Bonjour à tous !
Et merci aux reviwseurs =D ils se reconnaitront surement et ont leur doit notre plaisir de les lire !
Sinon, on espère que vos vac's se passent bien,
Bonne lecture !
Chapitre 10 : Voyage première partie
-Salut, Jeremy ! lançais-je en m'incrustant entre lui et Stendford.
Jeremy s'écarte immédiatement en me lançant un regard hostile, tandis qu'à son contraire, Stendford s'approche encore plus de moi avec une moue de serpent qui s'apprête à bouffer une souris. Ces Serpentard, pensais-je, railleuse, en observant la réaction de Stendford. Williams et d'autres Serpentard qui sont là eux aussi me regardent avec méfiance et étonnement. Une fille me lorgne avec moquerie. Quoi, je suis pas assez impressionnante pour elle avec ma tenue de Rugbyman ?
En plus, c'est une vraie ! C'est Sullivan, mon correspondant français et joueur de Rugby, qui me l'a envoyée exprès ! On peut dire qu'avec ça, le premier qui me cherche, je le plaque ! Et je me demande si cette pimbêche ne veut pas en tâter…
-Gonzalez, grince Jeremy.
-Ouais ! répliquais-je en lui souriant. Ça va ?
-Beaucoup mieux quand t'auras disparu de mon paysage, me dit-il.
-Tu veux pas danser ? lui proposais-je.
-Pour l'assommer avec ton casque entre deux mouvements de Twist ? ricane la fille.
Quelques Serpentard rient de la remarque mais celui-ci qui s'en étouffe presque dans son fou-rire, c'est Stendford. Je déteste quand ce mec se marre et le truc, c'est qu'il se marre tout le temps pour se foutre de ma pomme ! Je m'avance pour aller régler son compte à la fille mais deux bras m'attrapent par la taille et me tire en arrière sévèrement. Rien qu'à la façon de me tenir, je reconnais Jared… ça fait bientôt sept ans que ça dure alors j'ai mes repères secrets !
-Je suis s sûr que Cindy apprécierait beaucoup que tu organises une baston pour son anniversaire, c'est assez empoisonné comme cadeau, tu ne trouves pas, Lena ? me fait-il avec un léger agacement que l'habitude a su limer avec les années.
-A plus, Jeremy ! criais-je par-dessus le bruit des conversations et de la musique, alors que Jared continue de me trainer malgré moi.
Celui-ci me lance un regard noir mais tout ce que je vois c'est la magnifique couleur verte de ses yeux… Oh, Merlin ! Et il est si sexy dans son habit de joueur de Quidditch… quoique, question originalité, j'ai déjà vu mieux. Quand on a traversé toute la salle, en crevant la foule –Jared n'a pas trop de mal avec son rôle de préfet et de Beau Gosse de l'école, il instaure le respect, direct, et moi, je suis déguisée en Rugbyman. Il me lâche enfin. Cindy, dans son déguisement de Rowena Serdaigle, et quelques uns de son cercle d'amis sont là. Il y a aussi Owen enfermée dans son armure, Allan en Luigi, Charly en Fantôme et Conrad en Vampire. Aussitôt, je cherche Doug et Sean du regard mais je ne les vois pas. Puis, Emily et Harold qui doivent être quelque part sur la piste de danse à bouger sur une musique… j'ai bien envie de les rejoindre, j'ai envie de danser, moi ! J'adore danser et j'assure sur le danse flore ! Surtout sur du Michael Jackson ou du Mecano, mes chanteurs préférés ! Je connais les pas de Thriller par cœur ! Mais je n'en vois aucun. Ah, si, voilà, Doug près du buffet –celui-ci, je vais aller me le chercher et me l'emmener loin de cet amas de cholestérol, ça va être vite réglé !- et Sean bavarde avec une fille qui est une vraie peste. Mais où sont Emily et Harold ?
-Vous savez où sont passés Emily et Harold ? m'inquiétais-je.
-Oh, non, pas du tout ! me répond Cindy. Tu veux un verre ?
-J'ai pas soif, je reviens !
-Non, attends !
