Hey mes zoziaux ! J'ai fait une découverte dingue avant-hier ! En fait platypus c'est ornythorinque en anglais. Voilà.
Second truc de ouf : je viens de devenir admin à l'essai sur la page Euphorie… et un autre admin à l'essai est fan du Multivers ! HA QUE LE MONDE EST PETIT, TOUT PETIT, PETIT ! (Platipus à toi seul, collègue Laude !)
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Dans le chapitre précédent, Mathis travaille ses pouvoirs, et en apprend un peu plus sur son père. Les chasseurs de la Faille se battaient contre une énorme bestiole, appelée Siligondre, et gagnaient. Et un petit cours sur les animagi et les nahuals. C'était calme.
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Tellement de revieeeeeeews 3
Hello Dreamer ! Maintenant que tu sais ce qui t'intriguais, tu vas mieux saisir les références et comprendre ce que ça implique !
Salut Ardelone ! Ha je me disais bien ! En fait je n'ai pas osé te le dire parce qu'elle était déjà dans le chapitre précédent, mais ce chapitre-ci est celui consacré le plus à Lorna. Double joie pour toi !
Mathis va être de plus en plus insolent, mais aussi de plus en plus proche de Carter. À la charge de celui-ci, il est franchement louche, et le fait exprès la moitié du temps. Carter prend un peu trop à goût son rôle de bad boy ténébreux. Et oui, Mathis est une tête à claques *clin d'œil appuyé à Dreamer*
Miaou, Allan. Alors Juliette va devoir attendre de trouver son émulateur, le personnage qui la rendra instoppable. T'as deviné qui est celui de Mathis, d'ailleurs ? en fait il en a deux, à deux échelles parallèles.
Ha ha t'as fait la même supposition qu'elle ! Nope, c'est pas ça, mais c'est une piste intéressante !
Je suis d'accord ! Sauf que le terme Yokai n'existe pas en français. D'ailleurs ces derniers jours j'étais chez un artiste un peu hippie, et il avait une énorme encyclopédie illustrée des Yokai !
Réponse dans ce chapitre, pour le coup !
AHAHAHAHAHAH t'es le seul à avoir la bonne référence ! J'en conclus donc que tu as arpenté le Sentelune moddé ? Remarque, ça m'étonne pas qu'un chat s'y intéresse…
Oui en loutre ! À la base c'était une otarie, mais l'occasion était trop belle !
Pluf'
Bonsoir Mowgli ! Ça me dit rien… m'enfin, bienvenue ! Merci pour tout cet amour, et surtout merci à TOI de me suivre, pas l'inverse ! J'écris cette histoire pour moi avant tout, alors quand ça vous plaît c'est du bonus et ça me fait plaisir !
Non en fait la Faille porte ce nom à cause de sa forme, mais ce n'est pas une faille qui s'ouvre dans le sol. C'est une genre de fissure verticale dans une fausse montagne qui renferme un portail dimensionnel. Tu peux voir à quoi elle ressemble en regardant au tout début de la bande-annonce vidéo du tome 4 (youtube ID : HIx-T4dRGWE). Les siligondres ne viennent pas de sous terre, elle vienne d'un autre monde (et pas n'importe lequel, mais ça c'est une info majeure du Multivers).
Hey, MissHiwatari, tu m'avais manqué ! J'adore tellement ton avatar ! Content que cette suite te plaise, parce que c'est loin d'être fini !
Merci à toi, EldaThren (j'peux t'appeler Elda ? Thren ?). Tiens, c'est une théorie intéressante aussi celle-là, et nouvelle !
Salutations, AndouilleEtSushi (c'est laquelle des deux qui me lit ?) ! Tu verras bien ici !
Naaaan c'est pas un Ts'lich, vous êtes deux (trois, du coup ?) à me le dire, non non et non ! Allan Eddem a la bonne référence, lui !
StEliaaaaaa ! Ha ha t'as vérifié, c'est certain ! Cherche pas tu peux pas lutter.
Ça va maintenant que c'est officiel, je vais pouvoir les ajouter au wiki, ça sera plus simple pour les compos d'équipe. Ça n'a que des avantages, d'être sa propre source :p
Attends, de quel fantôme tu me parles là ?!
NAN C'EST PAS UN TS'LICH *pleure en PLS*.
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Bon, on reprend ! Dans ce chapitre, Girl Power !
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6) Désarmer le conflit
– Non, non et non !
– Ça ne vous paraît pas un poil extrême comme assertion, Miss ? demanda innocemment Lorna.
Célestia Attorney toisa la rouquine, les yeux plissés.
– Si je n'étais pas prof, et toi une bonne élève, je soupçonnerais que tu te fous ouvertement de moi.
– Je n'oserais pas ! assura Lorna, un sourire candide aux lèvres.
– J'en étais sûre. Je disais donc : Non, non et non, Psamáthe et Lorna, vous ne pouvez pas empoisonner un élève pour faire une démonstration pratique pour votre exposé sur le bézoard, je suis formelle. C'est contre le règlement, et sûrement une loi ou deux.
