Coucou !

Alors on remercie nos charmantes reviewseuses du chapitre précédent :) merci les filles ça fait plaisir !

Et annonce : on arrive vers la fin il reste environ sept chapitres ! De plus : ce chapitre est un spécial années 80 alooors on ouvre youtube et on se met à chanter ;)

Bonne lecture,


Chapitre 29

Ya pas de saison pour que vive la musique au fond, pas de saison pour que vive le son ! En marchant tu donnes un cadence à tes pas, tu sens la musique au bout de tes doigts !

Oh yeah quel swing baby ! Le balai tournoie avec moi en rythme, dispersant la poussière dans toute la pièce. La lumière est faible, donnant une ambiance plus romantique à mon rencard avec ce balaie de tonnerre. C'est le grand amour entre lui et moi, ya que lui pour tenir la distance. Je dirais à Cora que j'ai trouvé mon nouveau fantasme. Son futur beau-frère, elle sera fière de moi. C'est une antiquité, mais Merlin qu'est-ce qu'il est infatigable. Je ris en moi-même, faisant valser le balaie.

Rusard s'est cru malin à me retirer ma baguette, il a oublié mon walkman. P'tit joueur va. Je repars pour le refrain dans un solo à faire défriser les poils du balaie. Vas-y rince-toi l'œil coquin !

Et tu chantes, chantes, chantes ce refrain qui te plaiiiit ! Et tu tapes c'est ta façon d'aimeeer ! Ce rythme qui t'entraine jusqu'au bout de la nuit, réveille en toi le tourbillon d'un vent de foliiiiiiie !

« Et moi qui pensais te trouver à te morfondre en astiquer des fenêtres, s'exclame soudain une voix. Tu vas on ne peut plus mieux !»

Je sursaute, me retourne pour faire face à Kurt qui branditd'une main un sachet de bonbons. En pas chassé, me déhanchant avec mon balaie je le rejoins et m'en empare aussi sec. Il lève les yeux au ciel devant tant de délicatesse et va s'assoir sur une chaise vide. Je lui lance un bonbon, il se le prend dans l'œil. Aucun reflexe j'vous jure, à se demander comment il peut être batteur. Une langouste a plus de réactivité. Il me lance un regard noir, je lui tire la langue. Il ne relève même pas, mâchonnant son bonbon sans grand intérêt. Allons bon, qu'est-ce qui lui arrive maintenant ? Je vais m'assoir à côté de lui, il tend la main pour attraper une autre friandise, je la lui frappe avec autorité.

« Quoi ?! s'exclame-t-il. »

Je lui mime sa tête puis dessine un point d'interrogation en l'air. Il hausse les épaules. Je lui donne un coup de coude.

« J'aurais pas dû venir ! De toute façon t'es qu'une emmerdeuse ! »

J'ondule mon corps sur la chanson, faisant bien attention à ce qu'il soit victime de mes grands gestes. Je mime la batterie et frappe dans mes mains, et d'un bon je pose mon casque, lui attrape le bras et l'attire pour danser.

« Non ! Non hors de question Lily-Rose ! »

Je fais les gros yeux, il va pas jouer le rabat-joie sur une chanson aussi entrainante hein ?!

Tu danses le monde musique américaine, la cadence du funk au plus haut t'emmène, le tempo en délire si ce soir il fait chaud, c'est qu'on monte nos mais vers le point le plus hauuuuut !

« Miss Smooter ! On a de la compagnie à ce qu'on dirait ? fait alors Rusard en déboulant avec sa foutue chatte, peut être que lui aussi veut une retenue ? Vous resterez une heure de plus et vous aussi, pas la peine de vous esquiver ! »

Kurt ouvre grand la bouche, voulant protester. Rusard récupère sa baguette et tourne les talons en menaçant de nous laisser moisir une heure de plus encore si le ménage est pas fini quand il revient. Je lève les yeux au ciel, monte le son au maximum. Kurt est resté figé au milieu de la pièce, l'air horrifié il se tourne lentement vers moi. Le doigt accusateur.

« J'avais jamais pris d'heure de colle ! ET PAR TA FAUTE… ! »

Eh oh molo hein c'est toi qu'est venu faire ton âme charitable hein ! C'est facile de me faire porter le chapeau ! Et puis de toute façon, faut un début à tout. Je suis sûre qu'il me remerciera plus tard pour avoir un truc un peu sympa à raconter à ses petits enfants plutôt que le nombre d'heures qu'il passe à la bibliothèque ! Evidemment je ne peux lui dire alors pour faire bonne figure, je prends le balaie et repars danser.