Mais je suis déjà partie en quête des deux Serdaigle. Je me demande bien où ils sont, quand même…
xOxOxO
A nos pieds, nos valises –dont la mienne qui est cabossée et que mon père a réparé à coup de super-glue et de scotch- et sacs forment un gros tas dans la Grande Salle. Owen farfouille dans le sien, d'un gris claire ultra propre et qui sent le savon anti-acarien à m'en donner la nausée, pour être sûr qu'il n'a rien oublié. Son sac gris, uniquement réservé à ses médocs, lotions et crèmes, inspectée, il passe à sa valise noire qu'il ouvre avec précaution et fébrilité pour s'assurer qu'il n'a pas oublié d'y coller sa garde-robe intégrale –y compris, les moufles, les bonnets, les écharpes et les bottes en caoutchouc. Je l'aide, accroupis à ses côtés, tenant sa check-list et faisant une croix après chacun des trucs qu'il ne faut a-bso-lum-ment pas oublié. C'est-à-dire, tout. Il ne faut rien oublié ! Allan nous observe, inspectant le tout, et me reprenant quand je me trompe de ligne, et il envoi balader le premier qui s'avance pour voir ce que l'on fait, à cinq minutes du grand départ pour mon pays chéri. Douglas a déjà entamé l'un de ses quarante-cinq paquets de Choco-grenouille et papote avec Jared.
-Ya tout ! assurais-je.
-Tu es sûre… ? Il y a mon deuxième tube de crème contre mes plaques rouges, pour mon allergie à l'herbe ? s'inquiète Owen.
-Mais oui, Owen ! Maddy a déjà fait trois croix pour ça ! s'agace Allan.
J'aide Owen à refermer ses bagages et je me relève pour regarder autour de moi. Tout au fond de la Grande Salle, j'aperçois Emily et Harold. Je ne les ai pas retrouvés à la fête, ils ont dû rentrer à leur dortoir. Je préviens les garçons que je reviens et je crève la foule en jouant des coudes pour les atteindre.
-Saluuuut ! fis-je. Prêts à partir ?
-Salut, me répond Harold.
Ils ont l'air assez anxieux de partir en Espagne. Je me mets en tête de les rassurer :
-Vous allez voir, c'est génial, l'Espagne !
-Lena ? m'appelle Cindy, un peu plus loin. On fait les chambres et tu n'es pas encore inscrite !
Ah merde ! J'avais oublié qu'il fallait les faire, ces maudites chambres ! Je suis même allée voir Dumbledore pour lui faire savoir que je trouvais ça injuste qu'on m'empêche d'être avec Owen, Allan, Jared et Doug ! Il s'est contenté de rire, en me disant que s'il acceptait pour moi, il faudrait qu'il accepte pour tout le monde et que j'étais l'une des seules filles à désirer être dans la même chambre de garçon, sans idée d'acte sexuel futur en tête. C'est pas juste, quand même, je maintiens ! Je m'approche de Slughorn qui tient la distribution des chambres. C'est cinq par chambre. Cindy fait la notre, apparemment :
-Alors, moi, Lena, Mary, Amanda et So…
-Emily ! la coupais-je. Emily Bolkanski, monsieur !
-Quoi ? s'écrie Cindy.
-C'est une très bonne amie et elle est toute seule, sinon, alors elle est avec nous, c'est tout, imposais-je.
-Très bien ! Aux suivants ! déclare Slughorn.
-Hector Stendford, Vivian Moog, Dustin Forens, Jeremy Handon et moi-même, avance Williams avec sérieux.
-C'est noté. Ensuite ? Tenez, Monsieur Knightly ? Votre chambre, lui demande-t-il.
-Je suis avec Allan Lennox, Owen Collins, Douglas Fortland et il nous manque un cinquième, avertit mon ami.
-Bah, Harold Brontey ! dis-je, telle une évidence.
Non mais sans blague ! Jared répète donc le nom d'Harold alors que Doug me regarde comme si j'étais folle. Ben, quoi ?
Les Septième Années enfin répartis par chambre, il ne reste plus personne et l'aventure peut commencer ! Enfin ! J'attrape ma valise aux roulettes rouillées qui crissent sur le sol et font grimacer les autres… oui, bah, je connais pas le sort de dérouillage, moi ! Lorsqu'on est juste devant la godasse qui va nous servir de portoloin, j'échange un regard complice à Doug. Ensemble, on bouscule le couple de Serdaigle qui avait décidé de s'embrasser avant de faire le grand voyage, on leur gruge leur place et, trainant nos valises derrière nous, on se jette sur la chaussure en criant :
-BANZAAAAI !