– Vous nous le faites à longueur de journée, objecta Lorna.
– Je suis une professionnelle assermenté ! répliqua la prof. J'ai un certificat de maîtresse des Potions attestant que je peux faire avaler n'importe quoi à n'importe qui. Vous deux, non.
– Mais alors vous pourriez empoisonner notre cobaye vous-même ? suggéra Psamáthe. Comme ça les règles sont respectées !
– Ça suffit ! Pas d'empoisonnement, vous vous contenterez d'une reconstitution surjouée. Demandez à un des acteurs d'Harmonie, ils sont suffisamment mauvais pour ça. Et maintenant retournez mijoter votre potion. Où est mon fichu assistant ? Braaaaaan ?!
– Je crois qu'il est dans la réserve, Miss, indiqua Flora Aubry.
– Braaaaaan ! J'te paie pas pour compter les feuilles de mandragores, les élèves en retenue le font très bien !
– Vous ne le payez pas, Miss, fit remarquer Lorna. Et nous n'avons plus de feuille de mandragore en réserve.
– Toi on t'as pas sonnée ! File à ta paillasse ! Et Gulliver Russier si tu ne sors pas cette branche de céléri de ton oreille immédiatement, je te l'enfonce si loin qu'elle ressortira de l'autre côté !
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Mathis et Lorna discutaient, assis sur les restes de paille d'une cible explosée. De temps à autre, ils jetaient un sort de désarmement à un des jeunes sorciers qui s'y entraînaient, pour donner une fausse joie à son partenaire de travail. C'était mesquin, mais innocent, comme la plupart des plaisanteries de l'UEI.
– Est-ce que les satyres ont fourni suffisamment de bave ? s'enquit Lorna.
– Deux grands bocaux, confirma Mathis.
– Ils n'ont pas trop été retors ?
Mathis haussa les épaules.
– C'est Aurora qui s'en est chargée, elle a affaire à eux depuis longtemps.
– Aurora ?
– Finalement, elle a repris la place de Jorge dans la Légion.
– Je croyais que Lucian n'acceptait que les Urtica ?
– Il n'oserait pas refuser quoi que ce soit à la veuve de Jorge.
Mathis eut un rire nerveux.
– C'est lui qui m'a enseigné la plupart de mes techniques de duel, et avec qui j'ai perfectionné le désarmement après qu'Erwin nous ait appris la formule. Tout au quotidien me rappelle à son douloureux souvenir. Et puis il y a Eva…
– Son père débloque complètement, paraît-il ?
– Hum. Alcides Soriano est brisé, et l'avait de toute façon déjà oubliée avant. Eva m'a dit qu'elle allait vivre au Brennende Gletscher, Alois a insisté auprès de sa mère. Kallistia Castle est très traditionnaliste, mais c'est avant tout une mère aimante, elle ne peut pas laisser une orpheline seule. Et puis Eva est une Sang-Pure, en plus. Elle pourra toujours rendre visite à son père, Erwin a évoqué un genre de tunnel magique entre le château et l'Ultimus Evanescabit, ou je ne sais quoi. Alcides n'a pas répondu à sa lettre, mais a en revanche expédié ma commande. Je suppose qu'il ne sait qu'en penser, s'il est encore capable de ça après…
Lorna vit que le sujet était douloureux, et embraya alors sur autre chose.
– Et qu'as-tu commandé de beau ?
– Ha c'est une surprise, tu verras à la réunion pleinière d'Halloween !
– Je suis ta copine !
– Et j'en remercie Merlin tous les jours. C'est pas pour autant que je vais te spoiler mes intentions. Le chaos, c'est censé être imprévisible !
– Dit-il. Allez, juste un, et…
Lorna lui chuchota la suite à l'oreille. Mathis vira à l'écarlate, et se racla la gorge.
– Hum, vu comme ça, je suppose que je peux te dire que j'ai acheté le trou portable de Soriano.
– Un trou portable ? Hein ?!
– Le trou portable. Un artéfact unique, issu d'une erreur d'enchantement sur un tapis. Un sortilège de passabilité un peu trop littéral.
– Ça fonctionne comment ?
– Hé bien c'est simple : Tu le poses sur une surface plane, pas trop épaisse, et le trou te permet de passer à travers. Il faudra juste qu'on teste en amont l'épaisseur maximale qu'il permet de franchir.
– Ça me donne une idée diabolique…
– Je l'ai déjà eue, assura Mathis.
– En fait ça ne m'étonne même pas…
Lorna embrassa son copain, et se leva pour reprendre son rôle bien-aimé de cheftaine du Club Duel. Mathis sourit bêtement quelques instant, puis se reprit. Il avait du pain sur la planche.
