Coucou !

On vous souhaite à tous une bonne rentrée ;) Nous aussi -demain- on rejoint les bancs de l'éducation T.T bouhouhou nooooooooooooon

Mais en attendant, on "fête" notre rencontre qui date d'un an maintenant ! Et oui ! Un an et quatre fics WOW, au passage on remercie ceux qui nous suivent depuis le tout début et aussi ceux qui ont pris le train en marche ;)

Merci à tous pour vos reviews, favoris etc... ;)

Bonne lecture !

Réponses aux reviews :

Alicette : Une grosse bêtise, ce Niko ? Meuuh non c'est pas du tout son genre voyons xD Il est toujours très réfléchi comme mec ! (ben voyons !) tu le savais ? fufufufu quel talent ma chère ;) ben ça commence dans le compartiment numéro 14 xD Nous on aime ta review ! Merci beaucoup ! Et vive Lena en effet ^^

pomegranatsss : Lena a invité Cindy par pure politesse, parce que Cindy l'avait invité à sa fête costumé d'anniversaire donc Lena en fille bien éduquée lui rend la pareil... Mais en effet oui, Emi en est restée figée sur place mais bon elle comptait pas non plus faire un effort, dans sa tête une romance entre elle et Jared c'est bidon xDMais allez savoir ce qu'il se passe dans la tête de Dada ;) Owen, c'est un vrai phénomène à lui tout seul XD Bien souvent on si t'es amoureux tu réfléchis pas à si tu vas bien aller avec la personne xO C'est super cool et bien pratique DeviantArt ! :) Nous on a réussi à y trouver notre bonheur ! Merci beaucoup de ta review ! :D


Chapitre 18 : Retour à Poudlard, ça va chier !

-Mais elle est où ? insistais-je, en trépignant, collée à la vitre.

-Elle va arriver, Lena, me répond une énième fois Jared, derrière son livre.

-Le train part dans… euh, il part quand ? demandais-je à l'assemblée.

Allan hausse des épaules avec agacement, en me faisant remarquer que je suis particulièrement lourde, aujourd'hui. Avec lui, je suis tous les jours plus lourde que d'accoutumée, de toute manière… Doug, assis à ses côtés, marmonne un « j'sais pas ! J'aime pas les montres », la bouche pleine de son quatrième croissant de la matinée –je le sais puisqu'il était chez moi ce matin, ainsi que les deux précédents. Owen est trop occupé par sa vérification de la totalité de ses bagages pour me fournir une réponse. Heureusement, Harold est là…

-Il part dans trois minutes, m'apprend-il, assez inquiet lui aussi.

-Merde, faut qu'elle se grouille, là !

C'est lorsque le train se met à cracher sa fumée par grosses volutes que je vois débarquer à toute vitesse Emily et Niko sur le quai. Je bondis de mon siège, tout sourire et prête à encourager Emi dans sa course, et me plonge dans l'ardue tâche d'ouvrir cette vitre… mais ça veut pas, ça coince !

-Rho mais tu vas t'ouvrir, Nom d'un Troll ! m'énervais-je, en tirant de toutes mes forces sur l'espèce de poignée.

Mais il n'y a rien à faire, elle ne bouge pas d'un poil. C'est quand même pas une vitre à la con qui va me résister ? Faisant un pas en arrière, je retrousse mes manches et défis la vitre de jouer la fiérote encore longtemps. C'est entre toi et moi ! Je me rue sur elle et attrape la poignée une seconde fois, la secouant dans tous les sens. Mais elle tient bon ! Très bien, elle cherche la bagarre ? Ok ! Je monte sur l'un des bancs, ignorant Doug qui me demande d'arrêter de piétiner son paquet de Choco-Grenouille. Etant à bonne hauteur, je donne un gros coup de pied dans la poignée puis un deuxième… je sens que je ne vais pas tarder à m'énerver… Je saute dessus, l'attrape au vol et pliant mes jambes pour ne pas toucher le sol, je m'y pends, à bout de bras –faisant au passage quelques tractions.