-Etonnant. Miss Gonzalez et son acolyte, Mr Fortland. Quelle entrée aplatissante, déclare McGonagall en nous observant, sévère.
-Doug… tu peux te relever, s'te plait ? soufflais-je.
Etalée contre le sol, la joue gauche écrasée contre ce même sol, j'essaye de rouvrir la voie à l'oxygène tandis que Doug est allongé sur moi. Il s'excuse entre deux éclats de rire puis se redresse alors que je souris de soulagement, pouvant respirer convenablement à nouveau… mais soudain d'autres cris me parviennent et Douglas s'écrase sur moi encore une fois, seulement, là, il a doublé de poids.
-Vous bouchez le passage ! s'égosille McGonagall
Elle essaye de relever le gros tas d'élèves qui apparaissent à une vitesse phénoménale en m'envoyant leurs bagages sur le crâne. Alors que j'essaye de puiser la force en moi pour ne pas penser que je vais crever écraser par la masse scolaire –les études, j'ai toujours su que c'était mortellement pesant !-, j'ai comme l'impression d'être en pleine partie de Rugby… j'en parlerai à Sullivan dans ma prochaine lettre, il va adorer !
xOxOxO
Nos affaires sont déjà dans nos chambres. Certains –comme Emily, Cindy et Jared- les ont même rangés proprement et méticuleusement. D'autres –comme Doug, Conrad et Sean- on simplement balancer leurs bagages sur leurs lits. Comment je le sais ? Parce que je fais partie de la seconde catégorie et que, comme on était vite de retour dans le hall, on a eu le temps d'aller se faire une partie de babyfoot. Et, évidemment, c'est mon équipe –j'étais avec Doug- qui a gagné… premièrement, parce que je suis la seule à être d'ascendance –pour grande majorité- moldue et que je défonce tout si on me passe une balle, bille, ballon… bref, tout ce qui est rond. Quoique j'assure tout autant avec les trucs allongés, du style battes, club de golf ou épée –oui, oui, j'ai déjà fait de l'escrime ! Mais, tout bien réfléchi, je suis aussi super douée avec la glisse… skeat, ski, surf… Oh et la lutte ! Là, je déchire en boxe ! Mais, maintenant, qu'on a lancé le sujet, je…
-Hé ! Mollo, le sel ! m'écriais-je en voyant Doug secouer la salière comme des maracas.
-C'est les vacances ! s'indigne-t-il, en se penchant pour pouvoir me lancer un regard agacé.
On est dans le réfectoire de l'immense hôtel de Barcelone –j'adore cette ville ! FC Barcelone est mon équipe de foot préférée ! Les tables y sont de tailles différentes et de formes variées. Ça a été la cohue quand Dumby nous a autorisés d'y entrer et tout le monde s'est rué sur sa proie, en correspondance avec le nombre d'amis de chacun. J'ai dû éjecter une bande de filles de Cinquième Années qui croyaient pouvoir se choisir la plus longue table mais elles rêvaient c'est la mienne ! Du coup, forcement, la communication est pas la plus aisée… Doug a été collé de justesse au bout de la table, à côté d'Owen et de Sean. Moi, je suis à peu près au milieu, entourée de Cindy à gauche, de Conrad à droite, de Jared en face et d'Allan et Charly, en diagonale. Les amies de Cindy ont squatté, bien sûr… j'en ai baffé les trois quarts depuis ma Première Année mais, apparemment, elles ont eu vite fait d'oublier. Pas moi, en tout cas, c'était mérité et je recommence quand ça me chante ! Heureusement, pour compenser, il y a beaucoup d'autres mecs que j'adore qui sont venus se prendre une place, ça compense. Mais bon, maintenant, faut que j'hurle pour parler à Doug, Sean et Owen, et à chaque fois, McGo me crie dessus en retour pour me dire de me taire… en plus, elle ne peut pas me sortir « 10 point en moins pour Gryffondor ! », puisque l'on est dans un hôtel moldu, donc, bon, Gryffondor fait tâche. Mais je suis sûre qu'elle va bientôt inventer un langage codé pour me punir. Et ce qui est le plus cool, c'est qu'on n'est plus forcés de porter l'uniforme donc je suis dans un de mes précieux baggis en Jean troué, tee-shirt ample à l'effigie de César Rodríguez Álvarez –ce mec est une légende du foot espagnol !- et mes baskets adorées. Ya pas à dire, Viva España !