Tout d'abord, il réunit Mauvais Augure pour une réunion informelle d'état des choses. Karol et Camille évoquèrent la situation sous contrôle à la Faille, tandis que Raphaël assurait que tout était tranquille dans le reste du pays. Le fils de l'Adjoint à l'Intérieur était un atout de choix jusque-là, et tenait à jouer son rôle à fond jusqu'à la nouvelle élection qui aurait lieu cette année, maintenant que l'Ange Déchu avait déchu une seconde fois. Mathis trouvait le Consortium désespérément naïfs, mais ceux-ci ignoraient de toute manière que l'attentat contre le dernier candidat n'avait rien d'un acte politique. Comment expliquer aux consorts, des politicards de carrière qui mangeaient et rêvaient politique, que tout ne tournait pas autour de la politique ?
Toujours dans les bonnes nouvelles, Angela annonça que l'équipe personnelle de la Lieutenante-Générale Marion Castellan, alter-ego au Nord de son père Richard Magnus, était sur une piste solide pour Zomiel. Comment pouvait-on traquer une métamorphomage-portoloin vivant échappait à Mathis, mais il n'avait pas la prétention d'être un expert en enquêtes policières. Du moins pas à voix haute.
Un rapide bilan avec Juliette concluant sur le fait qu'il n'y avait rien de nouveau du côté de leur père, puis Mathis réunit les Augures, sachant que Lucian et Mydian en faisait autant avec la Légion. Ces deux groupes dissidents, auparavant rivaux, avaient fini par trouver un terrain d'entente articulé autour des deux fêtes de relâche de l'Académie. Et l'une d'elles approchait à grand pas.
– Opération Rat Défraîchi !
– Tu vois Nil, c'est exactement pour ça qu'on ne te confie jamais le droit de choisir le nom des opérations, railla Erwin.
– Ah ouais ? Bah fait mieux, princesse !
– Je vais te…
– Peu importe, trancha Mathis. L'important, c'est que les Augures ont en charge le bouquet final pour Halloween, alors pas moyen qu'il paraisse fade comparé aux pièges de la journée. Gideon était peut-être un génie des enchantements, mais Mydian associe la propension au chaos de Lucian à l'intelligence de Mila.
Et à la gentillesse de Cytra, ajouta-t-il à part lui.
– T'as réussi à avoir la complicité du Trio de Choc ? demanda Raven.
– Nope, Carter m'a dit qu'elles préparaient un truc bien gratiné.
– Et lui ?
– Association temporaire avec Sigfus Leifsson.
– Ce type est timbré, frissonna Nil, il me fait flipper ! L'autre jour en revenant des serres avec le prof de Bio, on l'a vu courser un élève de Chasse en lui jetant des poignées d'œufs de crapaud et en l'insultant en Norvégien.
– Comment tu sais qu'il l'insultait ?
Nil haussa les yeux au ciel.
– Le contexte, mon petit arc-en-ciel radioactif.
Émi jeta un stylo-bille auto-correcteur à la tête de sa coloc, et celui-ci resta planté dans son opulente toison auburn. Camille siffla d'amiration .
– Joli tir, petit poney !
– N'en profite pas parce que j'ai qu'un stylo, grimaça Émi.
Compatissant, Mathis jeta le sien sur la blonde hilare, qui esquiva avec une fluidité inhumaine.
– Bon alors, voici le cahier des charges, dit Mathis en sortant un petit dossier de son sac. Vous lisez la page vous concernant, et vous me dites ce que vous en pensez. Vous lirez le reste après.
Il tendit le dossier à Angela, qui l'ouvrit, et ne tarda pas à hausser un sourcil incrédule.
– Tu as eu le temps de faire ça quand ? s'enquit Karol.
– Dernier sommet de l'UEI. En fait c'est une compilation des notes de session d'Alois.
– Hé, mon petit frère n'est pas un secrétaire, râla Erwin.
– Notre tante Julia est la secrétaire de notre père, fit remarquer Karol.
– Assistante, corrigea son frère.
Karol lui jeta une moue si incrédule qu'il secoua la tête.
– Oui, bon, d'accord, j'ai rien dit.
– Moi ça me convient en tout cas, glissa Angela en passant le dossier à Raven. Et pour les Rosa ? Pour le truc des miroirs, les jumeaux Alessandri seraient parfaits.
– On joue pour eux, cette fois-ci, répondit Mathis. On les impliquera le 1er avril. Et pis le truc des miroirs concerne Raven et Émi, t'étais pas censé le lire.
– J'ai tourné la page pour elle, et mes yeux se sont posés dessus.
– Maudits soient tes yeux, grogna le garçon en se souvenant de l'humiliation en Zoomagicologie.
La demie-vampiresse, non contente d'être parfaitement nyctalope, s'était en plus jouée de ses camarades en partant volontairement dans la mauvaise direction, attendant qu'ils soient tous partis pour faire demi-tour. Mathis était arrivé parmi les derniers, en plus de s'être fait un ennemi en la personne de Marco Stepán qui n'avait pas digéré le coup bas.
– Et du côté des Chasseurs ? demanda Erwin.
