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Bonjour les amis. Après une longue réflexion, j'ai décidé de prendre une décision déchirante, et de me retirer du monde de la fanfiction. Je ne prends plus aucun plaisir à lire, et donc à écrire. Ma vie a énormément changé, et j'ai beaucoup de mal à me reconstruire. Certaines choses m'aident à tenir, mais publier ELM n'en fait plus partie. Alors je vais en rester là. Je vais republier tous les chapitres dépubliés en l'état, pour qu'ils ne soient pas perdus lorsque les exports de documents expireront dans 180 jours. Parce que même si je ne sais pas de quoi demain sera fait, je sais qu'il ne sera pas fait de réécriture. J'assurerai toujours la coordination du Multivers Parfum-Potter, et je suis ouvert à toutes questions. En revanche, aucun "c'est dommage" ne sera toléré ; je ne prends pas une telle décision à la légère, m'en blamer n'aidera personne. Je n'affirme pas en ce jour que je ne reprendrai jamais l'écriture ou la réécriture, mais si ça se fait, ça sera probablement au fur et à mesure, en éditant les chapitres déjà publiés sans pour autant assurer de continuité.
Mais même ça, à moyen terme, c'est improbable. Alors je me contenterai de vous dire au revoir, et merci.
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Sans transition, nous voici à l'aube de ce tome 2 d'Entre les Mondes, également tome 2 du Cycle 1 : La Chute des Anges. Considérez dès à présent que la lecture du tome 1 est vitale pour comprendre de quoi il retourne. Pour les curieux qui s'égarent par ici, voici un exposé clair des choses : Ceci est une fic composée à très forte majorité d'OC, se déroulant à Beauxbâtons, deux ans plus tôt que la next-gen (enfin, plus qu'un maintenant), en spin-off de la saga de Ywëna (donc certaines choses pour l'instant rares ne seront pas canons, mais rien d'important).
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Pour le disclaimer : L'univers et les persos canons sont la propriété exclusive des ayants-droits du Wizarding World. L'image de couverture, les OCs et le cadre général est de moi, mais je ne possède évidemment rien au sens juridique du terme (sauf les articles du Wiki !). Cependant, merci de respecter mon travail. Pas mal de choses par rapport à Beauxbâtons (BeauX pour les intimes) est inspiré par La France de Fleur, un super site amateur. Enfin, quelques point proviennent d'Ywëna, spin-off oblige. Et pour le reste… on s'en fout !
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Alors, cette intro ! Eh bien, figurez-vous que j'ai voulu me la jouer Georges Perec, et l'écrire façon La Disparition. Mais je suis pas patient à ce point, et ça a vite tourné en eau de boudin. Du coup, nous voilà avec des disparitions, en l'occurence les voyelles une par une. Ne pouvant pas mettre en couleur ici, j'ai séparé chaque changement de voyelle par une ligne. Chaque partie entre deux lignes a donc une voyelle différente qui n'est pas du tout utilisée, indiquée dans le séparateur de parties.
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Pas grand-chose à redire niveau réécriture, sinon que j'ai tenté d'allonger ce chapitre.
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1) Les Disparitions (Intro)
"Disparu". Un mot qui paraissait trop alarmant, pour Richard Magnus. À moins qu'il n'y soit contraint, Richard n'adoptait jamais un ton alarmant vis-à-vis d'un cas non conclu. Mais pour l'instant, il souffrait d'un autre mal, moins abstrait : un foutu bazar !
– Alors, quoi ?! gronda-t-il. Adam, sois moins bruyant ! Ça suffit, ici j'ai du travail. Va voir la psy pour un rapport global, puis fournis son rapport au Corpus Scabinus.
– L'original ? douta l'adjoint.
– Un duplicata, idiot. L'original, pour moi.
– Ah bah oui. Bon, j'y vais…
– Nous allons avoir nos bandits fissa !
– Oui, Patron !
