Si Lincoln devait dire quel était le plus gros problème dans le fait de sortir avec sa propre sœur, c'est bien évidement le fait qu'il soit obligé de prétendre s'intéresser à d'autres filles pour ne pas qu'on lui pose des questions inconfortables.
Non pas que cela plaise beaucoup à Lucy d'être obligée d'apprécier d'autre garçon juste pour que ses sœurs la laisse enfin en paix. Non, pour être juste, les deux amoureux se sont retrouvés un jour complètement épuisés par leur jeu d'acteurs continu. Ils se sont un jour réunis dans le salon après que tous le monde soit sorti pour justement en discuter.
"Tout ça ne marche plus !" dit Lincoln en ramenant ses cheveux en arrière tellement il était frustré que Lori ai encore essayé de le caser avec Ronnie-Anne. "Elle continue de me dire que je doit cesser de me voiler la face et admettre qu'on serait parfait l'un pour l'autre si j'arrêtais de faire l'enfant !"
"Je te plaint" répondit simplement Lucy assise à coté de lui la tête en bas pour plus de confort. "C'est aussi énervant que Lisa…"
"Hein ? Non …" il aurai bien rit si l'acharnement de leurs sœurs n'était pas aussi épuisant. "Encore ça ? Elle essaye vraiment de calculer qui serait ton partenaire idéal avec son ordinateur ?"
"Je préfère l'appeler la machine qui détruit l'amour" marmonne t-elle. "... Je vais sûrement la détruire cette nuit avant que Lisa me demande encore une fois si j'aime qu'un garçon soit plus grand ou plus petit que moi."
Doucement, le silence passe entre eux avant que Lincoln ne lui jette un regard curieux.
"Est-ce important pour toi ?"
Le regardant en un seul glissement d'yeux, la jeune Loud sourit doucement à cette question. Son amoureux n'est pas du genre à s'inquiéter pour ce genre de petite chose, il sait parfaitement qu'elle l'aime tel qu'il est.
"Avant toi, je pensais que l'homme idéal devait mesurer deux têtes de plus que moi." répondit-elle avec un gloussement sombre "Mais maintenant ? ...Je suis heureuse chaque fois que je sens ton menton sur ma tête… ou quand je peux me blottir contre ton cou..."
Le sang montant à ses joues, Lincoln sourit avec bonheur tout en prenant la main de son amoureuse qui n'hésite pas à enlacer leurs doigts. Leurs pouces tournent ensemble alors qu'il profite de ce moment de paix si rare ses dernier temps à cause de la pression familiale, qui semble vraiment à l'affût de leur prochain mouvement dans le département de la romance.
Si seulement tous le monde savait combien ils s'aiment, alors plus personne ne viendrait les irriter.
"Je ne sais vraiment plus quoi faire..." soupir Lucy, les épaules affaissées par la fatigue.
"Moi non plus… Et pour être franc, j'en ai vraiment assez de prétendre aimer une fille juste pour qu'on me fiche la paix." dit Lincoln avec un grondement dans sa voix. "Ça ne me plaît pas et je ne pourrai jamais le faire alors que je pense à toi."
Les mots d'amour ne sont pas rares. Non, c'est une langue pratiquée avec soin par les deux Loud qui se regardent avec tendresse.
"Moi non plus, je suis lassée de faire semblant juste pour eux..." dit-elle avec un soupir.
"On pourrait s'enfuir ?" propose t-il avec un rire. "Je suis sûr que le temps est très beau en France."
"Peut-être" dit-elle avec un sourire amusé. "Mais ils ne sont pas non plus très accueillant avec les frère et sœur amoureux."
"Tsk… Je changerai de nom" dit-il avec une voix plus sérieuse. "Je deviendrai Lincoln… Lagaran."
Un ange passe encore, puis un démon malicieux lui tire une flèche dans les fesses.
"Lucy Lagaran… Hum… Ça me plait" dit-elle avec les yeux fermés. "Mais pas de fuite en France tant que je n'ai pas de bague au doigt."
"Même chose ici" répondit-il avec la serrant contre lui. "Tu ne pourras rien faire tant que je n'ai pas ma bague."
Riant avec amour, Lucy passe rapidement une jambe par-dessus le bassin de son frère, qui ricane en voyant son amoureuse le chevaucher tout en encerclant son cou. Front contre front, ils sentent leurs cœurs se cogner l'un contre l'autre alors que le sang dans leurs veines coule plus vite, les rendant euphorique.
"Il n'est pas très avisé de m'interdire quelque chose, Monsieur Lagaran" murmure t-elle avec amour tout en frôlant sa bouche avec la sienne. "J'ai tendance à aimer ce qui ai tabou."
N'ayant pas autre chose à dire avec sa langue devenue plus chaude, Lincoln embrasse sa reine avec passion tout en oubliant les peines et tracas de leur vie.
Même si la France reste une belle idée...
Chapitre lût et corrigé par Suiramenroc que je remercie de tout mon coeur.
