Coucou !

Voici enfin les réponses que vous attendiez ! On vous remercie pour la rapidité avec laquelle vous avez reviewsé, on a halluciné XD

Allez bonne lecture, j'vous retiens pas !


Chapitre 34

« Tu trouves pas que c'est bizarre toi ? J'veux dire, c'est quoi ces regards entre Julian et Kat ? Je comprends pas… réfléchisé-je.

- Ouais ben elle non plus, marmonne Ky, elle avait l'air un peu… perdu avant hier dans les cuisines.

- Les cuisines ? froncé-je les sourcils.

- Elle m'y a traîné pour une scéance de torture mais j'ai résisté avec bravoure, se vante-t-il avec emphase.

- J'en doute pas, rié-je. Elle t'a fait manger des spaguettis par le nez ou quoi ?

- Pire mon p'tit cœur ! Bien pire ! secoue-t-il la tête, je suis un vétéran maintenant. J'ai connu la douleur, la vraie !

- Ah ouais ? me moqué-je, Elles sont où tes blessures de guerre alors ?

- Aaah, me sourit-il avec un air plein de sous-entendu, tu veux voir mes cicatrices ou c'est juste un prétexte pour me voir torse-nu ?

- Je sais pas… fis-je mine de réfléchir, on pourrait demander à ta main qui se balade là…

- C'est tout à fait innoncent voyons… se défend-t-il pompeusement.

- Oh… dommage…»

Il me fixe un instant, je lui souris largement et brusquement il vient plaquer ses lèvres sur les miennes. Je ris, l'enlace. C'est un peu désordonné et frénétique mais ça me fait changer de couleur de plaisir. Il a un sourire triomphant. Je lui caresse doument la joue, et dire que j'ai failli le perdre à cause d'une stupide rumeur et de Deborah.

« EDDYYY ! »

Je sursaute, me détachant de Ky alors que Louis se précipite sur moi. Ça ne fait même plus lever les yeux de personne de voir le meilleur ami de Kat débouler dans notre salle Commune. Il a une tête absolument paniquée et reste quelques secondes sans arriver à articuler le moindre son. Planté devant nous. Je lui propose de s'assoir mais il secoue la tête frénétiquement.

« C'est Katy ! arrive-t-il enfin à dire, et Lian ! Ils… ils…, rougit-il, ils se sont embrassés… mais vraiment, vraiment embrassés quoi ! appuit-il, et maintenant je sais plus quoi faire ! C'est devenu une obessession je crois ! Et maintenant… et maintenant, baigayé-t-il.

- Assied-toi, propose Kyle.

- Maintenant avec Angel c'est fini ! éclate-t-il en sanglot, c'est horrible ! »

Il tombe dans le fauteuil le plus proche. Et c'est à ce moment là qu'Angel débarque dans notre Salle Commune. La démarche lourde. Je ne l'ai jamais vu comme ça. Les yeux aussi durs et la colère contenue avec difficulté. Personne n'ose croiser son chemin. Il s'assoie près de la cheminée et s'emparre d'une revue qui traine sur la table basse. J'échange un regard avec Ky, il a les sourcils froncés et la mince circonspecte.

« Je vais voir Kat, annoncé-je en relevant Louis, allez viens…

- Okay, hoche-t-il la tête en m'embrassant légèrement. »

Il se lève également pour aller s'approcher de son meilleur ami, se laissant tomber devant le fauteil d'en face. Les pieds sur la table. Louis observe la scène, l'œil humide. Je lui souris gentiment.

« T'inquiète, tout va s'arranger. »

Alors qu'on sort, je remarque l'air triomphant mal dissimulé de Brienne. Comprennant que je l'ai vu, elle me sourit. Et un frisson me parcoure l'échine et j'ai soudain la certitude qu'elle sait. Elle sait ce qu'il s'est passé, elle sait pourquoi. J'ai soudain la certitude en me rappellant tout ce qu'elle a dit depuis qu'Angel et Kat sont ensemble, qu'elle a quelque chose à voir avec ce qui arrive. De près ou de loin. Et je me fais la promesse de découvrir ce que c'est.