Mais Richard coulait, sans indications, ni aucun soupçon quant à la solution. Y avait-il un assassin, ou plus ? Qui ?. Richard était pris au gluau, voilà ! Ainsi qu'il l'avait dit. Auparavant, il aurait fini par voir au moins un fruit du travail fourni. L'individu aurait fini au cachot, puis subi sa punition. Mais là, non. Là, il coulait. La livraison du journal offrirait, qui sait, l'illumination. Aussitôt, il bondit sur l'almanach, puis lut :
ᴀAᴀAᴀAᴀ
Nouvelle victime !
Évidemment, ce terrible titre fut publié justement le jour où lui-même fut promu. Pourquoi ? Qu'il ne puisse respirer un peu plus de deux minutes fût-il écrit tel le destin funeste d'un policier mort d'épuisement ? Quel monde, tout de même, quel monde…
Minutieux, il relut le sujet. Une "Une" de torchon identique provoque plus d'un tollé, usuellement. Des courriers de gens terrifiés, des suppliques, des insultes. Seulement, rien d'utile pour l'enquête ; nul indice. Le primo-chef s'étendit sur son siège. Terrible, oui. Pourquoi lui refile-t-on toujours les boulots pourris, hein ? Pourquoi lui ? Sûrement pour son illustre trombine, et ce qui s'en suit. Un nom célèbre, pour une enquête impossible. Merde, ils le tueront, ces fichus politiques.
Toc, toc, toc.
– Entrez, lâcha Magnus d'un ton sec.
– Salut, Magnus. Ou préfères-tu Général ?
– Oh, désolé, Tom. Je n'attends pas tes agents avant un bon moment…
– Trop tard, coupa Tom. Je pense qu'on a déjà trop perdu de temps.
– Certes. Que proposez-vous ?
– Guet-apens, Capture, Procès, Sentence. Preste et percutant. Couvrons toute la zone et balayons-la en cercles se resserrant vers leur centre.
– Un plan superbe. Et où comptez-vous trouver autant d'hommes ? On parle d'une sacrée zone, tout de même…
– Chez vous, asséna Tom Furet.
– Non.
– Non ? On a pourtant…
– Absolument, non. Et nous ne changerons pas d'angle d'approche pour vos beaux yeux, Tom. C'est trop tard pour y penser.
uUuUuUu
Toc, Toc, Toc.
– Décidemment, ce n'est pas ma semaine ! râla Richard. Ah, Adam ! Alors, ce rapport ?
– On a des ressemblances évidentes, Chef. Même trace, même symptômes, même amnésie sans rapport avec le reste.
– On parle de ? s'intéressa le dénommé Tom.
– De l'escalade des atrocités, Tom. On pensait : les agressions ne changeraient pas de méthode si vite ! Eh bien, on se trompait. Ce sont maintenant des profils psy radicalement opposés.
– Comment ?
– Eh bien les victimes récentes n'agressent personne. Elles perdent la moindre parcelle de magie en elles.
– Donc c'est nécessairement des sorciers ?
– C'est la principale différence dans le profil des victimes. Ça, et l'abandon de ces noms en -iel.
– Mais, comment est-ce possible ?
– On n'en a pas la moindre idée. Mais ce dont on est certain, c'est de cela : ça vient des mêmes gars.
– Des gars ? releva Tom.
oOoOoOo
Richard haussa les épaules.
– Le gars qui a tué la petite au Perthus. D'après les indices, ça serait une espèce de lieutenant du suspect principal, pas un simple pantin. Ils seraient ainsi deux, au minimum.
– Richard, il serait peut-être temps de penser à une stratégie différente…, insista le scabin. Si l'un des deux tue à l'extérieur du périmètre, celui-ci est devenu inutile. Tes agents retiennent un gars qui "démagifie" des gens au hasard, et pendant ce temps un meurtrier se balade.
– Cher ami, si je m'abstiens de te frapper, c'est que ce ne serait pas très fructueux. Mais l'envie ne m'en manque pas. J'ai dit que je ne reviendrais pas là-dessus. C'est aux tiens de tenir le terrain.
– Je n'ai plus qu'à m'en aller, si je saisis bien le message ?
– Mmmh… Je m'excuse, je suis épuisé. Repasses demain, en début d'après-midi, s'il te plaît.
– À demain, Richard. Fais une sieste, tu es sur les nerfs.
yYyYyYy
Clac !
