Salut les filles :)

Merci à nos reviewseuses fidèles au poste !

Et bonne lecture, avec une Effa en pleiiine forme ;)


Chapitre 14 :

La nuit est noire. Le ciel est noir, les rues traversées seulement par quelques ivrognes. Le vent frais balaye mon visage et joue avec mes cheveux tandis que mes jambes balancent dans le vide. Mais je n'ai pas peur, je n'ai jamais eu peur du vide. C'est comme ça pour les elfes et j'ai au moins hérité de cette faculté. Celle de pouvoir marcher sur un fil à des dizaines de mètres au-dessus de sol et ne pas trébucher une seule fois, ne pas trembler d'un seul membre.

Alors, je suis juste là, assise à la fenêtre de ma chambre et j'attends. J'ai attendu toute la journée alors que, au fond, je savais. Je savais qu'il ne reviendrait pas, aujourd'hui. Il faut déjà plusieurs jours pour se rendre là-bas. Quatre, a dit Mitch, trois sans pause. Donc, trois.

Je lève les yeux au ciel. La lune y est introuvable et les étoiles ne sont pas là pour m'aider. Ce n'est qu'un voile noir qui semble tout obscurcir et ne promettre que le néant au-dessus de nos têtes.

La porte de ma chambre s'ouvre mais je ne me retourne pas. Le nouveau-venu va voir la noirceur de la pièce et ça le convaincra surement de continuer son chemin. Et s'il s'agit d'une personne mal attentionnée, je n'aurais qu'à sauter. Je retomberai sur mes pieds, aucun doute là-dessus.

Mais la personne ne s'en va pas. Elle s'avance dans la pièce et ferme la porte.

-Neaffa, mon amie ? m'appelle-t-elle. Que faites-vous donc perchée à la fenê… OH, PAR LES VALARS ! s'écrie-t-elle avec affolement. Ne sautez pas, je vous en prie !

Je ris légèrement à la méprise et me retourne un peu pour voir Rowana qui a ses bras tendus vers moi.

-Je ne compte pas sauter, Rowana, la rassuré-je. Et même si c'était le cas, je ne me foulerai pas même une cheville.

-Me voilà soulagée ! Un moment, j'ai bien cru que c'en serait fini de vous !

Je lui souris et reporte mon regard dehors. Elle s'approche de moi et pose une main sur mon épaule.

-Ne restez pas ainsi dans le noir, mon amie, ce n'est pas sain.

-C'est la nuit, il est normal qu'il fasse noir !

-Oui mais vous ne dormez pas.

-Je n'ai pas sommeil.

Je sens son regard sur moi.

-Il reviendra, me promet-elle doucement.

-Je sais.

Je sais qu'il reviendra. Il ne m'abandonnera pas, pour rien au monde, jamais. Et ce n'est pas être sans lui pendant quelques jours qui me désespèrent mais de savoir pourquoi. Il a perdu son frère après avoir déjà perdu son père et je suis si loin de lui, inutile. Il pourrait arriver n'importe quoi et si seulement il m'avait laissé monter avec lui, sur ce cheval, peut-être aurait-il pris plus de temps pour arriver là-bas mais j'aurais pu être là pour lui. Mais il ne m'a pas écouté et, au fond, je sais bien que cette histoire de rapidité n'est pas entièrement sincère. Je suis certaine qu'il ne voulait pas que je sois là, qu'il ne voulait pas que je le vois comme ça. Et, maintenant, trois jours de routes nous séparent et je ne peux plus rien faire.

-Vous pouvez dormir avec moi, me propose gentiment Rowana. Je ne peux partager le lit de Ménéopir avant le jour fatidique, je vous ferai une place avec joie, Neaffa.

