L'amiral Varuni Phadanis observe le tunnel hyperespace depuis le pont de l'UFT Venator La Fayette.

- Combien de temps avant de sortir de l'hyperespace ?

- Encore deux heures avant d'arrivée aux coordonnées amiral, lui répond l'opérateur.

- Très bien. Contactez-moi si un problème survient.

Il quitte le pont et rejoint la zone de briefing. A son entrée, se trouve déjà le général autrichien Oliver Pichler supervisant les soldats, plusieurs de ses sous-officiers et des membres de la section scientifique.

- Nous n'attendions plus que vous amiral, s'exprime le général.

- Très bien. Nous pouvons commencer ce briefing, s'exprime l'amiral Phadanis à l'ensemble du groupe. Affichage de notre zone d'arrivée.

Un hologramme fait apparaitre une planète tellurique d'une taille proche de la terre. La planète possède un satellite. La planète est recouverte de prairies, de nombreuses forêts et de quelques récifs montagneux. Elle possède quelques rares zones océaniques.

- Mesdames, Messieurs, voici la planète qu'indique les coordonnées décryptées dans le temple jedi. Pour le moment, la planète à l'air d'être vide de vie intelligentes. Ou plutôt devrais-je dire, avait une vie intelligente.

L'amiral constate la surprise de ces interlocuteurs. Il fait défiler une série d'images montrant une imposante ville qui n'est plus que ruines. Au vue de la végétation ayant repris une partie de ses droits, il est grandement concluant que les habitants d'origines se soient éteints depuis longtemps.

- Cela pourrait être un piège, propose le général Pichler.

- Il est vrai, mais les drones ont pu se rapprocher à une distance assez proche. Aucun peuple ne laisserait un appareil inconnu s'approcher aussi près à ce qui se rapproche le plus à une capitale sans le détruire. De plus, nous avons d'autres ensembles de structures de tailles moindres. Nous pensons qu'il doit s'agir de villages ou de petites villes.

- Les détecteurs de chaleur des drones n'ont rien détecter ? demande une femme.

- Non, ils n'ont rien révéler.

- Un instant, s'exprime un homme. Quel est donc cet étrange pic blanc qui se trouve au centre de cette capitale ?

- Nous n'en savons pas plus. Nous avons ordonné aux IA de ne pas s'approcher de trop près. De plus, il semblerait que les bâtiments soient constitués de matériaux qui brouillent de manières naturelles les capteurs.

- Je vois. Il va falloir que le premier groupe soit prêt à se défendre d'une éventuelle attaque.

- Nous l'avons également saisi. Les soldats devront être équipé de nos armes à feu standard, en plus des blasters. Une fois la zone sécurisée, nous ferons descendre les équipes d'investigations, scientifiques, archéologues, ingénieurs. Ils devront être protéger durant leur fouille.

- Avez-vous la composition de l'atmosphère de cette planète ?

- Oui Général. Elle est identique à quelques pourcent près à celle de la terre. Cependant, tout le monde devra porter une tenue intégrale. Nous ignorons les virus et autres bactéries se trouvant sur le monde. Chaque membres de l'expédition devra se mettre en quarantaine au moindre signe. Nous ne devons prendre aucun risque.

- J'ai saisi la mission, amiral Phadanis.

L'assemblée se dissout. Il ne reste que l'amiral et le général.

- Amiral, que pensez-vous de cette mission ?

- A titre personnelle, je la trouve importante. Si l'ordre jedi a gardé secret ces informations, c'est pour une bonne raison.

- Je suis d'accord avec vous. Les hommes que j'ai sous mon commandement ont été sélectionnés parmi les plus compétents dans les environnements dangereux. Etant donné que nous ignorons si une espèce indigène s'y trouve, de même pour la faune et la flore, il vaut mieux avoir d'excellents éléments.

- Oui. Je vais prévenir les pilotes qu'ils soient prêts à décoller une fois que nous sommes en orbite autour de la planète.

- Je préviens également les hommes faisant parti du premier convoi de se préparer également.

Deux heures plus tard

L'UFT La Fayette quitte l'hyperespace. Sur le pont du vaisseau, ils peuvent observer la planète.

- Que le premier convoi décolle, s'exprime l'amiral Phadanis. Qu'ils surveillent autant les capteurs que leur propre sens.

Les ordres sont transmis. L'amiral observe la planète. Il ignore pourquoi, mais il sent un certain malaise l'empoigner. Il observe les hommes et femmes et constate une gêne similaire. ''Sur quel monde avons-nous été envoyé ? J'espère que nous n'allons pas réveiller une entité millénaire ou des monstres.''

Le Serenity de sous classe Nika décolle. Sa destination est la capitale en ruine. Il est escorté par six chasseurs. Durant toute la descente et jusqu'à son arrivée, aucunes actions ont été entreprises contre eux et ils n'ont reçu aucunes appels. Une fois le Nika poser, l'escorte rejoint le vaisseau.

Le vaisseau a atterri à ce qui s'apparente à un ancien spatioport. Malgré que les capteurs n'aient rien indiqué, le personnel humain sent un malaise les prendre pour une raison qu'ils ignorent.

- Envoyez d'abord les unités robotiques.

Des UASB et des Warhound sont envoyé pour s'assurer qu'il n'y a pas de présence hostiles. Les UASB sont accompagné des marcheurs utilisé durant la bataille de N'Djamena. Il est un robot bipède équipé de deux mitrailleuses lourdes et de pod lance-missiles. Cette fois, ils ne portent pas de boucliers. Les unités font un périmètre de deux cent mètres sans détecter la moindre source de chaleur ou de mouvements aux alentours.