-C'pas une raison ! C'est pas ton motobolisme qu'est en vacances, j'te signale ! répliquais-je.
-Métabolisme, Lena, me corrige Jared en me resservant de l'eau. Quelqu'un d'autre veut de l'eau ?
-Oh oui, moi ! s'écrie Cindy, alors que les autres filles de la table matent plus Jared que la cruche d'eau qu'il tient dans les mains.
-Et moi ! hurle Alex, de l'autre bout de la salle.
Je me retourne et la voit souriante jusqu'aux oreilles ornées de boucles en argent immenses –elles frôlent presque ses épaules laissée à nue par son espèce de corset – et bat de ses cilles emplis de Mascara avec son air d'amoureuse névrosée et psycho-dérangée habituel. Cette fille est trop drôle, quand même… d'ailleurs, je suis pliée de rire ! C'est juré, demain, elle mange à notre table ! Jared s'excuse poliment, faisant fie de son attitude de cinglée, et lui apprend qu'elle a une cruche sur la table qu'elle partage avec quatre autres filles de son année, très mal à l'aise par sa réaction qui a attiré vers elles tous les regards de la salle, même ceux des profs.
Je finis mon assiette de paella et vois les serveurs –trop canons… espagnols, quoi- venir avec les plateaux de desserts, très nombreux. J'ignore les amas de calorie, graisse et cholestérol, et m'attrape une Granny Smith –la pomme des champions !-… à ce moment même, je remarque Harold et Emily, à une table de deux, tout au fond de la salle. Un énorme sourire allait naitre sur mon visage quand une vision d'horreur me le tua dans l'œuf ! Je me lève aussitôt il faut que j'agisse ! D'un pas de guerrière, je me dirige vers eux, ignorant les exclamations de Cindy et la surprise de Conrad. Je tire une chaise désertée d'une des tables aux environs et la traine jusqu'à la table des deux Serdaigle qui m'ont enfin remarquée.
-Lena ? fait Harold. Mais… ?
-Je suis sûre que ces flans ont tué mon arrière grand-mère, prends ma pomme, plutôt ! J'ai à peine croqué dedans et avec ça, Roldy, tu bas des records de temps au cinq cent mètres ! assurais-je en lui refourguant d'une main ma Granny Smith tandis que de l'autre, je tire vers moi son dessert.
Il me regarde, complètement interloqué, alors qu'Emily me sourit à sa façon… doucement mais surement ! Ah, ces deux-là, je les adore !
-Demain, vous mangez à ma table ! Y'aura aussi Alex, on va bien s'amuser ! Dada va adorer !
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-C'est l'histoire de Stupéfixe-moi et de Stupéfoxe, plaçais-je le cadre à Sean et Doug. Ils sont dans une barque, Stupéfoxe tombe à l'eau. Qui reste-t-il ?
Nous sommes en route vers un musée ou je-ne-sais-quoi d'autre, on vient d'emboucher dans une petite ruelle de Barcelone et notre immense groupe fait un boucan pas possible. Jared, Allan et Doug sont juste derrière nous et discutent d'un truc bien pompant, tandis que Conrad drague une amie de Cindy. Sean me lance un regard méfiant, flairant sans doute le coup foireux de ma blague.
-Bah, c'est trop con, c'est sûr que c'est Stupéfixe-moi ! déclare Doug sur le ton moqueur de l'évidence.
Je sors ma baguette avec un grand sourire machiavélique et m'apprête à lancer le sort. J'adore quand on tombe dans le panneau ! C'est pour ça que je sors toutes mes blagues à Doug, avec lui, ça loupe jamais ! Mais une main me pique la baguette des miennes Jared.