Mais pour l'instant, j'ai plus urgent : mon amie.

OoOo

On dirait presque un dédoublement de personnalité, comme si deux forces bataillaient dans la tête de Katarina en permanence. Elle est vraiment dans un sal état, comme en pleine crise de nerfs. Comment peut-on un instant songer que c'est de l'ordre du naturel ? Comment Angel peut-il ne pas comprendre qu'il y a anguille sous roche ? Je me chatouille le menton du bout de ma plume, le nez en l'air alors que Crowley annonce un excercice pratique et demande à ce que nous nous mettions en rang pour passer un-à-un devant lui. Suivant l'exemple de mes camarades je me faufille jusqu'à Kyle, Angel et Cal.

« Ed, attend. »

Je me retourne sur Deborah. Me crispant instantanément. Je ne lui ai pas reparlé depuis qu'elle et Ky se sont engueulés dans le couloir. Pour lui dire quoi ? Je lui en veux si fort parce qu'à cause d'elle mon couple a été mis sur la celette et pour rien en plus. Elle n'aime pas l'idée que je sorte avec lui, j'ai bien saisie la chose même si je ne la comprends. Mais elle n'avait pas à parler pour moi, prendre les devants et supposer que toutes ses idées sont les miennes comme si j'étais son double. Comment a-t-elle pu me regarder pleurer et ne pas me dire que c'était de sa faute s'il ne voulait plus me parler ? Que tout pouvait s'arranger, que c'était pas perdu. Est-ce que c'est ça une amie ?

« Je sais que tu veux plus m'adresser la parole, fait-elle, mais je voulais te dire que je voulais juste te protéger.

- Le problème Deborah, répliqué-je, c'est que t'as fait plus de mal que de bien.

- Mais essaie de comprendre, s'énerve-t-elle avant de se reprendre, Kyle c'est…

- Ne t'avise pas de le critiquer, menacé-je durement.

- Okay, comme tu veux, hausse-t-elle les épaules, je voulais juste que tu saches que je pensais pas à mal, je croyais que c'était la meilleure chose à faire pour que tu n'ais pas à lui parler.

- Et à aucun moment tu ne m'as demandé mon avis à moi, appuyé-je avec amertume.

- Je sais, soupire-t-elle, je suis désolée. »

Ses yeux bleus me transpercent par derrière les verres de ses lunettes rouges. Je soutiens son regard sans bronche. Pour l'instant je n'ai pas envie de pardonner, parce qu'elle ne semble pas respecter ni mon avis ni mes décisions. Elle est toujours à me contredire, comme si elle savait mieux que personne. Et pourtant, c'est moi qui sors avec le mec que j'aime, le mec parfait. Pas elle. Ça me fait presque de la peine pour elle. J'hoche la tête et tourne les talons. Faut que je digère ça d'abord.

« Tout va bien ? me demande Ky alors que je les rejoins.

- Oui, sourié-je en glissant discrêtement ma main dans la sienne, tout va bien. »

OoOo

Angel est emmuré dans un silence encore plus profond et plus dense que d'ordinaire, il ne décoche plus son demi-sourire et c'est comme si Kat n'existait plus pour lui. C'est sa façon à lui de digérer la douleur. Lui qui n'était jamais tombé amoureux, voilà que la seule fille qui lui ait tapé dans l'œil lui brise le cœur sans prendre de pincettes. Je sais qu'il pense qu'elle s'est amusée avec lui et qu'elle l'a pris pour un con. C'est Kyle qui me l'a dit après sa scéance de psy post-rupture avec Angelo. Il ne m'a pas donné les détails, je crois qu'il voulait pas trahir la confiance d'Angel mais j'en sais assez pour me dire que le monde est tombé sur la tête.

Brienne au contraire semble renaitre, comme un souflé au fromage qui se regonflerait avec le malheur des autres. Et c'est pour ça que je la surveille, pour parer à toutes ses tentatives pour attraper Angel. A vrai dire je sais pas si mon aide est très utile, Angelo l'ignore royalement et lui a séchement dit d'aller voir ailleurs s'il y était. Mais ce à quoi je ne m'attendais pas c'est à me retrouver nez-à-nez avec le mur du septième étage. Celui de la Salle sur Demande. Trois fois en deux jours.

