Coucou à tous !
Alors, tout d'abord merci pour vos reviews ;) ça nous fait toujours autant plaisir !
Ensuite euuh... Ah ! La fic comportera donc 39 chapitres au total :D Ravies ? Contentes ? Lassées ? En tout pas se sera comme ça !
pomegranatsss : nous aussi on aime beaucoup le passage où Emi fait partager ce qu'elle ressent à Lena, ça montre que leur amitié s'approfondit petit à petit. (faudrait arrêter ce fanatisme mais ouais DADA *O*) well petit moment de perdition passé... qui sait si Jared va aider un jour Emi euhm... et si tout venait de quelqu'un d'autre ? Alalala tu verras bien t'inquiète ! :) Ah oui à la fin c'est pas des tendres :/... En tout cas merci beaucoup pour ta review ! :D Bisous !
Chapitre 22 : Impardonnable
Je suis certaine qu'il est aux cuisines. J'en mettrais ma batte au feu, tiens ! Toujours à aller s'y empiffrer quand il a un moment de libre ! Et comme il n'était pas avec Allan, Jared et Owen à la bibliothèque quand je suis venue après mon entrainement de Quidditch, j'en conclus que c'est forcement dans son sanctuaire qu'il se trouve… et il est hors de question que je le laisse vider le garde-manger de Poudlard !
J'allais bifurquer à gauche quand venant de l'autre droite, des cris retentissent accompagnés de rires bruyants. Pas des cris que l'on pousse quand on se reçoit un verre d'eau ou qu'on croise un fantôme. Pas le genre de rire qui nous échappe après une bonne blague ou un jeu de mots.
Je reste figée un moment, hésitant encore entre le surpoids de Doug et ces bruits qui ne me disent rien qui vaille, mais je tends un peu plus l'oreille et un son mat retentit. Un son d'os brisés et de chair cognée. Une baston ? Bizarre, on rigole moyen durant une baston…
Intriguée, je me décide à aller y jeter un coup d'œil pour en avoir le cœur net. Ensuite, j'irais chercher Doug par la peau du cul, c'est moi qui vous le dis ! Je m'avance donc en cette direction mais, alors que j'y étais presque, une voix me glace :
-Arrêtez ! Arrêtez !
-Milou ? m'enquis-je, incrédule.
-Ta gueule, connasse ! Il a que ce qu'il mérite ! grince une voix.
Quoi ? Mes jambes qui s'étaient immobilisées soudaine de surprise, bondissent et je me rue d'où provienne les voix. Je débouche alors dans le couloir et le spectacle qui s'offre à moi me donne une forte envie de vomir. Ce n'est pas une baston, c'est un démolissage en règle. Trois mecs rouent de coups le corps étendu et inerte d'Harold. Son nom m'échappe dans un hurlement effaré et horrifié. Comment peut-on… ? Mon regard se drape d'un voile de colère et je me jette en leur direction, beuglant férocement :
-Lâchez-le ou j'vous bute, connards !
Je n'étais qu'à une dizaine de mètres, mon poing était déjà brandi, pointé sur la face du Serpentard de la bande mais mes membres se statufient soudainement. Euh… quelqu'un est assis sur la télécommande ou quoi ? Faites play que je les dé-fon-ce ! Mais la réponse me vient de la baguette d'Emily, avachie au sol, brandie vers moi… elle m'a stupéfixé, sans faire exprès ? Il faut absolument qu'elle me libère pour que j'aide Harold ! J'essaye de le lui faire comprendre par le regard mais elle est trop occupée avec les trois ordures qui se tournent vers elle… Oh non, Merlin, je t'en pris, libère-moi ! Bon sang mais je ne peux pas rester là, sans bouger !
Emily court vers le corps d'Harold mais elle est interceptée par Farmer contre le mur. Un Gryffondor ! Un Gryffondor ! Des trois, c'est lui que je déteste le plus. Il salit ma maison, il crache sur nos valeurs ! S'en prendre aux plus faibles, rire quand ils saignent… Je vais le détruire ! Mon estomac se tord en même temps que le poignet d'Emily qui cède face aux assauts du Poufsouffle. Elle se débat mais elle ne fait pas le poids… Le Serpentard s'apprête à la frapper.
J'essaye de me débattre, je l'ordonne à mon cerveau, je le lui hurle en pensée. J'en deviens folle, hystérique. Mais ça ne sert à rien. Je ne sers à rien.
-Arrêtez ! Tout de suite ! s'écrie une voix dure.
Trois jets de lumières rouges atteignent les enflures et ils finissent comme moi, stupéfixés. Le sang bat contre mes tempes, mon regard ne bouge pas de leurs trois silhouettes. Trois Sixième Années. J'enregistre leurs traits, imprime le moindre critère de leur physique. Dés que je ne serais pas engluée dans cette prison de glace, je les trucide ! Farmer, d'abord ! Et dire que je le considérais comme… une vague de déception brûlante s'engouffre dans ma gorge, calcinant ma trachée. Pourquoi ont-ils fait ça ? Ils n'avaient pas le droit. Pourquoi, bordel ? Et pourquoi on ne me libère pas ?