-Tu sais que l'on est censés être un groupe d'étudiants anglais et moldus, dans une rue bondée de moldus ? Et tu t'apprêtais à faire usage de la magie ?
-C'est Lena, quoi, répond Allan, sarcastique, à ma place.
-Mais sinon la blague sert plus à rien ! me défendis-je
Et enfin, on s'arrête devant un très grand bâtiment. Dumbledore, toujours dans sa robe bleue à étoiles –Jared peut parler de discrétion mais notre Dumby est pire que moi !- se poste devant nous avec son sourire et regard pétillant que j'aime tant –surtout quand il m'annonce qu'il va me coller pour le reste de l'année ou que je ferai partie de la chorale-orchestre !
-Nous voici donc au musée de Picasso, un peintre qui a su briller dans l'histoire, non seulement de ce merveilleux pays qu'est l'Espagne, mais aussi dans celle du Monde…
Avec les lèvres, il nous mime en articulant silencieusement le mot « moldue » et j'explose de rire. A vrai dire, je suis la seule à en rire. Bon, okay, je suis la seule à avoir le sens de l'humour…
-Bien, vous aurez des résultats du jeu de piste, à travers le musée, à nous fournir à la fin de l'après-midi. Les feuilles sont individuelles mais il est permis de s'aider. Après tout, qui serions-nous pour vous ôter votre sentiment de solidarité ? déclare Dumbledore avec gaieté.
Autrement dit, on peut tricher ! Que Dumby soit béni par Merlin, je l'aime ! Je me retourne vers Jared pour lui lancer un immense sourire. Celui-ci se contente d'un regard blasé. Ça fait maintenant six ans et demi que je copie sur lui, alors c'est pas maintenant qu'il va se rebeller…
On nous fait entrer dans l'immense musée coloré et au sol de marbre. Et bientôt, on se retrouve à trainer de ci, de là, comme des zombis dans un cimetière emmerdant avec comme fardeau, une feuille et un stylo, pour décrire tous ces tableaux pas spécialement très réjouissants, en lisant ces innombrables écriteaux qui racontent que des trucs dont on se fout éperdument.
-Oh ! Ce tableau est si émouvant, il nous fait ressentir tant de choses, murmure Mary White en venant près de moi qui est plantée devant ce même tableau.
Ce Picasso ne devait pas beaucoup sortir de chez lui… Il se serait peut-être aperçu que les êtres humains n'ont pas les yeux sur le même côté du visage… ou alors, il n'était ami qu'avec des poissons.
-Une crampe d'estomac, répliquais-je.
Celle-ci me sourit avec indulgence avant de se mettre à écrire je-ne-sais-quoi sur sa feuille. Intéressée, je m'approche vers elle pour regarder par-dessus son épaule mais elle tourne aussitôt un œil vers moi.
-Je suis sûre que tu peux te débrouiller toute seule, Magdalena, tu n'es pas si bête que ça, tu sais ? me dit-elle gentiment. Tu peux réussir sans tricher.
-Quoi ? hoquetais-je en préparant déjà mon poing droit.
Celle-ci me sourit, ne remarquant même pas ma colère et s'en va en direction d'un autre tableau. La mâchoire crispée, je la suis du regard. Elle me prend pour une citrouille ou quoi ? Il faut que je me défoule ou je vais lui écraser son joli petit nez. Je repère alors Sean et Conrad. Un sourire me vient. Je plie ma feuille et la fourre dans ma poche arrière de mon Baggie, accompagnée de mon stylo, en me dirigeant vers eux.
-Salut, Maddy ! claironne Conrad alors qu'il dessinait une paire de testicules sur sa feuille.
-ça vous dit une p'tite course, les gars ? Le dernier aux chiottes du Deuxième étage a perdu !
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-Comment ça, t'as gagné ? m'offusquais-je.
-J'ai gagné, Lena ! Tu le sais très bien, espèce de sale mauvaise perdante ! Mais ça te fait trop de mal de l'avouer ! réplique Sean avec un haussement de sourcil accompagné d'un sourire tout à fait suggestifs.
-Répète ça ! grinçais-je en le bousculant.
