Nouveau chapitre héhéhé !
Merci à MapleofFrance pour avoir reviewsé ;) Câlin virutel !
Bonne lecture !
Chapitre 8 :
Perchée Murmure, derrière Ethéol que je tiens à la taille d'un bras, je suis à moitié retournée pour faire mes derniers gestes d'au-revoir à mes nouveaux amis, les nains. Je comprends pourquoi c'est le peuple préféré d'Ethéol, ils sont formidables ! Ils sont accueillants et drôles, travailleurs et d'excellente conversation, et savent mettre à l'aise ! En plus, ils font les meilleures fêtes que je connaisse et tous les soirs ! Bon, d'accord, je ne suis pas une expertes en festivité mais, en tout cas, je peux assurer sans regret que les fêtes elfiques sont bien moins animées et distrayantes ! Sans parler du manque navrant d'alcool… non, décidément, il n'y pas de comparaison !
Je me sens d'ailleurs bien plus nostalgique et triste de quitter Bratecelle, Kiliorn et même Lionaël, même si celle-ci n'est pas naine préférée, que lorsque j'ai pris la décision de partir de Rivendell. C'est étrange à dire mais je me sens bien plus proches de nains que je connais que depuis quelques jours à des elfes qui ont été présents dans ma vie dés ma naissance… enfin, mis à part mon père qui me manque.
Mais il fallait que je parte. Je ne pouvais pas rester plus longtemps dans un lieu où rien ne semblait s'identifier à moi. Je n'ai pas l'esprit elfe, je n'ai pas le cœur elfe et même mes oreilles ne sont pas assez pointues ! Pendant mes quarante ans d'années de vie, je me suis sentie en permanence décalée et incomprise, et c'est assez ennuyant à force. Ce n'est pas que je n'aime pas mes compagnons elfes, oh non bien sûr ! Je les apprécie beaucoup et c'est évident que j'y retournerai de temps en temps pour leur faire des petits coucous, mais je ne peux pas vivre à leurs côtés, nous n'avons que l'éternité en commun. Et je veux découvrir le monde, je veux voir autre chose que Rivendell, je veux aller plus loin.
Alors, quelle meilleure décision que de partir aux côtés de la personne qui m'a depuis toujours compris le mieux ? Je ne me suis jamais sentie plus entière et acceptée que durant ces cinq dernières années, depuis que je connais Etho. Avant je pensais être une absurdité de la nature, une énorme farce qui ne trouverait jamais sa place et qui avait connu la vie par mégarde, et puis j'ai rencontré Ethéol, et l'on a parlé et il était comme moi sur tellement de niveaux. Il était humain et il riait à mes blagues, et il avait des rêves comme moi, et il pensait à autre chose qu'à des occupations elfiques ennuyantes et… c'est ce dont j'avais besoin, être en phase avec quelqu'un de cette façon.
Beaucoup dirait que c'était lâche et traître d'abandonner mon père mais j'en avais besoin, je ne pouvais pas continuer ainsi. Je lui ai fait mes au-revoir pendant qu'il dormait et je lui ai écrit une longue lettre qu'il ne comprendra certainement pas. Il ne comprendra certainement jamais parce qu'il est un elfe et que, moi, je ne le suis qu'à moitié.
-Hey, ça va, Effa ?
-Ils vont me manquer, répondis-je.
Même Léontard, aussi étonnant que cela puisse paraître. Il était lourd et agaçant, et était un énorme harceleur, mais il avait toujours quelque chose gentille à me dire. Et puis, on s'est perdue ensemble dans la Moria, ce n'est pas rien ! Ce qui n'empêche pas que je suis bien contente qu'il ne nous accompagne pas plus loin, je ne crois pas que j'aurais pu le supporter plus longtemps…
-On retournera les voir, me promet-il.
-Je suis contente que la Moria ait été ma première expédition, Etho !
Il me sourit par-dessus mon épaule et je pose ma joue contre son dos, fermant les yeux.
