Chapitre 16: Le mariage d'Isabella

Bonjour tout le monde,
Comme d'habitude, les commentaires et les critiques sont appréciés.
Bonne lecture.


Retourner à Forks était très étrange. Ses compagnons organisèrent un banquet exceptionnel, pour qu'Althéïana se sente rassasié avant le départ. Puis chaque membre du clan se permit de lui donner des conseils. Ils commençaient tous par : « Ne mange pas les humains sur ton passage », puis variés : « Sois gentille avec les autres vampires même ceux qui s'approchent d'Athénodora », « ta sœur et ta famille ne sont pas comestibles » et « si tu sens que tu veux boire, demande à Dora qui est comestible ». Caïus ajouta « si tu as un quelconque problème est que vous êtes séparées, défends toi et trouve un moyen de nous contacter. » Devant tous ces conseils, donnez par ses compagnons et son clan, très inquiets, la jeune femme leur promit d'être prudente, même si leurs inquiétudes semblaient réellement hors de propos. Elle fit même promettre à Caïus de ne pas la suivre cette fois-ci. Enfin, elle promit de les appeler le plus souvent possible. Quand enfin les deux femmes embarquèrent, il faisait nuit noire, alors que le départ était prévu en début de matinée. Heureusement, elles se déplaçaient en jet-privé, piloté par un vampire.

Dans l'avion, Althéïana se détendit contre Athénodora, profitant de sa présence, même si son cœur se brisait en milliers de petits morceaux et que le lien, au coin de son esprit, criait pour ses compagnons restaient en Italie. La reine fut si affligée de l'état de sa compagne qu'elle lui proposa de revenir en arrière et de rester tranquillement au Palazzo. Althéïana refusa, voulant être là pour sa sœur. La jeune vampire essaya de prétendre que celle-ci n'existait pas en s'accrochant au bras de « son âme » et en mettant son nez dans le cou de sa compagne. La plus âgée entreprit de ronronner et de lui caresser les cheveux, ce qui allégea sa peine. Quand elles arrivèrent à Forks, 7 heures plus tard, les sentiments d'Althéïana étaient, à peu près, sous contrôle.

Dès qu'elles posèrent un pied sur le tarmac, une voiture apparue. Aro avait pensé à ses reines. Le chauffeur commandait par les rois, conduisit les deux femmes directement à la maison que les maîtres et maîtresses avaient louées, près de Seattle, ne voulant pas que leur compagne ait à résister à la pression permanente de la nourriture. Les deux femmes se détendirent de manière tout à fait délicieuse et elles ne sortirent de leur bonheur que pour contacter leurs compagnons et se nourrir. Et enfin, deux jours après, deux colis arrivèrent directement à la porte de leur résidence. À l'intérieur, deux robes violettes reposaient sur de la soie. Elles se changèrent et la reine aida sa femme à nouer le corset. Si ce dernier rehaussait ses seins « sublimes » selon Athénodora, Althéïana n'allait pas se plaindre. Finissant de s'habiller, les deux prirent leurs colliers Volturi et la dame remit à son épouse un diadème fin, mais qui soulignait encore plus sa beauté naturelle.

« Je ne peux pas mettre un diadème pour le mariage de ma sœur !

Alice avait raison, tu es une reine. Les reines portent des couronnes et des diadèmes. En plus, nous l'avons fait faire exprès pour toi, avec tes préférences mio amore. Il n'est pas très voyant et il ne cercle qu'une partie de ta tête. Soit heureuse que Sulpicia n'ait pas eu le dernier mot, elle voulait te faire une couronne ! Et n'oublie pas de mettre tes lentilles vertes et de prendre deux autres boîtes, car tu risques d'avoir besoin d'en changer. As-tu envie de manger ?

Non, mais en revenant, j'aurai certainement faim.

— Ou tu seras complètement dégoûtée à cause de l'odeur dégagée par ces loups horribles, que ta sœur aura sans doute invités, dit la reine en plissant le nez. Je ne comprendrais jamais comment les Cullen peuvent vivre si près de monstres pareils. »

Mettant ses lentilles qui piquèrent pendant un petit moment, elle saisit les paires laissées sur le bord de l'évier et rejoignit Athénodora qui l'attendait à la porte avec des Louboutin noirs aux pieds, qui la faisait paraître plus grande que son mètre 70. La jeune femme s'aida du meuble pour mettre ses escarpins Chanel noirs et tourna doucement sur elle-même, cherchant une douleur plantaire qui ne vint jamais. Quand Athénodora le remarqua elle sourit à sa compagne, qui même avec cette aide était encore d'une tête plus petite, mais elle n'en fit pas grand cas et prit sa main.

Enfin prête, les deux reines entrèrent dans la voiture que les Cullen avaient envoyé et se laissèrent conduire jusqu'à Forks. Durant le voyage d'une heure, le chauffeur essaya de leur parler et de savoir ce que deux femmes comme elles faisaient dans les parages. Althéaïana fut la seule à parler, Athénodora émettant des grognements et insultant le chauffeur en italien en lui jetant des coups d'œil dégoûtés, toutes les quelques minutes. Heureusement, elles arrivèrent assez vite devant la maison des Cullen, ou des gens habillaient de smoking et de robes toutes plus stylés les unes que les autres sortaient de voitures, de taxis, de grosses berlines ou de vieux pick-up.