Au début l'idée c'était de la suivre et d'essayer d'écouter la conversation avec ses amies pour appuyer ou réfuter mon soupçon. Et me voilà face au mur de la Salle sur Demande. Ce n'est pas une coincidence, soit elle y a une réserve de cupcakes ce qui me parait peut probable quand on regarde sa silhouette filiforme soit elle cache quelque chose. Quelque chose qui nécésite la sécurité de la Salle des Objets Cachés. Et des cheveux de Vélanes. Une potion surement. Alors j'attends. Et ça fait bientôt une heure que j'attends assisse derrière une armure poussièreuse, un livre sur les genoux. J'ai l'impression qu'elle n'en sortira jamais. Les deux autres fois c'était à peine vingt minutes.

Je pousse un soupir, me relève pour retirer la poussière de ma jupe et ramasse mon bouquin. Pas besoin de l'attendre plus longtemps. Je sais qu'elle viendra demain matin juste avant déjeuner, les deux première fois c'était comme ça. Je n'aurai qu'à l'y attendre et entrer juste derrière elle pour découvrir ce qu'elle y trafique.

Je redescends les escaliers mouvants, passe devant les tablaux qui somnolent. Le ronflement du vieux Bagging retentie plus haut que les autres. En traversant les couloirs, je croise Erysse les bras chargés de grimoire et la mine sombre. Elle me sourit faiblement, de larges cernes bordent ses yeux. J'accélère le pas pour atteindre les sous-sols et entrer dans notre Salle Commune où l'agitation bat son plein. Il faut dire qu'on est à une semaine de la saint Valentin, tout le monde est en pleine effervescence. Moi-même j'ai déjà acheté mon cadeau pour Kyle. A la pensée de fêter la saint Valentin avec quelqu'un après dix sept de célibats, de la passer avec Ky, j'ai une bouchée de chaleur. Un sourire se plaque sur mon visage.

« C'est pas vrai ! s'exclame Cal, on lui a fait quoi à l'autre porte d'Azaban pour qu'il décroche carrément plus un mot, déjà qu'il était pas bien bavard !

- Cal, souffle Amélia lovée contre lui, il a rompu avec Katarina.

- Parce qu'elle se tape Bones ? ricane-t-il, franchement on va pas pleurer ! Il en trouvera bien une autre de psychopate si c'est ça son délire ! »

Angel lui décoche un regard noir.

« Tu peux pas te la fermer un peu MacFarlan ! défend Kyle. »

Mélia lui glisse un mot à l'oreille, ce qui le décide à ne rien répliquer. Ky s'enorgeuillie alors que je m'assois à côté de lui. Il passe un bras autour de mes épaules et me rapproche de lui pour déposer un baiser sur mes lèvres.

« Où t'étais passée ? demande-t-il.

- J'étais en filature, lui apprenné-je.

- Aaah… on peut savoir pourquoi ?

- Quand j'en serais plus, hoché-je la tête.

- Très bien, j'ai compris, fait-il en prenant un air faussement vexé.

- Boude pas, niché-je mon nez dans son cou.

- C'est à propos de la Saint Valentin ? glisse-t-il pas très innoncemment.

- T'aimerai bien le savoir hein ? sourié-je en embrassant sa machoire.

- Tu veux faire quelque chose pour le 14 mon p'tit cœur ? propose-t-il soudain. »

Mes joues s'enflamment alors que mon cœur bat brutalement contre mes cotes. Je murmure tout bas, un peu gênée.

« J'ai juste envie d'être avec toi…

- Ça c'est tout à fait compréhensible ! se targue-t-il en me souriant narquoisement. Je suis indispensable ! »

OoOo

« Eddy ! Eddy ! »

Alors que je m'apprête à monter au septième étage, Louis m'intercepte la mine encore plus inquiète et perdue que la dernière fois.