- Ici UASB Alpha, s'exprime le robot. Nous n'avons rien détecter d'hostiles. Vous pouvez sortir.

- Très bien. Unité Alpha, rester en position.

- Compris.

Les robots se figent, ne bougeant que leur tête et torse à l'affut de la moindre anomalie. Le personnel du navire, des militaires en grandes parties, sortent et déploient les tentes qui feront offices de zones de repos et d'analyses. Malgré qu'ils soient des militaires endurcis, ils sentent une atmosphère pesante, voir même oppressante. Cela met mal à l'aises. Surtout que plusieurs font la remarque qu'ils ont l'impression d'être observé. Le mal être se répand et une nouvelle confirmation est demandé aux robots qui renvoient le même rapport.

Pourtant, tandis que les soldats installent le campement, des ombres sortent des bâtiments en ruines et passent devant les unités robotiques sans que celles-ci ne les remarquent, comme si ces ombres étaient des fantômes. Ignorant le danger s'approchant d'eux, les soldats continuent à faire leur travail.

- Cette ville ne me plait pas, s'exprime un soldat italien.

- C'est vrai qu'elle n'est pas des plus accueillante, répond un collègue ukrainien.

- On ressent ce malaise car il ne s'agit pas de notre planète d'origine, s'exprime une japonaise.

- Pas faux, répond l'italien. De plus, c'est tout le monde qui ressent ce malaise.

- Oui et c'est ce qui accentue ce malaise et aussi cette impression que l'on n'est pas seul, accentue l'ukrainien.

- Les robots n'ont rien détectés, répond un algérien. S'ils n'ont rien détecter, c'est qu'il n'y avait rien à détecter. Ils sont les plus performants des robots.

- Au lieu de discuter, monter cette tente ! crie un homme américain.

- A vos ordres mon capitaine.

Le capitaine observe les hommes sous ses ordres. Malgré son attitude et qu'il soit des forces spéciales de son pays, lui aussi est dérangé par l'étrange atmosphère qui joue sur l'état de ses troupes. Il sent quelque chose arrivé et attrape son couteau par réflexe. Il s'en surprend lui-même. Il retire sa main quand un de ses hommes l'alerte, le visage stupéfiait.

- Capitaine ! Attention ! lui crie l'ukrainien.

Il n'a juste le temps d'entendre, mais surtout de se retourner pour observer une ombre massive se jeter sur lui. Il se retrouve plaquer au sol. L'ombre massive se révèle être un étrange fauve, fusion entre un lion, un tigre à dent de sabre et d'autres espèces qui lui sont inconnues. La créature essaie de le dévorer, mais il parvient à bloquer la mâchoire avec ses mains. Il maintient comme il peut, mais la créature a bien plus de force que lui. Ses hommes ne perdent pas de temps et attrapent leurs armes et ouvre le feu. La créature rugit de douleur alors que les balles pénètrent sa peau. Une fois que la créature a relâché sa prise, le capitaine dégaine son couteau et le plante au niveau de la carotide du fauve. Il se recouvre du sang bleu de la créature jusqu'à ce que cette dernière finisse par s'écrouler, morte.

Le capitaine est extirpé du cadavre chaud. Il a plusieurs traces de griffures sur la partie gauche. Ils n'ont pas le temps de faire plus que d'autres créatures identiques à celle tuée se jettent sur eux. La zone se transforme en champ de bataille.

- Unité Alpha ! Ici contrôle du Serenity, pourquoi n'avoir rien annoncé sur l'arrivée d'animaux hostiles ?

- Je vous demande pardon ? Nos capteurs n'ont rien détecter.

- Qu'importe ! Revenez soutenir les soldats.

L'unité Alpha acquiesce et tous les UASB et Warhound retournent sur leur pas. A leur arrivé, ils découvrent qu'il y a un problème.

- Contrôle, ici unité Alpha. Nous voyons bien les soldats combattre, mais nous n'avons aucuns visions sur les créatures qui les attaquent.

- Comment ? Vous ne le voyez pas ?

- Affirmatif. Ils nous sont totalement invisibles. Attendez, j'ai une idée. A tous les UASB et Warhound, connectez-vous aux casques des soldats.

Ils le font et grâce à cette connexion, ils parviennent à avoir un visuel sur les créatures hostiles. Rapidement, ils ouvrent le feu et avec leur appuis, toutes les créatures sont éliminées. Etrangement, malgré les morts, aucunes ne fléchit et continue d'attaquer les soldats, même avec des blessures graves. Quand la dernière est éliminée, il faut plusieurs minutes avant que la tension ne baisse. Rapidement, les blessés sont amenés à bord du Nika pour y être soigné et mis en quarantaines. Aucun ne comprend comment ces étranges créatures ont réussi à passer les capteurs des unités robotiques. L'incident est remonté au vaisseau en orbite. La hiérarchie décide de renforcer le site avant qu'une quelconque expédition ne soit envoyer explorer la ville en ruine.

- Comment est-ce possible ? s'exclame le général Pichler. Je n'ai pas moins d'une douzaines de mes hommes qui sont blessés à différents degrés. Comment nos unités de combats n'ont-elles pas détectées l'approche de ces créatures ?

- Nous l'ignorons général, lui répond un ingénieur. Il nous faudra voir sur place pour comprendre ce qui s'est passé.