Perdante, je reviens au sol.

-Bon… dans quel sac j'ai mis ma batte ?

-T'es au courant que ça fait cinq bonnes minutes qu'on a quitté le quai, n'est-ce pas ? s'enquit Jared très calmement.

A ce moment précis, la porte du compartiment s'ouvre sur Emily. Je ne perds pas une seconde pour m'avancer vers elle et la prendre dans mes bras, la félicitant d'avoir rattrapé le train. Un bruit couinant résonne dans mon dos et je me retourne pour me retrouver face à une vitre grande ouverte, Jared rangeant sa baguette dans sa poche.

-Mais… pourquoi t'as pas fait ça avant ? m'indignais-je.

- Tu me l'as pas demandé.

xOxOxO

Emi et moi sortons du premier entrainement de l'Orchestre depuis la rentrée et je suis bien contente de ne plus tenir mon foutu instrument. Avec le triangle, à chaque fois que je le fais tinter, j'ai l'impression de porter un toast en frappant avec ma cuillère contre un verre… sauf que je le briserais. Et ça pendant une heure et demie. En plus, Dicksen, le prof, ne loupe pas une occasion pour se planter derrière moi et observer que je « joue » bien de mon instrument… tout en me faisant des réflexions sifflantes par dizaines. On dirait un arbitre, ce type, manque plus le sifflet et les cartons rouges…

-J'ai quelque chose à te dire, m'avertit-elle, grave.

-Je sais que je joue mal, grommelais-je. Mais c'est ce triangle ! Il en fait qu'à sa tête, cet emmerdeur ! Devrait être à Serpentard, celui-là…

-Non, Lena, c'est pas ça, rit-elle un instant avant de reprendre son air sérieux.

Je m'arrête et me tourne vers elle, lui demandant s'il y a un problème. Elle ne répond pas tout de suite et, prenant un sourire d'excuse, me prévient que ça ne va pas me plaire. Pas patiente pour un mormille, je la presse de me dire ce qu'il y a.

-Dans le train, je vous cherchais et je jetais un œil dans chaque compartiment… et il y a eu celui de Jeremy Handon… et de Mary White. Je les ai vus s'embrasser.

-Mary White, hein…, grinçais-je, la voix étranglée.

Je porte ma main à la chaîne en argent qui porte le médaillon de mon baptême et tire dessus machinalement, sentant une boule enfler dans ma gorge. J'essaye d'empêcher mon esprit de dessiner la scène devant mes yeux mais elle apparait quand même… elle se met à danser, tournoyer, me broyant les intestins ou un autre organe qui me file la nausée. Lui et elle allongés sur un banc, leurs rires, leurs lèvres et le paysage qui défile derrière la vitre. C'est injuste, je l'ai aimé avant elle. J'ai tout tenté et elle, en quelques semaines, elle me le vole. Je n'ai peut-être pas tout donné, en fait… oui, ça doit être ça, j'ai été nulle. Il faut que je me reprenne ! Rien n'est perdu ! Si Mary White veut la guerre, elle l'aura ! On est simplement à la mi-temps et elle a gagné les premiers points, je me charge des autres !

Je récupère mon sourire déchu et attrape Emi, qui me regardait avec anxiété, du bras, y passant le mien. Elle a l'air très surprise par mon revirement de situation et je lui rappelle:

-Les Reds ont gagné, au match… ils perdaient, au début, mais ils ont gagné, en fin de compte !

-Oui, c'est vrai, m'accorde-t-elle.

-Au fait, moi aussi, il faut que je te dise quelque chose mais moi, c'est une trop méga géniale nouvelle, Milou ! Tu vas sauter de joie ! lui dis-je.

