Bonjour à tous !

Alors, on profite de l'été j'espère :) En tout cas nous oui ! On envoie plein de bisous à nos reviewseuses qui malgré tout continuent d'être fidèles héhéhé

Bon et puis comme j'ai rien à dire on va écourter l'attente !

Bonne lecture !


Chapitre 22 :

Alors que mon père suit Léony en direction du château, je regarde Ethéol s'en aller vers les écuries. Ca fait plusieurs jours qu'il m'évite et oui, c'est vrai que je fais à peu près la même chose. Il m'énerve tellement, il ne m'écoute jamais et croit toujours que je ne peux pas prendre les bonnes décisions. Mais, cette fois-ci, c'est vraiment plus fort que tout ! Comment ne peut-il pas comprendre ? Comment peut-il resté aussi sourd et buté face à mes explications ? Je lui ai sauvé la vie ! Sa mère était perdue et anéantie, elle pleurait et marmonnait des augures toujours plus sombres. Son corps était froid dans son lit et allait être porté sous terre, il était mort ! MORT !

Ce n'était pas un caprice, pas une décision prise sur un coup de tête comme il aime à le répéter. C'était la seule chose à faire, c'était une urgence. C'était surement la chose la plus dure que j'ai eu à faire et quand les mages bleus m'ont ôté mon immortalité, un instant je me suis crue mourir, mais pas une seule seconde, j'ai voulu reculer. Je n'avais pas le choix. Je savais ce que je faisais, je connaissais les conséquences mais ce que je savais surtout c'était que si je ne faisais rien, alors tout serait bel et bien fini. Il resterait mort.

Donc, oui, d'accord, j'ai donné mon immortalité pour lui mais je ne lui ai pas donné ma vie ! Je suis toujours là, je suis toujours en vie ! Et cette immortalité était la mienne, je pouvais en faire ce que je voulais. Ce n'était ni à mon père, ni à lui d'en décider. Ce choix m'appartenait. J'ai quarante ans, je suis à même de prendre ce genre de décisions.

Et je m'en vais de ce pas le lui rappeler une bonne fois pour toutes !

Je le suis donc fermement et le rattrape à l'entrée de l'écurie. Je l'attrape par le bras et il se retourne vers moi, l'air près à me tuer. Qu'il en profite, je ne suis plus immortelle, désormais, c'est le moment ou jamais ! Mais je me garde bien de lui dire parce que ce serait presque du suicide et je n'en suis pas encore là, quand même…

-Tu vas bientôt arrêter de me faire la gueule comme ça ? m'agacé-je. Tu comptes continuer longtemps, hein, à faire ta tête de cochon ? C'est bon, ce qui est fait est fait ! Tu ne pourras rien y changer !

-Crois-moi que si c'était possible, ça ferait longtemps que ce serait fait ! Maintenant, laisse-moi, je dois aller monter Murmure !

Il essaye de me faire lâcher prise mais je ne lâche pas son poigné, quitte à être portée en avant par ses tentatives.

-Il faut toujours que t'essayes de fuir ! cinglé-je. Toujours ! Je suis fatiguée de te courir après constamment, d'essayer de te retenir !

-Et bien, arrête ! claque-t-il. Je ne t'ai rien demandé ! Je t'ai pas demandé de partir avec moi, je ne t'ai pas demandé de me suivre jusqu'ici, je ne t'ai pas demandé de te sacrifier pour moi !

-Je ne me suis pas sacrifiée, arrête ! Je t'ai sauvée la vie et tu ne sais même pas accepter ce cadeau ! Tu refuses à chaque fois mon aide, comme si je n'en étais pas capable ! Et bien, si, figure-toi que je le suis ! fis-je avec défi. Je suis une grande fille !

-Oui, c'est ça, ricane-t-il en faisant un pas vers moi. Tu agis sans réfléchir ! Tu risques tout le temps ta vie inutilement et, maintenant, voilà le résultat ! Mais là, tu es allée trop loin, Effa. Tu retournes à Rivendell !

J'ouvre la bouche mais je suis si indignée que je ne sais pas quoi dire. Comment ose-t-il ?!

-Alors, maintenant, tu veux te débarrasser de moi ? m'enquis-je, en essayant d'ignorer la douleur que cette pensée m'inflige. Tu veux me renvoyer chez moi, c'est ça ? Tu peux vraiment être le pire des salauds, tu le sais, ça ?

-Ouais, je suis le salaud qui t'a pris ton immortalité, ironise-t-il.

-Je l'ai fait parce que je t'aime ! hurlé-je en l'agrippant par la chemise. T'écoutes vraiment rien ! JE T'AIME, ETHEOL ! Je ne pouvais pas te laisser mourir parce que peu importe l'immortalité de tous les elfes de Rivendell, je serai morte avec toi ! Au fond de moi, j'aurais été morte ! Essaye de comprendre ça, merde !