- Tch. Il va falloir renforcer le site. Qui sait combien de ces créatures sont cachées ?

- Ce qui est étrange est qu'elles n'ont aucunement attaquées les robots, mais uniquement nos hommes sur place, s'exprime un scientifique. Il va falloir également analyser les cadavres et surtout le cerveau de ces bêtes pour comprendre. Cela risque de ralentir notre exploration de la cité.

- La sécurité est primordiale, s'exprime l'amiral Phadanis. Nous devons savoir ce que cache ce monde et ne pas perdre d'hommes est une priorité. Nous nous adapterons avec ce que l'on découvrira. Pour le moment, que le deuxième convois se prépare à décoller.

Tous acquiescent et le Nika décolle, cette fois, en plus de matériel militaires, contient le contingent scientifique. Une fois descendu, les ingénieurs sont déjà en train d'inspecter les robots et après une rapide analyse constate qu'il n'y a aucun problème au niveau des récepteurs optiques. Les scientifiques ont commencé à disséquer et analyser les cadavres des étranges créatures. Ils font plusieurs découvertes majeures.

- Vous en êtes sur ? demande l'amiral, circonspect.

- Nous le somme, assure le scientifique. La peau des créatures semble les rendre invisibles aux capteurs optiques. Nous avons également découvert qu'ils n'ont aucuns organes de digestions, voir même que d'autres sont manquant. Le plus important est quand nous avons disséquer leur cerveau. Il semble obéir à un seul et unique ordre : tuer toutes personnes vivantes s'approchant de la ville.

- En d'autres termes, nous n'avons pas affaire à des créatures naturelles ?

- C'est exact. Elles ont été créées. Ceux sont des créatures artificielles, des chimères.

- En clair, on a apporté ces créatures pour qu'elles tuent les autochtones.

- Oui, ou alors que l'on leur interdise l'accès à leur capitale.

Cette découverte laisse sans voix l'amiral.

''Pourquoi vouloir faire disparaitre à ce point un peuple ? Qu'est-ce que l'ordre jedi a à voir dans cette histoire ?

Les questions qu'il se pose ne trouve pas de réponse ou en trouveront une quand aura lieu les reconnaissances.

- Qu'une première équipe parte explorer ces ruines.

Rapidement, une équipe est formée. Elle est formée du groupe de quatre avec un remplaçant du capitaine, accompagné de quatre UASB et deux Warhound. Ils explorent la cité en ruine. Malgré qu'ils soient des soldats entrainés et endurcis, même eux ressentent l'atmosphère pesante, stressante, lourde, si ce n'est oppressante de la cité. Seul le bruit de leur pas et de leur aide robotique résonne. Ils gardent leur calme, mais sont sous tension. Ils observent le moindre recoin, s'assurant qu'aucune de ces chimères ne les attaques en traitre.

- La vache, j'ai l'impression de me trouver dans une histoire d'horreur, s'exprime Vasyl Antonovych Pasichnyk.

- Moi, dans une œuvre de science-fiction, dit Dalmazio Morano.

Ils se parlent pour baisser la tension. Le bruit de morceaux de bâtiment tombant, fait réagir les quatre soldats, cherchant l'origine du dit bruit.

- Du calme, les filles, s'exprime leur chef. Je sais que tout ça n'est pas bon pour nos nerfs, mais garder votre sang froid. Unité Alpha, avez-vous constaté des anomalies ?

- Négatif. Aucuns mouvements détectés, ni de chaleur. La cité est déserte, si ce n'est morte.

- D'autres éléments à ajouter ?

- Oui. Mes camarades et moi-même sommes des IA et pourtant, nous ressentons également l'atmosphère étrange qui gravite. Cela est, disons-le déroutant.

L'annonce de l'UASB ne réjouit guère l'équipe.

- Bordel, ne me dite pas qu'il y a des entités psychiques comme dans 40k ? s'inquiète Giaffar Bouali

- Ou alors d'une œuvre de Lovecraft, s'exprime Osada Eri.

- Ne partons pas dans des résonnements hâtifs, assure leur chef. Continuons, mais soyons sur nos gardes. Nous devons aller voir cette étrange structure au centre de la ville.

Ils reprennent leur marche. Le temps s'allonge pour l'équipe. L'atmosphère continu à leur peser. Etrangement, ils n'ont rencontré aucune de ces chimères pour le moment. Ils s'approchent du centre de la ville et ils observent un attroupement important de ces créatures.

- Elles ne nous ont pas encore repérer. Mettez-vous en position. Nous allons les surprendre. Warhound, usé de vos missiles pour occasionner le maximum de morts.

Les deux unités acquiescent et se mettent position de tir, tandis que les autres se mettent à couvert, prêts à ouvrir le feu. Les warhounds finissent par libérer leur mortelle cargaison. Les missiles s'abattent sur les cibles avec forces. Nombreuses sont les créatures à mourir sur le coup ou juste après. Les autres sont sonnées et cherchent l'origine de l'attaque. Elles finissent par les trouver avec leur odorats. Découvrant qu'il y a des créatures vivantes, elles se précipitent sur la position des terriens, telles des bêtes affamées.

Les warhounds ouvrent le feu avec leur canon mitrailleurs, éliminant plusieurs créatures. Elles continuent de courir malgré les pertes. Les soldats et les UASB utilisent le lance-grenade intégrer. Les grenades détonnent et prélèvent en vies les créatures. Pourtant, toutes continuent, même celles blessées, ne faisant qu'obéir à l'unique ordre que l'on leur a donné, quitte à mourir. Une fois assez proche, les armes résonnent. Les soldats ciblent avec précisions, abattant en quelques coups en pleines têtes les chimères. Pourtant, malgré un travail extrêmement efficace et un appuie feu conséquent, elles continuent de s'approcher de leur position.

