Hello guys ! :)
Qué tal ? Breeeeef, je sais plus quoi imaginer pour faire une entrée dans la matière sympa donc, XD : soyons directs !
Merci à Bizzz, Nais, my lovely Sunshine, Cameron, Plumette pour vos reviews ! :D
Bonne lecture à tous
Cameron : Wow quelle longue review ;) Alors, ouais c'est bientôt la fin d'une fic mais aussi le commencement d'une autre c'est ça qui est cool non ? C'est vrai qu'Allan ferait un bon Serpentard mais le Choixpeau l'a envoyé à Gryffondor... On choisie pas en fait XD Et sinon Lena aurait pas été amie avec lui. :/ Emi se prend vraiment en main et cette fois-ci c'est pour de bon :) Elle avance (comme elle le dit) quoi que ça lui en coûte. En fait Harold s'en fiche maintenant de ce que peuvent penser les autres, l'une des choses qu'il a acquis en devenant ami avec Lena et en sortant avec Owen c'est que l'essentiel c'est nos amis et pas les regards mauvais. Maintenant Harold il a tout ce qui a toujours désiré, le reste lui importe peu :) Pour Jared, que de conjectures XD ! Qui sait réellement ce qui se trame dans sa tête de BG ? Oo Pas nouuus (non non pas de mensonge voyons !) On passe toujours des bons moments en lisant vos reviews, merci à toi d'en laisser :D Bisous !
Chapitre 34 : Vis la vie, façon… triangle ?
Je pousse un profond soupir, encore une fois, et me retourne. J'attends quelques secondes, fermant avec conviction les yeux et essayant de penser à Marvin. Mais pourquoi ça ne marche pas ? Un autre soupir me prend et j'attrape mon oreiller pour le jeter au bout du lit. Je me couche dans l'autre sens, au-dessus de ma couette sous laquelle, cette nuit, j'étouffe. Peut-être que la tête à la place des pieds, je vais mieux arriver à m'endormir… oui, ça devait être la position qui était mauvaise. J'essaye de patienter quelques minutes sans m'énerver. Il faut que je me calme. Oui, voilà, calmons-nous…
Mais nan !
Grimaçant de désespoir et de fureur, je donne un gros coup de pied sur le matelas. Je vais pas réussir à dormir ! Ça fait des années que ça ne m'est pas arrivé. Je m'endors toujours très facilement, ça vient tout seul, tout de suite. Je fixe le plafond. Mais ça m'obsède.
Comment arriverais-je à me faire pardonner ? Il va m'en vouloir toute sa vie, vu comment sont parties les choses, c'est certain… mais, moi, tout ce que je voulais, c'est qu'on reste amis. C'est tout, je ne voulais pas le blesser. Ou le vexer. Allan dit que c'est parce que son honneur a trinqué. Je ne voulais toucher à rien, pourquoi ne veut-il pas me croire ? Et comment pourrait-il me croire puisqu'il ne m'écoute même pas, qu'il ne lit aucune de mes lettres ? Je le lui répète à chaque fois, espérant que cette fois-ci il l'ouvre mais ça n'arrive jamais. C'était et c'est mon ami, je ne veux pas le perdre.
Mon cœur se sert. Allan me dit aussi que je m'attache trop vite mais c'est faux… on était amis, je le sais !
Je n'arriverai pas à dormir, c'est sûr ! Je me lève brusquement et m'avance vers la fenêtre. La lune brille. Je vais sortir. Il faut que je coure. Après tout, tant pis, je peux bien avancer l'heure de mon jogging. J'enlève mon tee-shirt de foot dans la pénombre du dortoir et vais me chercher des sous-vêtements propres, un short de sport et un haut, accompagné d'un sweet à capuche. Il doit faire assez froid, on est en mars. Je vais à la salle-de-bain, me passe le visage sous l'eau et me brosse les dents. Puis, je m'attache ma grosse tignasse de cheveux noirs et frisés, toujours aussi emmêlés.
Je sors alors du dortoir et descends à la Salle-commune. Un couple se bécote sur le canapé. Demain, il n'y a pas cours, c'est dimanche et aussi le jour du concert. Je suis loin d'être pressée d'y être. Je suis toujours aussi nulle au triangle et toujours pas remise de la perspective de porter une robe.
-V's avez l'heure, s'vous plait ? demandais-je aux deux que je ne reconnais pas dans la seule lumière du feu de la cheminée qui s'éteint.
-Ouais, attends… deux heures et quart. Tu vas faire quoi ? me demande le mec, curieux.
-Jogger.
-Hein ? s'enquit la fille.
