Bonjour à tous !
Fêtons ensemble l'approche du week-end avec un petit chapitre de Coco ! Bonne lecture !
Chapitre 10 :
-Il me fuit des yeux, ricane Dakota alors qu'on se balade dans le parc. Il a vraiment pas de couilles !
Je regarde Brad et ses potes de Serdaigle nous dépasser alors que nous-mêmes, on se dirige vers les serres pour notre cours de botanique pendant lequel les Poufsouffle sont en commun avec les Serdaigle. Il fait assez beau mais le vent est froid et me file des frissons ou alors, c'est les chuchotements mièvres d'Amandine à l'oreille de Cory, ou alors c'est le fait que je n'ai pas encore dit à ma meilleure amie que celui qu'elle aime ne l'aime pas en retour…
J'ai un rire forcé.
-Qu'est-ce qui t'arrives, Cora ? me demande Dakota en haussant un sourcil.
-Rien !
-C'est encore Black…
-Non !
-T'es encore énervée par ton « entrevue » avec lui.
Et ce n'est même pas une question. Merlin, qu'elle m'agace !
-Par le string d'Helga, lâche-moi avec ça !
-Fais-lui mordre la poussière, à ce mec ! On doit pas se laisser faire par eux !
Je lève les yeux au ciel, exaspérée, et on arrive aux serres. La prof est en train d'aligner des espèces de choux empotés sur la longue table en bois peint en blanc qui fait toute la longueur de la serre pendant que les élèves s'installent en bavardant. Je me retrouve encadrée par Dakota à ma gauche, Amandine, à ma droite, et devant moi, de l'autre côté de la table, se placent Shannon, Elyse et Chelsea. Cory est à droite d'Amandine et je vois dans ses yeux qu'il se pose la même question que moi en regardant ces choux jaunâtres est-ce que ça se fume ? On s'échange un clin d'œil par-dessus l'épaule d'Amandine qui s'extasie :
-Oh Merlin, que ses feuilles sont douuuuces ! Corentino, touche !
-Ah booon ? s'enquit Chelsea, toute excitée. Oh oui, c'est aussi doux que Moquette !
Mes doigts se crispent sur la table et un rictus me prend pendant que Dakota fait remarquer que ça lui fait plutôt penser à du papier-cul. Moquette est le chat tout blanc et poilu de Chelsea qui a le don de venir se glisser dans mon lit et me faire hurler en pleine nuit, me réveillant d'un superbe rêve –Siriusé. J'ai la phobie des chats et, particulièrement, de Moquette ! Un jour que j'étais allée aux toilettes, le matin, donc moyennement réveillée, je ne l'avais pas vue, allongée telle une princesse sur le rabatteur des toilettes. Une cicatrice sur ma fesse gauche sera à jamais la trace cuisante de ce lundi matin de ma Deuxième Année en Enfer Félin.
-Miaaouuu, plaisante Dakota, en voyant ma tête.
-Ahah ! ironisé-je.
-Alors, comment ça avance avec K ? s'enquit Dakota. Votre p'tite virée à Pré-au-Lard s'est bien passée ?
-K ? répète Elyse en haussant un sourcil. C'est qui ça ?
Je lance un regard de réprimande à Dakota. Elle peut vraiment pas se la boucler, surtout que la curiosité d'Elyse ne compte vraiment parmi celles que l'on peut aiguisée sans conséquence. Et Sirius m'a bien dit qu'on devait n'en parler à personne !
-Personne !
Mais, à part ça, oui, ça ne se passe pas si mal avec Kurt. J'ai passé pratiquement toute la sortie à Pré-au-Lard avec lui et il est plus sympa que le cognard qu'il m'avait une fois envoyé dans la tronche m'avait donné l'impression. Mais c'est vrai aussi que si je me mets à détester tous ceux qui m'ont envoyé à l'infirmerie à coup de cognard, je n'aurais pas fini… même ceux de mon équipe seraient voués à ma haine ! C'est ça d'être gardienne et d'avoir des soucis de concentration, je suppose.
-Miss Faucomb, voulez-vous bien cesser de caresser tous les Curtus qui vous entoure ! réprimande la prof Chelsea.
-Mais elle est toute douce, elle me fait penser à ma chatte !
-J'me disais bien que ça me disait quelque chose ! s'exclame Vincent sur un ton moqueur, provoquant les rires de tous les mecs de la serre. En moins jaune, peut-être !
-VINGT POINTS EN MOINS POUR POUFSOUFFLE !
-En même temps, elle a tendu le bâton pour se faire battre, professeur, intervient Elyse avant de se tourner vers Chelsea. Le prends surtout pas mal, ma chérie.
-Pourquoi je le prendrai mal ? s'étonne Chelsea. C'est vrai que Moquette est pas jaune !
La prof regarde Chelsea un instant puis retire les vingt points en moins, avec un soupir résigné. C'est pas un crime d'être stupide… mais Vincent écope d'une heure de colle parce que c'est bien un crime d'en tirer profit !
xOxOxO
Devant moi, Shannon lit le nouveau numéro de Sorcière Hebdo, grignotant un croissant, tandis qu'Elyse, le menton appuyé sur son épaule, partage la lecture, en tournant les pages à sa guise. Encore à moitié endormie, je somnole par-dessus mon bol de chocolat chaud. Cory et moi avons beaucoup hésité à sécher les deux premières heures aujourd'hui mais Amandine est alors arrivée et a fait son speach « ah non, mon Corentino ! Tu vas pas sécher, c'est pas bien ! Ni toi, Coco ! ». Alors, on a levé nos derrières de notre si confortable canapé, au coin du feu, pour aller se les geler dans les couloirs de ce vieux château mal isolé pour se rendre dans des salles de cours qui manquent tout autant de chauffage… fichu Moyen-âge, j'ai l'impression de vivre en 1112. Je fixe avec mauvaise humeur le sourire sulfureux de Cémoiki Mark, le beau-gosse des Canons de Chudley, une équipe de Quidditch, qui fait la couverture du magasine de Shannon et me nargue, l'air de dire « tu vois mes abdos ? bah tu les auras pas ! Retourne à ton chocolat, c'est tout ce que t'auras de chaud, aujourd'hui ! ».
-Tu comptes te noyer dans ton bol ? s'inscrivent les mots à la surface de mon chocolat chaud.
Je lève le nez et croise le regard rieur, et parfaitement bien réveillé, de Lysore. Toujours aussi matinale, à ce que je vois.
-C'est une idée, lui dis-je.
-Peut-être qu'un certain beau Gryffondor viendra te sauver de la noyade !
Je roule des yeux. Si seulement ! S'il y avait une chance qu'il vienne me sauver, alors ça ferait déjà longtemps que j'aurais la tête enfoncée entièrement dans mon bol quitte à y rester coincée mais ça me semble être qu'une occasion de plus de me taper la honte. Et je préfère autant que ce ne soit pas intentionné, je me ridiculise bien assez souvent sans le faire exprès pour en rajouter en plus !
Le rire californien de Daniella retentit alors dans notre dos et ma sœur et moi nous retournons pour la voir passer avec Philip. Celui-ci nous offre un gigantesque sourire, visiblement de fort belle humeur.
-Salut, les filles ! Et réveille-toi un peu, Coco, les cours commencent dans dix minutes !
-J'avais pas demandé l'heure, grommelé-je.
Ils continuent leur avancée et vont s'assoir à notre table, un peu plus loin.
-Quelle pétasse américaine, commente Elyse sans même lever les yeux du magasine.
-Ely…
-Oui, je sais, Shan, t'aimes son cul.
Je lève les yeux au ciel et regarde ma sœur qui fait mine de rien. Mais je sais qu'elle n'est pas très heureuse de la nouvelle complicité entre mon capitaine et cette pimbêche. Je pose gentiment une main sur son épaule et elle force un sourire. Elle allait s'enfoncer son walkman sur ses oreilles quand celui qui a trainé par ci, par là, dans mes rêves depuis trois ans se pointe.
-Salut, Rosée du matin ! dit-il en s'appuyant sur la table d'une main et jouant du clin d'œil.
Ma sœur lève un regard incrédule vers Sirius tandis que je grimace Rosée du matin ? C'est le seul jeu de mot pourri pseudo-dragueur qu'il a trouvé ? Mais, bien sûr, un pincement au cœur me rappelle que j'aimerais bien qu'il me serve des jeux de mot pourris pseudo-dragueurs au petit-déjeuner…
-Bonjour à toi aussi, Sirius ! rigole ma sœur avec sa baguette.
-Je t'ai connu plus subtile, Black, dit Elyse avec un sourire moqueur.
-Oh, tiens, Ely ! Ca faisait longtemps !
-Depuis le jour où tu m'as larguée pour draguer Shannon ?
-Bonjour, Sirius, fait celle-ci en continuant à lire.
-Oui, ça fait longtemps, poursuit Elyse. Mais dommage pour toi, Shannon était plus intéressée par les fesses de son dortoir que par les tiennes !
-Toujours aussi adorable, en tout cas, remarque Sirius, ironique.
Elyse roule des yeux et se lève pour quitter la table.
-Vous venez, les filles ?
-Avec plaisir ! m'empressé-je de dire.
-Oh, quoi, Smooter ? Tu me fais la gueule, peut-être ? raille Sirius.
-Pff ! Non ! Les cours commencent dans dix minutes, c'est tout !
Et sur ce, je suis Elyse pour sortir de la Grande Salle. Quand je me retourne une dernière fois, je vois que Sirius a pris ma place à côté de ma sœur pour parler avec elle et qu'ils sont tous deux en train de rire.
-Pourquoi cet abruti pense que tu lui fais la gueule ? me demande Elyse, suspicieuse. T'existes même pas pour lui !
-Merci, Ely, ironisé-je.
-Je t'en pris, trésor !
xOxOxO
-COCO ! me hurle Philip, au-dessus de moi. LE LAISSE PAS PASSER !
Je vois Potter me foncer dessus, le Souaffle sous le bras. Il se bascule un peu en arrière pour prendre de l'élan et la jette vers moi mais je la bloque d'un coup de balai. J'entends Chelsea et Amandine hurler des encouragements de la tribune et je lève le pouce en leur direction, tandis que Philip passe derrière moi pour me tapoter l'épaule.
-C'est comme ça que j't'aime ! Maintenant, c'est comme ça que j'veux que tu joues !
-Calmos, cap'taine love, c'est un match amical, tu te rappelles ?
-C'est jamais amical, proteste-t-il. Et m'appelle pas comme ça !
-Alors, arrête de remuer de la queue avec Daniella !
-COLLINS, BLOQUE-LE ! beugle-t-il en fonçant en direction d'Elyse qui vole tout près de l'un des rares Serpentard jouant avec nous.
Aujourd'hui, on a mélangé les équipes car on était peu à vouloir jouer, vu les gros nuages noirs qui avaient élu domicile dans le ciel. Je ne voulais pas jouer mais c'est dur d'y échapper quand on est la chouchoute de Philip Perry, le névrosé psychopathe !
Dans les gradins, Sirius est assis avec Peter Pettigrow et cette pétasse de Melliandra, pas très loin de Chelsea, Shannon et Amandine. Et je dois dire que ça ne m'aide pas à arrêter les tirs… avant de contrer celui de Potter, j'en avais laissé passé deux à presque cinq minutes d'écart.
-JE L'AI ! crie Lysore, le vif d'or dans les mains.
Je ne loupe pas la grimace furieuse de Philip qui donne l'impression qu'il a envie de briser en deux son balai. Il est très mauvais perdant… il me lance un coup d'œil de reproche. Je soupire. Ca va encore être ma fête. Au lieu de descendre sur la pelouse comme tous les autres, je décide d'aller atterrir dans les gradins pour éviter les grands discours de Philip pour me dire que si je n'avais pas loupé autant d'arrêts alors on aurait eu assez de points pour combler le gain que représente le vif d'or. Et bien sûr, je lui aurais dit que ça aurait été bien plus pratique qu'il attrape ce vif d'or, lui-même. Après tout, c'est bien son boulot, non ?
Je me pose sur les gradins, à côté de Shannon qui me sourit.
-Ton dernier arrêt était superbe, chérie, me dit-elle aussitôt.
-Très joli ! assure Chelsea.
-Ah ça oui, je suis très fière de toi ! Il était si beau que ça m'a fait tout drôle dans le ventre, comme quand j'embrasse Cory ! J'ai failli pleurer ! surjoue Amandine.
-C'était qu'un match amical, les filles, soupiré-je en m'asseyant à côté de Shannon. Arrêtez de simuler.
-Tu t'amélioreras, me rassure Amandine en posant la main sur mon épaule, se penchant par-dessus Shannon pendant que celle-ci m'embrasse la joue.
Je me retourne et croise le regard métallique de Sirius. Il hausse un sourcil de défi.
-Tu vas pas féliciter Kurt pour son jeu ? J'allais justement aller voir ta frangine…
Contente que tout ça l'amuse comme un petit fou. Melliandra a ce sourire qui me dit qu'elle sait parfaitement de quoi il parle. Je vois que monsieur ne suit même pas ses propres règles ! Je vais lui en toucher deux mots, tiens ! Mais il se lève avec elle et Pettigrow pour descendre des gradins… quel… beau cul !
-Putain…, grogné-je.
-Tu gagneras les matchs importants, tu verras, ma puce, veut me réconforter Shannon.
-Oui, je les gagnerai !
xOxOxO
-Black ! claqué-je. BLACK !
Il se retourne vers moi. On est encore sur la pelouse du terrain, il vient de lâcher ma sœur à qui il a, je n'en doute pas, félicité pendant une dizaine de minutes son jeu fantastique. Je ne dis pas que ma sœur n'est pas super douée mais ce n'est pas une raison pour jouer le lèche-derrière ! Ah qu'il m'énerve à être un tel dragueur ! Tous les joueurs sont maintenant dans les vestiaires. Je rêve d'une douche mais il faut déjà que je touche quelques mots à Monsieur-Playboy.
Il prend cet air arrogant et narquois qui laisse entendre qu'il sait parfaitement ce que je veux lui dire et qu'il s'attendait que je vienne le voir d'ici peu. Je m'avance vers lui, me forçant à m'arrêter avant de percuter son torse que j'ai souvent rêvé musclé juste ce qu'il faut. Ne pas penser à ça, maintenant…
Plus tard ! Sous la douche.
-Black, répété-je, m'efforçant de ne pas perdre ma colère dans ses yeux si beaux. Tu lui as tout dit ! On avait dit qu'on disait rien à personne !
-Qui ça ? joue-t-il au plus fin.
-Macnair ! T'as tout dit à cette pétasse de Serpentard ! Puis-je te rappeler, au passage, que tu détestes les Serpentard ?!
-Oh, parce que tu me connais par cœur, n'est-ce pas, Smooter ? s'enquit-il, amusé.
Je pique un fard.
-Tout Poudlard sait ça ! essayé-je de me rattraper. On s'en fout, de toute façon, c'est qu'un détail !
Même si ce n'est pas qu'un détail et que je déteste vraiment qu'il traine avec cette pouffe.
-T'avais pas le droit de lui dire !
-Dakota le sait bien, non ? Je pouvais aussi le dire à quelqu'un. C'est la base d'un jeu, non, l'équilibre des forces ? ironise-t-il.
-Et t'as choisi, elle, pour le dire à quelqu'un ? Pas Potter ou un autre Maraudeur mais Melliandra Macnair ?! m'indigné-je.
-Tu serais pas en train de me faire une crise de jalousie, par hasard ?
J'ouvre la bouche pour répliquer quelque chose mais je ne trouve rien de plus cassant qu'un « Laisse tomber, Black ! » avant de le dépasser et de me diriger vers les vestiaires.