– Mila m'a dit que les Enchant'Art voulaient retenter le coup du dragon de bois, mais avec une créature plus halloweenesque.
– Le dragon de bois ? demanda Émi. Tu veux dire quand des élèves avaient changé les gradins de l'amphi en dragon ?
– Précisément. Et j'ai dans l'idée qu'ils comptent faire ça en journée. nous serons mercredi… Qui occupe l'amphi les mercredis ?
Raven consulta le planning de l'ampithéâtre Flamel sur son parchenda. Depuis cette année, il y avait des élèves délégués ayant entre autres accès aux emplois du temps de tout le monde, et aux plannings de toutes les salles, et Raven Luschek était déléguée des 4ème L.
– Le matin les 5ème Année, et l'après-midi les 8ème Runesort.
– M'est d'avis qu'il serait plus facile pour les Enchant'Art de s'incruster dans le cours des Runesort, mais je vais quand même prévenir Lorna de se méfier, réfléchit Mathis.
– Vous croyez que Carter va utiliser son épouvantard ? frissonna Camille.
– Je pense plutôt qu'il va refaire le coup de notre première année, en en postant dans des vitrines aux entrées des toilettes de chaque couloir, supposa Nil. Potentiel anxiogène maximal dans des positions-clefs.
– C'est la phrase la plus intelligente qui ait pu sortir de ta bouche, et elle est nominale, railla Erwin.
– Je vais t'empoisonner dans ton sommeil, Niafasen.
– Moi en tout cas j'ai le sommeil très lourd, indiqua innocemment Mathis.
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La veille de Halloween, les 4ème Année débutèrent un cours sur le sortilège de Transfert. Ce sort, classé pour une raison qui leur échappait comme de la Métamorphose, permettait d'échanger la place de deux objets. Pour cela, il fallait tracer une sorte de poisson en l'air avec sa baguette en partant du premier objet, une boucle allongée sur la droite, et arrivée sur le second en un point placé sous le premier , le tout en prononçant Translationem. La difficulté du sort étant que le poisson devait être le plus régulier et symétrique possible, la distance et la position relative des deux objets augmentant la difficulté des contorsions et les chance de succès. Mathis se souvint que Samuel Follet l'avait utilisé contre lui en plein duel deux ans auparavant alors qu'il n'était censé l'avoir appris en cours que l'année dernière. À l'instar d'Erwin et l'Expelliarmus, cela tendait à indiquer que ce sort lui avait été enseigné par un ami ou un parent, avec une méthode différente et sûrement plus efficace qu'un cours magistral dans un amphi bondé d'une soixantaine d'élèves de 13-14 ans. Il se promit de lui demander son aide à la fin de la prochaine réunion plénière de l'UEI, qui aurait lieu le 1er novembre pour faire le bilan de Halloween.
Les 4ème Année sortaient du cours de 4h de MST quand Mathis fut abordé par le concierge aveugle. Il se demandait toujours comment ce type pouvait reconnaître un élève dans une foule sans y voir. Il se pencha pour essayer de voir si le concierge avait la marque caractéristique de ceux qui perçoient les auras, mais ne vit rien.
– Mathis Devaux, je te cherchais.
– Bonjour, M'sieur Épidon. Une raison particulière à cela ?
– Le Sondeur souhaite s'entretenir avec toi. Je crois que ça a un rapport avec Rosa, d'après ce qu'il a bien voulu me dire, supposa le concierge.
– Merci M'sieur ! Les gars, je vous rejoint à la salle commune !
Mathis courut dans les escaliers, ce qui lui valut une réflexion outrée du portrait de Saint-Renaud, qu'il ignora superbement. Il bouscula un 6ème Année au passage de la grande porte de bois menant au couloir du rez-de-chaussé Gauche, et entra dans la première salle à droite. Il alla directement s'asseoir dans la cabine du milieu, tirant le rideau d'un coup un peu sec.
– Salut Th'aleem ! Tu m'as fait mander ?
– Bonjour Mathis, je te sens bien enjoué. Tu as deviné de quoi je voulais te parler ?
– "Rosa", évidemment. Bilan des répartitions ? Une information qui m'aurait échappée ? Une piste utile ?
– Mieux.
Le ton de la voix éthéré était neutre, comme la plupart du temps, mais Mathis pouvait presque sentir le sourire de satisfaction du Sondeur.
– Tu me fais languir, fit remarquer l'adolescent. Je te croyais plus professionnel.
– Je suis professionnel. Je fais mon métier : veiller à la sécurité de l'Académie et de ses élèves. Je n'y puis rien si les autorités n'ont pas compris ce que tu m'as expliqué sur l'Opus Tenebræ. J'ai trouvé l'allié que tu cherchais.
– Il est bien parmi les Rosa alors ? Ma sélection était bonne ?!
– Cela semble te surprendre. Je te pensais habitué à avoir raison. Oui, elle est bien ici.
– Son nom ? le pressa Mathis.