– La porte ! Mmph… Quoi encore, Adam ? Tu as une question ?
– Chef, pourquoi avez-vous refusé de coopérer avec le Corpus Scabinus ?
– Adam, j'ai déjà les Oubliators sur le dos partout où je vais. Je vais pas en plus me coltiner ces fouille-merdes. Ils ne feraient que nous ralentir. Tom Furet est un pantouflard et ses agents sont des clowns tristes en uniforme blanc.
– Et pourquoi ne pas avoir mentionné le Limier ?
– Parce que je soupçonne fortement des fuites au Corpus Scabinus. Ce nom n'est ni plus ni moins qu'un terme technique dans le cadre de l'enquête; Je ne veux pas que ce cinglé croit qu'on lui donne la moindre valeur. Imagine le scandale si on apprend que la police collabore avec un tueur en série.
– Pourtant vous allez le faire sortir de prison, ça va forcément se savoir…
– N'en parlons plus, insista le Lieutenant-Général Magnus. Il ne doit exister aucune trace de ceci, surtout pas dans la presse.
– Bien, Monsieur.
– D'ailleurs, que disent les journaux à propos de toute cette affaire ?
– Matin Magique, rien. Les publications locales non plus. Vendée Sorciers ne peut plus publier, leur presse est restée piégée dans la zone.
– Et, hum… l'Intrigue ?
– Un coup des elfes vengeurs. Un classique.
– Évidemment. Convoquez une conférence de presse.
– Je ne suis pas sûr que…
– Adam, la meilleure manière de contrôler une fuite, c'est de l'alimenter soi-même. Mentons effrontément, la tête haute. On avisera ensuite.
ᴀAᴀAᴀAᴀ
Conférence de presse
– Je vous écoute, s'enquit le policier.
– Hélène Vesprit, reporter chez Hebdo Sud. Pouvons-nous utiliser le terme de "crime" ? pour désigner ces évènements ?
– Eh bien, nous ne vous mentirons point. C'est un crime, et je me dois de vous certifier que nous ne pouvons entendre qu'il reste impuni. Oui ?
– Denis Elbire, pigiste de l'Intrigue. Existe-t-il un lien entre ces horreurs et ce qui s'est déroulé et les évènements de l'hiver précédent ?
– En effet, oui. Il se trouve que nous pûmes observer des similitudes. On retrouve les mêmes empreintes occultes que précédemment, comme cette espèce d'Impérium Noir qui soumet l'esprit des victimes.
– C'est donc le même individu ?
– Les mêmes individus. Le meurtre du Perthus n'eût pu être possible sinon. Ils sont deux, minimum. J'en suis sûr.
– Hélène Vesprit, encore. Des éléments pour corroborer ces dires ?
– Oui. Outre que notre zone de confinement reste bel et bien close en ce jour, nous notons ceci : qu'il tire sur un groupe d'élèves sorciers, figure moitié occultée, est une chose différente en soi. Qu'il se soit enfui en plus, et le profil dévie complètement : Ce n'est plus une victime, c'est un complice.
– Serge Ducreux, pour Mensonges Révélés. Pourquoi nous convoquer ? un moyen de nous contrôler ? D'obtenir notre silence sur vos dérives boursières ?
– Voyons, voyons Monsieur Ducreux. Vos théories du complot d'intéressent personne. Il est question d'un meurtre et de pouvoirs enlevés. Non du budget des Forces de l'Ordre. En outre vous pourrez comprendre de vous-même que même si vous pouviez démontrer votre théorie ridicule, cette enquête ne bénéficie en rien de commodités "boursière". Bien, je pense que c'est bon. Vous pouvez disposer, nous sommes débordés.
oOoOoOo
Les pigistes et autres grattes-papiers quittèrent la salle.
Richard Magnus avait la migraine.
Décidément, cette enquête allait signer la fin de sa carrière. Quelle idée absurde de lui déléguer une telle prééminence. Rien, il n'avait rien. Pire ! Les suspects appréhendés ? Des victimes. Les indices ? Inutilisables. Et le seul suspect plausible qu'il avait se résumait à un demi-visage trentenaire avec des cheveux clairs, entr'aperçu un infime instant par des enfants traumatisés, juste le temps qu'il tue leur camarade. Une pauvre gamine qui n'avait rien demandé.