Je ferme les yeux et prends une grande inspiration, me regorgeant du vent pour essayer de me détendre. A Rivendell, j'ai passé quarante ans à dormir seule dans mon lit et j'étais bien. Je prenais toute la place, je m'étalais, je bougeais et je me levais dés que l'envie me prenait. J'avais ma chambre à moi toute seule, toute la liberté dont on peut disposer. Mais depuis que j'ai pris la route avec Ethéol, nous avons toujours pris une chambre pour deux et parfois même partagé le même lit quand nous avions trop bu ou quand la nuit, je ne supportais plus la grandeur de mon lit et que j'avais envie de me faufiler dans les bras de mon meilleur ami. Quand nous dormions à la belle étoile, j'étais dans ses bras aussi. Et maintenant, sa présence m'est devenue comme indispensable. J'ai essayé de dormir et dés le moment où je me suis retrouvée allongée seule sur le dos à observer le plafond, j'ai su que je n'y arriverai pas.

Surtout quand je sais qu'il est en train de chevaucher furieusement sur Murmure pour aller s'occuper de sa famille en lambeaux.

-Non, c'est très gentil à vous mais ne vous en inquiétez pas, tout ira bien pour moi, lui assuré-je en me forçant à sourire. Dans ce lit ou dans le votre, je ne trouverai pas le sommeil. Je dormirai quand je serai fatiguée.

xOxOxO

Je me dirige vers la boutique du tailleur dans laquelle Rowana m'a donné rendez-vous à treize heures tapantes pour choisir sa robe de mariée. Elle m'a promis que le mariage serait reporté jusqu'au jour où Ethéol serait de retour. Je me suis tout de suite exclamée que ce n'était pas la peine, qu'elle n'avait pas à faire de tel sacrifice, surtout en sachant que mon meilleur ami n'est pas très porté sur ce genre d'évènements. D'ailleurs, je doute qu'il veuille un jour se marier lui-même. Mais Rowana m'a dit qu'elle ne faisait pas ça pour lui mais pour elle-même, ne désirant pas une demoiselle d'honneur avec une tête d'enterrement. Présenté sous cet angle, c'est ma foi plutôt légitime.

Cinq jours qu'il est parti et il n'est toujours pas revenu. Pas une lettre, pas un signe. Bien sûr, il doit être absent au minimum six jours mais… d'accord, je ne devrais pas m'inquiéter avant une dizaine de jours mais tout de même, je n'arrive pas à m'empêcher d'espérer que Mitch ait tort et qu'Ethéol puisse faire ce trajet en bien moins de temps ! Après tout, il sait tellement bien chevaucher et Murmure est le meilleur cheval que je connaisse, malgré qu'il ait le pire des caractères ! S'il y a quelqu'un pour battre des records, c'est bien lui. Et il m'a promis qu'il reviendrait me chercher le plus tôt possible !

On m'attrape alors le bras et m'entraine dans une ruelle adjacente à la rue principale. Je n'ai pas le temps de protester mais je reconnais Dérinir et son sourire suffisant. Il me coince contre le mur et m'embrasse sans préambule. Et ce n'est pas la première fois qu'il me fait ce coup. Depuis qu'Ethéol est parti, c'est la troisième fois qu'il m'embrasse comme ça. Et c'est toujours la même chose, les mêmes émotions déroutantes et toujours la même irritation qui en ressort. Et comme les fois précédentes, au bout de quelques secondes, je le repousse quand je reprends suffisamment mes esprits.

Je le fusille du regard.

-Arrête de faire ça ! J'en peux plus, arrête ! Je ne veux pas que tu m'embrasses, Dérinir !

-Pas la peine d'essayer de me mentir, raille-t-il, s'appuyant sur le mur derrière moi. Je sais très bien ce que tu ressens !

-Ce que je ressens, c'est une colère noire, d'accord ?! m'énervé-je en le poussant de toutes mes forces.

Il s'éloigne un peu, étonné par mon explosion. Je me détache du mur et écarte les bras, excédée.

-Peu importe ce que tu fais avec… avec ma langueou avec tes mains, ou… peu importe, tu m'entends ? Tu peux pas faire ça dés que ça te chante, ne venir me voir que pour ça, comme si j'étais un objet ! Et que j'aime ça ou pas, ça non plus c'est pas important, Dérinir ! Si je te dis que je ne veux pas, je ne veux pas !

-Si ça te plait alors, tu le veux, c'est comme ça que ça marche, l'elfe, se moque-t-il.