Et tu danses jusqu'au bout de la nuit, tes flashes en musique funky ! Ya la basse qui frappe et la guitare qui choque, ya le batteur qui s'éclate et toi qui tient le choc !

« Mon père va me tuer ! »

Qu'est-ce que j'en ai à foutre sérieux ? Savoure ce son et arrête de râler un peu. J'vous jure, les mecs.

OoOo

Ah qu'ils sont beaux mes chers camarades ! Qu'ils ont fiers allure dans leurs uniformes, allant défendre notre exposé vaillamment contre Sluggy et ses yeux de crapaud. Haut les cœurs ! Du nerf ! Je lève mes pouces pour les encourager, Kurt me renvoie un regard noir – il est vexé parce que j'échappe à la fameuse séquence de présentation oral. Tout est dans ce mot « oral ». Je lui tire la langue, il me fusille d'un œil acéré. Philip me renvoie un sourire confiant, je rentre ma langue arrogante et me confond dans un sourire abruti que ne manque pas de remarquer Kurt évidemment. Comme probablement le reste de la classe. Merlin…

Merci de l'avoir fait aussi aveugle.

« On vous écoute, fait Slughorn. »

Kurt est rouge tomate, je ne peux pas me retenir lorsqu'il me lance un regard suppliant. Alalala… Je fais onduler lentement mes épaules. Il s'arrête en plein milieu d'une phrase et écarquille les yeux de stupeur. Mes épaules vont un mouvement de vague de plus en plus rapide, je commence à bouger la tête. Il secoue la sienne fiévreusement. Je ris intérieurement. Qu'il m'arrête. Je suis derrière Slughorn et au fond de la classe. Je suis inarrêtable mon vieux ! Moulinez les bras mesdames, messieurs ! En rythme !

Ça fait longtemps que t'es partie maintenaant ! Je t'écoute démonter ma vie, en pleuraant ! Si j'avais su qu'un matin, je serai là, sali, jugé sur un banc ! Par l'ombre d'un coooooorps que j'ai serré si souveeent !

Je mime allégrement mes paroles, faisant semblant que la louche de notre potion est un micro digne de mon talent. Daniella me jette un regard méprisant, je lui fais un clin d'œil arrogant. Jalouse de mon talent ? Kurt se réfugie derrière ses feuilles, bafouillant. Philip, aveugle, se contente d'expliquer les secrets de réussite de notre potion permettant d'infiltrer les potions. Je mime la batterie avec allégresse, usant du chaudron comme d'une timbale, secouant mes cheveux pour me donner un air de rockeuse. Sait-on jamais, Philip peut trouver ça sexy. En fait il ne me regarde même pas…

Soupir, les seuls cheveux qui l'emballent c'est ceux des Daniella et de son balai.

C'est mon fils ma bataille ! Oh fallait pas qu'elle s'en aille ! Oh j'vais tout casseeeeer, eeeh eeeeh, si vous touchez aux fruits de mes entraiiiilles !

« J'vais te tuer ! me bondit-il soudain dessus. »

Tiens déjà revenu ? Il semble sur le point de m'étrangler – ou de s'étouffer vu la couleur de ses joues. Je lui souris et tapote son épaule. Ecrivant à l'aide de ma baguette :

« Tu t'en es bien sorti !

- Tu rigoles ? s'exclame Philip. Il a pas pu sortir deux mots ! Té-ta-ni-sé ! S'il est comme ça sur le terrain, on va l'avoir cette coupe !

- N'importe quoi ! bouillonne Kurt avant de me pointer du doigt, c'est de la faite de cette…

- Moi ? mimé-je un air innocent – mince, mon rire me trompe. Noooon.

- Qu'est-ce que t'as encore fait Rosie ? »

Rosie ? Rosie… Merliiiiiin….

« Reprend ta respiration, tu vas nous faire une apoplexie ! me souffle Kurt moqueur. Quoi que c'est peut être le moyen pour qu'il te fasse du bouche à bouche ! »

Je l'ignore royalement, souriant bêtement à Philip qui attend une réponse qui ne vient pas. Il me tapote l'épaule soudain, je rougie. Il doit probablement penser que j'ai un blanc. Espèce de cruche ! Je manque de me frapper le front contre le chaudron.

