Gang de ratons laveurs

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Disclaimers : la ménagerie de l'Arcadia lui appartient. Grnx appartient à Manu Larcenet (le mot, pas la bestiole).

Notes de l'auteur : moi j'aime bien le format nano. Voici donc dix vingt nanofics.

Round 1

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Ils étaient trois. Harlock se demandait parfois s'il n'y en avait pas plutôt trente.
— Ce n'est pas une place pour des ratons laveurs, ici ! râlait-il. Faites les sortir !
Il ne convainquait hélas personne.
Probablement parce qu'il hébergeait une moufette dans son placard.

Comment étaient-ils entrés ? Qu'ils soient montés à bord était déjà une prouesse en soi, mais par quelle diablerie infernale avaient-ils trouvé le chemin de ses quartiers ?
— Grnx, le nargua le bandit masqué le plus proche.
Entre ses petites pattes griffues, il tenait un cookie.

Harlock boudait en cuisine. La maîtresse des lieux ne compatissait pas du tout.
— Ils m'ont volé mes cookies, ma'am, chouina-t-il.
— Si vous espérez que je vous déstocke une autre boîte alors c'est non, capitaine. Profitez-en pour apprendre à manger équilibré, ça vous changera !

Un carnage. Lorsqu'Harlock revint de la passerelle, ses tiroirs avaient subi un pillage en règle.
— Bon sang, ces sales bêtes ont mangé mon chocolat !
Pire, une bouteille de brandy gisait au sol, son goulot brisé, son contenu perdu.
Message reçu : désormais, c'était la guerre.

Il avait posé des pièges. Il avait tout d'abord envisagé l'empoisonnement, mais son équipage s'y opposait.
— Oh ce serait trop cruel captain, ils sont si mignons !
Mignons ? Ces rats à queue rayée n'avaient rien de « mignon » ! « Vicieux » était un bien meilleur qualificatif !

— Grnx.
— Ha ah ! Je te tiens, vile serpillière pelée !
Aussitôt, un constat crucial s'imposa : on n'attrapait pas un raton laveur à mains nues aussi facilement qu'une boîte de cookies sur une étagère. Notamment parce qu'une boîte de cookies ne possédait en général pas de dents.

C'était qu'il serrait fort, en plus !
Harlock songea à reprendre sa route l'air de rien, mais il était forcé d'admettre qu'il ne passerait pas inaperçu. C'est donc d'humeur particulièrement bougonne qu'il entra dans l'infirmerie avec un raton laveur pendu à son bras par les dents.

— Mais ? Qu'est-ce que vous avez encore foutu, captain ?
Le médecin-chef arborait un sourire goguenard.
— C'est lui qui a commencé, doc.
Le raton laveur parvint à prendre l'air outré, puis quémanda une caresse contre les jambes du doc.
Elle lui fut accordée.
C'était très vexant.

Il avait réclamé de l'aide auprès de Tochiro. Ce n'était pas concluant.
— Un champ plasma, avec des tubes amovibles ! Et j'ajoute des lasers !
Ce n'était pas non plus rassurant.
— Tochiro, je veux des cages à ratons, pas une arme diabolique qui risque de découper n'importe qui !

Au matin, il se réveilla en sentant des pattes courir sur ses draps et se retrouva nez à nez avec un masque noir.
— Grnx.
— Mais allez chaparder ailleurs, nom d'une musaraigne !
La bestiole se cala contre lui, se roula en boule, et ronronna.
Sa fourrure était chaude et douce.