-Tu sais quoi ? Je ne veux même pas t'écouter ! Je ne suis pas d'humeur et…

-Ah oui, j'avais oublié que ton prince charmant t'avait abandonné !

-… et Rowana m'attend pour essayer des robes ! finis-je, en faisant mine de ne pas l'avoir entendu.

Il me regarde un instant avec un petit sourire en coin arrogant et je roule des yeux. Il se rapproche de moi et me frôle la gorge d'un doigt qui me provoque des frissons que je préfère ignorer.

-Je reviendrai plus tard, alors.

J'écarte sa main et n'attends pas plus longtemps pour m'éloigner de lui. Je sors de la ruelle, en prenant bien soin de ne jeter aucun regard en arrière, et marche à nouveau dans la grande rue. Pourquoi est-il si méprisant et hautain ? Ne peut-il pas me montrer un minimum de considération au lieu de m'utiliser comme ça ? Quel crétin.

J'arrive enfin à la boutique et y pénètre. Je repère rapidement Rowana qui discute avec une tailleuse, au milieu de la soie et des rubans. Tout est lumineux et clair par ici, et des robes de mariées sont la principale décoration de la pièce qui résonne des rires excitées des clientes. Je les rejoins et souris aux deux femmes. Rowana se réjouit en une exclamation de mon arrivée tandis que la vieille mais élégante vendeuse m'offre un sourire poli.

-J'ai déjà fait une petite sélection, ma chère Neaffa, et je dois dire que je ne suis pas peu fière de mon instinct pour ce genre de choses si fondamentales, n'est-ce pas ?

-Certainement, Madame, assure la vendeuse.

-Oh que oui, fis-je moi-même.

-Combien en ai-je mis de côté, Brigda ? Une petite quinzaine ?

-Vingt-quatre, Madame ! Vingt-quatre de mes plus magnifiques robes !

Ah oui, petite sélection.

xOxOxO

-Ca fait huit jours ! m'exclamé-je. HUIT JOURS !

-Doucement, Neaffa, me dit Mitch. Vous allez vous renverser votre assiette…

-Non, pas doucement, Mitch ! Il devrait être revenu !

Je lorgne avec frustration la cruche d'eau qui est au centre de notre table à la taverne. Je suis à deux doigts de m'arracher les cheveux tant je n'en peux plus. Ca fait huit maudits jours sans nouvelle ! Il pourrait lui être arrivé n'importe quoi ! Comment le saurai-je ? Ce n'est pas comme si quelqu'un allait prévenir !

-Oh bah, c'est limpide comme de l'eau de roche, ma petite, me dit Tolst. Une belle femme le retient là-bas et quand je dis ça, entendons-nous bien, je ne veux pas dire « contre son gré »…

-Cessez vos suppositions diffamatoires, voulez-vous ? s'exaspéra Rowana. Il est plus qu'évident, au contraire, que s'il n'est pas ici avec Neaffa, c'est qu'il a été retenu par de justes causes !

-Es-tu amoureuse de cet Ethéol ? s'enquit Dérinir en haussant un sourcil. Je commence à croire que ce n'est pas ce maigrichon de noble ruiné que tu devrais épouser mais cet apprenti baroudeur qui n'est, qu'on se le dise, pas bien moins ridicule !

-LA FERME ! claquons-nous d'une même voix, Rowana et moi.

Il ricane pour toute réaction et je me retiens de lui renverser la cruche sur la tête.

-Il ne tardera pas à revenir, j'en suis sûre ! me dit Mitch en souriant. Mangez, Neaffa.

Je soupire mais entame quand même mon repas.

-Elle est un peu à cran, Mitchie, lui souffle Rowana, se croyant plus discrète qu'elle ne l'est en réalité. Elle ne dort quasiment pas…

Je lui jette un coup d'œil agacé et elle fait mine de ne pas le voir.

-Neaffa.