Pendant les vacances, Jared est venu chez moi et je lui ai fait écouter la cassette d'Emily, sans lui dire de qui ça venait. Bah oui, j'ai promis à celle-ci de ne pas lui dire qu'elle, Emily Bolkanski, avait fait ça pour lui… or je me suis contentée de lui faire écouter donc je suis dans les règles ! Je lui ai juste appris qu'il s'agissait d'une personne qui l'aimait tant qu'elle avait composé pour lui, n'ayant que lui en tête. Il a d'abord été sceptique, puis méfiant en me prévenant que si c'était d'Alex, ça ne servait à rien. Je lui ai assuré que ce n'était pas elle et il a consenti à écouter. En entendant le langoureux et mélancolique air de violon, j'ai vu ses yeux s'émerveiller et ses lèvres s'entrouvrir d'étonnement. J'ai trépigné d'excitation pendant tout le temps de la cassette, me délectant de son air scié et fasciné. Et quand il m'a dit regardé après la dernière note, atterré et touché, j'ai su que j'avais bien fait. Que j'avais fait ce qu'il fallait que je fasse. Emily aime vraiment Jared pour lui avoir composé une telle chose, on ne cache pas une si grande preuve d'amour… je voulais que Jared comprenne sa chance.

-Je lui ai fait écouter ta cassette et il a été si ému qu'il a pas su quoi dire ! Et quand Dada sait pas quoi dire alors ça veut dire beaucoup ! Et il est encore plus canon… j'te le dis, pour info.

-Tu as fait… QUOI ? s'écrie-t-elle.

-Je lui ai fait écouter ta cassette, répétais-je, toute excitée.

-Lena, tu m'avais promis !

-Bah, j'ai tenu ma promesse ! m'indignais, offensée par le seul faite qu'on mette ma parole en doute. J'ai dit que je lui dirais pas que toi, t'as composé pour lui mais pas que quelqu'un l'avait fait ! Il sait pas que c'est toi. ça, c'est toi qui dois lui dire, achevais-je, en souriant.

Elle ouvre la bouche mais la referme, sans rien dire. Je fais remarquer alors :

-Oh, toi aussi, t'es encore plus mignonne quand tu sais pas quoi dire !

xOxOxO

-Jeremy ! l'appelais-je, alors qu'il passe devant moi, dans le parc enneigé où nous sommes assis.

J'entends Jared soupirer et Allan demander à la cantonade qui aurait la gentillesse d'éradiquer le nuisible qu'est Jeremy. Je lui lance un regard de reproche avant de quitter ma place à côté d'Emily et de Doug qui répond à Allan qu'il est prêt à placer toutes ses économies dans un tueur à gage. Ceux-là ne m'aident pas, franchement…

Stendford et Williams se retournent avant Jeremy dont je perçois le mouvement d'humeur. Je fais la moue en ressentant son peu d'enthousiasme lié à ma présence.

-T'as remonté dans mon estime, Gonzalez, je te l'avais dit ? lâche Stendford. Tu sais organiser des fêtes. Maintenant disons que tu as atteint le stade de l'Elfe de maison, pour moi… Jolie avancée !

-En parlant de ma fête, t'es vraiment un sale rat ! sautais-je sur l'occasion avec agacement. T'as pas nettoyé ma baignoire !

-C'est toi l'Elfe de maison, pas moi ! s'offusque-t-il.

-Attends un peu que je te…, commençais-je, grinçante, en faisant un pas en sa direction.

-Tu voulais me parler, Gonzalez ? me coupe Jeremy, glacial.

Toute ma fureur retombe d'un coup et je me retourne vers lui, grand sourire aux lèvres. Ses yeux verts me transpercent et une lance se fiche dans mon cœur en pensant qu'ils ne doivent certainement pas avoir cette étincelle froide quand ils plongent dans ceux de White. Tant pis, je doute qu'ils soient encore plus beaux… Comment ça pourrait être possible ?

-Oui. Pourquoi tu sors avec Mary White ? demandais-je, sincèrement intéressée de savoir ce qui lui plait chez cette fille.