Des grenades sont dégoupillées et lancées. Elles tuent encore plusieurs de ces créatures suicidaires. Ils finissent par faire un mur de cadavres. Comprenant le danger, leur chef ordonne au warhounds d'utiliser les missiles restants. Une fois lancés, ils se mettent à couvert. Une fois les missiles détonnés, ils se remettent en position prêt à reprendre le carnage.

Cependant, aucunes créatures ne viennent ou ne se fait entendre. Un silence quasi surnaturel se pose. Les soldats mettent un moment à faire baisser l'adrénaline suite à cet échange conséquent. Une fois calme, ils reprennent leur marche. Ils constatent l'étendue de leur échanges. Des dizaines de ces créatures gisent mortes, que cela soit abattue en pleine tête ou éparpillées façon puzzle. Malgré tout, ils décident de tirer dans chaque créature encore intact une dernière balle en pleine tête, s'assurant du trépas définitif de ces monstres.

- Bon sang, si je n'étais pas réveillé, je penserais voir des créatures de Tzeentch, dit Giaffar

- Non, elles ne font pas assez aviaires, surenchérit Dalmazio.

- C'est quand même dérangeant cette atmosphère morbide. Pour un peu, j'ai l'impression de me trouver sur un monde voué à Khorne.

- Exact, sauf que tout cela est de la fiction. Ici, c'est le réel. Osada Eri as-tu un visuel sur notre cible ?

Il attend, mais la japonaise ne répond pas.

- Osada Eri, je vous ai poser une question, reprend le chef de manière plus sévère et autoritaire.

Toujours aucunes réponses. Le chef observe ses signaux. Ils indiquent qu'elle est toujours en vie. Finalement, il l'entend lui répondre.

- Je…désolé de mon silence, major. Seulement, je ne parvenais pas à formuler une réponse. La raison est cette étrange structure.

- Quelle est-elle ? demande le major avec insistance.

- Les mots ne peuvent suffire. Vous devez le voir par vous-même.

Le major est déconcerté devant le discours d'Osada. D'autant plus qu'il a senti dans la voix de la femme un voile de peur, si ce n'est d'effroi. Il réunit son équipe et ils rejoignent Osada. A mesure qu'ils s'approchent de la structure blanche, ils commencent à mieux la discerner. Mais ils n'en saisissent pleinement toute l'horreur quand ils arrivent enfin devant.

Ce qu'ils prenaient pour une structure artificielle ou pour un pic naturelle n'est rien de tout cela. Ils ne disent mots et observent dans un silence lourd et suffoquant ce qu'ils voient. Finalement, le major parvient à surmonter la vision qu'il voit.

- Ici Major Maki de l'équipe d'exploration. Nous nous trouvons devant la structure.

- Nous vous recevons major, lui répond le général Pichler. En quoi consiste-t-elle ?

- Il ne s'agit pas d'un bâtiment ou même d'une formation naturelle comme le laissait présager les vidéos et photos. C'est encore plus sinistre que ça.

- Alors de quoi s'agit-il ? demande le général confus.

Le major Maki est silencieux quelques secondes, cherchant le courage pour s'exprimer.

- Il s'agit de l'amoncellement de squelette, de dizaine de milliers, voire même de centaines de milliers de squelettes.

Devant la troupe d'exploration se trouve une montagne de squelette empilés formant un pic d'une hauteur de soixante mètre et s'enfonçant dans un trou d'un diamètre d'au moins cent mètres. Les terriens observent médusés le spectacle qui s'offre à eux.

- Et toi qui disais que l'on ne se trouvait pas sur une planète voué à Khorne, s'exprime Dalmazio avec une pointe d'humour noir envers son camarade Vasyl.

Le général Pichler descend du griffon. Ce dernier a décidé de descendre pour voir de ces propres yeux cette ''horreur''. L'endroit est devenu une véritable fourmilière. Il a été renforcé et nombreux sont les unités robots à patrouiller. Tous les soldats le saluent à son passage. Pourtant, aucun ne parvient à cacher la gêne, si ce n'est l'anxiété voire même la révulsion. Il le saisit complétement quand il observe à son tour le monticule de squelettes.

Lui-même, un soldat de longues dates, ayant été sur le front en tant que volontaire a déjà vu nombres de scènes horribles. Pourtant, même lui ne parvient pas à surmonter la sueur qui transpire de son corps. Il ne comprend pas comment on peut faire pareil chose.

- Mon général, s'exprime un soldat.

- Oui soldat ? dit-il en reprenant une attitude neutre.

- Les scientifiques ont fait quelques découvertes.

- Très bien. Je vais les voir.

Il détourne le regard de l'horrible scène. Il pénètre la tente. Les scientifiques et chercheurs analysent plusieurs des squelettes trouvaient. L'un d'entre eux vient le voir.

- Avez-vous découvert quelque chose sur l'origine de cet odieuse scène ?

- Oui. Du moins nous pouvons le supposer. Venez-voir.

Il suit l'homme et observe un des squelette. Il est noir, comme noirci. Le squelette est petit, mesurant au mieux un bon mètre vingt. La tête a une forme aviaire.

