Hello !

Bon comme il est *regarde l'heure* deux heure du mat' ! xD J'pense que vous m'en voudrez pas de vous la faire courte ;)

MERCI POUR VOS REVIEWS ! ça nous fait TRÈS plaisir !

Sur le blog, on était rajouté des bios :D

Bonne lecture à tous !

Pour ceux à qui le site ne permet pas de réponse :

- Alicette : ce n'était PAS, en AUCUN cas une review inutile ! On le redis,savoir que des gens aiment ça nous fait plaisir et nous encourage à écrire et poster beaucoup plus vite ^^. Alors merci beaucoup à toi !

- Dairy : Croise les doigts et serre les fesses ;) mais ya une esquisse, va savoir si on va la garder ça... Tu as raison de te méfier, avec nous c'est toujours dans inattendue mais comme après vous vous y faites on aime faire dans l'attendu et puis comme vous pouvez y penser on change encore XD Casse-tête ! Les scènes Emi et Harold ? Je crois qu'il manque un bout de la phrase ou alors j'ai pas compris :/ Pour les mères, c'est pas du tout fait exprès en fait xD Tu viens juste de m'en faire prendre conscience !:D Outch Coincées, la littérature anglaise est bien souvent notre source d'inspiration ! Si ça intéresse on peut mettre l'origine des noms et le pk du comment ! :D dis le ^^ Pour les héroines, nous aussi on les adore et on pense que ça se voit dans les écrits donc merci à toi de nous faire partager tes impressions :D A plus tard alors !


Chapitre 14 : Noël selon Lena

-Bon, je vais revoir dans votre chambre, ils y sont p't-être maintenant, les avertis-je.

Jared hoche de la tête, ignorant poliment le cercle de midinettes qui s'est fait autour de lui. Doug, Conrad, Sean et Charly parlent de Quidditch, tandis qu'Owen se masse les tympans avec un air de martyr à cause de la musique trop forte à son goût. La fête du fin de séjour bat son plein.

-Tu comptes continuer ta chasse, encore longtemps, Lena ? me lance Allan avec ironie. T'es vraiment pas croyable… je plains vraiment Bolkanski et Harold ! Je me rappelle encore de l'époque où c'était moi que tu traquais… quand j'y pense, j'en ai encore des frissons dans le dos…

-J'me plie de rire, mon vieux ! m'agaçais-je, l'air boudeuse.

Il me passe un bras autour de les épaules et rit, en me proposant une danse. Alors qu'on s'avance du dance-flore, je pense à ses paroles. Okay, c'est vrai que j'ai tendance à m'attacher vite à certaines personnes et donc, de vouloir être le plus souvent possible avec eux. Il y a beaucoup de mecs que j'aime beaucoup mais ce genre de coups de foudre ne m'arrive que quelques fois. Mon premier, à Poudlard, a été pour mon coéquipier de potion, attribué d'office par Slughorn lors de notre tout premier cours de Première Année. Tout un tas de premières fois compressée en une même rencontre. A ce moment-là, je n'avais pas encore d'amis, je m'étais contentée de rigoler avec certains garçons que j'avais croisé et de me chamailler avec d'autres –si je me rappelle bien, j'ai attendu la deuxième semaine de ma scolarité pour provoquer ma première baston… mais je ne sais plus trop si j'ai su patienter aussi longtemps. Ce dont je me rappelle parfaitement, en tout cas, c'est qu'à peine le premier quart d'heure passé, j'étais déjà sous le charme de son calme, de sa maîtrise et de son côté très gentleman. Lui, par contre, avait une certaine tendance à s'isoler et à limiter le plus possible les rapports humains… je lui ai couru après pendant presque six mois avant qu'il ne vienne me voir de lui-même, tous les matins. Jared Knightly. Mon premier meilleur ami. Mon Dada, quoi.

Le second, c'avait été en Troisième Année. C'était dans la Grande Salle, j'étais allée parler à un copain de Poufsouffle en m'asseyant à sa table et, quand une blague m'est revenue à l'esprit et que j'ai voulu en faire profiter toute la bande, un d'entre eux en a tellement ri qu'il s'en est étouffé avec sa cuisse de poulet. J'ai dû lui faire la prise du « faire cracher le morceau » et quand il a pu enfin respirer à nouveau, la première chose qu'il a fait c'est de me raconter une autre blague en réponse à la mienne. Hilarante, en plus ! Cette fois-ci, le coup de foudre a été réciproque et instantanément, il s'est fait une place avec moi et Jared, alors que son obésité repoussait la plupart des gens. Douglas Fortland. Dougy-le-droggy.