-Quoi ? s'enquit-il, ahuri.

-C'est parce que… elle est intelligente ?

-T'as un grain, sérieux, Gonzalez ! Un gros grain ! claque-t-il. C'est pas demain la veille que ma vie sentimentale –et ma vie tout court- te concernera, ok ?

-Mais…

Mais il a déjà fait volte-face. Je n'ai même pas eu de réponse ! S'il croit que ça va se passer comme ça, il peut toujours rêver ! J'ignore les brimades de Stendford, me contenant d'un coup de pied dans son tibia au passage, et emboite le pas de Jeremy, bien décidée à avoir mes réponses.

-Tu peux me dire pourquoi, quand même ! insistais-je.

-Lâche-moi !

-Dis-moi pourquoi !

-Gonzalez, tu me lâches !

-Pour-quoi ?

xOxOxO

-Tu reconnais un sang-mêlé par son garage… il a une bagnole et un balai ! affirmais-je, très sérieusement.

-Ouais, et puis, les sorciers savent pas ce qu'ils manquent avec la télé ! renchérit Harold.

-Tout en paumant jamais la télécommande, grâce à le meilleur ami du sorcier, Accio !

-Non mais arrêtez, là, on dirait que vous êtes limite prêts à former un club pro Sang-mêlés, ricane Sean.

-Et alors, ça te défrise ? maugréais-je.

-ça lui ferait pas de mal… tu t'es coiffé, ce matin, vieux ? Parce que ta coupe est à chier ! lui fait remarquer Conrad.

On est sur le chemin de notre prochain cours. Celui de potion qui est partagé entre les Serdaigle et les Gryffondor. On est bien dix mètres devant Milou, Jared et Allan qui prennent leur temps. Moi, je peux pas faire ça marcher lentement. Un peu de dynamisme, que diable !

Au détour du couloir, apparaissent deux filles. La petite sœur de Cindy et celle d'Owen. Et la deuxième ne me dit rien qui vaille. Elle vient à ma rencontre, me fait une bise sur la joue droite et snobe mes trois potes. A part Jared, aucun garçon ne mérite un de ses regards, apparemment… et Stendford, lui, il prend autre chose que ses regards et ses cris d'hystériques. Je trouve que Jared est perdant, dans cette affaire, après moi j'dis ça, j'dis rien, hein…

-Tu lui as dit pour… tu sais quoi ? me demande-t-elle alors, le menton bien droit mais la voix crispée.

-Euh… ben, non… Fallait ? m'enquis-je.

-Non. C'est à moi seule d'assumer la conséquence de mes actes pervers et traîtres, déclare-t-elle avec le ton d'un Japonais qui s'apprête à faire Hara-Kiri.

-C'est bien !

-Je sais.

-T'as fait quoi, Alex ? demande Conrad avec son air de charmeur.

-Je n'ai pas de temps à perdre avec toi, Strefur !

Sur ce, elle se faufile entre moi et Harold pour se diriger vers Jared qui s'est arrêté en la voyant arrivé, mi-blasé, mi-étonné qu'elle ne lui ait pas déjà sauté au cou. On se rapproche tous les quatre pour assister à la scène.

-J'ai commis l'irréparable, commence-t-elle. Je t'ai trompé, Jared, avec Stendford, chez Lena.

-Dans ma baignoire !

-La classe ! s'écrie Conrad alors qu'Harold et Sean sont hilares.

-Ouais, bah, ça se voit que c'est pas toi qui l'a nettoyée !

-Lena ! s'indigne Alex, sévère.

-Quoi ? C'est vrai ! Vous avez transplané en laissant la baignoire dans l'état où toi et…

-S'il-te-plait, Maddy, tais-toi, me coupe Jared.

Je grommelle en fourrant mes mains profondément dans mes poches. C'est vraiment injuste… Alex continue donc son « Pardonne moi, Seigneur, car j'ai pêché ».