« Eh ben, c'est pas jo-jo… »

La ferme Kurt.

OoOo

J'ai trop saigné ! Tu-dum ! Sur les Gibson ! Tu-dum ! J'ai trop rodééé ! Dans les Tabacco road ! Il n'y a plus que les caisses qui me résonnent ! Et quand j'me casse, j'voyage toujours en fraude !

J'attends ma petite sœur, à la sortie des vestiaires. Poufsouffle a perdu contre Serpentard, et elle s'est pris pas mal de buts. Je sens qu'elle va avoir le moral dans les chaussettes, sans compter que Philip va vouloir la choper pour lui passer un savon. Je connais Cora, elle va sortir vite-fait la tête basse en se repassant chaque balle pour comprendre comment elle a pu les manquer. Je suis sortie avant l'annonce de la fin du match, ses amis sont bloqués dans la masse d'élèves, je vais la choper et plus la lâcher. C'est qu'un match après tout, ils jouent pas leur vie non plus.

Elle est la première à débouler, les cheveux humides et la tête basse. Je descends de la pierre où je suis perchée et lui attrape le bras en souriant. Elle me sort son sourire tiède, je lève les yeux au ciel. Passe mon bras autour de ses épaules pour la serrer contre moi. Signant rapidement.

« Tu t'es bien battue, la victoire c'est pour la prochaine fois.

- Ouais, ben va dire ça à Pépé…, marmonne-t-elle piteusement.

- Laisse-le dire, haussé-je les épaules, il râle beaucoup mais il sait que t'es douée. C'est pas ta faute si vous avez perdus.

- Va dire ça à Philip… elle jette un coup d'œil derrière nous. »

Je suis son regard et vois Philip sortir des vestiaires des mecs, les cheveux humides –Merlin… il est sorti trop vite pour être totalement sec et on devine ses tablettes sous son t-shirt…

« Lyzore ! »

Quoi ? Hein ? Ah !

« Il va me tuer…

- Ah ça… »

Elle baisse la tête, il approche à grand pas l'air déterminé. C'est dingue ce qu'il est sexy quand il est en colère... Décidée, j'attrape la main de Cora et signe un « COURS ! ». Etonnée elle se laisse tirer le premier mêtre avant de prendre ses jambes à son cou, me dépassant de quelques mètres alors que Philip vocifère son prénom. J'éclate de rire et tente de tenir son allure. Elle jette pas un regard en arrière, et fonce au château. La musique résonne à mes oreilles.

Quand la musique est bonne ! Bonne ! Bonne ! Bonne ! Quand la musique donne ! Donne ! Donne ! Donne ! Quand la musique sonne ! Sonne ! Sonne ! Sonne ! Quand elle ne triche paaaaaaas !

Cora ne s'arrête que lorsque nous sommes plaquées contre le mur des toilettes des filles du deuxième étage. Mortes de rires et le souffle court. Elle a les joues roses vif, je lui tapote affectueusement l'épaule. Moi je suis fière d'elle, elle s'est bien battue et a évité les cognards. Alors peut être qu'elle a laissé échappé des balles mais sinon ya pas de match hein ?

« T'écoute quoi ? »

Je retire mon casque, le pose à terre et monte le son au maximum. Elle sourit de plaisir et on dodine nos têtes en cœur. Elle se met alors à chanter.

Quand elle guide mes paaaaaas ! SONNE ! SONNE ! SONNE ! TU-DUM ! SONNE ! SONNE ! SONNE !

Je me lève et me mets à danser autour des lavabos. DONNE ! DONNE ! DONNE !

OoOo

« Pourquoi tu as fait ça ? C'était injustifié Rosie. »

Je lève les yeux sur ma jumelle assise en face de moi, à la table de Gryffondor. Elle l'a investi avec Pia et Kara et bien évidemment Mark qui malgré mon froid « pas intéressée » continue à me coller. Et faire son gentleman, ça a le don de sacrément m'agacer d'ailleurs. Je lui décoche un regard froid alors qu'il me tend la confiture de cerise. Bon, c'est bien parce que c'est de la confiture de cerise hein. Kurt lit sa Gazette du Sorcier sans faire attention à eux, me faisant la tête du « c'est ta sœur démerde toi ! ». Il n'est vraiment d'aucune utilisé ce mec sérieux.

Ne dite pas que ce garçon était fou, il ne vivait pas comme les autres c'est tout… Et pour quelle raison étrange les gens qui ne vivent pas comme nous ça nous dérange ?

« Le nez de Cora c'est pas une justification valable peut être ? écrivé-je.

- Si ça trouve c'était pas elle, argumente-t-elle.

- Justement, « si ça se trouve », je sais ce que j'ai vu, écrivé-je brusquement, et elle s'en est prise à notre petite sœur pour une vengeance amoureuse !

- Ce n'est qu'un nez, fait Julie, ça méritait pas vraiment que tu te fasses coller en retenue jusqu'à la fin de l'année. »

Je la fixe. Me demandant soudain comment peut-elle se prétendre ma sœur jumelle, prétendre vouloir me soutenir quoi qu'il arrive et ne pas me croire à la première occasion ? Est-ce que c'est parce que c'est à propos de Cora ? Cora est notre petite sœur, qu'est-ce qu'on doit faire d'autre que la protéger ?! Elle semble soudain comprendre qu'elle a franchi une ligne, je signe très sèchement.

« Je crois que le problème c'est surtout que dès que ça touche à Cora, tu veux pas faire d'efforts. Alors maintenant si c'est tout ce que t'as à me dire tu peux dégager de ma table ok ? Reviens quand t'auras quelque chose de constructif à me dire. »

Elle écarquille les yeux de surprise. Je ne baisse pas les yeux, attendant qu'elle s'en aille. Yen a marre hein, qu'elle me critique, qu'elle veuille pas soutenir Cora et me refile un mec de son jus parce que soi-disant je fantasme sur un mec pas pour moi. Qui a décidé ça ? Et quand ?

Elle se lève alors lentement. Annonçant qu'elle a fini. Puis met son sac et sort de la Grande Salle, Pia et Kara sur ses talons. Satisfaite, je reprends mon tartinage de toast. Et décoche un regard à Mark qui continue tranquillement son p'tit dèj collé à moi. Je le toise froidement et écris un « dégage » en lettres rouges. Ni une ni deux il file, j'hoche la tête de contentement. Remets mon casque et tape du pied en rythme. Non mais oh, qu'on vienne pas déranger mon petit déjeuner !

Il jouait du piano debout, c'est peut être un détail pour vous mais pour moi ça veut dire beaucoup ! ça veut dire qu'il était libre, heureux d'être là malgré tout !

OoOo

On va jeter les clés d'la maison, on va rêver à d'autres saisons on va quitter ces murs de prisooooons ! On va s'aimer ! Sur une étoile ou sur un oreiller…

Je dodine la tête, griffonnant avec entrain mon papier à rendre en Histoire de la Magie la semaine prochaine. Je me suis dissimulée dans un rayon du fon de la bibliothèque pour pas me faire chopper avec mon walkman. Cette vieille chouette me le confisquerait ! Brusquement ma table est abordée par un Kurt à la mine sérieuse. J'arque un sourcil, bon qu'est-ce qu'il a encore aujourd'hui ? Il pose deux billets de concert sur la table, j'écarquille les yeux et baisse mon casque en souriant.

« Tu m'invites ? écrivé-je.

- Alors voilà comment ça va se passer, m'ignore-t-il en s'asseyant à côté de moi. Je te file ces places pour un petit concert à pré-au-lard d'un groupe d'amateurs franchement doués, tu vas le voir, désigne-t-il Philip derrière un grimoire trois tables plus loin, et tu lui proposes d'y aller avec toi ! Me fait pas le coup du « pff n'importe quoi » ya trente-six places de libres dans cette bibliothèque et tu as décidé de te mettre juste à côté pour le mater !

- Techniquement parlant c'est lui qui…

- J'veux pas le savoir, ne me laisse-t-il pas le temps de finir d'écrire, tu y vas, tu poses ces bon sang de billets sur la table et par Merlin tu lui proposes ! Il dira peut être oui ou peut être pas mais au moins tu pourras arrêter de te morfondre derrière ton casque !