Le troisième, c'était en tout début de Quatrième Année. Je m'entrainais avec l'équipe quand j'ai repéré une petite tête de cheveux châtains qui dépassait d'un des bancs du gradin tandis qu'une furie hurlait « Frangin ! Je sais que t'es là ! Allez, s'te plait, je veux vraiment que Jared me déflore ! » à tue-tête, sans la moindre gêne. J'avais délaissé ma batte et mon balai un instant, juste le temps d'aller voir ce qui se passait et, quand je me suis penchée par-dessus le banc et que j'ai croisé, hilare, un regard bleu apeuré, un grand et maigrichon garçon en a bondi en criant comme s'il avait rencontré Vous-savez-qui. Il est parti en courant, la folle aux cheveux auburn se lançant immédiatement à sa poursuite. C'avait duré à peine cinq minutes, pourtant j'y ai pensé toute la semaine. Ce garçon affolé et craintif m'avait tapé dans l'œil, je le trouvais adorable. J'ai passé les deux mois suivants à m'assoir à côté de lui aux cours partagés avec les Poufsouffle, à venir manger avec lui et à lui tenir compagnie dés que je pouvais. Au début, il se recroquevillait derrière sa carapace et prenait un air larmoyant dés que je l'approchais mais il a fini par se faire à ma présence et j'ai pu le présenter aux deux autres qui ont lui fait un accueil chaleureux –autant que Jared peut l'être, s'entend. Owen Collins. Mon Winny.

Peu de temps après, était survenu mon quatrième coup de foudre. On approchait de Noël et j'achetais mes cadeaux pour tout le monde, pendant une sortie à Pré-au-Lard. J'étais toute seule devant les rayons d'une librairie Owen avait voulu rester dormir toute la matinée, à cause d'un rhume Doug n'avait pas envie de sortir alors qu'il caillait et neigeait Jared furetait dans un autre rayon. Je cherchais un livre à acheter à Estevan, le plus grand de mes frères, et je pestais contre le classement que je ne comprenais pas. Une voix railleuse est alors venue à mon aide et un grand roux, à la tignasse très fournie et frisée, s'est posté à mes côtés, en se moquant de moi autant qu'il me conseillait sur les différents livres, casant de ci de là qu'il n'y avait rien qui valait un bon jeu vidéo pour Noël. Au début, j'ai cru que j'allais lui casser la gueule mais il avait un de ces mordants et un tel dynamisme que j'ai plus été tentée de l'inviter à aller boire une bierraubeurre aux Trois Balais. Ce qu'il a refusé avec hauteur et mépris. Et là, je lui ai cassé la gueule. S'en est suivie, comme il le dit si bien lui-même, une traque qui n'a pas duré aussi longtemps qu'il le fait croire, par contre… ah, Allan Lennox. Lanou.

Et cette année, voici les deux suivants. Un double coup de foudre bien visé sur Emily et Harold. Milou et Roldy. Alors, où est le mal à vouloir que des personnes entrent dans votre vie ? On a tous besoin d'amis, je pense, et je n'ai pas envie de passer à côté de ceux qui peuvent l'être.

xOxOxO

La fête vient de se finir, il est trois heures et demie du matin, et même si demain –ou plutôt, un peu plus tard dans la matinée-, quand nous serons de retour en Angleterre, ce sera les vacances de Noël, les profs pensent qu'il faut que l'on dorme un peu. Ce dont je suis parfaitement d'accord ! Il faut bien dormir pour être en forme. Ni trop, ni pas assez, il faut bien dormir. Jared est tellement de mon avis que ça fait deux heures qu'il est allé se coucher, emmenant Owen avec lui. Je suis certaine qu'il a dû le porter sur le trajet, tellement il était crevé. Doug et Allan sont restés avec moi, enchainant les danses. Doug a l'air très content de lui, d'après lui, il a perdu deux kilos sur la dernière danse ! Il se sent plus léger. Pour fêter ça, il s'est rué sur le buffet avant que les profs ne nous collent dehors de force. Les deux choses que je reproche à cette fête, c'est l'absence d'Emily et Harold –avant qu'ils ne reviennent, vers la fin de la fête-, et le fait que Jeremy m'a fuit toute la soirée, me refusant chacune des danses que je lui proposais. A défaut de lui, j'ai dansé avec pleins d'autres mecs mais je le voulais, lui… tant pis.