-Et je suis contente d'être partie avec toi.
xOxOxO
Les bras chargés de petits bois, je rejoins Ethéol qui est accroupi à l'orée de la forêt. Bravant ma peur de croiser des écureuils et autres monstres de la forêt, je suis allée chercher de quoi allumer un feu. A un moment donné arrive le moment déterminant si on est une aventurière ou pas, et il faut alors savoir prendre les bonnes décisions et des risques ! Il faut savoir se mettre debout et dire fermement « je suis une aventurière et je vais chercher du petits bois, et ce, malgré les dents acérés des lapins et les chouettes hulottes qui ne sont jamais bien loin ! ». Et je l'ai dit. Oui, oui.
Bon, d'accord, Ethéol m'a peut-être menacée de ne pas me donner de couverture, cette nuit, si je ne l'aidais pas à nous faire un feu mais ce n'est définitivement pas ça qui m'a motivée. Vous pensez bien.
Je laisse tomber le petit bois à côté de lui qui installe de l'herbe sèche et a deux pierres entre les mains.
-Ca va, t'as pas croisé de lapin albinos psychopathe ? se moque-t-il.
-Le jour où tu te feras attaqué dans ton sommeil par un de ces lapins viles et meurtriers, tu feras nettement moins le malin mais bon, tu es resté sourd à mes mises en garde donc bon. Voilà.
Murmure est à quelques centaines de mètres, dans la prairie d'à côté, en train de brouter librement. Jamais Etho ne l'attache. C'est plus que son cheval, c'est son compagnon. D'ailleurs, ce n'est qu'une question de masse corporelle s'il se trouve que c'est Murmure qui le porte et non, l'inverse. Le jour où j'aurais une telle relation avec un animal n'est pas né, autant que les choses soient claires ! Moi, la relation humain-animal que je trouve la plus belle et saine, c'est un rôti de cheval dans l'assiette. En tout bien tout honneur, bien sûr.
Je me fais la remarque que si Ethéol pouvait lire dans mes pensées, en cet instant, ce serait moi le rôti dans l'assiette, ce soir. Mais comme ce n'est pas le cas, je peux bien penser tout ce qui me chante. Héhé.
-Regarde-moi ce magnifique couché de soleil, au lieu de réfléchir à des âneries ! me rappelle Ethéol à l'ordre.
Merde. Grillée.
Je bougonne dans ma barbe et me retourne vers l'horizon sur lequel le soleil se couche lentement mais surement, derrière une colline. Il y a de légers nuages qui ne font que rendre le spectacle encore plus beau et un dégradé de rouge étreint le ciel.
Je souris. Le ciel a toujours été pour moi une source perpétuelle d'apaisement et plénitude. Les cieux et moi, on se ressemble et on se comprend. Nous sommes infinis, notre fin est invisible. Les jours peuvent s'écouler, le soleil peut danser en solitaire avant de passer la main à la lune et aux étoiles, peu importe, le ciel est là comme il était là le jour d'avant et sera là le jour d'après. Qui sait quand le ciel cessera d'être là ? Qui sait quand je cesserai d'être là ? Qui sait quelle est la dernière étoile, et qui sait quelle est ma dernière seconde ?
Et pourtant, il doit bien y en avoir une. Malgré toutes ces histoires sur l'éternité, je le sais. Au fond de moi, je le sais. J'aurai ma dernière seconde. Et cette pensée est réconfortante.
-Ah, ça y est ! Regarde-moi ce feu ! Je suis le maître du feu ! s'exclame Etho, triomphal.
-Oui, bah, sans mon petit-bois, y'aurait pas eu de feu ! Donc, c'est moi, la maîtresse du feu !
-D'accord, la prochaine fois, je me charge du petit-bois et toi, du feu, fait-il, malicieux.
J'ai encore perdu une occasion de me taire.
xOxOxO
-Aaaah, la civilisation !m'exalté-je en écartant les bras.
Enfin, civilisation, civilisation… j'ai dit ça sous le feu de l'excitation mais faut le dire vite, quand même ! C'est surtout un tout petit village avec une rue principale particulièrement dégueulasse et les seuls occupants semblent être des humains qui ne savent pas comment se décrasser convenablement. Enfin, bon, après pratiquement une semaine sans avoir croisé personne, je ne suis pas difficile !
Ethéol continue à faire s'avancer Mumure dans le village et je scrute les visages qui se lèvent vers nous, avec prudence et surprise, admiration et envie. Je vois une femme sur un trottoire, ses longs cheveux bruns volent mais c'est son sourire qui me marque. Elle a ce sourire franc et doux qui est destiné à un petit gamin qui lui montre quelque chose. Comme un flash, je revois ma mère.
Elle est morte, il y a longtemps et peu de temps à la fois. Qu'est-ce que vingt ans pour un elfe ? Qu'est-ce que vingt ans comparé à l'éternité ? A ce compte-là, même un millénaire n'est rien. A l'époque, j'avais vingt ans, techniquement parlant, mais j'avais l'apparence d'une enfant de dix ans. Elle était magnifique. Je ne sais pas si c'était parce que c'était ma maman mais je la trouvais bien plus belle que toutes ces elfes qui paradaient dans Rivendell et la regardaient d'un air de reproche et de critique. Elle avait de longs cheveux bouclés et noires comme la cendre, et de grands yeux bleu marine, et elle avait la peau mate. Elle était petite, avec des formes très prononcés et un sourire éblouissant. Père m'a souvent dit que je lui ressemblais beaucoup, malgré l'aura elfe qui m'entoure, mes cheveux argentés, mon teint clair, mes oreilles et la délicatesse de mes traits. J'ai sa forme de visage, j'ai sa petitesse, j'ai ses yeux et j'ai les boucles de ses cheveux.
Elle s'appelait Elée. Et elle était la maman la plus douce, attentionnée et aimante de tout Rivendell ! Elle jouait avec moi, me racontait des tas d'histoire, sur le ciel, le monde et sur son passé. Elle n'avait aucun secret pour moi et comme j'ai une excellente mémoire, je me rappelle de tout ce qu'elle ma raconté. Comment sa famille, au Gondor, était pauvre et très divisé, qu'il n'y avait aucune cohésion entre elle et ses nombreux frères et sœurs. Et qu'elle aurait bien voulu que ce ne soit pas le cas mais que ce n'était pas des choses que l'on pouvait forcer. Elle me disait comme elle avait beaucoup de succès là-bas, auprès des hommes, mais, prenant un air très fier, ajoutait qu'ils n'étaient pas assez bien pour elle et ne savaient pas apprécier une femme à sa juste valeur, et donc, qu'elle avait refusé toutes les demandes en mariage, au plus grand dam de ses parents. Elle m'a aussi expliqué qu'elle s'était faite guérisseuse et qu'un jour, un elfe blessé avait été ramené à son village… mon père bien sûr. Les humains pensaient à le laisser mourir car ils ne trouvaient pas d'un bon augure qu'un elfe se rapproche ainsi de leurs terres mais maman s'était interposée. Bien sûr, cet elfe était mon père. A ce temps-là, elle avait vingt-deux ans. Ils tombèrent amoureux, retournèrent ensemble à Rivendell et s'épousèrent. Et puis, un peu plus tard, je naissais.
Ce dont je suis sûre c'est que la vingtaine d'années que durèrent leur relation ne fut que fait de bonheur. Ils s'aimaient vraiment et maman m'a dit que bien que l'amour d'un elfe est rare, encore d'avantage pour un humain, il est d'autant plus puissant. Alors, oui, peu importait l'hostilité des autres elfes et de la famille de maman, ils furent heureux.
Et puis, il y a eu la maladie. Puis, les funérailles. Elle n'avait que quarante-quatre ans, c'était plus tôt que prévu mais ils savaient tous deux qu'ils n'avaient pas l'éternité devant eux. En tout cas, pas ensemble. Ainsi va la vie pour un humain, la mort ne se marchande pas.
Ils savaient mais ils ont voulu quand même s'aimer le temps qu'ils avaient, et je suis particulièrement fier de les avoir comme parents. Je le dirai un jour à mon père. Ca, je pense qu'il le comprendra.
-Allons à cette taverne !fait alors Ethéol. Si ma mémoire est bonne, ils font le gîte et le couvert pour un prix correct.
Il entre dans une petite cour boueuse et descend de Mumure. Je bondis à sa suite et regarde la bâtisse. C'est sale et décrépit mais vu l'état du reste du village, ça ne m'étonne pas.
-Tu connais les règles…
-Oui, rho.
-Bien, suis-moi.
On rentre dans la taverne qui sent la fumée et l'alcool. Il n'y a pas beaucoup de personnes, une douzaine tout au plus, mais ils nous regardent tous aussitôt. Je me retiens de leur sourire, sachant que ça ne plairait pas à Ethéol qui m'accuserait de les provoquer ou je-ne-sais-quoi. Il me fait signe du menton d'aller devant lui et me guide vers le comptoir où l'homme que je suppose être le propriétaire parle avec deux hommes et une femme. Ils se tournent tous vers nous et nous avisent du regard.
-Une chambre pour la nuit, demande sans plus de façon Ethéol.
Toute sa sympathie et courtoisie de la Moria s'est évaporé, à présent c'est le ténébreux et ferme Silmaril. Je ne sais pas lequel je préfère, Ethéol ou Silmaril. Le propriétaire, chauve et pas particulièrement agréable à regarder, nous dévoile sa bouche édentée en nous répondant :
-Ca f'ra 15 écus !
-Je payerai demain, avant de partir.
-Et quelle est votre destination ?
Ethéol et moi nous retournons vers la femme qui a parlé. C'est une très jolie humaine aux longs cheveux blonds et aux yeux marron clair. Elle est bien plus propre que tous les autres habitants de ce village mais vu sa tenue, quelque chose me dit qu'elle est comme nous, simplement de passage avec ses deux compagnons qui sont deux hommes. L'un parait frôler la cinquantaine avec son visage bourru et ridé, et sa chevelure pratiquement entièrement blanche. L'autre doit avoir vingt-cinq ans et je suis un peu décontenancée par la première réflexion qui me vient en le détaillant ; c'est le premier homme que je croise qui est aussi beau qu'Ethéol. Mais dans un tout autre style. Il a les cheveux bruns très foncé, loin de la chevelure châtain de mon meilleur ami, et sa peau est plus claire. Sans compter ses yeux qui sont pratiquement noirs. Il me parait aussi moins musclé qu'Ethéol, avec des épaules moins larges.
-Je ne trouve pas la question justifiée, claque Ethéol. Je me garderai donc d'y répondre.
-C'est votre insolence qui est injustifié ! rétorque agressivement le brun. Mais je m'en vais vous la faire ravaler… !
Il est peut-être beau mais je ne l'aime pas du tout. Je lui fais savoir par un regard noir que j'espère particulièrement démonstratif de toute l'animosité qu'il m'inspire. De quel droit parle-t-il comme ça à Ethéol ?! J'aimerais bien le savoir !
-Allons, Dérinir ! rit la blonde. Ne t'enflamme pas ainsi, je comprends aisément, euh… à qui avons-nous l'honneur ?
Le regard d'Ethéol dut lui faire comprendre qu'il ne comptait pas se présenter aussi facilement donc elle rit à nouveau.
-Oh, bien sûr ! Je suis bien entreprenante, mes excuses les plus confuses ! fait-elle gaiement.
Elle ne m'a pas l'air très confuse, à mon humble avis. Mais, après, moi, je dis ça, je dis rien.
-Je me présente, Rowana, fille de Feteor ! Et voici mes deux amis, Dérinir, fils de Satapir, dit-elle en posant une main douce sur l'épaule du brun. Et mon oncle, Malaphrir, fils de… et bien, de mon grand-père, Julir ! Et nous sommes sur la route pour le Gondor !
-Pour le Gondor ? répété-je, ma curiosité piquée à vif.
Rowana m'étudie. Depuis le début de notre conversation, elle était plutôt intéressée par Ethéol mais, à présent, elle semble me remarquer pleinement et elle m'offre un sourire que je juge suffisamment sincère pour le lui rendre. Mais Ethéol se rapproche de moi, me décochant un regard de reproche. Oui, ben quoi ? Elle m'a l'air bien sympathique et pas bien dangereuse !
-C'est une délicieuse surprise que de rencontrer une elfe de ce côté si du Gondor, reprend-elle.J'aurais adoré être une elfe, vous autres êtes tellement magnifiques sans vous donner aucun mal !
-Oh, c'est gentil ! Mais vous êtes très jolie aussi ! assuré-je.
Ethéol me donne un coup de coude mais Rowana rit.
-Je crois que je suis en train de vivre les instants les plus flatteurs de toute une existence !
Elle semble alors se rappeler de ma première exclamation.
-Connaissez-vous le Gondor, mademoiselle ?
-Ma mère en est originaire !
J'ignore l'exclamation indignée d'Ethéol devant tant de familiarité de ma part. Qu'est-ce qu'il peut être rabat-joie ! Cette femme est très gentille !
Les regards du propriétaire chauve et édenté, du brun et de l'oncle s'écarquillent mais mon attention est tout à la blonde qui portent ses mains aux joues en s'écriant :
-Que c'est romantique ! L'union d'une humaine et d'un elfe !
-N'est-ce pas ?! m'excité-je.
-Quant à moi, je suis promise à un seigneur du Gondor ! Mais je suis une fille de marchand, ce qui explique que je voyage beaucoup à travers la terre du Milieu… quoi de plus trépidant que le voyage ?
-Oh oui, le voyage, c'est trépidant ! approuvé-je.
-Malheureusement, deux de nos hommes de notre expédition ont été gravement malades et sont morts, nous apprend-elle avec tristesse. Et le Gondor est encore si loin… et il y a tellement de danger et de voyous sur les routes ! Il faut absolument que nous trouvons de nouveaux hommes… ou femmes elfes ! Enfin, demi-elfe, ajoute-t-elle avec un clin d'œil.
-Mais, Rowana, enfin, nous…, commence le brun.
-Vous serez payés ! achève-t-elle avec un grand sourire accueillant.
C'est vrai que l'on est fauchés comme les blés ! Je lance un regard plein d'excitation sur Ethéol qui est en pleine réflexion. C'est-à-dire qu'il a les paupières plissées et la bouche pincée.
-Allez, dis oui, dis oui, dis oui, dis oui, dis…, lui chuchoté-je avec empressement en sautillant presque sur place.
-Marché conclu ! finit-il par répondre.
-YAY !
xOxOxO
-Je ne l'ai jamais vu, au sens physique, voyez-vous, très chère Neaffa, mais c'est du pareil au même ! Nous avons échangé des dizaines –que dis-je ? des centaines de lettres ces deux dernières années, et je suis folle amoureuse de lui ! m'assure Rowana.
J'hoche avec compréhension du menton en mangeant un bout de patate. Je suis absolument certaine qu'une relation épistolaire peut être aussi profonde, voir plus, qu'une relation physique. Après tout, on se dévoile avec beaucoup plus de liberté avec une plume qu'oralement, c'est bien connu ! Tiens, tenez, moi, quand j'écris, et bien, j'y mets tout mon âme, aucune restriction !
-Toutes mes amies me disent que c'est superficiel et frivole mais quand je les vois avec leurs maris bourrus et infidèles qui ne leur disent jamais un seul mot d'amour quand mon Ménéopir m'en écrit des pages, la semaine, alors, je me dis « Qui est la frivole ?! », poursuit-elle. Non, sans blague.
-Ah oui, ça, pour sûr, vous n'êtes pas frivole, Rowana ! Vous êtes une jeune femme pleine de sens et d'esprit ! Et je suis sûre que votre Ménéopir est le plus sincère et doux des hommes du Gondor !
Elle me sourit avec ravissement et me sert du vin. A nos côtés, son oncle, son ami Dérinir et Ethéol parlent affaires alors que nous sommes tout de même à table mais bon… soit. Je ne comprendrais jamais les hommes !
-Et alors, parlez-moi un peu de vous ! s'enquit Rowana. Vous et ce jeune homme êtes… ?
-Oh non, la coupé-je. Nous sommes meilleurs amis !
-C'est charmant !
Je bois un peu de vin.
-Croyez-le bien, ma chère amie, je suis enchantée de vous compter parmi nous, vous et votre ami, jusqu'au Gondor ! Et vous resterez bien pour les épousailles, n'est-ce pas ?
-Bien sûr ! J'adore les mariages !
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