Les nouveaux venus sont le pas moins nouveau couple à l'honneur dans Poudlard. Jeremy se chargent de ces trois espèces de… tandis que Mary est en larme, les mains sur les joues, regardant Emily auprès du corps étendu d'Harold. Elle, elle peut bouger mais elle ne fait rien. C'est injuste !
Après un bref regard vers moi et des paroles à Mary, Emily se retourne vers Harold qu'elle fait léviter magiquement en direction de l'infirmerie. White, les mains tremblantes, pointe sa baguette vers moi et…
Enfin, je poursuis mon élan, m'avançant rageusement vers les trois statues dont les regards me fixent, horrifiés. Ils peuvent l'être ! Je vais leur écraser si fort la cervelle que ça en fera de l'excellent pâté pour Troll ! Ensuite, je leur enfoncerai mon genou dans le ventre si puissamment qu'ils pisseront du sang pour la semaine à venir ! Pour finir, je leur aplatirai le nez si bien qu'on se demandera où il est passé !
Mais encore une fois, je me fige malgré moi –sauf que cette-fois, la statue de cire que je suis devenue bascule en avant.
-S'il te vient encore une fois l'idée d'annuler le sort et de lâcher la bête, Mary, fais-moi plaisir… oublie ! cingle Jeremy.
xOxOxO
Owen est fébrile, tremblant de tous ses membres contre moi, pleurant toutes les larmes de son corps. On est assis sur le lit vide qui est prêt de celui d'Harold. Celui-ci est toujours évanoui. Emily est debout, à côté, lui tenant la main, grave et silencieuse. Jared est chez Dumbledore, avec Jeremy et White. Doug est surement encore aux cuisines et Allan fait les cent pas, dans l'infirmerie.
La nouvelle de l'agression s'est répandue dans Poudlard comme une trainée de poudres et Jared, Owen et Allan sont rapidement venus me soutirer de mon statut… de statue ! J'ai alors voulu me mettre en route vers le bureau de Dumby où Jeremy et White avaient trainé les trois autres pour, selon toutes logiques, leur casser proprement la gueule. Mais, bien sûr, Jared m'en a empêchée, aidé d'Allan. Et voilà, nous sommes allés, Allan, Owen et moi, à l'infirmerie. Et on attend.
J'ai l'impression que je ne fais qu'attendre, regarder et attendre. Encore attendre. Encore regarder. La rage coule dans mes veines, ne parvenant pas à s'éteindre. Faut que je tape. De préférence, trois sales petits cons.
-ça va aller, rassurais-je Winny. Il va s'en remettre, Pompom l'a dit, t'en fais pas.
Il ne répond rien, se contente de glisser son visage trempé dans mon cou et je continue à lui caresser le dos. Une question me démange et je ne peux me résoudre à aller garder plus longtemps pour moi.
-Pourquoi ils lui font fait ça ?
Emily lève ses yeux vers moi. Elle n'a encore rien dit. Elle reste pensive un instant avant de me répondre :
-Ils ont surpris une discussion entre nous deux où il était question de son homosexualité.
-Homosex… ? répète Allan, ébahi.
-QUOI ? m'étranglais-je, bondissant du lit.
xOxOxO
Des sales enflures d'homophobes ! Je pensais qu'ils l'avaient frappé parce que, je ne sais pas, moi, Harold s'était foutu d'eux ou qu'il les avait bousculé sans faire exprès, en les croisant dans le couloir mais… cette raison là… Je plante mon couteau profondément dans mon poulet, dardant Farmer de mon regard hargneux. Je vais vraiment me les faire ! Jared et Allan ont intercepté chacune de mes tentatives de leur arranger le portrait ces deux derniers jours mais, aujourd'hui, j'ai un plan et ça ne va pas être la même chanson, parole de scout !
Owen est venu s'assoir à ma table, aujourd'hui. Il est effondré par ce qui est arrivé à Harold. Il se met souvent à pleurer. Moi, je ne me fais pas de souci pour Harold, il s'est réveillé hier et Pompom s'occupe bien de lui. Le pire est derrière lui et je vais m'arranger pour que celui des trois autres soit tout proche !
Homophobe.
L'adjectif tourne en rond dans ma tête. Qu'est-ce qui peut bien susciter une telle haine pour une chose qui ne les concerne ni de près, ni de loin ? Qui ne les atteint même pas ? Harold ne leur a fait aucun mal, il aime juste les mecs… et même pas eux ! Je regarde Owen, à mes côtés, qui grignote sa salade, le visage triste. Il est si fragile, si faible. Si jamais on en venait à lui faire la même chose… Oh oui, ça, pour me les démolir, je vais me les démolir ! Ya plutôt pas intérêt qu'on touche à Owen ! Ne serait-ce qu'on se contente de l'envisager !