Il me regarde alors que j'ai encore les mains sur sa chemise et que je suis prête à lui crier dessus pendant des heures encore. Je ne m'arrêterai pas tant qu'il ne m'écoutera, tant qu'il n'arrêtera de croire que tout est aussi facile. Il croit que du moment que l'éternité rentre dans une équation alors elle l'emporte sur tout, mais non. Il y a des choses plus précieuses, des choses qui méritent des sacrifices infinis. L'amour fait partie de ces choses et je prendrai le temps qu'il faut pour qu'il comprenne.

Mais soudainement il m'attrape le visage des deux mains et plaque ses lèvres chaudes contre les miennes. Je suis bien trop surprise pour répondre au début alors je me contente de me coller contre lui et de fermer les yeux. Toute sa colère et sa frustration se ressent à travers la pression de sa bouche contre la mienne ou les mouvements de ses mains qui descendent jusqu'à ma taille pour me rapprocher de lui. Je porte mes bras à son cou et peu de temps après je me retrouve plaquée contre un mur. Je me recule un peu et le regarde dans les yeux pour que, cette fois-ci, il comprenne, et je lui souffle :

-Je t'aime, Ethéol…

Il me sourit un instant mais presque aussitôt il m'embrasse à nouveau.

xOxOxO

-Neaffa.

Je me retourne alors que je laissais Ethéol qui devait s'occuper de choses importantes par rapport au château ou à l'armée, ou je-ne-sais-quoi. Je ne suis pas très captivée par ce genre de choses trop sérieuses et ennuyantes…

Léony s'avance vers moi en me souriant. Je lui rends son sourire et enroule mon bras au sien pour la soutenir un peu, alors qu'on continue de marcher.

-Ca va mieux, Léony ? demandé-je.

-Oui, bien mieux, ma petite, dit-elle. Et c'est grâce à vous !

Je la regarde avec étonnement et répète, interloquée :

-Grâce à moi ?

-Vous m'avez ramenée mon fils, Neaffa. Je vous en serai éternellement reconnaissante ! Je ne sais d'ailleurs comment vous remercier et il n'existe certainement aucune façon pour le faire qui vaille votre geste, tout ce que je peux faire c'est être à votre totale disposition pour le restant de mes jours.

-Voyons, ne soyez pas ridicule ! rié-je. Vous n'avez pas à me remercier, il fallait que je le fasse.

Elle pose sa main sur la mienne et la serre de toutes ses forces, et elle déclare :

-Vous avez rompu la malédiction.

xOxOxO

Je souris à Ethéol qui est à l'autre bout de la pièce, avec Mitch et Tolst, et mon cœur fait des saltos arrière et avant dans ma poitrine. Il est tellement beau… et par les Valars, qu'est-ce qu'il embrasse bien ! Et c'est le meilleur ami que l'on puisse rêver, le meilleur homme que l'on puisse espérer…

-Il est parfait, conclué-je avec ravissement.

-Nous avons les deux hommes les plus parfaits de la Terre du Milieu, me confie Rowana en buvant une gorgée de son verre de vin. Est-ce une coïncidence ? Je ne pense pas !

J'éclate joyeusement de rire par-dessus le brouhaha de la taverne.

-Alors, vous êtes réellement en couple ? s'intéresse-t-elle.

-Et bien…, hésité-je. Nous n'en avons pas clairement parlé…nous n'avons encore rien établi de vraiment officiel. C'est tout comme, je suppose, mais… arg, vous croyez qu'il prend ça comme un flirt sans importance ?m'inquiété-je.

-Oh, je ne pense pas, mon amie ! Depuis le début, j'ai tout de suite vu que vous étiez faits l'un pour l'autre et je suis certaine qu'il le savait aussi, même s'il n'en disait rien et faisait comme si je m'illusionnais ! Ah, le petit fripon ! fait-elle. Nous réglerons ça plus tard, lui et moi !

-Je n'en doute pas !

-Vous a-t-il dit qu'il était amoureux de vous ?

-Euh… pas en ces termes… je vous l'ai dit, nous n'avons pas encore parlé de ce genre de choses ! Il y a encore quelques jours, nous n'étions que de simples meilleurs amis, m'agacé-je.

Rowana rit, désabusée, et pose sa main sur la mienne, sur la table.

-Allons, vous n'avez jamais été de simples meilleurs amis.

-Si, quand même, je vous assure ! fis-je. Au début, nous l'étions !

-Je n'en crois pas un mot ! s'entête-t-elle joyeusement.

-Oh, au fait, j'y pense ! me rappelé-je. Vous ne deviez pas rentrer au Gondor avec Ménéopir ?

-Oh, si, c'est ce qui était prévu mais… Eh, dites-moi, ma chère Neaffa, vous ne me chasseriez pas, par hasard ? s'offusque-t-elle.

-Bien sûr que non ! assuré-je avec sincérité. Je crains au contraire que vous vous en alliez, votre compagnie me manquerait tellement, Rowana !

-Oh, vous êtes adorable, mon amie ! Je ne comptais de toute façon pas partir tout de suite ! Après tout, je ne voudrais manquer votre mariage avec votre beau Seigneur pour rien au monde !