Bras dessus, bras dessous, on chante le refrain de la dernière chanson Espagnole dont je suis la seule à comprendre les paroles. On est les derniers du peloton et quelques regards féminins, réprobateurs, se tournent vers nous pour nous demander de la fermer. Allan et moi, on les envois à chaque fois se faire voir. Parfois, des mecs se joignent à nos voix et je parierai qu'on réveille tout l'hôtel mais les espagnols ne nous en tiendront pas rigueur on chante dans leur langue et je suis sûre qu'ils adorent ça ! Moi, en tout cas, j'adore ça ! Lorsqu'on arrive au niveau des trois ascenseurs, côte à côte, de l'hôtel et que tous les Septième et Sixième Années restants se disputent les places, on se dirige tous les trois vers les escaliers –enfin, je dois trainer Doug pour qu'il accepte de se « niquer les jambes à chaque marche ». Quel sportif, ça fait peur ! Quelques étages plus loin, je me sépare d'eux deux, après les avoir enlacé, et entre dans ma chambre. Emily est déjà endormie dans son lit. J'ai été super soulagée en les voyant apparaitre sur le danse flore avec Harold. Je m'étais inquiétée, moi ! Bon, au moins, j'ai pu danser avec eux plusieurs fois. Je m'avance vers elle et lui colle une bise sur la joue, dans son sommeil. Ma mère me disait toujours qu'un baiser en dormant, nous faisait rêver d'un grand soleil et du bruit des vagues qui s'échouent sur n'importe quelle plage du monde.

-Lena ? Que fais-tu ? me lance Cindy, tandis que ses trois copines se mettent en pyjama.

-Chuut ! Milou dort, chuchotais-je.

Elle lève les yeux au ciel avec agacement avant de me demander de l'accompagner dans la salle-de-bain, pour le brossage de dents. J'accepte et l'y suis. Je prends ma brosse à dent, cherchant le dentifrice… merde, où je l'ai mis ?

-Jared t'a parlé de moi ? me demande-t-elle, timidement.

La question me prend tellement au dépourvu que j'en sursaute et me cogne le crâne contre le lavabo, penchée sous celui-ci pour chercher le tube disparu. Me relevant, une main me massant la bosse qui commence à orner mon cuir chevelu, je croise le regard plus qu'impatient de Cindy. Comment lui dire ça… ?

-Tu lui plais pas, Cindy, lui avouais-je.

-Qu… Quoi ? bafouille-t-elle, les yeux exorbités.

-Pas plus qu'Alex et que toutes les autres, désolée.

-Mais… enfin, tu lui as parlé de moi ? Qu'est-ce que tu lui as dit ?

-Rien. Juste que tu voulais sortir avec lui et il m'a tout de suite dit que ça s'rait pas possible, répondis-je.

-Mais t'as pas insisté ? s'indigne-t-elle. Je croyais qu'on était amies !

-Ouais mais c'est pas une raison pour le forcer à être ton p'tit copain et puis, j'suis pas sûre que vous iriez bien ensemble. Ya pleins d'autres mecs, Cindy, et pour toi, c'est pas dur de t'en trouver un autre, nan ? lui dis-je avec le sourire le plus gentil dont je suis capable.

Fallait bien que je lui dise la vérité. Ça ne sert à rien qu'elle continue à espérer alors qu'elle n'a aucune chance et que, de toute façon, ils feraient un couple vraiment bizarre. Je pose une main sur son épaule dans l'idée de la consoler mais elle me réplique, cinglante :

-Et c'est toi qui me dis ça ? Avec ton pauvre Jeremy qui ne te supporte pas mais que tu colles comme un furoncle ? Qui es-tu pour me dire que je ne suis pas bien pour ton copain ?

-Fais ce que tu veux, lâchais-je, vexée par ses paroles.

-J'y compte bien ! Bonne nuit, Lena !