- Sont-ils de la même espèce que la jedi Amari ?

- Non, lui répond de manière catégorique l'homme. Ils lui ressemblent, mais ne font pas partie de l'espèce des fosh.

- De quoi sont-ils morts ?

- Nous ignorons comment ils sont morts. La seule chose que nous pouvons être sûr est qu'ils ont été brûlés après être tués. A mon avis le monticule de cadavre devait être encore plus imposant que ce que l'on observe.

- A ce point ?

- Oui. Nous avons découvert que l'ouverture descend sur une profonde grotte. Au vue des analyses préliminaires, cela serait les restes d'un volcan éteint depuis très longtemps. Le peuple devait considérait cette grotte avec beaucoup de respect.

- Alors cela serait comme une insulte à leur égard de jeter leurs corps et de les brûler ?

- Sans doute.

- Sont-ils ici depuis longtemps ?

- Nous estimons à plus de huit siècles. Cela peut être même plus.

- Effroyable. Comment se fait-il que tant de squelette soit encore visible avec un lapse de temps aussi long ?

- Parce que la position de la ville empêche le vent de s'y faufiler complètement et la température de la planète réduit drastiquement la décomposition des os.

Le général saisit.

- Seulement, même si j'ai dit que nous ignorons comment ils sont morts dans une grande majorité, nous savons comment certains sont morts.

L'homme lui montre le squelette d'un enfant.

- Vous voyez les os au niveau de son cou. Ils ont été écrasés.

- Il faut avoir une sacré force pour les écraser ainsi.

- En réalité nous n'avons relever aucuns traces que quelqu'un est empoigné le cou. En outre, il faut une force démesurée pour briser les os. Nous pensons à autre chose, car ils ont été comprimés.

- Un pouvoir télékinétique. Vous supposez qu'un utilisateur de la force soit le tueur ?

- Oui. Nous le pensons fortement. Je vais vous montrez d'autres corps.

Le général observe plusieurs squelettes qui ont des membres coupés de manière nette, que cela soit un bras, une jambe, voir même au niveau du buste. Sur d'autres squelettes il remarque un orifice arrondie à certaines zones. Le général s'arrêta quand il observe quelque chose d'effroyable. Un squelette contient les restes d'un plus petit. Il en est estomaqué.

- Il s'agit bien d'une mère attendant un enfant. Leurs corps ont été transpercé par une arme fine mais suffisamment chaude pour ne laisser aucune traces. Il s'agit d'un sabre laser.

- Sommes-nous sûr qu'il s'agit de jedis qui auraient pu agir ? questionne le général.

- L'ingénieur Freeman nous a envoyé une copie des données récupérées du temple. Nous avons concordé avec les dates et le doute n'est malheureusement pas permis. L'ordre sith a été détruit complétement, selon les dires des jedis lors de la bataille de Ruusan il y a de cela 980 ans. Or, selon les analyses, les corps ont été brulés des années plus tard. Nous doutons que cela soit les siths, car ils devaient être à un nombre si restreint qu'ils ne pourraient attaquer un monde. La seule conclusion possible est que ce que nous voyons soient de l'action de l'ordre jedi.

Le général assimile cette information lourde de conséquence.

- Avez-vous découvert autre chose ?

- Oui. Les ingénieurs sont en train de l'analyser.

Il suit l'homme et ils arrivent devant ce qui ressemble à une machine bipède désactivée et en partie rouillée par le temps. L'homme le laisse. Un ingénieur vient voir le général.

- Quelle est cette machine ?

- Il s'agit d'un mécha, répond simplement l'ingénieur. Il mesure un peu plus de cinq mètres. Il possède une arme gatling sur un bras et une arme qui nous ait inconnue sur l'autre. Concernant pourquoi nous pensons qu'il s'agit d'un mécha, c'est simple.

L'ingénieur montre au général la trappe ventrale ouverte. A l'intérieur se trouve un squelette dont le crâne est relié à des câbles.

- Je vois. Le pilote est relié directement à la machine. Un peu comme un trône du Mechanicus.

- Nous n'irons pas jusqu'à là, admet l'ingénieur. Cette technologie devait permettre un très bon contrôle au pilote. Cependant, nous pensons qu'il devait s'agir d'un prototype. La machine n'a subi quasiment aucun dégâts. Nous supposons que le pilote a fait un AVC à cause de la surcharge d'information que son cerveau subissait.

Le général acquiesce.

- Nous allons le réalimenter pour savoir s'il a des données exploitables. Si c'est le cas, découvrir s'il y a des informations pour connaitre les événements qui ont amené à un tel génocide.

Le général continu a acquiescé. Seulement, à l'insu de tous, la machine se réactive d'elle-même. Des alarmes retentissent des appareils, alors que des craquements résonnent et qu'une voix mécanique sort du robot.

- Misérables jedis …Je vais…vous tuez ! s'exprime avec colère le synthétiseur vocal du mécha.

Tous sont surpris, tandis que la machine se relève lourdement. Des soldats et des UASB pénètrent la tente arme à la main.

- Evacuez ! cri une femme ayant le grade capitaine.

Ils pointent tous la machine, prêt à ouvrir le feu. La machine toise les soldats.

- Meurtriers de la république…vous allez aussi…périr…pour ce…vous avez fait…s'exprime le mécha avec cette voix remplit de colère et de haine.