Sur le bureau, quelque part entre deux piles de paperasses, un appareil faisait un bruit strident et terriblement agaçant. Richard s'écria :
– Je n'en peux plus de ces "dring dring" incessants. Saleté de machine. Cet appareil est le pire truc inventé par ces gens sans magie. Grr… Lieutenant-Général Richard Magnus à l'appareil !
– *Chef, le Princeps Scabinus est arrivé*
– Faites-le entrer.
uUuUuUu
Toc, Toc, Toc.
– Ah, Tom, te revoici. Café ?
– Volontiers !
– Tiens. T'as déjà employé ces téléphones, toi ?
– Non. Je ne vois par l'intérêt de ces appareils comparé à la cheminette.
– On évite de se salir. Mais l'avantage principal est là : Personne ne penserait à épier le téléphone par magie. C'est notre moyen de garder nos infos en interne. C'est très pénible, mais c'est radical. Les sorciers sont incompétents concernant la technologie. Ça permet de gagner notre temps.
– Et d'annoncer mon arrivée sans se lever ?
– Ça, ça tient de la fainéantise d'Adam. Après, c'est ordinaire dans son cas, d'employer ce genre de machine.
– Il est né-mold…
– En effet, l'interrompit Richard. Mais on est pas là afin de parler d'Adam. On a des choses à faire.
eEeEeEe
Richard, insatisfait, allait avoir à fournir tout son travail au Corpus Scabinus. Il lança un mandat manuscrit à l'importun.
Tom l'attrapa au vol, puis l'ouvrit. Son sourcil droit s'aligna sur son doigt, ondulant parfois, pour un frisson ou un soupir.
– J'y saisis pas grand profit, dans ton imbroglio.
– Tu vois ainsi où nous bloquons.
– Tout à fait. On n'a pas un clou. Ça va mal, Richard, ça va mal.
– J'aurais pas dit ça ainsi. Ça va pas si "mal", mais nous n'avons pas…
yYyYyYy
Driiing ! Driiing !
– Allô… Adam ?! Je te promet que la prochaine fois que ce putain de téléphone sonne et que c'est toi au bout du fil, c'est la mise à pied. Ça te fera les jambes.
Le Princeps Scabinus Tom Furet ricana au jeu de mot.
– *Désolé, Chef, mais c'était une urgence, du genre… urgent !*
– Bon, ben crache le morceau, alors !
– *Une autre victime a été signalée !*
– Encore !? Mais c'est pas possible ! Où ça ?
– *La Rochelle. *
– Et la victime ?
– * C'est une professeure de l'Académie, Arabelle Videsac.*
– Par Morgane, on en finira jamais ! Hum… ça n'a peut-être aucun rapport, mais qu'enseignait-elle ?
– *L'Étude des Moldus, et la Politique-Diplomacie-Droit.*
– Hum… Merci Adam.
– *Attendez, monsieur, on a autre chose*
– Quoi ?
– *Elle est occlumens, ce qui lui a permis de protéger une partie de ses souvenirs avant de perdre connaissance. Elle a vu son agresseur. Un homme blond, la trentaine. À demi-masqué.*
Tom et lui se regardèrent avec la même lueur dans l'œil.
– Tu penses à ce que je pense ?
– Revérifie tous les indices, recoupe tous les témoignages. Je m'occupe des profils et de la chronologie.
– Ok, Michel Pernaud, moldu. Euh… 3 octobre.
– Berthe Haniel, moldue. Dans le village d'à côté, le 26 octobre. Et de nouveau le 28.
– Gabriel Sirtesente, premier sorcier ensorcelé. Sang-mêlé, 26 décembre. Usage de magie noire sur un groupe de moldus.
– Sirtesente ? releva Tom.
– Le neveu de Scipion Sirtesente, tu sais, le septère.
– Ah oui, c'est vrai. Ensuite, nous avons quoi ?
– Fin mars, début avril, explosion de violence. Le bilan monte à 71 agressions. Toujours des groupes de moldus attaqués.