-Courir, quoi.
Je continue mon avancée et passe par le portrait de la Grosse Dame qui se révolte qu'on sorte aussi tard, la nuit. En fait, d'après moi, on est plutôt tôt… donc, je suis juste… matinale. Armée de ma baguette embrasée d'un lumos, je parcours les couloirs, je dévale les escaliers et je m'excuse auprès des portraits que j'essaye de ne pas trop réveiller. Je ne me dirige évidemment pas vers la grande entrée de Poudlard qui est, tous les soirs –sauf oubli de Rusard-, fermée à clé mais plutôt vers le passage secret qui mène à un arbre creux, près des serres. Une fois remontée à l'intérieur du volumineux arbre, je lance le sort qui fait s'échancrer son tronc. C'est Bartos qui me l'a filé. J'ai dû l'utiliser que deux ou trois fois pendant toute ma scolarité. Moi, la nuit, normalement, je dors. En tout cas, à presque trois heures du matin, je dors. Quand on sort à Pré-au-lard illégalement, je ne dépasse pas les minuits quitte à rentrer seule, parfois. Après tout, je me lève chaque matin à six heures pour faire mon jogging… mais ça vaut le coup.
Je mets ma capuche sur ma tête parce qu'en effet, il fait froid et qu'il pleuviote. Et je me mets à courir. Ce que j'aime le plus, dans tous les sports, je pense que c'est courir. Qu'il neige, qu'il vente ou qu'il pleuve à torrent, je cours tous les jours. J'adore aussi les autres sports mais quand je courre alors c'est comme si je pouvais rattraper n'importe quoi. Le Poudlard Express, un balais ou quelqu'un qui veut s'en aller. Quand je courre, j'ai l'impression de tout rattraper. Rattraper mon incapacité à dépasser la moyenne dans mon bulletin. Rattraper mon manque amoureux, mes râteaux. Rattraper l'Espagne que je ne vois pas assez. Rattraper Maman, aussi. Le jour de son enterrement, je n'y suis pas allée. Son cadavre, ce n'était pas elle. Son cercueil, ce n'était pas elle. Je suis sortie et je suis allée courir. Toute la journée, j'ai couru. Je faisais souvent des pauses. Je n'étais pas encore très endurante, j'avais seulement huit ans, mais j'ai couru jusqu'à ce que la nuit tombe. Et quand je suis rentrée, j'allais mieux et j'ai compris qu'on ne perdait véritablement jamais quelqu'un qui part ou qui meurt si on l'a aimé assez pour le retenir en nous. Après ce jour, je n'ai plus pleuré. J'allais bien. Ça choquait tout le monde mais j'allais bien. Je courrais et j'allais bien. Maman était dans mes jambes, dans ma tête, dans mon cœur, dans mes poumons et l'est encore. Dans mes jambes. Et maintenant, quand je courre, je retiens ceux que j'aime. C'est comme si je courrais avec eux. Toujours plus vite, toujours plus loin. Et quoiqu'il arrive et où que je sois, je courrais toujours avec eux.
Certains ont besoin de leur vue, de leur cœur, de leurs oreilles. Moi, j'ai juste besoin de mes jambes parce que tout est là.
xOxOxO
-Pas mes cheveux, pas mes cheveux ! m'affolais-je en secouant la tête de tous côtés. Milou, pas mes cheveux !
-Lena, fais-moi confiance, d'accord ?
Je la regarde, au supplice. Je n'ai jamais touché à mes cheveux ! C'était seulement Maman qui s'aventurait à me les coiffer et je dois dire que s'il y a bien une chose qui ne me manque pas de cette époque, c'est les heures où j'essayais de m'échapper à sa poigne et que je hurlais pour que mon père vienne me sauver ! J'en suis venue, le jour de mon anniversaire e mes six ans, à me cacher dans la cabane à outils de Papa pour pas qu'elle me retrouve… et je suis tombée l'arrière train sur son râteau. Ça devait être un signe… j'aurais dû comprendre, ce jour-là, que je n'allais me prendre que des râteaux !
Je suis avachie sur une chaise, dans les vestiaires qui ont été réservées pour la préparation des membres de l'orchestre. Emily est déjà prête. En fait, elle s'est à peine maquillée, à peine coiffée et habillée vite fait, bien fait… mais moi, je n'ai pas eu cette chance… elle a décidé qu'elle me préparerait. Au début, je pensais que c'était juste… euh, m'aider à m'être la robe ? Mais, en fait… pas du tout !