– Je l'ignore . J'ai juste ressenti une tendance dans le groupe. Je suis extralucide, pas omniscient. Mais je sais qui peut te le dire. Tu as besoin d'une prophétie. Demande au maître des arcanes.
– Le professeur Sindari ? devina Mathis.
– Hum, acquiesça le sondeur. Dis-lui que Th'aleem a besoin d'une clef, ça déclenchera une prophétie. Les pouvoirs de cet homme sont immenses, ce n'est pas uniquement pour enseigner qu'il est venu travailler dans le lieu le plus sécurisé du pays.
Mathis sourit, et repartit en courant, prenant cette fois le petit couloir étroit longeant le Grand Réf, et menant à la salle des profs derrière celui-ci. Il faillit rentrer dans Célestia Attorney, la prof de Potions.
– Ho là, jeune homme, que d'empressement ! Tu n'as rien à faire ici, à moins que tu aies rendez-vous avec la directrice. Est-ce le cas ?
– Non, Miss, mais je dois parler au professeur Sindari de toute urgence !
– Ah, tiens donc ! Qu'est-ce qui peut amener un élève de Banquet ne suivant pas l'option Divination à vouloir tant avoir affaire à cet effrayant bonhomme ?
Mathis jeta un regard pressant à la jeune enseignante, n'osant pas dire tout haut tout le bien qu'il pensait de son avis sur la question. Célestia haussa les épaules.
– Je vais te le chercher, reste dans le couloir.
– Merci !
– Humph.
Mathis s'appuya contre un mur. Dans le couloir, plusieurs tableaux des précédents directeurs dormaient. Le prof de Divination arriva une ou deux minutes plus tard. Merlin que ce type était flippant ! S'il n'y avait tous ces piercings, tatouages, sa barbe tressée ou ses yeux d'un bleu-gris presque blanc, Japhet Sindari rappelait encore qu'il n'était pas comme tout le monde en dardant inutilement sa langue bifide lorsqu'il parlait de son étrange manière.
– Hé bien, jeune homme, que nous vaut cette impromptue sollicitation ?
Mathis jeta un coup d'œil en biais aux tableaux.
– Pourrions-nous parler dans un endroit, plus… privé, s'il vous plaît ?
– Ho quelle impertinence ! s'exclama une ancienne directrice à la coiffe ridicule.
Le professeur Sindari jeta une bulle de silence autour d'eux.
– Voilà fait. Faites-moi séance tenante part de ce qui vous tourmente, je n'ai point toute la soirée hélas.
– Th'aleem a besoin d'une clef.
Sans que le professeur Sindari ait le temps de répliquer, ses yeux virèrent au blanc pour de bon, et il se mit à parler d'une voix plus grave et caverneuse, comme provenant des profondeurs de son corps.
– Par sept fois le maître s'est brisé, l'erreur des douze est la même. Le sacre des chiffres est la signature de la Mort qui vole. L'enfant qui traverse le désert brisera le fratricide. La clef est dans le passé de celle qui n'est qu'un écho, et pour l'oiseau seule la cadette d'un jour peut s'en emparer.
Le professeur se tut, et ses yeux redevinrent normaux. Il vit que Mathis prenait rapidement des notes. Lorsqu'il fit mine de regarder, Mathis replia vivement son parchemin, et eut un geste de recul.
– Tu as certes conscience que je peux à tout moment sceller cette prophétie ? fit remarquer le prof.
– Certes oui, Monsieur. Et je sais également que malgré tout, seuls ceux qui font l'objet de cette prophétie pourront la consulter, ce qui n'est pas votre cas.
Le prof fronça les sourcils, ce qui le rendait encore plus intimidant. Pourtant, lorsqu'il reprit, c'était d'un ton posé :
– C'est étrange que Th'aleem offre par mon biais une prophétie à un jeune élève. Je ne vais pas te forcer à me la révéler, mais je vais devoir en informer la directrice.
– Soit. Merci, Monsieur, et bonne soirée.
– Quoi que la prophétie ait pu révélé, soit extrêmement prudent.
– Je le suis déjà, Monsieur !
Sans demander son reste, Mathis s'enfuit en courant en direction du Pavillon Jaune.
– On ne court pas dans les couloirs ! Le gronda un autre tableau de directeur.
Arrivé devant l'arche ornée de runes, Mathis s'arrêta brutalement, se souvenant qu'il n'avait pas le droit de la franchir. Mais, trop extatique pour réfléchir, il commit l'erreur d'y passer sa main pour frapper à la porte. Aussitôt, celle-ci fut recouverte d'urticaire. Mathis retira sa main en poussant un cri de surprise douloureuse. La porte s'ouvrit sur une 6ème Année hilare, qui le fut encore plus en voyant l'état de la main de Mathis.
– Ha ha j'en connais un qui a mis la main dans les orties !
– Ha. Ha. Ha. C'est hilarant, Julie. Ça fait un mal de chien votre truc !