– Le gosse tué ?
– Un accident, il est tombé d'un pont en étant stupéfixié. En revanche, il reste trois agressions qui ne collent pas avec le reste.
– J'ai pas ça sur les témoignages, les profils donnent quoi ?
– 23 mars, agression d'un couple de sorcier à la sortie d'un théâtre. Charlomir et Liviana Kether. 29 Mars, le gosse d'Adam qui disjoncte, et qui utilise le Doloris sur lui et sa femme. Et enfin 19 avril, une attaque à l'aveugle sur un groupe d'étudiants de l'Université en vacances près de Marseille.
– À l'aveugle… Hum, on a quoi sur le gosse touché ?
– Oh, oui, en effet. Callipso Kether, le fils du couple du théâtre. On avait pas fait le rapprochement, on ne cherchait pas une cible en particulier.
– Pour le fils de ton gars, je vois le lien. Mais pour les Kether ?
– Charlomir Kether, Consort d'Alliance-Sociale, ouvertement pro-moldu.
– Voilà c'était ça mon erreur ! Après Gabriel Sirtesente, on a considéré que les victimes étaient les sorciers ensorcelés, et non les cibles des attaques.
– Oui. C'est clairement les moldus, et ceux qui les défendent, qui sont visés.
– Un crime de haine… par procuration. Les cibles sont des personnes qui facilitent le lien entre sorciers et moldus. On a peut-être affaire à des extrémistes du Secret. Mais alors, ça veut dire que la fille Appelbaum n'avait peut-être pas tort, en affirmant être visée !
– Tout comme Callipso Kether, en effet. On a quoi sur la famille Appelbaum ?
– Rien du tout, à part que le père travaille pour le roi moldu. Il faut que je renvoie des gars en Belgique. Il faut qu'on obtienne audience avec Seegeus Appelbaum sur son lieu de travail, je ne veux pas déranger plus ses enfants, ils ont assez souffert. Ou au moins, nous attendrons la rentrée, que ceux-ci soient partis.
– Il reste quelque chose que n'arrive pas à comprendre. Les agressions suivent un schéma de croissance constant. Écart entre les agressions qui se réduit. Distance qui augmente. Violence, qui augmente également.
– Et alors ? À quoi penses-tu, Tom ?
– C'est trop carré. Je ne suis pas profiler, mais je pense que tu seras d'accord pour dire que notre homme est méticuleux. Tout est carré.
– C'est en effet ce qui ressort du profilage.
– Alors pourquoi il aurait choisi des victimes au hasard, sur un simple critère de sang ou d'opinion politique ? Non, je pense que ça va plus loin que ça. D'où, je pense, la véritable question à se poser.
– Qui serait ?
– Pourquoi eux ? Les candidats ne manquent pas, pourtant.
Tom Furet reprit les notes de Magnus, les observa en silence quelques instants, puis demanda soudain :
– Richard, comment s'appelle le fils de ton subordonné ?
– Raphaël, pourquoi ?
– Michel, Mme Haniel, Gabriel, Raphaël… C'est tous des noms d'archanges ! Je ne sais pas encore ce qu'il en est pour les autres, mais un tel motif ça vaut peut-être la peine de creuser…
– Creuser quoi au juste ? se moqua Magnus. Tu crois que ce dingue essaie de s'en prendre à des archanges ?
– Non, je crois qu'il essaie de nous envoyer un message, répliqua le scabin.
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Et voilà ! Comme pour le tome 1, la republication se fera à un rythme régulier. Ce tome ne devrait guère changer non plus, c'est vraiment à partir du 3 que c'est devenu n'importe quoi. Mais je préfère tout revisiter, pour mieux diluer les choses indispensables, et supprimer des fils rouges abandonnés. Par exemple dans ce chapitre, la mention du Marionnettiste est remplacée par celle du Limier. Le Marionnettiste était un surnom donné en interne au tueur masqué, mais celui-ci bénéficie déjà d'une meilleure exposition ; ça élimine une fausse piste inutile, ça fait un nom de moins à retenir, et ça amène le personnage du Limier plus tôt dans le récit.