Je me tends aussitôt et mes yeux s'écarquillent. J'en fais tomber ma fourchette en reconnaissant la voix. Il m'a finalement retrouvée. Ne pouvant plus longtemps échapper à la confrontation, je me retourne et, là, devant moi, parfaitement droit, mon père me regarde de ses yeux clairs et perçants. Son visage est impassible mais je lis tout son soulagement et toute sa déception dans son regard, et il me fait chavirer. Je savais que viendrait le moment où je croiserai ces yeux et que ça allait être ainsi. J'ai toujours eu un infini respect pour mon père et je n'ai jamais voulu le décevoir mais comment faire autrement ? Je ne fais pas exactement partie des siens. Je ne suis pas tout à fait de son sang. Je ne peux pas être ce qu'il attend de moi.

-Ma fille, nous avons à parler, me dit-il, sans colère dans la voix mais avec la fermeté qu'il a toujours eue.

J'hoche de la tête et me lève. Je vois les autres qui sont tous estomaqués et qui admirent mon père. Evidemment, c'est un elfe, un vrai, un pur. C'est comme si à lui tout seul, il était le nouvel éclairage de la pièce.

Il pose une main sur mon épaule et je sais qu'il veut que nous sortions dans la rue. Le soleil est en train de se coucher et les rues sont quasiment désertes. Nous marchons un peu, histoire de s'éloigner de la taverne. J'ai tellement de choses à lui dire et bien trop de façons inadéquates de les exprimer qui me viennent à l'esprit. Mais je sais aussi que c'est à moi de parler la première.

-Je sais que je n'aurais pas dû partir comme je l'ai fait, commencé-je, essayant d'ignorer mon angoisse de ne pas dire les choses telles que je veux qu'elles sonnent. Je sais que tu as dû t'inquiéter, malgré la lettre que je t'ai écrite, mais tu te serais inquiété même si je t'avais fait mes adieux de vive-voix. Tu n'as jamais voulu que je quitte Rivendell.

-Rivendell est le lieu que je veux pour toi, Neaffa, car il est le seul qui ne te fera pas souffrir. Je le sais.

-Non, père, tu ne le sais pas, soupiré-je. C'est vrai que je n'y souffre pas, à proprement parler, parce que je ne ressens rien, mis à part de l'ennui. Un profond ennui. Ce lieu est pour les elfes… l'humanité en moi a besoin d'autre chose.

Il me regarde, je lis de la douleur mais je lui souris. Si cette douleur est là, c'est qu'il me comprend enfin. Je décide de continuer. C'est le moment où jamais. Je m'arrête et me tourne complètement vers lui. Je pose deux mains aimantes sur ses épaules.

-Je t'aime, du plus profond de mon être, assuré-je. Tu le sais ! Mais ça ne sert à rien de vouloir m'enfermer dans une cage dorée. J'ai besoin d'humanité, de… d'une vie et pas juste d'être née, et d'attendre que l'éternité m'épuise ! Et…

Je marque un temps d'arrêt, réfléchissant.

-Il faut que tu me laisses faire ça.

Il soupire mais me sourit. Il m'attire dans ses bras et je lui rends son étreinte au centuple. Il rit devant la force que j'emplois à le garder dans mes bras et je souris pour moi-même. Je ne me rendais pas compte à quel point il me manquait !

-Je savais que ça arriverait, j'espérais juste que ça serait le plus tard possible. Ah, Neaffa... je ne pensais pas le dire un jour mais j'aurais aimé que tu ressembles moins à ta mère.

Et je comprends très bien ce qu'il entend par là. Ce qui me lie à ma mère, c'est ce qui l'a fait mourir.

xOxOxO

Je regarde avec fierté la jument de Rowana sellée. Ca a été dur, c'est rien de le dire ! Déjà qu'avec Mumure, c'aurait été un parcours du combattant mais avec celle-ci… enfin, c'est bien simple, j'ai pris deux heures ! Mais, maintenant, elle est fin prête à chevaucher jusqu'au Rohan ! Enfin, l'Ouest Emnet.

Je ne connais pas vraiment le chemin mais j'ai demandé à trois hommes de la taverne, en ignorant leurs tentatives de drague, et ils m'ont écrit la route que je devrais suivre sur un bout de papier. Avec ma boussole, je devrais y arriver ! Et j'ai assez de nourriture pour six jours, ma dague, une bonne grosse couverture que j'ai piquée dans ma chambre. Tout y est pour que je fasse bonne route !