Je la regarde s'en aller avec dignité et colère. Je comprends qu'elle l'ait mal pris. Ça fait toujours mal de se faire rejeter ou d'apprendre qu'on peut essayer encore et encore d'apprivoiser quelqu'un, c'est peine perdue mais… au moins, maintenant, elle le sait.

-Bonne nuit, répondis-je, juste avant qu'elle ne ferme la porte.

xOxOxO

-Toujours dans leur magnifique compartiment à bagages !

-En même temps, on range pas des chaussettes trouées à Gringotts ! glousse une blonde, en réponse à la remarque de sa copine.

-Bon, ça va, on va pas parler de Bolkanski et de son taré de copain pendant tout le trajet ! Eux, au moins, ils ont un compartiment, nous on en cherche un depuis un quart d'heure pendant que vous racontez vos conneries ! lâche avec aigreur la plus petite de la bande.

-La ferme !

Je sortais des toilettes où je continuais ma quête d'Emily et de Harold qui se trouvaient être introuvables –laissant Jared, Allan, Owen et Doug dans notre compartiment- quand ces pintades passèrent devant moi, dans la grande allée. Je suis figée, au summum de l'étonnement le compartiment à bagages ? Jamais, j'aurais pensé à cet endroit ! Je suis sûre que ce sont des champions du cache-cache, ces deux-la ! Moi, à chaque fois que j'y jouais avec mes frères et des gosses du quartier, je perdais… me cacher, c'est pas mon fort. J'aurais bien frappé la petite teigne pour avoir traité Harold de taré mais elle m'a quand même rencardé sur l'endroit où ils sont, lui et Emily, sans le savoir, donc je fais faire comme si j'avais rien entendu… pour cette fois. Alors que la bande continue à chercher un endroit où s'installer, je me dirige dans l'autre sens, vers le bout du train. Quand j'arrive à destination, j'ouvre la porte brusquement en lançant :

-Trouvés !

-Lena ? s'écrient-ils d'une même voix.

-Bah oui ! Non mais sans blague… c'est si confortable que ça, ici ? demandais-je.

Emily hausse un sourcil, ahurie, et Harold éclate de rire. Ils font une partie d'échec version moldue. Je déteste les échecs. Je n'y joue jamais et quand je joue, on me pique toujours tous mes chevaux… je préfère le jeu de l'oie, c'est plus facile, ça, au moins. Je m'assois à leur côté.

-C'est qui qui gagne ?

-Spok…, marmonne Emily, peu réjouie de la tournure que prend la partie.

-C'est pas trop tard, Milou ! Eclate-le ! m'écriais-je, en serrant le poing avec vigueur.

-Echec et mat, déclare Harold, dix secondes plus tard.

-De toute façon, ce jeu est trop con, Milou…, la consolais-je.

On rit un instant avant qu'Emily déclare qu'elle a un cadeau de Noël pour moi et qu'elle se mette à fouiller dans son sac. Je suis super excitée ! Je me demande bien ce que c'est ! Elle sort une sorte de petites trousses qu'elle ouvre et dans laquelle je découvre, penchée par-dessus son épaule, deux petites cassettes audio à la moldue. L'une d'entre elle est décorée d'un ruban bordeau. Et c'est celle-ci qu'elle me tend avec un sourire timide.

-Oh ! C'est de la pop ? Ou du Rock ? demandais-je en le tournant dans tous les sens pour essayer d'y lire le chanteur.

-Et bien… en fait, c'est…, bafouille-t-elle.

-Un morceau qu'elle a fait elle-même avec son violon pour toi !

Mes yeux s'agrandissent et je les détourne de la cassette pour les porter sur Emily qui rougit légèrement.

-Pour moi ? répétais-je, n'en revenant pas.

-Oui… je ne sais pas si tu vas aimer mais…, commence-t-elle.

Je lui bondis dans les bras et l'embrasse sur la joue, en la remerciant vivement. Comment ça ne peut pas me plaire ? C'est tellement mieux que tout ce que j'avais imaginé… et j'ai pensé à une batte dédicacée par Marvin ! Je lui dis que je l'écouterais quand j'arriverai à la maison et elle me sourit en opinant du menton.

