoi j'arrêterais maintenant, fait-il son malin.
Il tapote le dos de Louis qui l'a pris dans ses bras avant de venir vers moi et de passer un bras autour de mes épaules pour m'embrasser la joue. Je grogne de mécontentement en le repoussant, sous le regard malicieux de mon père qui est persuadé qu'on va finir par se marier. Ca a toujours beaucoup amusé Julian ; ça me donne plutôt envie d'étrangler mon père. C'est insultant de croire un seul instant que je vais épouser un crétin pareil. Il n'y a bien qu'une fille comme Gilbert pour ça. Quand je pense qu'elle sort maintenant avec Bones… Un jour, je jure que je vais mettre fin à ses jours de façon atrocement cruelle. Comment ose-t-elle sortir avec mon meilleur ami ? Elle sait que je la déteste purement et simplement, c'est de la provocation.
-Aloooors, commence mon père, faisant mine de ne pas y toucher. Comment ça va avec les filles, Julian ?
-Oh bah écoute, Franck, super, je suis avec la plus belle fille de l'école ! se vante-t-il.
J'ignore le « c'est pas très gentil pour Katy ! » de Louis qui fait hocher la tête de mon père et je précise la description d'Erysse Gilbert :
-Aka la trainée de l'école.
-Kata ! s'indigne avec colère Julian. Parle pas d'elle comme ça !
-On en reparlera.
Quand elle lui brisera le cœur en suivant ses petits caprices de gazelle indécise et demandée par toute la gent masculine. Julian me lance un regard féroce, allant s'assoir près de mon père, légèrement déçu qu'il ne soit plus célibataire, pour lui parler à tord et à travers de la perfection Gilbertine.
Louis s'approche de moi, l'air curieux, me demandant en chuchotant pour qu'ils ne nous entendent pas :
-Qu'est-ce que tu voulais dire par « on en reparlera », Katy ?
-Je voulais dire qu'on en reparlera quand elle lui brisera le cœur comme elle a brisé le cœur d'Eric, mon lapin, lui répondis-je simplement.
-C'est tellement méchant ce qu'elle a fait à Eric…, se lamente-t-il. Mon cousin était vraiment triste…
Je lui souris, lui passant le pot de confiture à la myrtille. Louis reprend son air enjoué, attrapant une cuillère et la plongeant dans le pot.
-Tu crois qu'elle fera la même chose à Lian ?
-Je le sais.
-C'est triste.
-Il l'aura cherché.
-Mais c'est triste, quand même.
J'hausse les épaules, faisant voler une crêpe et la rattrapant agilement. Tout ce qu'on jette finit toujours par retomber.
xOxOxO
-… et te mets pas trop la pression pour tes ASPICS, fiston, fais juste de ton mieux et ça se passera bien.
-Merci, Papa ! répond Louis.
Louis plonge dans les bras grands ouverts de son père à qui je souris. Son père est trop cool. Il a la tronche barrée de cicatrices super sexy qu'il a héritées d'une lutte avec un Fenrir Greyback, un loup-garou légèrement sanguinaire et psychopathe –comme je les aime. En plus, je ne l'ai jamais vu sans la dent de serpent qui pend autour de son cou ou ses longs cheveux roux qu'il porte en catogan. Bref, il est trop cool !
Ce qui n'empêche que je n'aime pas poireauter sur le quai, témoin d'au-revoir attendrissants entre un fils et son père. Je n'aime vraiment pas ses étalages sentimentaux. C'est pour ça que j'ai depuis bien longtemps convaincu mes parents de me déposer juste devant la gare et de me laisser faire le reste en paix. Mais Louis m'a harponnée en me voyant sur le quai et voilà que je dois l'attendre…
-Bon, allez, je vais pas vous faire louper votre train, les gosses ! décide Mr Weasley en lâchant son fils.
-Fais pleins de bisous à Maman, Vic et Dom ! Elles vont me manquer, dis leur bien ça !
-Oh, t'inquiète pas, elles le savent, rit-il.
-On le sait tous, ajouté-je en roulant des yeux. Au-revoir, Mr Weasley.
-Au-revoir, Katy.
Je crisse des dents en lançant un regard meurtrier à Louis qui joue l'innocent. A force de ne m'évoquer qu'en tant que « Katy », voilà que je suis ridiculisée à chaque fois que l'un des membres Weasley-Delacour m'adresse la parole. On s'en va donc en direction du train qui lâche déjà ses nuées de fumée noire dans l'air de la gare. J'écrase quelques pieds violemment avec mes Doc Marteens et convainc sans difficulté les environs à nous laisser passer, à coups de regards noirs à travers mes lentilles grises.