Il lève son bras tenant la gatling et ouvre le feu. Seulement, l'ancienneté et la rouille font exploser l'arme. Qu'à cela tienne, le robot active son autre arme qui fait apparaitre une lame de plasma. Mais comme son autre arme, la vétusté la fait se désactiver. Il fait quelques pas, mais ses jambes se brisent, le faisant tomber à terre.

- Je…Je continuerais, même si je dois mourir…pour mon…peuple !

Les soldats et les UASB sont prêt à achever le mécha.

- Un instant ! s'exprime un ingénieur. Ne tirez pas.

Ils hésitent un instant avant d'obéir. L'homme s'approche du mécha. Ce dernier continuant à proférer des menaces envers la république et l'ordre jedi.

- Calmez-vous. Nous ne sommes ni de la république et ni de l'ordre jedi. Nous venons de la terre.

- Mensonges ! Vous détruisez en ce moment même notre monde, notre peuple !

- Si tel est le cas, nous vous aurions déjà détruit. Je me nomme Samir Kouri. Comment vous appelez-vous ? questionne l'ingénieur tout en essayant d'apaiser la machine.

Après un bref silence, la machine se calme et répond.

- Je me nomme Nodia. Si ce que vous dite est vrai, êtres vous là pour sauver mon peuple ?

Samir réfléchit pour formuler une réponse que pourrez supporter la machine.

- J'ai bien peur de répondre par la négation.

- Mais…pourquoi ? s'indigne la machine. Vous voulez laisser mon peuple s'éteindre ?

- Vous ignorez le temps qui s'est écoulé. Plus de neuf siècle se sont écoulés Nodia.

La machine reste silencieuse un moment. Elle semble réfuter cette affirmation.

- Vous mentez ! Vous mentez ! Je combattais encore ces meurtriers il y a peu.

- Nodia, vous êtes morte depuis cette bataille. Votre cerveau a fait un AVC. La machine a transféré votre conscience à l'intérieur. Si vous ne me croyez pas, user des analyseurs pour le constater par vous-même.

Nodia s'exécute ne semblant pas croire les paroles de Samir Kouri. Une fois les analyses terminer, le mécha tremble.

- Non…ce n'est…pas possible, dit-elle avec la voix remplit d'un profond chagrin et d'un immense désespoir.

Sa crise est telle que la machine se désactive, comme pour éviter un risque pour la conscience qui sommeille. La tension baisse d'un cran.

- Que l'on prépare une imprimante 3D. Nous allons construire un corps pour le noyau.

- Vous n'êtes pas sérieux ? s'indigne la capitaine. Vous avez vu comme nous. Cette machine est bien trop dangereuse. Nous devons la détruire.

- Et laisser passer notre unique chance d'avoir un témoignage des événements qui se sont déroulé ? lui répond Samir sévèrement. Cela serait un acte encore plus stupide.

Les deux se toisent. Finalement, la capitaine fini par céder.

- Soit, nous allons le faire. Cependant, deux de mes hommes et deux UASB la surveilleront.

Une fois cela conclut, les ingénieurs se mettent au travail. Le général, lui, a observé l'échange.

- Vous allez bien, mon général ? demande la capitaine.

- Oui capitaine Zarina Miralles. Je n'ai rien.

Il observe le mécha éteint. Il a déjà une idée de ce qui s'est passé, mais préfère la garder pour lui-même.

- Je veux une transmission directe avec l'amiral Phadanis. Je vais le tenir au courant personnellement.

- Cela sera fait mon général, lui répond la femme.

- Des nouvelles du groupe du major Maki ?

- Pas encore. Son groupe est toujours en train d'explorer la forêt avoisinante.

Le général acquiesce silencieusement.

Le major observe la canopée de la forêt à bord de l'hélicoptère guêpe. Il a sous ses ordres son équipe et deux autres. Les trois guêpes se déplacent pour essayer de trouver quelque chose dans cette forêt. La tension a diminué, mais elle est toujours présente pour lui et son équipe.

- Une fois de retour, on ira tous voir un psychologue. Pas d'objection ?

Tous acquiescent silencieusement à la demande, si ce n'est l'ordre du major. Ils reprennent leur observation.

- Major, s'exprime le pilote, les capteurs ont détecter des structures, à quelques kilomètres de notre position.

- Amenez-nous.

Les trois hélicoptères se dirigent vers l'origine des signaux. Ils finissent par découvrir ce qui ressemble à une ville dans les arbres. Les terriens s'attendent à voir des autochtones se montrer, mais aucuns le fait. Les capteurs finissent par révéler qu'il n'y a personne. Ils descendent et commencent à fouiller la ville perchée. Les structures tiennent encore debout, malgré le temps. Les soldats ne jouent pas avec le feu et font extrêmement attention à chacun de leur pas. Le temps défile rapidement quand le major fait un point sur les découvertes faites. Il peut déjà faire un condensé.

- Donc, la population s'est éteinte ?

- Oui. Nombreux sont les corps étendues sur des lits. Il semblerait qu'ils ont subi de violentes épidémies. Ils n'ont peut-être pas eu accès à des médicaments ou des appareils médicaux de pointes suite à une incapacité à accéder à leur capitale.

- Avez-vous trouvé des enregistrements ou le moindre élément pouvant nous expliquer la situation ?

- Aucuns pour le moment.

- Major, ici Pasichnyk. Je pense que vous devez venir voir.

Le major arrive à la position de Pasichnyk. Il s'agit d'une habitation comme les nombreuses qui se trouvent dans les arbres.

- Qu'avez-vous découvert ?

- Regarder l'entrée.