La preuve, j'ai l'impression qu'on m'a accroché des guirlandes au cilles et roulé mes lèvres dans de du miel. C'est tout collant. Je suis déjà dans ma robe et j'observe mes jambes nues avec humeur. Je préfère les shorts, moi…
Emily me défait mon élastique avec douceur et je sens mes cheveux retomber en masse sur mes épaules, ainsi que mon dos. Mes cheveux sont si longs qu'ils atteignent ma chute de reins et encore, ça c'est sec… mouillés, c'est pire ! Après, on s'étonne que je les attache mais mes cheveux, c'est un vrai calvaire ! Mais en même temps, à chaque fois que Papa me propose de les couper, je ne peux pas m'y résoudre… je me rappelle avec un frisson le jour où il me les avait coupées pendant mon sommeil, quand j'avais douze ans.
Elle se met alors à me les coiffer et je sens à ses réticences à me faire mal en tirant trop fort que ça va prendre un temps fou… en même temps, se lancer dans une telle opération, c'est du suicide !
xOxOxO
-Aloors ? fait-elle, se mordillant la lèvre inférieure.
Je me regarde dans le miroir, les yeux exorbités. C'est moi, ça ? Je bouge la main droite… ah oui… c'est moi. Je me détaille des pieds à la tête. Je reconnais seulement la posture, la couleur de mes yeux et celle de mes cheveux… le reste, c'est… limite extraterrestre ! La robe noire me colle au corps, j'ai l'impression d'être une crevette qui s'est trompée de taille d'écailles –euh, ça a bien des écailles, les crevettes, hein ? Je porte pour la première fois de ma vie des escarpins tout aussi noires.
On dirait que mes yeux sont encore grands que d'habitude, ça fait bizarre… et mes lèvres… bizarres aussi. Ça donne l'impression que j'ai un peu trop embrassé et qu'elles ont gonflée. Mais le plus étrange…
C'est mes cheveux !
Toujours aussi noirs, bien sûr, mais ils ne forment plus ce gros tas qui m'engloutie la figure au moindre souffle de vent. Frisés mais sans nœuds, on dirait qu'ils brillent et ils suivent chacun de mes mouvements quand je bouge de la tête… je pivote un peu sur moi, pour regarder dans mon dos… c'est bien ce que je disais, plus bas que ma chute de reins ! Faudrait quand même que je me les coupe…
Je reviens en face du miroir et Emily semble attendre mon avis avec impatience.
-Bah, Milou, j'sais pas comment t'as fait ! Ça fait fille…, répondis-je. Trop fille, même !
-ça te plait, donc ? insiste-t-elle.
-Disons que pour une soirée, ça passe… mais plus jamais d'ma vie !
Elle éclate de rire, visiblement satisfaite. C'est bien pour lui faire plaisir… oh Merlin, je sais pas qui la choisie mais elle est vraiment moche, cette robe !
xOxOxO
-Moi, j'te trouve plus jolie…, bougonnais-je alors qu'on se dirige avec les autres vers la Grande Salle.
-Dis pas de bêtise ! fait Emi.
-T'es sûre que tu veux pas que j'm'attache les cheveux ? répétais-je.
-Non ! Laisse un peu tes cheveux, ils sont très bien comme ça !
-Mais ils m'gênent ! me plaignis-je. Ils vont s'accrocher dans le triangle !
Elle me regarde, en secouant la tête, désabusée. Les autres membres du concert n'arrêtent pas de me regarder bizarrement et je sens que je vais en défoncer un… je me retiens difficilement, assez énervée. Je déteste qu'on me regarde, j'ai l'impression qu'on me provoque. Mary m'a complimentée et je ne sais pas trop comment j'aurais dû le prendre alors je me suis contentée de lui grogner un remerciement. Elle est trop gentille, c'est pas possible…
On arrive donc à la Grande Salle et rebelote, je croise des tas de regards effarés, certains moqueurs. Comme si ça suffisait de devoir porter une robe, il faut que tout le monde remue le couteau dans la plaie ! Chgregnegne ! Je repère alors les garçons et prends la main d'Emi pour l'y emmener.
Avec un extrême agacement, ils me regardent d'une façon aussi soutenue, voir plus, que les autres ! Oh, c'est pas vrai !
-Arrêtez ou j'vous tape ! m'écriais-je.
-Wow, non mais tu t'es vue ? s'exclame Doug, n'en revenant pas. T'es une bombe !
-Oh, la ferme !