-Buvons à cela, alors ! proposé-je en levant mon verre. A vous parmi nous !

-Et à votre mariage !

xOxOxO

Nous sortons tous de la taverne, ensemble. Pour le dîner, Rowana et moi avons fini par rejoindre les hommes à leur table alors que Ménéopir entrait lui aussi dans la taverne. La nuit est déjà tombée depuis plusieurs heures et les rues sont plongées dans le noir, on ne décernerait pas un chat. Ethéol vient à mes côtés et passe un bras autour de mon cou, je me rapproche de lui en souriant et il m'embrasse sur la joue.

Tolst et Mitch ouvrent la marche, se chuchotant à l'oreille. Suivis de près par Rowana et Ménéopir qui se tiennent par la main. Ethéol et moi sommes un peu en arrière.

-Tu n'es pas trop fatiguée ? me demande-t-il.

-Non, ça va, lui répondis-je en souriant.

C'est vrai que cette semaine, suite à la perte de mon immortalité, je me suis sentie un peu plus faible et fatiguée mais j'ai l'impression que ce phénomène s'atténue de jour en jour.

-De toute manière, on va tout droit se coucher ! dit-il.

-Je sens que je vais super bien dormir !

-Tu dormiras dans mes bras, me souffle-t-il.

Je lève vers lui un regard étonné. Nous avons pourtant encore nos chambres séparées.

-Ah bon ?

-Il est tout indiqué que tu reviennes dormir avec moi, non ? fait-il, malicieux.

-Oh oui ! m'enthousiasmé-je, en sautillant de joie. Ca m'a tellement manqué !

-Mais seulement pour dormir, bien sûr, précise-t-il. On ne fera rien que tu ne voudras pas.

Souriant largement, je me mets sur la pointe des pieds et me pends à son coup pour l'embrasser.

Tout simplement parfait !

xOxOxO

Je me réveille et souris immédiatement en reconnaissant la chambre d'Ethéol, baignée de lumière. Je suis même à moitié allongée sur lui mais lui, dort encore. Je l'embrasse doucement sur les lèvres avant de quitter le lit, sautillant plus que marchant tant je me sens heureuse. Chaque instant semble vouloir redoubler d'effort pour me prouver combien j'ai eu raison de lui abandonner mon immortalité !

J'enfile rapidement un gilet par-dessus ma robe de nuit avant de quitter la chambre, avec un dernier regard pour Ethéol. Je vais aller nous chercher de quoi petit-déjeuner au lit ! Ca va être génial ! Je ris d'excitation à cette pensée et prends immédiatement la direction des cuisines mais au premier détour de couloir, je tombe face à face avec Dérinir.

Dés qu'il me voit, son regard semble s'enflammer et j'ai un temps d'arrêt.

-Salut, Dérinir ! dis-je quand même avec gaité. Toi aussi tu es levé ?

-Tu viens de quitter sa chambre, je suppose ?

Son ton est froid et me tend aussitôt. Je recule d'un pas tandis qu'il s'avance vers moi. Qu'est-ce qui lui prend ?

-Je… de quoi tu parles ? blabutié-je sans pouvoir m'en empêcher.

Il m'attrape violemment par le bras et me plaque contre le mur le plus proche sans ménagement. Je gémis de douleur. Il n'a jamais été aussi brutal.

-Mais ça va pas ! protesté-je. Lâche-moi !

-Ah, t'aimerais bien, espèce de trainée ! crache-t-il. Alors, tu me quittes pour ce bouffon ? Ca ne va pas se passer comme ça, j'aime autant te le dire !

Il me maintient fermement contre le mur et je n'ose pas essayer de le repousser, de peur de l'énerver encore plus. Son regard est tel un brasier et il ne m'a jamais fait aussi peur qu'en cet instant.

-Dérinir, commencé-je. Nous n'étions pas ensemble, je suis désolée mais tu…

-LA FERME ! crie-t-il.

Et son poing s'abat juste à côté de mon visage contre le mur, me faisant bondir et m'arrachant un glapissement. Il me saisit abruptement la hanche et me colle contre lui. J'essaye de calmer ma respiration tandis qu'il approche sa bouche de mon cou et que je ferme les yeux, espérant de tout mon cœur qu'il se calme. Ce n'est pas un monstre, je le sais, il est juste en colère.

-Dérinir…

-T'es à moi, l'elfe, grince-t-il. Et ça changera pas !

Sa main glisse sous ma robe de nuit et la remonte. Je panique alors et lui administre tous les coups dont je suis capable avec mes pieds, mes poings ou mes genoux. J'essaye de le repousser de toutes mes forces mais c'est comme s'acharner à pousser un mur. Je hurle alors qu'on vienne mais il plaque une main contre mes lèvres, cognant mon crane contre le mur et m'étourdissant à moitié.

-Je ne suis pas de ceux que l'on jette, chérie, m'apprend-il à l'oreille. Et tu ne vas pas tarder à le comprendre.


Alooors ? On a fait des heureuses ? Dites nous tout ;)