Son regard se plisse et il me bouscule à son tour. Je lui bondis dessus et l'entraine au sol pour lui refaire sa coupe faite de laque et de coups de peigne. On est juste devant l'entrée des toilettes et Conrad est adossé à un mur, discutant sensuellement avec une Espagnole qui, par chance, parle un minimum anglais. Et il est arrivé au mois dix secondes après Sean et moi, et il a refusé de prendre parti, ce faux-jeton ! Sean arrive à me faire basculer et se retrouve en position de force au-dessus de moi tandis que la porte des toilettes des hommes s'ouvre sur Jeremy.
-Heeeyy, Jeremy ! l'appelais-je en lui souriant.
-ça te dérangerait de faire comme si tu me voyais pas, Gonzalez ? grince-t-il.
-Dégage, Handon, pauvre naze, on est occupés, là ! rétorque Sean alors qu'il tente de me tenir plaquer contre le sol en marbre.
Soupirant, j'envois mon genou dans sa cuisse droite et, profitant de son mouvement de recul à cause de la douleur, je pousse sur le côté. Je me relève, tout sourire, mais Jeremy est déjà en train de s'éloigner. Aussitôt, je lui emboite le pas, ayant envie de lui parler, mais Sean me saute sur le dos et me ramène au sol. Celui-là, je vais lui faire bouffer la poussière ! Quoique dans ce musée, on peut manger par terre tellement c'est propre…
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Jared a réussi à me retrouver et m'a presque passé les menottes quand il m'a retrouvée en train de me bastonner avec mon coéquipier de Quidditch préféré ! Souvent, on fait des mini-parties de Quidditch, Sean et moi, et je gagne pratiquement tout le temps haut la main –mais ne lui dites pas, il a trop d'honneur pour l'avouer…
Alors, me voilà à être obligée de le suivre dans tout le musée où il me traine, me forçant à écrire ce qu'il me dicte, m'expliquant l'histoire du peintre et de chaque tableau sans se lasser, ni même se laisser saper le moral par mes soupirs et tentatives de fuite. D'ailleurs, il me tient par le bras, donc pour l'évasion, c'est pas facile… faut que je la joue finaude.
Alors qu'il me conte la jeunesse de Picasso, je laisse mon regard dériver –mon esprit, c'est déjà fait depuis… euh, trois quarts d'heure- vers une blonde toute frêle et discrète. Elle a les yeux grand ouverts et rêveurs pour, l'instant d'après, les fermer et se diriger là où ses pas la mèneront –Merlin, fais qu'elle ne se prenne pas le gros tableau de la grosse femme nue au nez franchement flippant… quoiqu'il n'y a pas que le nez, en fait. Elle porte un tee-shirt bien trop grand pour elle, sur lequel il y a inscrit « I love Espagna ». On dirait qu'elle plane à des années lumières de notre dimension… Je me mets à sourire, oubliant ma déprime.
-Je vais voir Milou, dis-je à Jared.
-Milou ? répète-t-il. C'est un tableau ?
-Un autre genre d'œuvre d'art !
Poussant un soupir, il me laisse partir comme une bombe vers Emily et Harold qui, un peu derrière elle, regarde le plafond en faisant une grimace d'ennui. Elle se retourne, étonnée surement du bruit que je fais en débarquant, et lui tombe dessus en enroulant un bras autour de son cou, avant d'attirer Harold d'une autre main pour lui enrouler mon autre bras autour du sien, cette fois.
-Wow ! On a à peine le temps de t'entendre arriver que t'es déjà là ! observe Harold.
-Et je te dis pas l'avantage que ça a, au Quidditch ! assurais-je avec un clin d'œil.
-Oui, on t'a déjà vu jouer ! Et le moins qu'on puisse dire, c'est que pour te suivre, faut une fusée !
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-Bien. Cette première journée a été merveilleuse, n'est-il pas ? nous lance Dumbledore alors que l'on est de retour à l'hôtel.
-A part le musée, ouais ! répondis-je parmi le brouhaha de réponses.
Alors que personne ne fait attention à ma réflexion et s'occupe à émettre la sienne, Dumby tourne son regard bleu vers moi et me lance un clin d'œil. Ya pas à dire, ce dirlo est top !