Le seul qui ne me regarde pas avec de grands yeux, c'est Jared. Il m'a bien jeté un coup d'œil surpris mais c'est tout ! Il me sauve ! Owen m'observe, quasiment terrorisé… bon, je suis d'accord, pour une fois, c'est vrai que je fais peur ! Allan tire la tronche, Harold suit l'excitation de Doug et Sean n'a pas perdu son air d'abruti aux yeux exorbités.
-J'dirais pas que j'te l'avais conseillée… mais j'te l'avais conseillée ! déclare Conrad. Voilà, là, tu montres ton potentiel ! Alors, c'est toujours Handon que tu veux te faire ?
Sentant mon sang bouillir, je crispe les poings, les joues se gonflant de fureur que j'essaye de contenir. Je vais m'en faire, un ! Je fusille du regard une fille qui me lorgnait un peu trop intensément… j'vais aller rechercher mon baggy si c'est comme ça, moi !
-T'es magnifique, Princesse ! s'exclame Harold, tout sourire, en regardant Emily qui rougie.
C'est vrai qu'Emily est vraiment jolie. Ses cheveux blonds font pleins de boucles qui semblent dessiner les volutes du Poudlard Express quand il démarre. Ces courbes claires qui s'effacent peu à peu dans le ciel. Et elle a toujours d'aussi beaux yeux bleus, rehaussés par les traits noirs du maquillage. Mais ce que je préfère, c'est son nez… il est tout petit, c'est trop chou !
-C'est vrai, tu es charmante, Emi, déclare alors Jared sérieusement. Et laissez un peu Lena, elle n'est pas plus jolie que d'habitude.
Touchée, je regarde Jared et il me sourit. Je m'avance vers lui et le prends dans mes bras. Il répond à mon étreinte et me souffle que, par contre, il est sûr que ça ne fait pas de mal à mes cheveux d'être un peu coiffés… Je m'écarte assez pour lui jeter un regard outré. Mais laissez mes cheveux, rhooo !
Et en parlant de ça, une main se pose brusquement sur mes cheveux et je suis certaine que ce ne sont pas celles de Jared ! Je me retourne, bondissant d'indignation et voit un Quatrième Année qui se barre en courant. L'un de ceux qui s'amusent à me provoquer en baston ! Il va voir ce qu'il va voir !
-Reviens ici, merdeux ! hurlais-je, en me mettant à sa poursuite.
-Lena ! Le concert !
-L'triangle attendra !
Mais j'avais oublié mes escarpins et ma robe, et je m'étale embarquant une fille avec moi. C'est naze d'être une fille !
xOxOxO
-Bien, tous les musiciens et chanteurs, venez par ici ! déclare alors Dicksen.
Je cesse alors de poursuivre le Quatrième Année dans l'idée de lui frotter son crane avec mon poing, alors que je le tiendrais emprisonné par mes bras pour lui faire comprendre combien c'est chiant de se faire tripoter les cheveux ! Bon, je lui ai déjà fichu mon poing dans la figure plusieurs fois, ces dernières années, il n'a jamais compris plus que le fait que ce serait cool de recommencer à me chercher…
Je laisse donc ce projet inabouti dans un coin et me rapproche du prof, plus à reculons qu'autre chose. J'ai pas envie d'y aller. Bon, où est Emi ? Surement encore avec les garçons. Je m'avance un peu vers eux puis me stoppe quand je remarque qu'elle n'y est pas. Très étonnée, je regarde autour de moi, en essayant de la voir mais elle n'est nulle part ! Mais si elle n'est pas dans la Grande Salle comment elle va pouvoir faire de son violon ? Faut que je la retrouve ! Elle est peut-être allée aux toilettes !
-Bon, Lena, c'est pas l'tout de vouloir faire la tête au carré de ce sale gosse mais faudrait peut-être que tu montes sur scène ! me lance Allan, déboulant de ma droite.
-Oh, Lanou ! Tu tombes bien ! fis-je.
Je me déchausse et lui fourre mes escarpins dans les bras, alors qu'il me regarde ahuri. Je ne peux pas courir avec des talons, quand même.
-Qu'est-ce qui te prend encore ?
-Garde-les-moi, ok ?
-Oh ! Non mais…, commence-t-il.
Mais je me suis déjà retournée et j'ai foncé vers la porte de la Grande Salle, prenant la direction des toilettes.
Mais où est Emi ? Que va-t-il se passer ? XD Lena va-t-elle faire une belle performance ?
Vous saurez touuut (tout, touuut de nouuuus, Okay la ferme Louise XD Ben quoi c'est pas ça les paroles ?) au prochain chapitre, samedi !
Laissez une review, parce qu'on le vaut bien hein ? (okay là j'ai un problème avec les connotations merdiques !)
