Je vous présente le deuxième chapitre ! Cette fanfiction, c'est tellement mon nouveau bébé !! Bonne lecture mes petits champignons !
D'un commun accord, Ryuga et Gingka avaient décidé de ne pas remonter vers le nord ; de ne pas rester aux alentours de Tokyo et Metal Bey City ; pour éviter de croiser les amis du rouquin. Donc ils avaient opté pour aller à l'opposé, c'est à dire vers le sud. Merci captain Obvious.
Ils avait déjà fallut retourner à l'endroit où le duo avait laissé la moto du blanc, c'est à dire qu'ils eurent droit à cinq jours de randonnée en plus. Mais bon, ça ne dérangeait pas trop le bladeur de l'automne : "Je sens déjà les kilos en trop partir !" S'était-il dit, enthousiaste. Et même Ryuga voulait bien reconnaître qu'il avait maigrit.
Ils retrouvèrent donc le véhicule, toujours caché derrière la verdure. Ce dernier n'avait pas l'air d'avoir subi de dégâts, alors ils l'enfourchèrent dans la minute qui suivit, et direction Nagoya ! Ils quittèrent la préfecture de Nagano ; où se situait Koma ; et roulèrent tout le reste de la journée.
À la nuit tombée, ils s'arrêtérent en pleine forêt. Ryuga avait refusé de payer l'hôtel, soit-disant que c'était plus sympa de dormir à la belle étoile. Et puis ça faisait cinq jours qu'ils faisaient ça, c'était pas nouveau.
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Cette fois-ci, il flottait dans le noir. L'obscurité était complète, intense et oppressante, seule la lumière émise par son L-Drago ; pourpre et rassurante ; luisait en tournant autour de lui en petits cercles.
L'obscurité totale n'était pas pour le rassurer, il paniquait carrément, des sueurs froides lui coulant dans le dos. