Coucou !
Bon ben voilà la suite, je n'ai pas grand chose à dire à part : Merci pour les reviews !
Bonne lecture !
Chapitre 6 : Attraction
Il me regarde avec ses beaux yeux verts et ses lèvres, avec ce piercing si sexy… si attirantes ! Elles se rapprochent des miennes avec une lenteur proche du sadisme. J'ai toujours détesté la lenteur ! Je le prends par la nuque et l'embrasse tandis qu'il murmure mon prénom… euh, mais comment il fait ? On est pas censés nous rouler une pelle ? Ou alors il a le don de dualité… Car, je l'entends bien...
-Lena… Oh Lena !
-Lena ! Ohé, Lena ! Faut se lever !
J'ouvre les yeux et me retrouve en face à face avec mon oreiller que je tiens serré contre mon visage. Gné ? Comateuse et la bouche pâteuse, je me retourne dans mon lit pour voir une Cindy Spencer rayonnante et fraiche comme la rose.
-Dis, tu rêvais de qui ? Parce que si ça correspondait avec ce que tu faisais à ton oreiller, ça devait être très chaud, plaisante-t-elle avant d'éclater de son rire si cristallin et féminin.
J'en ai la cervelle toute retournée et ses sonorités aigues foutent le chantier dans mon esprit. Quesako ? Un rêve ? Chaud ? Qu'est-ce qu'elle me baragouine ? Je jette alors un coup d'œil à mon oreiller qui est en effet trempé. De bave ? J'aperçois son regard dégoûté avant qu'elle ne le gomme de son visage et m'offre un gigantesque sourire. Mais j'ai déjà l'esprit ailleurs… Je me lève de mon lit, en faisant la grimace. Des yeux verts, un piercing à la lèvre… Je me fige, les yeux exorbités, alors que j'étais près de la salle-de-bain.
-Handon ? m'écriais-je, horrifiée.
-Handon ? répète Cindy, alors que ses copines gloussent déjà près de la douche. Jeremy Handon ? Le capitaine de Serpentard ?
Je me retourne vers elle, le visage tordu dans une moue de pure horreur.
-Ouais ! fis-je.
-Il est mignon, me concède-t-elle. Mais c'est un sacré emmerdeur.
-Et merde…
xOxOxO
-Bah, tu sais, moi, des rêves cochons, j'en fais toutes les nuits et c'est pas pour ça que…, commence à me consoler Douglas en se faisant sa tartine-spécial-Dougy-le-Droggy.
Vous voulez la recette ? Alors, c'est simple, une couche de beurre, une couche de miel d'Olympe, une couche de marmelade de citrouille et le tout saupoudré de cornflakes. Et il s'en fait trois comme ça, chaque matin… accompagnées de croissants, de grands bols de chocolats méga sucrés et une dizaine de tranches de bacon. Si, si, on peut s'ingurgiter toutes ces immondices graisseuses chaque matin, entre sept heures et huit, il suffit juste de n'avoir aucun respect pour son pauvre corps à l'agonie. Mais le pire, dans l'histoire, c'est qu'il ne fait pas de sport ! J'ai essayé de le forcer à intégrer l'EMA, comme Owen, mais Doug est beaucoup plus réfractaire et tête de mule ! Quel emmerdeur !
-Tu parles ! raille Allan en sucrant encore et encore ses céréales.
Mais pourquoi autant de sucres ? me lamentais-je en observant tomber avec horreur l'épaisse neige qui va lui bousiller le foi ou les artères ou jsais pas quoi de super vital. Allan est un névrosé du sucre et du sel, bien qu'il ne mange pas beaucoup, il en fout partout en quantité extravagante… et moi, j'essaye de les limiter mais c'est comme parler à Dumbledore ; personne ne m'écoute jamais !
-Il faut toujours qu'il y ait cette nunuche de Spencer, dans tes rêves, poursuit-il, moqueur.
-Bon, ok… mais pas tout le temps, non plus ! s'oppose Doug en virant rouge pivoine.
-Tu parles ! répète Allan.
-ça me rassure pas du tout, du tout, les mecs…, gémis-je en jouant avec mon verre de jus de citrouille.
-Maddy, c'est pas la première fois que tu t'entiches d'un garçon, pourquoi t'en fais tout un mélodrame pour Jeremy ? me demande Jared, en remuant son thé d'une main alors que de l'autre il tient un roman qu'il lit, sans me regarder.
-Déjà, je rêve jamais de personne –à part de Marvin, dis-je, en pensant au joueur professionnel ultra sexy et doué des Salvajes Chispas. Et de deux, Handon est un Ser-pen-tard !
-Mais il est mignon…, fait remarquer timidement Owen.
Owen est homosexuel et, malgré son tempérament peureux et parano, il a eu quand même le courage de l'affirmer et de l'accepter, sans le dissimuler à personne. D'ailleurs, à ce jour, je crois bien que c'est le seul gay avoué à Poudlard… pourtant, personne ne lui cherche des noises, ils se contentent juste de l'ignorer. Après tout, Owen a l'air si inoffensif que la seule intention de lui faire du mal est vraiment inenvisageable ! De toute manière, je leur pèterai la gueule, alors…
-Ouais, on me l'a déjà dit…, grinçais-je en portant mon regard bougon vers la table des Serpentard.
xOxOxO
M'étant superbement sauvée de la bibliothèque où Jared avait essayé de m'emprisonner –le monstre !-, je prends une immense bouffée d'air frais en sortant de Poudlard. Je me retrouve face au Parc qui est désert… surement à cause des litres d'eau qui sont tombés ce matin… ou alors parce que mes camarades sont des marmottes. Ouais, ça doit être plutôt ça…
C'est ce à quoi je songeais quand je découvre qu'en fait, non, il y a bien deux aventuriers qui ont posé leur cul sur la pelouse du Parc. Ça, c'est bien ! J'allais me contenter de cette simple vague de satisfaction au moment où je reconnais Harold et Emily. Un sourire de ravissement aux lèvres, je m'avance vers eux. Harold est vraiment cool et je passe quasiment mes heures d'EMA hebdomadaire à papoter avec lui –tout en faisant le pompes et les tours de l'école. Et ce qui est vraiment super c'est qu'il est aussi un sang-mêlé, du coup, il comprend ce que ça fait d'être réellement partagé entre deux Mondes… Quant à Emily, j'aime bien sa compagnie bien qu'elle soit la fille la plus froide et discrète que je connaisse –bon… ok, je déteste les filles plus que je les connais, m'enfin…
-Salut ! m'exclamais-je en m'asseyant à côté d'Harold.
-Lena ! s'écrie Harold en m'offrant un gigantesque sourire.
Emily se contente d'un petit sourire suivi d'un hochement de tête.
-Vous faites quoi ? leur demandais-je.
-Euh… bah, rien, me répond Harold.
-Rien ? Comment on peut rien faire ? Rien, ça existe pas ! assurais-je avec un hochement vigoureux du menton.
-Bon, alors, presque rien ?
-Beuh ! fis-je avant d'éclater de rire.
Harold me suit dans mon hilarité et Emily agrandit son sourire.
-Tu devrais t'inscrire à l'EMA, Emily ! lui lançais-je avec enthousiasme.
En fait, tout le monde devrait s'inscrire à l'EMA. Elle hausse des épaule, l'air pas très convaincu, et me dit :
-J'ai déjà l'orchestre.
-On peut faire les deux ! La preuve ! fis-je en me tapant la poitrine.
-Ouais… mais toi, tu fais du triangle ! réplique Harold, narquois.
-Si tu veux pas que ta tête y ressemble, à ce triangle, je te conseille de la boucler !
xOxOxO
-Ohoh, Lena ! m'appelle Conrad. T'accélères quand tu veux !
Je ne fais pas plus attention au blond, les yeux fixés sur Handon qui est avec deux petits gamins de Première Année de Poufsouffle, dont l'une, une fillette blonde, qui est en pleur dans ses bras. Il lui caresse les cheveux, en demandant sévèrement à l'autre, aussi petit et blond, et faisant la moue, ce qu'il s'est passé. Le spectacle me laisse tellement sous le choc que j'en suis quasiment hypnotisée…
-AIE ! criais-je alors que je viens de me prendre le mur qui borde les grande portes de l'école.
La partie droite de mon crâne hyper douloureuse, je me la masse en grommelant les premières insultes qui me viennent à l'esprit. Conrad et Sean sont pliés de rire, se tenant au même mur assassin.
-C'est ça de mater un de ces connards de Serpentard ! D'ailleurs, depuis quand tu… ? commence Sean.
-C'est qui, ces mômes ? le coupais-je en grimaçant toujours.
-Bah, c'est son p'tit frangin et sa p'tite frangine, répond-il, étonné par la question.
-Ils sont jumeaux, précise Conrad. Mais pourquoi ?
-C'est juste que la façon dont… il s'en occupait, ça m'a…
-Si tu veux mon avis, vaut mieux pas y toucher aux morpions des Handon sinon t'as toutes les chances de voir Mr-frangin-Poule débarquer et te changer en balai-chiottes ! m'assure Sean, goguenard.
-C'est chou pour un Serpentard, commentais-je.
Je me retourne, ignorant ma tête qui me fait encore mal, et souriant à la scène qui continue un peu plus loin alors qu'Handon, lui, ne m'a même pas aperçue, trop occupé à consoler sa petite sœur et à interroger son jumeau.
-Trop chou… PUTAIN ! m'exclamais-je à nouveau alors que je viens de me prendre une vague d'eau en plein dans la figure. Putain, elle est gelée !
-Faut bien ça pour te réveiller, La Grande Loveuse ! On a un entrainement de Quidditch qui commence dans cinq minutes et tu connais Charly quand on arrive à la bourre ! se justifie Sean, sa baguette encore pointée sur moi.
-T'vas regretter ça, Macaque ! dis-je avant de lui bondir dessus, furieuse et trempée.
xOxOxO
-Winny ! appelais-je en martelant la porte.
-La ferme, Maddy… merde, tu fais chier, il est six heures du mat'…, grogne Doug de son lit, à moitié réveillée.
-Ouais, ta gueule ! renchérit un autre Poufsouffle, de son propre lit.
-Grave…
-On pionce !
-Le Monde appartient à ceux qui se lèvent tôt ! assurais-je avec conviction.
-On en veut pas de ton Monde pourri ! me jettent-ils tous d'une même voix rageuse.
Je reste tout de même là, devant la porte toujours close de la salle-de-bain derrière laquelle Owen est censé se changer depuis plus d'un quart d'heure. Non mais, ça me prend que deux secondes d'enfiler un survêt' ! J'ignore les quatre espèces d'ours en hibernation, ronflant dans leur lit comme des mollusques enrhumées et qui m'insultent entre deux réveils en sursaut. D'ailleurs, encore un mot venant de Douglas et je l'emmène avec Owen et moi faire notre tour de Poudlard de jogging, avant les cours ! Toutes les années précédentes, je les faisais toute seule, chaque matin, en emmenant un au hasard quand le cœur m'en disait, mais cette année, je suis bien décidée à dégourdir notre Owen ! Pour se faire, j'ai bien sûr besoin de pouvoir aller chercher Owen dans son dortoir de Poufsouffle de Septième Année mais comme il m'avertit toujours des changements de mot de passe et que les dortoirs des mecs ne sont pas protégés… je le fais comme je veux !
-J'arrive, Lena, me chuchote Owen à travers la porte.
-J'entre ! le prévins-je.
-Okay.
Ne faisant pas attention aux gémissements de joie des marmottes du dortoir qui remercie Merlin de me voir me tirer dans la salle-de-bain, je vais rejoindre Owen en caleçon devant le miroir, ses courts cheveux châtains trempés par la douche qu'il vient de prendre. Je referme la porte en soupirant, le voyant se mettre une crème sur chaque partie de son corps –même derrière les oreilles et sous les pieds !- et poser méticuleusement tous les médocs et sirops magiques qu'il doit avaler. Il fait ça chaque matin, ce qui fait que c'est celui de son dortoir qui se lève le plus tôt.
-Désolé, me dit-il avec embarras.
-T'inquiète, Winny, répliquais-je en souriant. Mais tu sais, ça sert à rien de te doucher avant, on va revenir dégoulinant de sueur, va falloir que tu reprennes une douche.
-Je sais mais je préfère… je… enfin, tu sais, quoi…
-Ouais, je sais, répondis-je en riant. Tu détestes la saleté, Madame-Savonnette !
Il rit en haussant les épaules. Je lui prends une de ses pommades et commence à lui badigeonner le dos. Il me sourit à travers le miroir avant de prendre son gobelet et de le glisser sous le robinet pour le remplir d'eau. Et voilà la valse médicale qui commence !
xOxOxO
-Et ben ! T'en as dans les gambettes, Winny ! assurais-je en gloussant, un peu essoufflée.