-Je n'ose espérer que tu aies la force de me pardonner, un jour…

-Et bien, sois tranquille, je t'accorde mon pardon, décrète-t-il, un sourire au coin des lèvres.

-C'est vraaaaiii ? Ooooh, Jared, mon amour, tu es si…, s'écrie-t-elle en lui bondissant dans les bras.

Je lis au regard de Jared qu'il ne sait pas s'il a bien fait de lui « accorder son pardon » maintenant qu'elle est redevenue la groupie énamourée et folle à lier.

-Humpff… et pour moi, bien sûr, pas de pardon…, grinchais-je.

-Lena, la ferme.

xOxO

Il me caresse la joue, en souriant, et je fixe son regard dans le sien.

-Je t'ai déjà dit que tes yeux avaient la couleur du gazon du terrain de foot d'Emirats après que mon père l'ait tondu ? lui dis-je

-Oh… et ça te dirait de t'y noyer, dans mes yeux ?

-Oui !

Un sourire machiavélique brise alors son air tendre et délicat, et il me prend par la queue de cheval pour m'enfoncer la tête dans l'herbe. Il se met alors à me secouer mais j'arrive à me libérer et je lui colle mon poing dans le nez.

-Lena, bon sang ! s'exclame une voix.

Beaucoup plus grave que celle de Jeremy. J'ouvre alors les yeux et je m'aperçois que je suis assise dans mon lit, dans mon maillot de foot, les cheveux libres me chatouillant le visage. Mes poings sont serrés et je sens à mes jointures de la main droite que j'ai frappé quelqu'un… ouais, un nez, je dirais. Je tourne donc mon regard vers la droite et découvre Jared, se massant… le nez ! J'avais raison ! Cindy est déjà à ses petits soins, essuyant le sang qui en coule.

-Dada ! Tu sais très bien qu'faut pas me réveiller ! C'est bien fait pour toi ! déclarais-je, sévère. En plus, j'ai un match de Quidditch, je dois être en pleine forme !

-Je devais te parler ! se défend-il. Ça va, Cindy, retourne te coucher, c'est rien…

-Mais si, tu saignes !

-Avec Lena, j'ai l'habitude, dit-il en me lançant un regard suggestif.

-J'te frappe jamais !

-Oh oui, c'est fou ! ironise-t-il.

Je me lève avec agacement tandis que Cindy retourne à son lit à grand regret. Je lui lance un « bonne nuit » auquel elle me répond puis Jared m'entraine dans la salle-de-bain. Je me demande bien ce qui peut l'amener à venir me réveiller –me réveiller, non mais je vous jure, quelle idée…- alors qu'il est… je ne sais pas quelle heure. Heureusement qu'il est préfet en chef et qu'il a donc accès aux dortoirs des filles et qu'il connait les mots de passe de toutes les maisons, parce que sinon… je dormirais, encore. Non, en fait, maudit soit Dumbledore qui lui ait donné ce poste !

-Ce soir, je faisais ma ronde selon mon tour habituel mais j'ai été retardé par un Deuxième Année qui essayait de mettre de rentrer dans la Salle Commune des Serpentard, armé de bombe-à-bouses et…

-Cool ! S'appelle comment ? m'excitais-je.

-Oublis ça ! m'assure-t-il avant de reprendre. Donc j'ai été retardé et plus quand je suis allé en direction de l'aile Ouest, j'ai entendu une musique lointaine. Je l'ai suivi, pour sanctionner ce viol du règlement…

-T'es pas sympa, quand même…

-… et je suis finalement arrivé à l'endroit d'où la musique provenait. Une musique que j'ai entendu, il n'y a pas longtemps…

-L'air de l'hymne de Poudlard ? tentais-je.

-Non, Lena, celle que tu m'as fait écouter, chez toi, pendant les vacances. La cassette !

-Nooon ? lançais-je, ébahie.

-Si ! Alors, j'ai entrouvert la porte.

-T'as entrouvert la porte ? répétais-je en trépignant.