-Louis ! Kat ! KAT !
Je soupire, et on se retourne pour voir Ed et Quinn débouler vers nous, assez essoufflés, trainant leurs valises derrière eux. Mais trainant aussi l'écossais, sa copine, Moore et, le meilleur pour la fin, Angelo Rossi. Ca fait quatre jours que je ne l'ai pas vu et, pourtant, il a réussi manifestement la perversion de me manquer au vu des loopings qu'effectuent à peu près la totalité de mes organes. Profondément agacée par ma réaction d'ordre biologique, je claque :
-QUOI ?
-Bah, attendez-nous ! s'écrie Quinn.
-Non ! m'énervé-je.
Je tourne donc les talons, laissant derrière moi les protestations de Louis. Mais comme j'entends un vrai remue-ménage derrière moi, j'en déduis qu'ils ont parvenu à me coller aux Doc Marteens. C'est bien ma veine.
-Dépêchez-vous ! les encourage Louis.
-On va dans le compartiment de Julian et ses bouffons, de toute façon, déclaré-je avec humeur. Ca sert à rien de nous coller au cul.
Je suis en tête de troupeau quand on arrive aux portes du Poudlard Express. Elles sont quasiment bloquée par les vagues d'élèves pressés et fébriles qui les assaillent, c'est un véritable enfer vivant. Entendez-nous bien, pas le genre d'Enfer que j'apprécie.
Je fais un pas en avant, impatiente, mais je n'aurais peut-être pas dû parce que le cul énorme d'une valise qu'un naze essayait de faire léviter, pour faire entrer par les portes, recule en direction de ma tête. Je ferme les yeux, tournant la tête, en levant un bras par réflexe et j'attends que la valise m'écrabouille, en jurant en moi-même que je vais faire de la charpie de ce couillon.
Mais rien ne va. A la place une voix claque sèchement :
-Regarde ce que tu fais.
J'ouvre alors les yeux, tombant nez à torse avec Angelo Rossi. Je lève un regard abasourdi vers lui mais il ne me regarde pas, ses yeux dirigés certainement vers mon apprenti-assommeur. Je finis par comprendre en jetant un coup d'œil vers la valise stoppée dans les airs et la baguette dans la main d'Angelo, qu'il a eu le réflexe de bloquer la lévitation d'un sort. Je fais retomber bêtement le bras et il suit le mouvement, en baissant son regard sur moi. Et ses lèvres se tirent en son demi-sourire habituel, tandis que les autres continuent à essayer de forcer le passage dans le train. Je fronce les sourcils.
-Ca fait pas de toi un héros, Rossi ! Tu m'as juste évitée une bosse, jeté-je en prononçant le dernier mot avec moquerie.
Il hausse des épaules mais continue de sourire. Je me demande bien à quoi il joue. Déjà qu'avant la fête, il me trainait toujours dans les pâtes en paradant avec son corps de Dieu Grec, du genre « regarde bien comme je suis musclé, et mes épauuules… hein que tu veux les toucher ? Vieeeens les toucher, alleeeez, viiiieeens ! ». Mais depuis, c'est pire ! PIRE ! Il m'a même achetée un chocolat chaud ! Alors, je vous le demande, à quoi joue-t-il ? Parce que, quand on était en sorte de couple-pas-du-tout-officiel, il tenait plus de la poupée-gonflable que du copain qui te paye un chocolat chaud sans que je ne le demande, me sauve d'une collision avec une valise, m'embrasse ou… je ne sais pas, m'adresse la parole ! Il devait réagir avec impassibilité, à peine remarquer que je lui passe à côté comme je passerai à côté d'une chose inintéressante –comme, par exemple, Albus Potter- ou alors, faire péter le vin pétillant des elfes d'avoir pu se débarrasser de la sorcière de Poudlard sans avoir à la plaquer et risquer qu'une salle où il se trouve ne pète à tout moment. Et pouvoir aller batifoler avec Colbert, Gilbert, Moore ou Bernadette. Je l'ai libéré, Merlin, qu'il soit un peu reconnaissant et me foute la paix ! Ca sent le plan foireux à deux milles kilomètres, tout ça. Je le sais, je suis une professionnelle des coups foireux.