« Je sais plus quoi faire, elle a commencé à hurler qu'il fallait l'empêcher de l'approcher et puis après elle… elle… rougit-il, s'est jetée sur lui… Enfin il avait l'air plutôt pour mais… Et là… Je sais plus quoi faire ! »

Bordel de merde ! J'attrape son bras fermement pour le faire s'arrêter de s'agiter dans tous les sens et de brasser de l'air. Je plante mes yeux droit dans les siens.

« Ecoute moi bien Louis, tu vas tout faire pour empêcher que ça dégénère okay ?

- Oui mais…

- J'ai pas le temps de tout t'expliquer, coupé-je, fais juste ce que je te dis d'accord ? Tu les retiens jusqu'à ce que j'arrive !

- D'acc… d'accord, hoche-t-il fébrilement la tête. Mais fais vite je sais pas si j'y arriverai…

- Je me dépêche, prometé-je avec empressement, empèche les de faire une connerie ! »

Et je me mets à grimper quatre à quatre les escaliers, m'énervant quand au cinquième étage les escaliers mouvants font des leurs. C'est vraiment pas le moment de jouer à touche-touche ! Je me précipite alors dans le couloir, le souffle court et un poing de côté. Clopin clopant je me dissimule derrière la tapisserie de Barnabas le Follet apprennant la danse classique à des trolls. Et deux minutes plus tard la chevelure lumineuse de Brienne fait son apparition. Elle passe une, deux fois devant le mur avant qu'une porte toute simple daigne enfin apparaître. Elle l'ouvre et s'y enfonce, je me précipite à sa suite pour attérir sur une immense salle remplie d'objets aussi étranges que divers. Un véritable labyrinthe. Heureusement les pas de Brienne se dessinent dans la poussière au sol, je suis donc facilement sa trace à distance respectable.

A un croisement, je reste à l'angle. Elle est là, devant un chaudron d'où se dégage une fumée rouge vif. Deux petites fioles en verre à terre. Je m'approche silencieusement, sortant lentement ma baguette. Le cœur battant. Je n'ai jamais été douée pour la confrontation, je n'ai jamais été douée pour faire face. Je serre mes doigts sur le bois de cerisier en pensant à la détresse de Kat hier.

« On peut savoir ce que tu fous ? m'exclamé-je soudain sans reconnaitre ma propre voix.

- Ed ? se retourne-t-elle en souriant maladroitement, qu'est-ce que tu fais là ?

- Je te posais justement la même question, répliqué-je fermement.

- Moi mais rien enfin ! s'écrie-t-elle.

- C'est quoi dans le chaudron ?

- J'vois pas en quoi ça te regarde, s'agace-t-elle.

- Angel et Kat ça te regardait et pourtant t'es venue y mettre ton nez… faisé-je remarquer en me rapprochant, la vie est ainsi faite. Ya toujours un emmerdeur pour venir tout faire foirer. Alors je répète, menacé-je, qu'est-ce que ya dans ce chaudron ? »

Elle me fixe sans broncher, le menton arrogant. Vivement j'agite ma baguette, marmonnant mon sortilège et en un instant elle se retrouve la tête à deux centimètre du liquide rouge. Elle se met alors à s'agiter en tout sens, paniquée.

« ARRETE CA ! ARRETE CA TOUT DE SUITE PIERCE !

- Qu'est-ce qu'il y a dedans ? rétorqué-je.

- De l'élixir de désir ! beugle-t-elle, de l'élixir de désir ! »

Je reste un instant figée, mes yeux tombent sur les deux petites fioles en verre.

« Tu as fait boire de l'élixir de désir à Katarina et Julian ?! m'exclamé-je avec horreur. Depuis combien de temps ?!

- Une semaine ! Une semaine ! haléte-t-elle, un peu plus chaque jour maintenant s'il te plait…

- Une semaine ?! m'écrié-je en la fusillant du regard. »

Et j'abaisse brutalement ma baguette, faisant plonger sa tête dans la potion. Après un moment, je relâche la pression et son visage rouge jaillit du chaudron. Crachant de l'elixir. Ses cheveux dégoulinent et elle a le regard d'une furie. Toutes griffes dehors, elle se jette sur moi.