Remerciant le chauffeur et lui donnant un pourboire de cinquante dollars, la jeune femme sortit suivant Athénodora qui s'était faufilée dehors, dès l'arrêt du véhicule. Ce dernier la remercia plusieurs fois, mais repartit presque immédiatement. Se tournant vers sa compagne, après un bref salut à leur chauffeur, la jeune immortelle se rendit compte que l'ensemble des vampires et des loups, déjà arrivés, les regardaient en écarquillant les yeux et en les fixant avec étonnement et méfiance. Ce qui surpris le plus la nouvelle vampire fut qu'elle put distinguer, de sa place, la véritable nature de leurs spectateurs. Les loups avaient vraiment une odeur forte qui ne plaisait pas du tout à sa bête qui grognait à l'idée de les savoir si prêt. Se faufilant à l'intérieur, Athénodora prit un air supérieur et laissa Althéïana lui passait devant, protégeant leurs dos à toutes les deux. La jeune femme se dirigea à l'étage, entendant ses parents dans l'escalier et sa sœur parlait avec Alice et Rosalie.

« Papa, Renée. Sa voix plus harmonieuse que dans sa vie antérieure dut surprendre ses deux parents, car Charlie écarquilla les yeux en se retournant et Renée fixa sa fille, ses yeux se rétrécissant, mais il était clair que sa mère ne la reconnaissait pas.

Ana ? Grand dieu, le soleil d'Italie te réussit bien. Charlie la tira dans un câlin et la jeune immortelle dut se souvenir de se retenir de le humer.

Bonjour aussi papa, sourit la jeune femme en se reculant de deux pas, ainsi elle laissa passer Athénodora qui tendit sa main à son beau-père, qui la serra en la saluant avec un léger signe de tête.

Althéïana ?

Oui Renée. La voix froide et l'absence de clignement d'œil troublèrent la femme qui recula légèrement, avant de se reprendre.

Tu étais en Italie ?

Oui.

Bonjour madame. Salua Athénodora avec un faux sourire. La reine était bien consciente que la femme risquait de prendre sa compagne du mauvais côté et d'attirer sa bête hors d'elle si elle commençait à l'insulter.

Renée, ma compagne Athénodora di Volturi, Dora, ma génitrice Renée Higginbotham Dwyer.

Tu es avec une femme ?

Oui, cela vous pose un problème ! Cette fois-ci, la colère était présente dans son ton. »

Soudain, Alice apparut au-dessus de l'épaule des parents d'Isabella et d'Althéïana.

« Pardon de vous interrompre, mais Bella t'attends Althéïana. Nous voudrions voir les derniers détails avec la seconde demoiselle d'honneur.

J'arrive Alice. La jeune femme se faufila entre ses deux parents et rejoignit Rosalie et Bella. »

Isabella regarda sa sœur et malgré sa robe vint dans ses bras, la sentant froide, elle observa ses yeux et sourit comprenant ce qu'elle était devenue.

« Tu es heureuse ?

C'est moi qui devrais te poser la question. Aujourd'hui est ton grand jour ?

Je le suis et toi ?

On ne peut plus, surtout que maintenant tout est sous contrôle. »

Althéïana et Alice aidèrent Bella à mettre son voile, pendant que Rosalie conduisait Athénodora et les parents des deux filles sur les bancs ou les invités attendaient.

« Si tu veux t'enfuir c'est le moment de me le dire petite sœur ?

Jamais. »

Les deux sœurs se serrèrent l'une contre l'autre et Alice et Althéïana saisirent les deux bouquets et descendirent l'allée, alors que Charlie prenait le bras de sa fille cadette et la conduisait à son destin.

La cérémonie fut magnifique et aucun rayon de soleil intempestif ne brisa la couverture des vampires. La soirée continua sur le même ton, le banquet fut plus sous la forme d'un banquet ouvert ou humains et loups se servirent, alors que les vampires faisaient semblant de se sustenter. Après avoir salué les Cullen, les reines se présentèrent devant les Denali, des vampires blondes végétariennes qui n'inspirèrent pas confiance à Althéïana. Athénodora lui chuchota que leurs compagnons avaient tué leur mère, car elle avait créé un enfant immortel, ainsi elles étaient un peu méfiantes quand des Volturi s'approchaient d'eux. Les deux autres membres du clan, Carmen et Eleazar étaient bien plus sympathiques mais toujours méfiants, surtout envers Althéïana. Il était clair, qu'ils ne savaient pas comment prendre la nouvelle reine des Volturi.

Althéïana salua les Clearwater et les Black, bien que ces derniers n'approfondirent pas la conversation et dès qu'ils purent partir, ils se retirèrent avec les autres loups. Quelque part, cela la blessa, mais la vie était ainsi et son choix était maintenant fait et définitif.

La soirée continua sur des discours tous plus étranges et barbants les uns que les autres, mais heureusement, Althéïana fut épargnée de cette corvée. Elle fit sourire plus d'une fois sa sœur en roulant des yeux et en donnant des coups de pieds malencontreux à son époux. Edward ne croisa qu'une seule fois les yeux de la nouvelle reine et dut lire dans ses pensées toute sa détestation et ses mises en garde s'il arrivait quelque chose à sa jeune sœur.

Puis le couple partit et la soirée se termina. Athénodora et Althéïana saluèrent les Cullen, puis Charlie. La jeune femme le serra fort contre elle et l'embrassa lui souhaitant tout le bonheur du monde avec Sue. Son père parut choqué de ses paroles, mais la remercia quand cette dernière lui sourit narquoisement.

Puis, les deux femmes se dirigèrent vers leur maison récupérèrent leurs affaires et immédiatement se dirigèrent vers l'aéroport pour prendre l'avion et rentrer à la maison ou ses compagnons manquaient cruellement à Althéïana qui ne rêvait que de leurs bras et de l'absence de douleur dans son cœur et dans sa tête.