Mon regard revient à la trousse qu'Emily n'a pas rangé et, me rongeant un ongle, je me demande ce que ça peut bien être que cette deuxième cassette. Avant que ni elle, ni Harold n'ait remarqué mon attention sur le petit objet, je m'en empare et la regarde de plus près. Elle est exactement pareille que la mienne, sans le ruban.

-C'est quoi ? demandais-je en souriant.

-Oh, c'est rien ! Rien du tout ! répond-elle en tendant une main pour me la reprendre mais je pare chaque tentative avec aisance.

-Quel genre de rien ?

-C'est celle pour Jared ! révèle Harold, le regard plein de malice.

-Jared ? Mon Dada ? Tu lui en as fait une ? m'enquis-je à Emily qui, pour le coup, est rouge pivoine. Mais c'est trop cool ! Il va être super content !

-Quoi ? Non, non, je veux pas lui donner ! Rends-la moi !

-Mais alors pourquoi tu l'as faite ? m'étonnais-je.

Emily lance un regard embarrassé à Harold qui l'encourage à me répondre. Elle replace une mèche de ses cheveux dorés derrière son oreille gauche et réfléchit quelques secondes avant de me souffler :

-J'essayais de composer sur l'Espagne, la mer, ses rires et ses rues… mais j'en ai été pas capable. Tout ce qui me venait, c'était… c'était Jared.

-Mais Jared est pas espagnol ! m'étonnais-je, perdue.

-En fait, ce qu'elle veut dire, c'est qu'elle en est tombée amoureuse pendant le voyage, me traduit Harold, un sourire en coin de ses lèvres.

Ma bouche s'ouvre un instant avant que je la referme. Emily a craqué pour Jared ?

-Wow ! Mais c'est trop génial ! T'es la fille parfaite pour lui ! Cent fois mieux que Cindy ! m'exclamais-je en me levant, surexcitée et en faisant des grands gestes des bras. Et Dada est un Dieu ! Il est canon, gentil et très intelligent ! C'est le top du TOP ! Il va adorer ton cadeau !

-Non ! Je t'en pris, Lena, non, ne lui dis rien ! réplique-t-elle, horrifiée, se levant à son tour.

-Mais pourquoi ?

-Je sais que je n'ai aucune chance, je ne veux pas être…

Elle s'arrête soudainement dans sa phrase et la finit par un soupir las. Elle me répète :

-Non, ne lui dis rien, je t'en supplie.

-C'est faux, il fondera ! lui assurais-je. Jared sait reconnaître les gens biens et t'es géniale, et…

-Lena, non, me coupe-t-elle. Ecoute-moi.

-Tu veux même pas essayer ? me plaignis-je. Roldy, aide-moi !

-C'est vrai, Princesse, Lena a raison, il faut au moins essayer…

-Je n'en ai pas envie, dit-elle en nous regardant avec fermeté. S'il-te-plait, Lena, rends-moi la cassette.

-Oh mais…

-Lena !

-Je peux la garder ? demandais-je. Allez, Milou, j'ai vraiment envie de l'écouter !

-Si tu lui dis que j'ai…, commence-t-elle.

-Je dirais rien ! Juré, craché si je mens, je suis une Serpentard ! promis-je en écartant les bras, en signe de sérieux.

Je m'apprêtais à cracher pour illustrer mes paroles quand Emily posa une main sur mon épaule, en souriant.

-D'accord, je te la donne, j'en ai une copie, de toute façon, fait-elle, amusée.

-Super ! Restez là, je vais chercher vos cadeaux ! Je reviens ! déclarais-je en courant vers la porte.

J'espère que ça va leur plaire… Je suis allée les acheter dans le quartier sorcier de Barcelone. Pour Harold, c'est une gourde d'eau qui ne se vide jamais –pour l'EMA, ça va bien lui servir ! Et Pour Emily, c'est une boîte à musique avec un vif d'or qui volète dans un terrain de Quidditch miniature. En plus, le rythme est caliente ! Si elle n'a pas réussi composé l'Espagne à cause de Jared –sacré sex appeal, Dada !-, alors elle n'aura qu'à l'ouvrir cette musique, c'est l'Espagne !

xOxOxO

-Vous m'écrivez, hein ? Tous les jours ! Même toi, Doug ! insistais-je. Vous oubliez pas, d'accord ?

-Mais non, Maddy…, répond Doug en riant.