-Je suis… mort de fatigue…, arrive-t-il à me répondre, assis contre le mur d'enceinte de l'école.
Il pleut à torrent et, heureusement qu'il a prévu le coup –Owen prévoit tous les coups…- avec sa cape de sorcier imperméable comme un K-way. Quant à moi, je suis littéralement trempée dans mon short de sport, mes baskets et mon sweet à capuche. Ça fait bientôt une heure qu'on court et on a fait plusieurs pauses pour qu'Owen reprenne son souffle mais il se débrouille bien, quand même… pour quelqu'un qui n'a jamais fait de sport.
-Tu veux qu'on rentre ? demandais-je en m'accroupissant à ses côtés.
-Non, me répond-il difficilement. On fait ton tour.
-T'en peux plus et t'as bien couru, c'est bien pour une première fois. Allez, viens, on va se prendre une bonne douche dans les vestiaires, lui dis-je en l'aidant à se relever.
Ils ne sont pas fermés à clé de l'extérieur, tout le monde peut les utiliser… après tout, ce ne sont que des vestiaires. On s'y dirige alors que je le tiens par la taille pour l'empêcher de se casser la gueule à chaque fois qu'il trébuche tant il est crevé. Il s'est vraiment donné à fond et je suis très fière de lui !
-Je t'empêche de faire ton sport, gémit-il avec une mine vraiment désolée et honteux.
-N'importe quoi, Winny ! m'indignais-je. C'est quoi ce délire, mon vieux ? J'ai fait mon sport, là, et j'ai le Quidditch, l'EMA… et je suis super contente de courir avec toi !
-D'accord…, dit-il, les larmes aux yeux.
Je ris en le taquinant sur sa trop grosse sensiblerie et il rit à travers ses larmes. Je pose ma tête sur son épaule –de toute manière, il fait une tête de plus que moi mais je dois peser plus, tellement il est maigre- et lui raconte des blagues Carambar auxquelles il se force à rire pour ne pas me vexer… Cet Owen, il est vraiment unique en son genre !
xOxOxO
Quand j'entre dans le dortoir pour y déposer mon sac de cours avant d'aller manger, j'entends des sanglots provenant d'un des lits à baldaquin dans les rideaux sont fermés. Je comprends avec embarras que c'est Cindy qui pleure… et merde ! Qu'est-ce que je fais, moi, maintenant ? Faisant une grimace tout sauf féminine et me balançant d'avant en arrière, en me rongeant un ongle, j'essaye de me convaincre de ne pas aller voir cette pimbêche qui m'a pourrie la vie depuis ma Première Année mais qui a changé avec moi, tout du moins… et puis, elle pleure… ouais mais elle est une sale conne superficielle ! Ouais mais elle pleure…
-Fait chier ! marmonnais-je.
-Il y a quelqu'un ? s'affole-t-elle instantanément à travers ses sanglots.
-Non, non, t'inquiète !
-Lena ?
Merde, merde, merde ! Littéralement paniquée, je m'empresse de répondre :
-Oui mais je m'en vais tout de suite, hein ! Je fiiile !
Je lance mon sac sur mon lit qui retombe lourdement par terre après y avoir rebondi et fais volte-face en prenant mes jambes à mon cou en direction de la sortie. Mais…
-Toi aussi, tu me fuis, remarque-t-elle avant de partir dans d'affreux sanglots se répercutant dans tout le dortoir.
-La galère…, gémis-je, au summum de la torture mentale.
Me dirigeant très lentement vers son lit, je déglutis difficilement, très mal à l'aise. Mais qu'est-ce je fous ? Hésitant comme jamais, j'écarte les rideaux et la vois recroquevillée, en position de fœtus, la tête posée entre ses bras, sur ses genoux et secouée par de puissants sanglots. Osant à peine respirer, je m'assois en face d'elle, sur son lit et referme les rideaux.
-Euh… non. Non, non, je te fuis pas, lui dis-je avec un grand sourire forcé. Tu vois, je suis là.
-C'est vrai ? Tu m'aimes bien, alors ? souffle-t-elle, les lèvres tremblantes, la tête émergeant de ses bras.
-Euh… j'ai pas vraiment dit ça…
Mais sitôt que je l'ai dit, je le regrette car elle repart violemment dans ses pleurs –très bruyants- et qui me rend encore plus mal… Misère…
-Mais je t'aime bien, un peu, lui dis-je en osant une main réconfortante sur son épaule.