– Hooo, petite nature. Episkey. Tu voulais quoi, petit rouge ?
– Je cherche Sertorius et Visperi Glazkov.
L'Urtica ouvrit en grand la porte. Mathis put voir la salle commune des Urtica, similaire en bien des points à celle d'Aloysia, à part les couleurs jaunes au lieu des rouges, et l'ambiance bien moins studieuse. Sertorius était assis dans un fauteuil massif et orné, dans un style Louis XVI, et Visperi était pieds nus, perchée sur un des accoudoirs comme un oiseau de proie capuchonné.
– Cette fille est vraiment étrange, marmonna la dénommée Julie. Sertorius, Visperi, vous avez de la visite !
Visperi fut la première à relever la tête. Elle vit Mathis, et un grand sourire barra son visage mélancolique.
– Petit oiseau !
Elle sauta de son perchoir, et courut droit sur lui, manquant de bousculer Julie.
– Hé ! râla celle-ci pour la forme.
Visperi se jeta dans les bras de Mathis, dont le visage fut fouetté par une cascade de cheveux argentés. Ils sentaient la vanille et la peinture à l'eau.
– Oh là, du calme Vipère !
Visperi le repoussa en arrière, et le morigéna d'un ton boudeur.
– T'avais promis de venir me voir. T'as pas tenu ta promesse, petit oiseau !
– Je ne peux pas rentrer dans le Pavillon Jaune, fit remarquer Mathis. Et en plus on sort de quatre heures de cours ensemble…
En effet, Visperi "Vipère" Glazkov avait été placée en 4ème Année, chez les Urtica, pour que son petit frère ait toujours un œil sur elle. Elle n'était peut-être pas réellement folle, mais était extrêmement immature pour son âge et avait grandi parmi des personnes réellement dérangées, son modèle social était un brin biaisé.
– De cours dans la même salle, corrigea-t-elle. Ne joue pas sur les mots, petit oiseau, tu ne m'as pas adressé la parole depuis des semaines.
– Pardon Vipère. Oh par Morgana, tu n'as pas froid aux pieds ? L'herbe doit être glacée à cette heure !
– Le froid n'est qu'une information. Pas prioritaire. Peut-être. Non, merci je vais bien.
– Que nous vaut cette visite ? s'enquit Sertorius.
– Hé ben, il t'en auras fallu du temps, pour bouger tes fesses écailleuses de reptile, Serpent !
– Je discutais de demain avec les Légionnaires. Alors, que nous vaut cette visite ?
– Pas ici, venez dans un coin plus tranquille.
Mathis les mena à un bosquet d'ornement un peu plus loin, leur raconta ce qui s'était passé depuis la fin du cours aux Glazkov, et lut la prophétie.
– C'est assez simple, lâcha soudain Visperi. Le maître brisé sept fois, c'est Lord Voldemort. Il a fait sept horcruxes au lieu de six, ce qui lui aurait valu une âme scindée en sept. Il a fait une erreur de calcul, et la mort l'a rattrapé.
– Attends, comment tu sais ça toi ? Nous n'avons jamais appris…
– Elle a raison, coupa Sertorius. Cette information se trouve dans les archives des Maisons Pures. On en a une copie partielle dans la bibliothèque familiale. Par contre ça veut dire que tu l'a lue avant ta sixième année ?
– Hum, confirma Visperi. Si nous comprenons la seconde phrase de la même manière, littéralement, ça voudrait dire qu'il y a treize Ducs Infernaux. Impossible. C'est autre chose. Peut-être… hum, je ne sais pas. Non, ce serait absurde, à cause des sceaux. Qui sait. Sertorius ?
– L'oiseau, c'est forcément toi, Mathis. La prophétie t'est destinée, c'est évident.
– Vraiment ?
– Tu en douterais ?
– Pas vraiment.
– Je m'en doutais. Alors il faut que tu demandes à ta cadette d'un jour de trouver la clef dans le passé d'un écho.
– Donc quelqu'un qui serait née le 24 janvier 2005 ? Hum, je vais voir si Th'a… si le Sondeur peut me fournir cette information. Et l'écho, ça serait qui ?
– Je n'en ai pas la moindre idée.
– Je ne comprends pas le lien avec la phrase médiane. "L'enfant qui traverse le désert brisera le fratricide".
– Nyurapayia Nakamarra a parlé des Enfants du Désert, se souvint Visperi. Elle a dit en faire partie.
– Ah oui, se souvint son petit frère. Ce sont des sorciers qui vivent dans le désert, dans des hameaux exclusivement sorciers. Ils vivent à la manière des aborigènes, mais avec le confort moderne, et considèrent le désert comme le berceau de la vie et de la mort. Les femmes accouchent en plein air, et les morts sont enterrés dans des tombes anonymes dans les profondeurs du désert.
– Pour le côté mort, j'arrive à comprendre, ironisa Mathis. Alors selon vous je dois demander à Nyurapayia si elle connaît quelqu'un qui a tué son frère ?