- Non mais…

- Pas de discussion, fait-il menaçant, je fais l'effort de te filer des billets que je prévoyais utiliser pour inviter Alex alors tu vas te bouger les fesses maintenant hein ! »

Je le fixe éberluée, eh ben… Si je m'attendais à voir débouler Kurt dans un tel état. J'hausse les épaules, remets mon casque.

On va s'aimer dans un avion sur le pont d'un bateauuuu, on va s'aimer à se bruler la peauu ! A..

Eh ! Mais qu'est-ce que… Je fusille Kurt du regard qui vient de débrancher mon casque du walkman qu'il a pris en otage. Je tends ma main, menaçante. Il y pose les billets sans fléchir.

« Tu veux finir ta vie à fantasmer ou à te faire le vrai ?! »

Je rougis, foutu gène du rouquin.

« Au moins tu seras fixée ! J'te le rendrai quand tu reviendras.»

Agacée je me lève en faisant grincer la chaise. Bon, j'y vais j'échange trois paroles sur le devoir d'Histoire de la Magie et je reviens bredouille vers Kurt. Et mon bébé retrouve mes bras, on ne coupe pas la parole comme ça à Gilbert Montagné ! Barbare ! Je sens le regard de Kurt alors que j'avance à grands pas sur Philip. Je m'assois à sa table, il lève le nez et me sourit.

« Salut Rosie, ça va ? »

Contiens ton sourire débile, contiens-le ! Trop tard. Soupir. J'hoche la tête en réponse et dégaine ma baguette. J'ai pas encore le temps d'écrire le moindre mot qu'il plisse les yeux et désigne du menton mes billets.

« Tu vas à quoi comme concert ? »

Merlin… Fébrilement j'essaye de trouver un truc à dire, je connais même pas le groupe ! J'ai les mains qui tremblent, et le cœur battant à tout rompre. Allez Lily-Rose, c'est pas compliqué hein ! Tous les gens normaux le font, pourquoi pas toi ? Allez bon sang ! Au moins tu seras fixée ! Qu'est-ce que j'ai à perdre de toute façon ? Il reste quelques mois avant la fin de l'année et je le croiserai plus. Oh Merlin…

« Je sais pas, j'ai eu les billets par hasard. Je me demandais si tu voulais venir avec moi les écouter ? »

Le truc pratique quand vous êtes muet c'est que même si tout votre être est en ébullition et que vous tremblez comme une chochotte, vous bégayez jamais. Ça donne un air assuré. Je m'oblige à ne pas baisser les yeux, allez Lily-Rose on tient le coup jusqu'au bout. Cora sera fière de toi. Je suis suspendue à sa bouche, allez sors-le ce bon sang de non !

« D'accord, ouais ça peut être cool, hoche-t-il la tête avec un sourire. C'est quand ?»

Que… quoi ?! J'écarquille les yeux de surprise. Pardon ? Alors c'est oui ? Oui ! Oui ! Je cherche ma respiration, mes fossettes me font mal et je me sens rouge comme une tomate. Je dois afficher le sourire le plus crétin de toute la décennie. Je le dévore du regard, encore stupéfaite. Ses yeux bleu sombre et… Il me fixe, attendant les horaires. Je rougie de plus belle et inscrit en l'air les informations.

« Samedi, à 21h.

- On se retrouve devant le tableau de Miss Mapple ? propose-t-il. Après ta retenue ?

- D'accord, appuyé-je d'un hochement de tête –un peu trop- enthousiaste. »

Je me lève vivement, me fendant d'un sourire auquel il répond. Et après un signe de la main tourne les talons et retourne à ma table. Kurt m'attend de pied ferme, et aussitôt assise il m'assaille de questions. Je le regarde sans le voir, je crois bien que le sourire niais veut pas partir. Il soupire, me tapote gentiment le dos.

« Qu'est-ce que ça va être samedi dis-moi, il va vraiment croire qu'il te manque une case ! »

Je m'empare du walkman, et monte le son. Dissimulant mon émoi, mes rougeurs et ma débilité derrière un grimoire. Je l'entends râler par-dessus Gilbert.

« Dis pas merci surtout ! »


N'oubliez pas votre petite review :) On veut touuuut savoir

Rendons à César ce qui est à César !

Début de soirée - Nuit de Folie

Daniel Balavoine - C'est mon fils, ma bataille

Jean-Jacques Golman - Quand la musique est bonne

France Gall - Il jouait du piano debout

Gilbert Montagné - On va s'aimer