-T'aurais préféré te payer une valise dans la gueule ? finit-il par ironiser.
-Tu le ne sais peut-être pas, beau-gosse, mais j'ai des plaisirs très peu orthodoxes.
-Comme quoi ?
Et il a l'insolence de me demander ça tranquillement. S'il croit qu'on va faire la conversation sur mes plaisirs personnels, il se touche. Surtout qu'il n'est pas très étranger à ce sujet donc… voilà, c'est embarrassant, quand même.
-Quinn ! crié-je. Occupe-toi de mes valises !
xOxOxO
Finalement, je suis une faible.
Quinn a porté mes valises dans leur compartiment et Ed m'a attrapé le bras, et je me suis laissée entrainée, comme la misérable faible que je suis. En plus, Louis était tout excité de raconter « nos » vacances, puisqu'il a réussi à crécher chez moi pour les quatre jours qui restaient avant la rentrée. Parce que je suis une faible. C'est triste mais c'est la vérité. En plus, bon, je dois dire que j'ai été en quelques sortes touchée que Rossi m'ait épargné de me faire défoncer la tronche par une valise… donc, oui, je suis une faible mais je suis encore une faible armée d'une demie-douzaine d'objets tranchants dans mes Doc Marteens, attention !
Et puis, c'est vrai que l'idée de passer tout le trajet enfermée dans le même compartiment que Betinson, Beckett, Gilbert et les autres déchets qui gravitent autour de Julian n'était pas non plus si réjouissante que ça.
Je suis donc coincée entre Louis, qui papote joyeusement avec Moore, et Ed. Je suis en diagonal d'Angelo qui est près de la vitre et il me faut bien tout mon self-contrôle pour ne pas me jeter sur lui, à chaque fois que je croise son regard noir, pour le remercier pour son petit-sauvetage d'opérette. Mais je me tiens. Je suis une femme du Monde, moi, je ne saute pas sur les hommes.
-Au fait, Ed, dis-je. T'en es où avec le mollusque ?
-L'appelle pas comme ça…
-Tu veux que je l'appelle Grand-Poète-de-chambre ? proposé-je.
Il n'y a qu'Angelo qui nous écoute, bien qu'il soit sensé participer à la conversation débile qu'entretiennent l'écossais et Quinn qui vire plus en dispute qu'autre chose. Mais ça n'empêche pas Ed de rougir comme un Wealsey.
-Ok, ok, gardons le mollusque ! s'empresse-t-elle de dire. Et puis, de toute façon, j'ai mis les choses au clair avec lui…
Je lui souris avec approbation et elle hoche de la tête, sachant qu'elle a fait la bonne chose bien qu'elle ait surement encore tout un tas de remords. C'est ça d'être gentil, on doit se préoccuper du tas dégoutant des sentiments d'autrui. Une vraie erreur stratégique. Je sors mon calepin de la poche de ma veste en cuir noir et me mets à dessiner tout sauf ce que j'ai vraiment envie de dessiner. C'est italien, c'est musclé et ça a la vilaine tendance à être très casse-citrouilles. Je sais, c'est terrifiant mais, ces derniers temps, je me suis retrouvée à dessiner la belle gueule d'Angelo Rossi. Je ne pouvais pas m'en empêcher sinon, j'étais frustrée pour toute la journée.
-Prête à pécho l'autre abruti bienheureux ? finis-je par lâcher à Ed.
Elle sursaute et lance des regards frénétiques autour de nous, rassurée que personne ne nous ait entendu. Je ne sais même pas vraiment si Angel m'a entendu cette fois-ci parce qu'il a été entrainé dans la conversation de force par l'écossais –un sanguin, celui-là, et pas le bon côté du sang.
-Je ne peux pas ! me souffle-t-elle furieusement. On ne peut pas parler de ça ICI !
Je soupire puis, la porte du compartiment s'ouvre à la volée sur un Malefoy surexcitée qui me hurle :
-KATA ! ROSE REVEUT DE MOI ! JE T'AIME !
-Ok, Malefoy, à ton avis, pourquoi j'ai ignoré toutes tes lettres ?
-Parce que tu étais tellement émue que tu ne trouvais pas les mots ? propose-t-il avec un sourire plein d'espoir.
-PARCE QUE JE M'EN FOUS DE TA VIE !
Mais je veux quand même savoir ce qui s'est passé.
Et les voilà de nouveau en route pour Poudlard et là mes enfants, autant vous dire que vous n'avez encore rien lu !