– C'est un début de piste. Mais son frère à lui, ou le frère d'un autre ?
– Nous pourrions également totalement nous tromper, suggéra Visperi.
– Merci ma chère, très rassurant, grinça Mathis.
– Je t'en prie, petit oiseau, le remercia Visperi qui ne maîtrisait pas l'ironie.
Sertorius haussa les yeux au ciel.
– T'as plus urgent comme problème, je pense. Que penses-tu que va dire la directrice quand elle apprendra que tu as comploté avec le Sondeur pour extorquer une prophétie à un professeur ?
– Vous avez une pièce capitonnée ici ? s'enquit candidement Visperi.
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Bizarrement, Mathis n'eut aucun écho de la direction. Le lendemain vit démarrer la journée d'Halloween par un cours d'Arts Magiques où il ne se passa absolument rien. Même parmi les plus turbulents des élèves, aucun n'aurait osé mettre en colère la Vélane du Chaos.
Pour le cours d'Histoire, il fallait repasser dans la partie droite du bâtiment.
– Ils ne pourraient pas installer des passerelles entre les deux parties du château ? râla Nil.
– Rhoooh, ça va, on est au premier étage, fit remarquer Mathis.
– Ouais mais tous les ans les escaliers et le hall sont piégés !
– Oui bah merci, je suis au courant, la moitié du temps c'était de notre fait !
– Pas cette année…
En effet, travaillant sur un grand final à glacer le sang dans le Grand Réf, les Augures n'avaient pas participé aux préparatifs des farces de la journée. Ils savaient à peu près à quoi s'attendre dans les grandes lignes, mais chacun y allait de sa patte artistique. Ainsi, lorsque les 4ème A passèrent en groupe serré devant le tableau du fondateur, ce dernier se transforma en monstrueuse goule hurlante, sa tête et ses bras surgissant à moitié du tableau. Les élèves poussèrent un hurlement strident quasi-collectif, et Jade jeta sa trousse à la tête de sa goulesque majesté Saint-Renaud qui avait repris forme humaine au moment de l'impact. Il semblait ne s'être rendu compte de rien quant à sa transformation, mais constatait qu'il venait de recevoir un objet en pleine face, qui avait abîmé son tableau, et qu'un groupe d'élève le regardait avec des airs ahuris.
– QUI A FAIT ÇA ?! brailla le tableau.
C'était trop pour les jeunes rouges, qui s'enfuirent en bande sans demander leur reste, Jade abandonnant sa trousse sur place.
– Qui a créé cette horreur ? demanda Camille sans ralentir.
– Pas nous, affirma Mathis. Pas que je sache en tout cas. Je parie sur Miss Delacour. Fichues vélanes et leur sens de l'humour douteux !
La classe arriva essoufflée devant la salle du professeur d'Histoire de la Magie qui les regarda se remettre de leurs émotions, hilare.
– Pour aujourd'hui, j'ai pensé qu'une révision autour de l'histoire du fondateur de l'Académie serait intéressante pour nos Rosa.
– NON ! s'écria Nil. Enfin, je veux dire… Hum…
Soudain, son intervention lui parut absurde.
– Allez, en classe les jeunes.
Après le cours d'Histoire, qui avait en effet pour sujet l'œuvre du fondateur (Mathis était persuadé que le coup avait été calculé), les 4ème A descendirent au réfectoire, prenant bien soin de longer la rampe pour se tenir le plus loin possible du tableau hanté, ce que Saint-Renaud prit pour de l'insolence.
Dans le Grand Réf, un ballet de tables et de chaises avait lieu, comme un immense carrousel devenu fou. Greta Salers partit d'un grand rire.
– C'est comme ça tous les ans ?
– Deux fois par an ! confirma Erwin. Mais le chaos pour le chaos, c'est réservé au seul jour du 1er avril. Pour Halloween, il y a toujours une dimension de peur. Je me demande…
– M'est d'avis qu'une fois qu'on aura baissé notre garde, en plein milieu du repas, le manège va s'emballer, prophétisa Mathis.
– Ma baguette au feu, paria Camille.
Évidemment, c'est exactement ce qui se produisit. Parce que la Légion de Lucian était terriblement prévisible depuis le départ de Gideon. Le manège ne s'arrêta pas de tourner malgré les tentatives (clairement feintes) des professeurs de faire stopper le manège, et entre le plat et le dessert la machinerie s'affola, tout se mit à tourner à toute vitesse de manière semi-aléatoire, et la salle fut plongée dans le noir par de la poudre d'obscurité instantanée du Pérou. La surprise fut lorsque, couvrant les hurlements enregistrés et véridiques, un solo de guitare électrique démarra, ensuite accompagné de grondement gutturaux. Lorsque la noirceur et les hurlements retombèrent, le manège ne ralentit pas, mais révéla debouts sur une table Lucian Appelbaum à la guitare, sa cousine Mydian s'adonnant au screaming dans une langue assez rude que Mathis considéra comme du Norvégien, tous deux vêtus de costumes traditionnels vikings aux symboliques morbides exacerbées.