-Continue comme ça et je t'écris pas ! maugréé Allan avec irritation.

-On t'écrira tous, Lena, c'est promis, assure Jared.

Owen fait un mouvement du menton significatif, en souriant. Je prends celui-ci dans mes bras et il me demande une nouvelle fois s'il est obligé de venir au match de foot. Je lui répète que s'il ne vient pas, je viens le cherche moi-même chez lui et il n'insiste pas plus, sachant très bien que je le ferais. Après tout, je l'ai déjà fait. En plus, son père m'adore, il me laisserait embarquer son fils n'importe où !

Je lâche Owen et me retourne vers les… hé ! Mais ils sont où ?

-Ils sont partis, m'apprend Owen.

En effet, je vois Jared, Allan et Doug s'avancer vers leurs familles respectives, postées sur le quai. Je prends une moue boudeuse. Je voulais les prendre dans mes bras, moi ! Jared me fait un petit geste de la main, Doug me sourit et Allan me nargue du regard, riant aux éclats. Tout ça pour éviter que je leur fasse un câlin !

-Grand frèèère ! s'écrie une voix hystérique.

Et Alex saute dans les bras d'Owen qui se crispe aussitôt, encore plus blanc que d'habitude, les yeux horrifiés. A chaque démonstration d'affection de sa sœur, il réagit toujours comme ça mais je sais qu'il l'aime énormément, même si elle lui fait peur. Elle se recule un peu, le prend par la main et, après m'avoir fait une bise retentissante sur la joue et m'avoir souhaitée de bonnes vacances, elle embarque Owen et ses bagages vers leurs parents, accompagnés de leur plus grand frère.

-Bonnes vacances, Lena, me souhaite Cindy, en passant, grand sourire aux lèvres.

-Toi aussi.

Dés ce matin, elle ne m'en a plus voulu pour notre discussion de cette nuit, visiblement.

Je cherchais ma famille du regard quand je tombe sur Emily et Harold près d'un grand blond, mince et avoisinant la vingtaine. Je souris, prends mes valises et me dirige vers eux, crevant la foule et distribuant des poignées de mains sur mon passage à plusieurs potes.

-Milou ! Roldy ! criais-je alors que je voyais Emily et le blond commencer à s'en aller.

Les deux appelés se retournent vers moi et le visage de l'un se barre d'un immense sourire tandis que la seconde attrape le bras du blond pour stopper son avancée. Je me mets à courir et m'arrête à leurs côtés :

-Vous comptiez quand même pas partir sans me dire au revoir ? dis-je en posant mes affaires sur le quai.

-Bien sûr que non ! réplique Harold.

-Menteur !

-Outch, grillé !

On éclate de rire tous les deux au même moment et Emily commence à faire les présentations :

-C'est Nikolaï, mon grand frère, et elle, c'est…

-Lena, achevais-je, en fixant les grands yeux gris du blond, sourire aux lèvres. Une super amie de Milou ! Je suis trop contente de te rencontrer, le frangin !

-Une super amie ? Pourtant, elle m'a jamais par…, commence-t-il avec méfiance.

Mais je me suis déjà avancée pour le prendre dans mes bras et quand je me recule, il me regarde, mi-surpris, mi-horrifié. Harold est écroulé de rire et Emily a un petit sourire en coin… moi, je vois pas vraiment où est le problème…

-Il faut qu'on y aille, Lena, me dit Emily.

-Et moi, mes parents m'attendent, ajoute Harold.

-Vous allez me manquer. Vous m'écrivez, ok ?

Je prends Emily puis Harold dans mes bras, avant de me tourner vers le frère d'Emily pour lui dire au revoir mais au moment où j'allais le faire, Emily se rue sur moi pour me refaire un câlin. Touchée, je la serre une seconde fois dans mes bras.

-Bon, t'as bientôt finir de dire bye bye à tout le monde, là ? s'irrite une voix derrière moi. J'ai pas que ça à foutre, moi !

Je lâche Emily et me retourne pour voir Damian, mon frère d'un an mon ainé seulement. Toujours aussi rabat-joie et impatient, toujours aussi brun et bouclés, toujours aussi grand et musclé… bref, toujours autant lui ! Qu'est-ce qu'il m'a manquée ! En plus, il refuse toujours de m'écrire, ce chieur ! Je prends mes valises et, après avoir fait un signe de la main aux trois, je m'avance vers lui… ah merde, j'ai oublié le match de foot ! Je fais volte-face et leur lance :

-Et vous oubliez pas pour le match de foot et tout ça, hein ?