-Oui, oui. Et je l'ai vue.

-Tu l'as vue ?

-Lena ! me reproche-t-il avant de me demander, C'est Emily, n'est-ce pas ?

-OUI ! criais-je, extrêmement heureuse, en lui bondissant dessus. Tu le sais maintenant, c'est super ! Milou est trop adorable, hein ? En plus, elle est gentille, douce, spirituelle et un tas d'autres choses ! Et t'as vu ses yeux, Dada ? Elle a des yeux magnifiques !

Il me regarde un instant sans rien répondre, semblant être en proie à une intense réflexion. Pourquoi il faut toujours que tout le monde réfléchisse pour n'importe quoi ? C'est énervant, à la fin.

-Je l'apprécie, c'est vrai, mais je ne la connais pas assez, Lena.

-Mais si !

Il me lance un regard sans équivoque qui veut clairement dire que je dis n'importe quoi. Il connait très bien Emi ! Elle est dans sa maison et dans son année ! Sans compter le fait qu'elle a été dans notre équipe, en Espagne, et présente à ma fête ! Qu'est-ce que ces histoires bidons ?

-Je vais l'inviter à la prochaine sortie à Pré-au-Lard, déclare-t-il.

-C'est une idée extra !

-Tu vas me porter la poisse, Lena, à dire ça...

Je ne sais pas trop comment je dois le prendre.

xOxOxO

Je m'avance sur le terrain de Quidditch, en dernier dans la file que forme mon équipe, à côté d'Ulrick Summers, le second batteur. Les cris, les rires et les chants nous parviennent des gradins et j'essaye de repérer mes amis mais ils sont bien trop haut… ils ont intérêt de supporter Gryffondor et non, Poufsouffle ! Bon, je permets seulement cet affront à Doug et Owen… mais je sais qu'Owen ne va rien regarder du match, trop effrayé de me voir sur un balai. Alors, que je me suis jamais fait bien mal. Quelques bras cassés et des cognards dans le crane mais ça, c'est le Quidditch, on n'y échappe pas ! Et Pompom est une chef, on ne risque rien avec elle comme infirmière ! Donc, vraiment pas de quoi s'inquiéter, m'enfin, c'est Winny…

Quelques minutes plus tard, nous avons tous enfourché nos balais, Gryffondor comme Poufsouffle, et on vole de ci, de là, certains se disputant le Souaffle, d'autres usant de la batte. Dont, moi. Lover fonce, souaffle sous le bras, en direction de nos anneaux et j'intercepte un cognard lancé sur Conrad qui la poursuivait pour le frapper violemment avec ma batte. Fatima Lover en plein dans sa trajectoire. Mon cognard percute Lover qui lâche le souaffle, rattrapé par Conrad qui… marque ! Une ovation secoue les Gryffondor et je souris avec satisfaction. Ce match est dans la poche !

Le souaffle est alors récupéré par Rogers, un autre poursuiveur de Poufsouffle, et il fonce en direction de nos anneaux protégés par Sean, plus motivé que jamais. Il compte bien rattraper le match contre Serdaigle, de l'année dernière, où il n'a rattrapé qu'un tir sur trois. J'aperçois un des deux cognard et vais à sa rencontre, alors que Ulrick vole après le second, mais je vois du coin de l'œil Doug s'empiffrer de Choco-Grenouille tandis que je passe près des gradins des Poufsouffle. Une moue d'agacement s'étend sur mon visage et je fais demi-tour pour aller le lui chipper, au passage, frôlant la tête de quelques supporters de l'équipe rivale.

-Lenaaa, putain ! jure-t-il avant que sa voix ne s'estompe.

Et je laisse le paquet faire une chute d'une cinquantaine de mètres pour aller s'écraser sur la pelouse du terrain de Quidditch, avant de m'en retourner à la poursuite du cognard. On me l'a fait pas, à moi !


Alors petit(e)s lecteur(ice)s ? ;) What do you think about it ?