-Où sont passés les « Sirius » tout mielleux ? me lance-t-il, dans mon dos.
-Je les économise pour Kurt !
-Ah oui, c'est sûr, il va être flatté qu'on l'appelle comme moi…
Je pousse avec colère la porte du vestiaire et la claque, faisant sursauter Elyse, en sous-vêtements, s'arrangeant ses cheveux noirs coupés au carré.
-Bah, qu'est-ce qui t'arrive, Coco ?
-Shannon doit vraiment avoir la paix, être lesbienne, c'est le pied !
Elle me regarde un instant puis, s'écrie :
-Ah non ! Je t'interdis, Coco ! Une lesb, d'accord mais deux, bonjour les dégâts !
xOxOxO
-Donc… euh… de la poudre de peau de serpent, des épices de Chroumpifel…
-Paroumfel, me corrige Elyse en soupirant. Tu fais autre chose que dormir en cours, Coco ?
-Va pondre un œuf de dragon, Ely ! m'énervé-je. C'est déjà assez dur comme ça…
-A vrai dire, les filles, c'est des épices de Loumpifel, intervient Shannon, par-dessus son bouquin d'arithmancie.
-AH ! m'écrié-je, en pointant ma plume sur Ely. J'étais la plus proche donc ferme ta gueule !
-Les devoirs te rendent vraiment agressive…, bougonne-t-elle, vexée.
Je la fusille du regard. Evidemment que ça me rend agressive ! On a un contrôle de potion, demain, et Amandine m'a trainée ici avant de se laisser corrompre par Cory qui ne voulait pas réviser plus que moi et qu'il a entrainée dans un rayon pour se peloter. Je déteste les saintes-nitouches qui se dévergondent !
Chelsea est plongée dans le cours mais, au vu de ses grimaces, elle ne comprend pas grand-chose. Je croise le regard perçant et hargneux de Mme Pince qui passait par là ranger un livre. Elle me déteste depuis que j'ai foutu le feu à un livre derrière lequel je me cachais avec Cory pour allumer un joint et, à chaque fois qu'elle me voit dans sa bibliothèque –ce qui n'arrive pas souvent-, elle renifle tout le temps, comme si elle cherchait à détecter une odeur de fumée.
Philip, ma sœur et Kurt arrivent alors dans la bibliothèque et je ne manque pas un instant pour leur faire signe, sautant sur l'occasion d'un divertissement. Ils s'approchent aussitôt vers nous.
-Coraly Smooter à la bibliothèque… tu es malade ? se moque Philip.
-T'avais qu'à attraper le vif d'or, arrête d'être méchant avec moi parce qu'on a perdu !
-N'importe quoi…, ronchonne-t-il.
-Qu'est-ce que vous venez faire là ? demande Shannon, souriante mais intriguée de les voir tous les trois ensemble.
Ils ne sont pas connus pour être vraiment amis, à la grande déception de ma sœur, je ne vous le cache pas… et je ne parle pas de Kurt, bien sûr ! J'échange d'ailleurs un sourire avec lui. Il va surement falloir que je passe à la vitesse supérieure…
-On a un devoir à faire en potion, en groupe…
-Décidément ! m'exclamé-je.
-Dés qu'il faut fournir un effort, de toute manière, avec toi, ya plus personne…, fait Philip.
-Arrête de me faire chier, Pépé !
-Quel boulot vous a collé, tonton Slug ? demande Elyse.
-Une potion à trouver ou à inventer qui permettrait d'investir les rêves d'une personne choisie, répond Kurt.
-Oh, intéressant…, dis-je.
-Très intéressant ! appuie Elyse.
-Très très intéressant…, accorde Shannon.
-Ah bon ? Moi, je trouve pas ! fait Chelsea, intriguée.
On la regarde tous, toujours autant impressionnée par sa capacité à nous étonner tous, avant que Elyse s'écrie :
-Tant mieux, y'en aura plus pour nous !