Il l'observe et ne voit rien d'étrange. Puis, il comprend la raison. L'entrée est bien plus grande que toutes les autres. Elle est à leur taille.

- Bonne découverte, Pasichnyk. Venez avec moi et garder un œil ouvert. La ville a beau être déserte, rien ne nous dit que des animaux n'y vivent pas.

Ils pénètrent la bâtisse. Aucuns animaux ne se montrent et ils continuent à fouiller. Ils découvrent le corps du propriétaire. Il repose sur son lit. A la différence de tous les corps observer, celui-ci est bien plus grand, mesurant au moins un mètre quatre-vingt. En plus, il possède des os d'ailes. Les deux hommes constatent également la prothèse mécanique remplaçant son bras gauche.

- Major, il semble être mort de vieillesse au vue de l'état de ses os.

- Sans doute. Il semble que ce peuple possède également des malformations comme le nanisme, mais ici, il s'agirait de gigantisme.

Alors qu'il observe le corps, un élément attire son regard. Il attrape l'objet en question.

- Cela ne vous rappelle rien, ce symbole ?

- Si, c'est celui de l'ordre jedi. Mais pourquoi un membre se trouve-t-il ici ?

- Peut-être qu'il devait défendre son peuple contre les agresseurs. Mais il n'a pas réussi.

Ils reprennent la fouille quand ils tombent sur un appareil d'enregistrement ancien.

- Est-il encore fonctionnel avec tout le temps qui s'est passé ? questionne Pasichnyk.

- Il n'y a qu'un moyen pour le savoir.

Le major l'active et à leur surprise totale, non seulement l'appareil a encore de l'énergie, mais il fonctionne également. L'enregistrement est court, mais il suffit à faire effet sur les deux hommes.

- Ici major Maki. Prévenez le général Pichler. Nous avons découvert une ville perchée dans la cime des arbres. Nous avons trouvé un enregistrement précieux. Nous le ramenons pour qu'il soit mis en sécurité et réparer.

Le général a observé les ingénieurs construire un corps robotique pour intégrer le noyau du mécha. Le corps prend la forme d'un squelette métallique d'un mètre vingt dont la tête a une apparence aviaire. Ils semblent finaliser sa construction.

- Sera-t-il fonctionnel ? demande le général Pichler.

- Il le sera, même s'il sera un peu maladroit au vue du peu de temps que nous avons mis pour le construire, lui répond l'ingénieur Kouri. Il est également équipé de capteur holographique comme les scythes. Elle pourra donc prendre son apparence d'origine.

- Très bien. A-t-elle réagi depuis sa crise ?

- Non et nous pensons qu'elle est dans un état proche de la folie. Imaginez penser être encore dans son corps pour réaliser que nous somme devenu une conscience numérique ? Cela détruirait l'esprit de bien du monde.

Une fois la discussion terminée, les ingénieurs peaufinent le corps. Puis, avec bien des précautions, ils déconnectent le noyau du mécha et l'intègre dans son nouveau corps.

- C'est l'instant de vérité, s'exprime Samir. Activer la cellule d'énergie.

C'est fait et maintenant ils observent sous le regard des soldats et UASB armés, prêt à détruire le corps si jamais la conscience devenait dangereuse. On entend des bips successif avant que le buste s'élève. La tête bouge mécaniquement, essayant de s'adapter. Puis, c'est au tour des bras, des mains, des jambes et des pieds.

- C'est…étrange, admet Nodia. J'ai l'impression que c'est mon corps et en même temps que non.

- Navré, mais ce corps n'est pas très développé. Nous avons fait avec les moyens du bord.

- C'est déjà remarquable. Je peux bouger. Tient, qu'est-ce donc que cette fonction holographique ?

- Il s'agit d'une fonction permettant de projeter une image. Vous pouvez reprendre votre apparence.

Il ne faut pas lui dire une deuxième fois. Elle le fait. Le squelette métallique laisse la place à de la peau recouverte d'un duvet rose, d'oreilles pointues, de cheveux roses avec une queue de cheval, des pattes en tant que pied, un bec d'oiseau et des yeux rose clair.

Seulement Nodia ne fait qu'apparaitre son corps et non avec des habits. Elle se retrouve nue comme un vers. Elle rougit, alors que tout le monde détourne le visage.

- Kyaah ! crie-t-elle de honte. Ne regarder pas !

Ils attendent quelques minutes. Puis Nodia leur dit que c'est bon. Elle porte un t-shirt noir sans manche, des gants noirs, un jean de mécanicien et porte autour de sa taille sa veste. Elle porte des lunettes bleus qui sont prévu pour les soudures.

- Désolé, mais votre fonction est compliquée à comprendre.

Tous la regardent et elle baisse la tête.

- Je tiens à m'excuser de mon comportement. Je pensais que j'étais encore à cette nuit fatidique.

- Nous l'acceptons, déclare Samir. Voulez-vous essayez de marcher ?

Elle accepte, mais trébuche à de nombreuses reprises. Elle refuse l'aide, souhaitant vouloir y arriver d'elle-même. Après de nombreuses chutes, elle parvient à se stabiliser. Une fois fait, elle regarde les alentours, n'y voyant que des ruines. Cette vision est un choc pour elle. Puis elle constate une étrange structure. Samir la prévient.

- Etes-vous sur de vouloir la voir ? Elle pourrait vous faire un profond tort.

- Je me dois de savoir ce qui s'est passé après ma mort.