« Qu'est-ce que t'as fait ! hurle-t-elle. »

Je l'esquive, elle trébuche sur un vase et tombe à terre. Face à un miroir. Et soudain ses yeux s'écarquillent, sa main se lève pour aller toucher son reflet. Un sourire se dessine sur ses lèvres alors que ses yeux s'obscurcissent de désir. Je grimace en la regardant glisser une main sous sa chemise pour se tripoter les seins. En gémissant de plaisir.

Je me détourne, feuilletant à toute allure le manuel de Potion. Mes yeux sautent les paragraphes à une vitesse folle et finissent enfin par tomber sur les petites lignes sous la formule. Je tourne les talons et reviens sur mes pas. Cherchant fébrillement la jardinière que j'ai croisée. Pourvu que… Je ne suis pas sûre d'en avoir vu mais… Et avant même que je ne l'ai atteins je tombe sur quelques feuilles de sureau, déposées là comme à mon intentin. Je m'en emparre et file les jeter dans la marmite puis farfouille dans les bocaux de Brienne, m'emparrant des cœurs de grenouilles. Comme écrit j'en écrase deux consciencieusement avant de les balancer dans le liquide qui prend soudain une teinte plus teindre. Je remue doucement malgré mon impatience, regardant le rouge devenir peu à peu grisâtre. Puis plonge les deux fioles dans le liquide, avant de balancer un coup de pied dans le chaudron. L'anditote est absorbé presque istantanément par la Salle.

Sans jeter le moindre regard à Brienne je sors de la salle. Une fois dans le couloir je me mets à courir, sautant les marches des escaliers avec une agilité dont je ne me serais pas cru capable. J'ai un coup au cœur en manquant de rater la dernière marche. Je serre fort les fioles contre moi, retrouve ma stabilité avant de me précipiter dans les cachots. Accélérant le pas en voyant deux première année donner le mot de passe à l'armure impressionnante qui garde la porte. Lorsqu'elle se décale pour les laisser passer, je les double de vitesse et déboule dans la Salle Commune des Serpetards. J'écope de plusieurs regards peu bienveillants. Kat n'est pas en vue, ni Julian et Louis. Je suis prise de panique, pitié Merlin faite que j'arrive pas trop tard !

« Où est Katarina ? me précipité-je sur Scorpius.

- Qu'est-ce qu'un blaireau fout là ? me crache-t-il à la figure.

- Plus tard ! le coupé-je, il faut absolument que je la vois.

- Dégage de mes dortoirs, me toise-t-il avec suffisance.

- Eddy ! se jette sur moi Louis blanc comme un linge, j'ai vraiment essayé j'te promets ! Mais ils voulaient pas entendre et… et…

- Où ils sont ? le pressé-je.

- Dans les dortoirs des garçons ! »

Suivant la direction qu'il m'indique, je fonce dans le petit couloir où les lanternes éclairent faiblement les tapisseries vertes et argent. J'ouvre brutalement la porte des septièmes années. Tombant sur Kat vautrée sur un lit, en chemise et petite culotte, Julian a quant à lui les fesses à l'air. Je rougie vivement. Détourne les yeux avant de me reprendre. J'attrape le bras de Julian qui pris au dépourvu suit mon mouvement qui l'envoit sur le lit d'à côté.

« Kat ! m'écrié-je en la redressant d'autorité. »

Elle a les lèvres gonflés et le regard sombre, hagard. Elle halète autant que moi. Se débat en appellant Julian. Merlin… Je débouche la fiole et profite que sa bouche soit entre-ouverte pour lui enfoncer le goulot entre les lèvres, pinçant son nez je lui fais avaler cul sec l'antidote. Ses lentilles se font alors de plus en plus visibles, ses pupilles absorbent l'ombre du désir. Elle toussète alors que je dépose la fiole vide. Elle prend une expression horrifiée en remarquant Julian nu et sa tenue. Je détourne les yeux de son membre dressé en lui tendant la fiole. Prenant soin de ne pas baisser les yeux.

« Par les couilles de Satan… »

J'ai un petit rire nerveux, me laissant glisser sur le lit le plus proche, les jambes brûlantes et la gorge en feu.