-Quel match de foot ? s'enquit Nikolaï.

-Ne t'inquiète pas ! me répond Emily avant de dire à son frère, Je t'expliquerai, Laïko…

Avec agacement, Je sens Damian me prendre par le bras pour me trainer en arrière. J'allais le suivre mais j'aperçois Sean, un peu plus loin.

-Seeeaaan ! appelais-je en échappant à la poigne de mon frère pour courir vers lui.

-Putain, Lena reviens ! Quelle chieuse ! On n'est pas rentrés…

xOxOxO

-Mes amouuuurs ! nous accueille la vieille décatie qui nous sert de grand-mère avant de lâcher plus froidement, Estevan, Cirilo.

Elle ignore Estevan et mon père pour serrer tout d'abord Damian dans ses bras et lui faire remarquer qu'il est trop beau pour poser dans Sorcière Hebdo –qui, pourtant, ajoute-t-elle, est la référence pour l'élégance et la distinction masculine. Mouais. La seule fois que j'ai lu ce magazine, j'ai pas vu une seule photo de Marvin… et Marvin, lui, il est vraiment beau –mon frère aussi, hein… ! Sorcière Hebdo, c'est naze, ça parle de Filtre d'Amour, de crème anti-verrue et de romans à l'eau de rose… jamais de Quidditch, de diététique et d'entretient musculaire. De toute façon, moi, je suisabonnée à Escobas Informacion, le meilleur des magazines de Quidditch en circulation en Espagne ! Là, au moins, je suis sûre de croiser Marvin toutes les dix pages !

Après avoir pris Bartolome dans ses bras, c'est mon tour, accompagné d'un regard critique sur ma tenue. De mes chaussures de ville masculines –Papa a refusé que je vienne en basket à Noël alors il m'a filé une de ces paires que Bartos a rétrécie magiquement-, à mon Jean –le seul non-baggie et sans un trou que j'ai pu trouvé… bon, un peu délavé, d'accord…-, en passant par ma chemise verte claire que je n'ai pas eu la foi de repasser. Elle se plaint de ne jamais voir sa petite-fille en robe, ni en jupe… toujours en garçon, quoi.

-Et pourquoi ne te détaches-tu jamais les cheveux, ma chérie ? poursuit-elle.

-J'aime pas.

-Et pour faire plaisir à ta Grand-mère préférée ?

-T'sais, j'ai une autre grand-mère à Valence…, lui répondis-je, de mauvaise humeur.

Grand-mère me lance un regard outré comme si j'avais émis l'hypothèse que je pouvais préférer Abuelita à elle. En fait, ce n'est pas une hypothèse, c'est la vérité. Je le lui aurais bien dit pour lui couper le caquet mais je croise le coup d'œil sévère de mon père alors je garde cette réflexion pour moi, grognon. C'est chiant qu'on fête jamais Noël avec Abuelita. Elle, au moins, elle n'a aucune préférence entre ses dix petits-enfants. Estevan fait mine de ne pas faire attention à l'indifférence de Grand-mère parce qu'il est gentil mais moi, à sa place, je ne viendrais chez elle que pour lui faire remarquer combien elle a pris des rides, cette vieille mégère raciste ! Elle méprise mon père parce que c'est un moldu qui a épousé sa fille préférée et elle snobe Estevan depuis ses onze ans, quand elle a eu la confirmation de son statu de cracmol, en l'absence de lettre de Poudlard. Sale mégère. Elle nous fait entrer dans le salon où mon oncle et ma tante –la petite sœur de ma mère- sont déjà à table, avec Grand-père et mes deux cousines. L'une a un an de moins que moi, c'est Keira qui est à Beauxbâtons. L'autre à l'âge de Bartolome, vingt-et-un, elle s'appelle Susan. Elles sont toutes les deux brunes et grandes, mais l'une passe son temps à aller aux toilettes en inventant des excuses pour lire des magazines de mode, tandis que l'autre participe aux discussions ennuyantes des adultes. Et ne vous fiez pas à l'âge…