A part bien sûr quelques détails comme euh… mon inaptitude à monter un cheval correctement, ce pourquoi j'ai compté dix jours de nourriture ! Il vaut mieux prévoir large. Les huit écus d'Ethéol m'ont plutôt bien servis, je dirais !

Mon père est parti, avant-hier. Il a voulu rester quelques jours pour s'assurer que je n'ai pas besoin de lui et que ceux avec qui je vivais étaient dignes de confiance. Il a plus d'une fois porté un regard fort hostile à Dérinir mais, mis à part ça, il a paru satisfait. J'ai pleuré en lui disant au-revoir et lui ai promis de revenir le voir très bientôt.

Et puis, je me suis à nouveau retrouvée sans mon père, ni Ethéol. Chose qui est une nouveauté. Toute ma vie, j'étais soi avec l'un, soi avec l'autre. Ce n'est qu'en faisant mon dernier signe d'adieu alors que mon père disparaissait à l'horizon que je m'en suis aperçue. Et ces deux derniers jours ont été les pires de tous depuis qu'Ethéol est parti.

-Neaffa ! Enfin, que faites-vous ?! s'exclame Rowana.

-Elle selle votre jument.

-Je le vois bien, cela, Mitchie, enfin ! Traitez-moi d'idiote, mon brave, que je ne le prendrai pas moins bien !

Je me retourne pour voir Rowana et Mitch se tenir à l'entrer de l'écurie. Je soupire. Bien sûr, je ne pouvais pas ne pas me faire prendre !

-N'essayez pas de me retenir, je vais le rejoindre ! Et si vous ne voulez pas que j'emprunte votre jument, alors, tant pis, j'en volerai un autre !déclaré-je, butée.

-Ah ! Voilà autre chose ! s'écrie Rowana en s'avançant vers moi. Vous n'allez dérober aucune monture !

-Vous ne savez ni chevaucher, ni vous battre !

-C'est insensé !

-Je vais vous dire ce qui est insensé, moi ! m'écrié-je. Ce qui est insensé c'est que demain, ça va faire le vingtième jour qu'Ethéol est parti ! Voilà ce qui est insensé ! Il m'a promis qu'il reviendrait le plus vite possible et là, excusez-moi mais je ne trouve pas ça très rapide ! Je pars aujourd'hui, que ça vous plaise ou non !

-Et s'il revient alors que vous êtes parti et que vous ne vous croisez pas ? demande Mitch. Et s'il arrive au village et ne vous y trouve pas ?

-Ben, il croira que j'ai été enlevée, ou morte, ou autre ! Et vous savez quoi ? Ce sera bien fait pour lui, à ce traitre ! fis-je en agitant le doigt avec véhémence. Il saura ce que ça fait !

Rowana se met alors à sourire avant d'éclater de rire.

-Je pars avec vous, mon amie ! m'apprend-elle.

-Vous ne pouvez pas, vous avez votre mariage à Minas Tirit, lui rappelé-je.

-Et alors ? Mes préparatifs étaient déjà censés s'effectuer là-bas, je ne suis plus à ça après ! Mon bon Ménéopir et moi-même allons nous marier chez votre Silmaril ! établit-elle, ravie. Et s'il m'aime autant qu'il le dit, il acceptera !

-Il n'y a pas le moindre doute, il accepterait n'importe quoi pour vous !

-C'est bien vrai, m'approuve-t-elle. Il me rejoindra là-bas avec ma belle-famille et tous les autres invités !

-Quant à moi, intervient Mitch. Je ne compte pas vous laissez faire un pas sans ma présence, Neaffa, vous pouvez en être sûre.

-Oh, mon Dieu, MERCI ! bondis-je sur eux. J'étais morte de trouille ! Et votre jument, Rowana, me déteste cordialement !

-Quelle aventure que ce sera ! s'enthousiasme-t-elle. Hihihi !


Et ben ça promet ;) ...