– Je ne savais pas que Mydian chant… enfin, faisait ça ! s'écria Émi prise dans la folie du manège.
– Moi non plus, avoua sincèrement Mathis.
À la fin de la chanson, du moins le supposèrent-ils, le manège s'arrêta presque trop brutalement tandis que les plateaux-desserts apparaissaient. Comme il fallait s'y attendre, plusieurs vomirent. Décidément, cette journée était placée sous le signe de l'attendu. Mathis s'en doutait bien : les recettes qui marchent avaient déjà toutes été utilisées de par le passé, mais il fallait bien donner le meilleur de soi pour laisser un souvenir indélébile aux "victimes" du programme d'échange.
Hormis une invasion d'arachnides dans les couloirs, que la rabat-joie Danielle Bourgeois régla d'un puissant lance-flammes tentaculaire que des non-initiés auraient pu prendre pour un feudeymon (elle avait le sourire difficile, les autres 4ème L pouvaient en témoigner, mais il fallait avouer qu'elle ne manquait pas de style), il ne se passa rien de notable avant la fin du premier cours de l'après-midi. Celui-ci était pour les 4ème Année l'option mineure, et pour les Augures celui de DCFM (Carter avait depuis bien longtemps abandonné l'aspect théorique de son option, profitant des directives prévôtaires sur la préparation des élèves à la lutte contre les dangers extérieurs pour épurer les parties du programme que le jeune américain jugeait de "rasoirs"). Dans ce cours, rien de particulier, sinon un épouvantard qui s'échappa malencontreusement (sérieusement ?) de sa mallette et causa quelques frayeurs à ceux qui ne s'y attendait pas, dans l'absolu presqu'uniquement les Rosa présents, soit : Danielle Bourgeois qui repoussa le non-être d'une petite explosion avant même qu'il ne change de forme, Ihipera Paewai qui sursauta à peine en se retrouvant abordé par une sorte de croisement entre une araignée géante et un masque tiki, et Caaren Von Adowa qui sembla plus surprise par le loup-garou de Nilüfer que par son propre épouvantard (un homme agonisant qui devait être son père).
En revanche à 15h les ennuis commencèrent. Les Augures en vinrent à envier ceux qui avaient encore cours jusqu'à 17h, soit les 5ème et 6ème Année, et apparemment tous les Chasseurs sauf les 7ème Arithme et les 8ème Potions. Les autres durent affronter un évènement imprévu dans les festivités : alors que le château était truffé de pièges pour l'amusement de la plupart, mais les jardins considérés comme une zone neutre, une alarme retentit soudain, et le château se verrouilla mieux qu'un coffre-fort magique. Dehors, le ciel se noircissait de nuées, et lorsqu'elles atteignirent le château, les élèves appeurés ou dubitatifs n'eurent d'autre choix que de remarquer les énormes moustiques, au corps gros comme un poing de catcheur, s'écraser contre les vitres qui semblaient terriblement fragiles face aux assauts des insectoïdes.
– Ceci n'est ni un exercice, ni une farce, retentit la voix du Sondeur. Le château subit l'attaque de créatures inconnues, et potentiellement dangereuses. Le château est actuellement verrouillé, les élèves à l'intérieur ne risquent à priori rien. Les élèves actuellement dehors peuvent trouver refuge dans leur pavillon respectif, les arches anti-intrusions fonctionnent sur tous êtres vivants et/ou d'origine magique. Les élèves de 7ème Médico sont appelés à garder leur calme, et à établir des barrières magiques autour de leur serre avant que les créatures n'atteignent la zone de culture.
– 7ème Médico ? releva Karol d'une petite voix. Mais c'est la classe de Mila !
Mathis acquiesça en silence, l'air inquiet. Au cœur de la nuée, il aurait juré avoir aperçu une créature au bas mot dix à quinze fois supérieure aux moustiques géants, poursuivie par de rapides silhouettes fuselées qui semblaient être des sorciers sur leur balai, et une sorte de chauve-souris géante.
– Qu'est-ce que…
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VOILÀÀÀÀ ! Je vous annonce que la première personne qui décryptera la prophétie (les Glazkov ont bien mâché le travail, quand même… à moins qu'ils ne se trompent totalement !) gagnera un Joker. Pour ceux qui ne se souviennent pas, un Joker permet à son détenteur d'obtenir la réponse à presque n'importe quelle question, peu importe le degré de spoil (les exceptions sont : les questions auxquelles je n'ai pas encore prévu de réponse, la mort prévue ou non d'un personnage (qui de toute façon n'est généralement pas prévue), et la clé d'un fil rouge dont la longueur dépasse le tome en cours. En revanche ça n'exclut pas les réponses à des questions qui n'ont pas été posées, comme par exemple le nom du frère du professeur Fauchet (inutile de la poser celle-là, j'en sais rien le personnage appartient à Allan Eddem)).