Les embrassades se font rapidement et je me sens déjà de mauvaise humeur, prête à m'ennuyer toute la soirée en compagnie de Damian, Bartolome, Papa et Susan –pour le temps qu'elle ne sera pas aux toilettes. Les Noëls, ici, c'est une corvée. On se retrouve donc vite à table, à écouter les discussions entre Grand-mère, Keira et mon oncle, principalement, tandis que Grand-père regarde sa femme, impassible, et que ma tante rêve de je-ne-sais-quoi, fixant le tableau au-dessus de la cheminée. En fait, je crois qu'elle pense à Maman quand elle était encore vivante et mettais un peu de chaleur à nos Noëls. Tata, je l'aime bien mais elle a toujours cet air ailleurs et triste, ne parlant jamais, même pas à ses propres filles. Papa dit qu'elle s'est laissé un peu partir avec Maman, il y a neuf ans. Quand je regarde ses yeux lointains, je me dis que c'est peut-être vrai et je l'aime encore plus, Tata. D'une certaine façon, en étant aussi éloignée de nous, elle nous rapproche de Maman mais c'est dur de vivre la moitié de sa vie avec une morte. Maman n'aurait pas voulu emmener sa petite sœur avec elle.

-… C'est insensé ! On ne devrait pas permettre de telles choses ! Un cracmol qui se présente pour travailler au Ministère, c'est une aberration ! s'enflamme Grand-mère

-Déjà que l'on a permis à ce cracmol d'être le concierge à Poudlard ! Comment s'appelle-t-il déjà… Laurence, demande-t-il à sa femme rêveuse, tu te souviens de son nom, au concierge ?

-Non.

Il a un mouvement d'humeur en remarquant que sa femme ne cherche même pas à trouver la réponse, obnubilée par le tableau de la cheminée, et Bartolome répond à sa place qu'il s'appelle Rusard, avant que mon oncle ne s'énerve contre Tata. Il le remercie, souriant à nouveau, et repars dans la discussion au moment où Keira se moque du nom de Rusard alors que s'il n'avait pas s'agit d'un cracmol, elle n'aurait rien trouvé rien à dire contre ces syllabes. Estevan sourit comme s'il n'était pas question de ce qu'il est, un cracmol, comme si sa propre famille ne l'insultait pas juste devant lui. C'est toujours la même mascarade et aucune de nous n'apprécie. Même Damian, qui d'habitude s'en fiche qu'on insulte l'un de ses proches, considérant que l'on peut se débrouiller seul, bouillonne à ma droite. Moi, je ne me retiens d'exploser que parce que je sais qu'Estevan m'en voudrait. Susan s'en va aux toilettes et je me mets à jouer avec mon verre, essayant d'occulter les paroles de ma Grand-mère, de cette garce de Keira et de mon oncle à la con de mes pensées. Je croise le regard de Grand-père et il me sourit. Ce qui me rassure, c'est que tous à table ne sont pas pourris… le truc c'est qu'on entend que ceux qui le sont, les autres ont rendu les armes. Ce que je sais, c'est que l'année prochaine, quand je serais bel et bien majeure, j'organiserais ma propre fête de Noël et que si ces trois-là viennent pour calomnier, je prendrais le juste droit de les enfermer dans mon placard à balais !

-Magdalena, laisse ton verre, ce sont des manières, ça ? Jouer avec le service ! s'irrite Grand-mère.

-Ya pire, grommelais-je, en lâchant quand même mon verre.

-Oh, une si jolie jeune femme… voici une drôle d'énormité, ça aussi… On a oublié nos traditions ! Une femme en pantalon ! fait-elle.

-On a gagné le droit de vote, c'est pas pour porter des mochetés en…, commençais-je, en bonne féminisme que je suis.

-Lena, grince mon père à mon oreille.

-On mange quand ? repris-je avec humeur.

-Et si pressés, les jeunes d'aujourd'hui…, commente mon oncle. Ah, je suis un bienheureux avec ma belle Keira.

Je m'accoude à la table, en reprenant mon verre pour m'occuper.

-Magdalena ! Laisse le service !


Alors ? xD ca commence à profiler des choses à l'horizon n'est-ce pas ? :) Qu'en pensez-vous ?

Si ça interresse (Merci à Dairy), on peutr donner l'origine des noms de famille des personnages ! :D