Elle est accompagnée jusqu'au monticule de squelettes. Nodia est silencieuse, observant ce qui reste des siens. Des larmes holographiques s'écoulent de ses yeux. Elle finit par tomber à genoux, tant cela la dévaste.

- Pourquoi…sniff…Pourquoi s'être acharner sur nous à ce point ? Qu'avons-nous fait pour mériter un tel destin ? dit-elle en pleurant.

Aucuns des terriens ne peuvent lui répondre. Elle le sait bien, mais c'est pour qu'elle cherche une zone de confort. Samir s'approche d'elle.

- Nous ignorons ce qui vous est arrivé. Nous ignorions même tout de vous, car il semblerait que votre peuple et votre monde ont été effacé de manière délibéré. Si nous nous trouvons ici, c'est parce que nous avons découvert des coordonnées dans un fichier crypté du temple jedi.

- Je vois. Est-ce que certains ont réussi à fuir la capitale ?

- Oui, lui répond le général Pichler. Une de nos équipe a découvert une imposante ville construite dans les arbres. Cependant, tous ces occupants sont morts depuis longtemps. D'autres villes ont été découvertes et la situation est la même. Vous êtes la dernière de votre peuple.

Nodia semble s'affaisser encore en plus en apprenant qu'elle est l'unique survivante.

- Navré de vous demander pareille chose Nodia, continu le général, mais une équipe a trouvé le corps d'un des vôtres. Il était plus grand et semblait appartenir à l'ordre jedi. Savez-vous qui cela peut-il être ?

- Oui. Il s'agit du maitre jedi Revali. Il a aidé à l'évacuation de la capitale durant cette perfide attaque.

- Donc, vous admettez que la république et l'ordre jedi vous ont attaqué délibérément ?

- Oui. Je pourrais vous expliquez, mais des enregistrements seraient bien plus pertinent.

- Nous n'avons détecté aucunes sources d'énergies, lui reprend Samir.

- C'est parce que nous l'avons enfouis profondément, justement pour éviter qu'elle soit détruite. Même si je pense qu'elle a dû se désactiver depuis un moment. Quelle est votre source d'énergie la plus puissante à votre disposition ?

- Les centrales à fusion, lui répond Samir.

- Ce n'est pas trop mal, admet Nodia avec un petit sourire, mais ce n'est pas suffisant. Nous avons créé la centrale à fusion à noyau froid. C'est beaucoup plus performant que la fusion classique.

Ces paroles semblent attirer l'attention des scientifiques. Elle sait qu'elle vient de leur donner une information importante et attiser leur curiosité. Nodia les guide jusqu'à l'entrée. Malgré tout, elle eut quelques soucis d'équilibres. Ils arrivent devant ce qui ressemble aux reste d'un parc boiser depuis longtemps détruit.

Nodia marche sur des dalles dans un certain ordre. Un appareil sort de terre.

- Veuillez déclinez votre identité.

- Mécanicienne Nodia. Département recherche et construction.

La machine fait apparaitre un capteur qui scan son corps.

- Analyse effectuée. Confirmation de la mécanicienne Nodia, fille de l'amiral Temorth. Autorisation accordé. Vous pouvez accéder.

Nodia semble se figer à l'entente du nom de son père. Puis la machine s'enfonce à nouveau dans le sol. Dans un bruit lourd dont l'écho se répand aux alentours, le centre du parc s'ouvre.

- C'est classique, admet Samir.

- Les choses simples sont les meilleurs, lui répond Nodia. La ville émet un brouillage faible et continu permettant de cacher l'entrée.

- Il n'y a pas de système de sécurité ?

- Non. Nous sommes un peuple penché vers la science. Nous avons, ou plutôt avions une flotte et des armes pour nous défendre. Nous nous faisions entièrement confiance.

Nodia s'enfonce dans l'ouverture, suivi de Samir, du général Pichler et des scientifiques et ingénieurs. Ils s'enfoncent profondément jusqu'à enfin déboucher dans une imposante salle. Les terriens observent avec admiration la centrale qui est bien différente de ce qu'ils pouvaient imaginer.

- Impressionnant. Etes-vous les seuls à avoir développer pareil centrale ? questionne Samir.

- Oui. Nous avions prévu de diffuser son schéma dans la république. Elle aurait permis de grand soutien.

Nodia se dirige vers un centre contrôle et pianote. Elle se met à parler avec une langue totalement différente du basic ou de l'anglais. La langue ressemble à une mélodie d'oiseau. Elle revient les voir.

- La centrale est dans un état plus grave que je ne le pensais. Ses réparations vont prendre un petit moment.

- Combien de temps estimez-vous ces réparations ? lui demande Pichler.

- Je l'ignore. Cela va dépendre de la volonté de vos scientifiques et ingénieurs.

Le général observe le groupe et n'a pas besoin de demander. Il le voit à leur visage et à leurs yeux.

- Je pense qu'ils sont déterminés. S'il y a besoin de main d'œuvre, mes hommes, que même nos UASB vous prêteront mains forte.

- Parfait, dit-elle avec enthousiasme.

- Un instant Nodia, s'adresse Samir. Vous ne nous avez toujours pas dit le nom de votre peuple et le nom de votre monde.

Nodia se rend compte de cet oubli.

- J'admets que c'est un oubli de ma part. Notre monde se nomme Leewoll. Nous nous nommons les Leewolliens, mais nous préférons nous nommer Vargas. Dans notre langue, cela signifie connaissances et sagesses.

Une fois fait, ils se retroussent les manches et commencent un travail ardu.