-Lena…, me souffle-t-il, alors que Sean et Conrad parle du prochain match de Quidditch contre les Serdaigle et qu'Emily lit une lettre de sa famille.
-Ouais ?
-Je… Je crois que…
Je me tourne complètement vers lui, cette fois, passant une jambe de chaque côté du banc pour mieux lui faire face. Je pose une main sur son épaule, l'observant sous toutes les coutures. Il ne va quand même pas gerber ? Il n'a quasiment rien mangé !
Il se penche vers moi… ohoh ! J'ai un mouvement de recul, attrapant mon assiette pour la placer sous sa bouche. Je l'aime énormément mais je préfère quand même éviter qu'il m'asperge du contenu de son bide ! Il me souffle alors quelque chose si bas que ce que je comprends me parait un peu… euh, bizarre :
-Je crois que je veux une gold.
-Une gold ? Une golden ? Une carte gold ? demandais-je, perdue.
-Harold ! me répond-il.
-Quel rapport avec gold ?
-Gold ? s'étonne-t-il.
-Quoi, c'était pas…
Ah, bon, j'ai mal entendu… mais comment ça il veut Harold ?
-Bon, attends, répète, tu m'as larguée, là ! Et parle plus fort sinon j'vais rien piger !
Il jette un regard effarouché autour de nous mais personne ne nous écoute. J'hausse un sourcil. C'est quoi ce binz ?
-Je crois que je suis amoureux d'Harold, m'avoue-t-il, cette fois-ci un brin plus fort.
-Oooooh ! Mais c'est génial ! Ça va le remonter, l'pauvre vieux ! Va falloir que Pompom lui injecte tout un tas de produit pour l'empêcher de danser la samba sur son lit ! m'écriais-je, surexcitée.
Owen me lance un regard tout intimidé. Oh non… on va encore me faire le coup du « je suis pas sûr, faut que je réfléchisse ! ». Je le prends par les épaules et plante mes yeux dans les siens pour lui déclarer fermement :
-Tu vas aller lui dire d'une, parce que sinon c'est très con ! De deux, parce qu'il a besoin d'un remontant ! Et de trois, parce que… voilà ! D'accord ?
-Demain, me dit-il, hochant la tête avec empressement pour me dissuader de le lui faire dire aujourd'hui.
-Ouais ! Bah Doug m'fait toujours le même cirque quand j'veux l'emmener jogger. « Demain, Lena ! » et le lendemain… « Demain, Lena ! »… et le surlendemain, « Demain, Lena ! »… et le sur-surlendemain…, allais-je continuer pour convaincre Owen qui baissait le regard sur son plat de salade.
Mais une déclaration faite haut et fort me coupe dans mon élan oratoire. Cindy est debout, au beau milieu de la Grande Salle, face à Jared, assis à la table des Serdaigle, aux côtés d'Allan et de Doug. Ça ne sent pas bon, ça…
-Jared, ça fait trop longtemps que ça dure entre nous deux, commence-t-elle, alors que chaque élève –et prof- l'écoute.
Outch. Elle va se prendre un râteau en public. Je l'aurais prévenu, elle ne pourra pas dire le contraire…
-Je pense que ça ne sert plus à rien de le cacher. Alors, veux-tu être mon petit ami ? demande-t-elle.
Un blanc se pose sur toute la salle. Je pousse un soupir. Je connais ça les blancs, c'est jamais très bon… Jared se lève alors de table, posément, et lui dit quelque chose. Elle opine et ils sortent de la Grande Salle. Il doit surement lui avoir dit de le suivre. Il déteste étaler son linge sale à la vue de tous.
-Je… Je dois aller voir Harold ! affirme Emily, en se levant déjà.
-Attends ! Emmène Winny avec toi ! Il a quelque chose à lui dire ! dis-je en lançant un regard autoritaire vers Owen.
-Je…, commence-t-il, affolé.
-Et mange cette pomme, sur la route ! l'interrompais-je en lui collant le fruit dans les mains. Allez !
Il se lève alors tout tremblant et accompagne Emily pour se diriger vers l'infirmerie.
-Et ben… Hey, Maddy, t'es prête à te coltiner ton ex-pire ennemie pour le restant de l'année ? ironise Sean, goguenard.
-Et plus, si affinité ! ajoute Conrad.
-Ahlalala… vous êtes pas très fut-fut, hein, me moquais-je.