La journée a été superbe qui m'a fait remarquer ô combien le soleil d'Espagne et l'odeur de ses rues m'avaient manqué depuis les vacances d'été –seulement quelques mois, m'enfin. Il ne fait pas très chaud puisque l'on est début décembre mais ce n'est rien, comparé à l'Ecosse ! J'ai discuté avec tout un groupe d'ados Espagnols, entre treize et quinze ans, qui jouaient au foot dans un parc, pendant notre quartier de libre de l'après-midi. On a même fait une partie ! J'ai réussi à convaincre Doug, Owen, Conrad, Charly, Sean et deux Quatrième année de venir avec nous. Et je me suis quasiment étouffée de rire en voyant Sean, Doug et Conrad qui galéraient à apprendre les règles du foot de rue –celui de mon quartier, donc, moi, j'ai l'habitude… tous les coups sont permis !-, tandis qu'Owen courrait dans le sens inverse du ballon à chaque qu'il l'approchait. Jared s'obligeait à participer à la conversation de Cindy, entourée de tous ses amis, par politesse mais caressait son livre avec impatience, assis dans l'herbe, en nous regardant jouer au foot. Allan allait ici et là, s'achetait des trucs sucrés à bouffer et revenait pour jouer l'arbitre, nous livrer son cynisme et un peu de remontant calorique à Douglas qui lui vouait une prière à chaque fois. Bref, une journée à la mode de Barcelone… une journée extra, quoi ! Enfin, si on prend à partir de la sortie du musée ! Le seul truc qui a été frustrant durant notre quartier libre c'est qu'Emi et Harold ont été introuvables !
-Mes chères élèves ! coupe-t-il l'assourdissante réponse à sa question. Avant de vous laisser entrer dans le réfectoire pour dîner comme il se doit, je vous demanderais quelques instants pour organiser le reste du séjour. Tout au long de celui-ci, se déroulera une sorte de jeu d'équipe de quatre, décidées par les professeurs. Le jeu constituera en une chasse au trésor qui durera le temps du séjour et sera accompagnée de mini-jeux qui permettront à chaque membre d'une équipe de remporter des points, individuellement, pour celle-ci. Il est évident qu'à la fin de notre voyage, dans dix jours, il y aura plusieurs gagnants, récompensés. Cela va sans dire que bien que la compétition est de mise, il soit fortement déconseillé de participer avec un mauvais esprit… Bien, donc, les équipes vous seront transmises demain matin par le professeur Flitwick. Je vous remercie pour votre attention et vous ouvre les portes du salut de vos estomacs, achève-t-il alors qu'un homme en uniforme obéit à ses paroles en nous ouvrant les portes du réfectoire.
Je charge Allan et Doug de nous dégoter la plus grande table, comme hier, avant tout le monde. Moi, j'ai affaire ! Je me dirige d'un bon pas vers Dumby qui me remarque et donc, m'attend avec un grand sourire.
-Y aurait-il quelque chose que je puisse faire, Magdalena ? me demande-t-il aussitôt.
-Plutôt deux fois qu'une, M'sieur ! En fait, je suis amoureuse de Jeremy Handon, lui révélais-je.
-Merveilleux, je suis très heureux pour toi.
-Merci ! Mais… il a dû mal à me parler –je sais pas pourquoi, m'enfin…- alors, je me disais que si vous acceptiez de me donner un p'tit coup de pouce… du genre de me mettre dans son équipe ? dis-je.
-Je suis navré mais les équipes sont déjà constituées…
-Oh, s'vous plait, M'sieur, c'est méga important pour moi ! Je vous en supplie ! Vous seriez le meilleur ! Mais vraiment, le meilleur des meilleurs ! insistais-je en m'agripant à sa manche, implorante.
Un sourire énigmatique lui vient.
-Je vais voir ce que je peux faire. En attendant, il serait surement d'un recoure non négligeable de prendre des forces en allant dîner, qu'en dis-tu, Magdalena ?
-Mais c'est oui ou pas ? m'enquis-je.
En riant, il se dirige vers la table des professeurs de laquelle McGo nous observe d'un œil méfiant. Poussant un profond soupir, je me fais la remarque que l'absence de réponse est encore plus cruelle qu'un « non »… satané Dumby !
Alors que pensez vous de cet apercu du voyage ? ^^ vos reviews sont toujours appréciées même les plus courtes !