-Moi aussi, je t'aime bien, me répond-elle avec un petit sourire qui me déconcerte horriblement. Mais ce n'est pas pour ça que je… enfin…
-Oh, fis-je.
-Oui. C'est parce que je suis amoureuse et que… je n'ai jamais ressenti ça auparavant, seulement… lui, il est… il est si loin ! gémit-elle avant de répandre à nouveau en larme.
-Ah, oui, c'est chaud les relations à distance… il habite où ?
-Mais non ! s'agace-t-elle.
-Quoi ?
-Quand je disais qu'il était loin, c'était une métaphore ! me révèle-t-elle avec un regard irrité en ma direction.
-Ah… ok… si tu le dis.
Elle repart dans ses pleurs et je me fais la remarque que c'est vraiment déstabilisant une fille qui pleure. On ne sait jamais quoi faire, que dire et puis, ça parle en énigme. D'ailleurs, j'ai toujours pas pigé sa métaphore, moi… s'il n'est pas loin pourquoi dire qu'il l'est ?
-Il ne fait pas attention à moi, il est juste… Oh, Jared ! souffle-t-elle avec une extrême douleur avant de me bondir dans les bras.
-Jared ? répétais-je en grimaçant. Fait chier…
xOxOxO
Je croise le regard amical de Spencer et essaye de lui répondre par un sourire qui ne sonne pas trop faux avant de détourner les yeux le plus vite que je peux. Je lance un coup d'œil à mon voisin et maudis son sex-appeal. Ah, Jared, tu me fous dans une de ces merdes !
-Lena, copie le cours, soupire-t-il en se rendant compte que je ne fais que le regarder.
-Mais… Rho !
-Copie, insiste-t-il.
-J'ai quelque chose à te dire, lui avouais-je en ignorant l'attention appuyée de Cindy.
-Après le cours, d'accord ?
-Euh…
-C'était une question de rhétorique, de simple politesse pour éviter le désagrément de devoir te donner un ordre, m'informe-t-il en copiant avec application ce que raconte le prof de Runes.
On a quasiment tous choisi cette option –moi, à cause de Jared qui était offusqué que je prévois de prendre Etude des Moldus et Soin aux créatures Magiques, alors il m'a forcée à prendre au moins l'Etude des Runes à la place de celle des moldus. Il n'y a bien qu'Owen, Conrad et Sean qui ne sont pas dans notre classe.
Je pousse un profond soupir et m'avachie contre la table, en ignorant les réprimandes que me vaut ce geste de la part de Jared. J'observe Allan et Douglas qui sont à la table de devant et font une partie d'échec sorcier sur un échiquier miniaturisé pour que le prof ne se rende compte de rien. Je paris qu'Allan va gagner, il est un véritable bosse de ce jeu… et pour cause, il fait partie du club d'échec de l'école ! Mon regard glisse ensuite sur Harold et Emi qui sont tout au fond de la salle et qui parlent tout bas… celle-ci doit se sentir guettée parce qu'elle se retourne vers moi et croise mon regard. Elle me lance un sourire auquel je réponds avant de me tourner pour regarder Jeremy Handon. Un nouveau soupir me prend… c'est vrai qu'il est super mignon.
-Infiniment navré, Miss Gonzalez, de vous interrompre dans votre très profonde analyse du charmant visage de Mr Handon mais je pense que vous avez mieux à faire… comme prendre mon cours, par exemple !
Je me relève avec empressement et fusille Sarazad, notre prof, du regard alors que la salle résonne des rires très bruyants de mes camarades. Il aurait quand même pu éviter de me balancer !
-Je vous remercierai de pas salir ma réputation en racontant des trucs pareils, commente Handon. Par Serpentard, j'aimerai mieux être reluqué par Rusard que par Gonzalez !
-Tu mériterais que je te…, commençais-je à réagir en me levant, menaçante.
Mais Jared m'agrippe le bras et me force à me rassoir avec un regard sévère. C'est vraiment pas juste !
-Entre nous, Handon, je crois que tu fantasmes… même Rusard a mieux à faire que de te mater ! Et notre Lena est trop accro à son prof de sport pour ne porter ne serait-ce que le plus petit intérêt à ta misérable personne, déclare Allan avec sa plus mordante ironie.
Là, pour le coup, les rires redoublent et le prof est furieux. Quant à moi… franchement, je ne préfère même pas en parler !