Etonnés par ma réponse, ils s'échangent un drôle de regard. Moi, je finis mon poulet et je file retrouver Jared !
xOxOxO
Tapant la paume de ma main avec le bois bien ferme de ma batte de Quidditch, j'attends que les élèves de Sixième Années sortent du cours de Divination. Je me suis informée et il se trouve que les trois salauds, dont Farmer, ont tous choisi cette option. Du coup, c'est bon, je peux faire un tir groupé !
J'attends avec l'âme guerrière que la sonnerie retentisse. Mon plan n'est pas très compliqué, en fait. Je les attends, ils arrivent et je les destroy ! Je vais leur exploser leur bijoux de famille, à ces machos d'homophobes, ça va leur faire tout drôle ! En particulier, Farmer… aux siens, je vais en faire de la marmelade ! Pour Harold, pour Emily et pour Owen ! Et un peu pour moi, aussi… rester stupéfixer à les regarder tabasser deux de mes amis, ça m'a pas trop plu et ils vont le payer au prix coûtant. Pas de promo, aujourd'hui.
La cloche sonne alors et trente secondes plus tard, la porte s'ouvre avec fracas tandis que les élèves déboulent. Certains ont un mouvement de terreur en me voyant et se collent au mur pour me croiser, pour éviter de provoquer en moi une envie de leur fracasser la crane. D'autres, s'arrêtent et attendent le spectacle qui ne va pas tarder. Pas tarder du tout, même, quand je vois arriver à leur tour les trois merdeux… un sourire s'étend sur mes lèvres et je vois leurs yeux s'agrandir d'horreur.
-On s'fait une petite partie ? proposais-je.
Le Serpentard fait un pas en arrière et Farmer lève sa main droite pour essayer de me calmer, surement, ouvrant la bouche pour me dire je-ne-sais-quoi mais c'est trop tard. J'ai déjà démarré en trombe vers eux, la batte levée, prête à ricocher contre leur entrejambe pour les forcer à se plier si fort que j'ai bon espoir qu'ils se pètent le nez contre le sol ! Cependant, au dernier moment, ma batte s'échappe de mes mains après un jet de lumière blanche. J'en ai marre qu'on m'empêche de les frapper, à la fin ! En désespoir de cause, je donne un puissant coup de genoux dans les parties génitales de Farmer qui grogne de douleur. Tant pis, je vais me les faire à la bonne franquette ! J'allais donner un coup de boule en plein dans le nez du Poufsouffle quand un bras agrippe le mien pour m'arrêter. Je me retourne, furieuse, prête à mettre K.O le premier qui a osé s'interposer quand je reconnais ma prof de Divination… bon, je vais peut-être éviter…
-Miss Gonzalez ! s'indigne-t-elle, ma batte de Quidditch lévitant derrière elle. Vous êtes devenue folle ? Suivez-moi immédiatement chez le directeur !
xOxOxO
-Alors, est-il vrai que tu as essayé de frapper avec ta batte de Quidditch, trois de tes camarades ? me demande Dumbledore, après m'avoir proposé des pastilles à la menthe.
-Vrai, grommelais-je avec humeur.
-Et que tu as, une fois désarmée, propulsé ton genou dans les testicules de jeune Farmer ?
-Aussi…
Il opine de la tête, un mince sourire sur les lèvres. Il joint ses mains se donnait l'air d'un grand manitou. Quoiqu'en fait, je crois bien qu'il est vraiment un grand Manitou. Enfin, je suis pas spécialiste…
-Magdalena, tu ne peux pas faire justice toi-même, me dit-il.
-Mais c'est pas juste ! m'écriais-je, me levant avec hargne. Ils auront que des heures de colles et un avertissement alors qu'ils ont été dégueulasses avec Harold juste à cause de son homosexualité et qu'ils ont tabassé sa meilleure amie qui voulait le défendre ! Ils méritent pire !
-La violence ne résout pas tout.
J'ouvre la bouche mais la referme. Les mots, c'est pas trop le domaine où je suis la plus forte. Je me rassois avec rage et frustration.
-Une vengeance n'aidera pas Monsieur Bontey à se porter mieux, plus rapidement, reprend-il, doucement.
-Et s'ils recommencent ? m'énervais-je.
-Ils seront expulsés, ici demeure le principe de l'avertissement. Dispense plutôt ton énergie à prendre soin de ton ami convalescent.
-D'accord, marmonnais-je.
-Bon, opine-t-il, ravi. Oh et fais-moi la grâce de propager la rumeur selon laquelle tu es collée pour la semaine ? Les mauvaises langues seraient capables de dire que je fais mal mon travail de directeur, vois-tu…
-Vous m'collez pas ? m'étonnais-je, ahurie.
Ce sera bien la première fois que je sortirais du bureau du directeur sans sanction ! Il se penche vers moi, sur son bureau, avec un air complice :
-La vengeance n'est pas la bonne issue mais… cela procure un bien fou de s'égarer une fois ou deux, n'est-il pas ?
? :)
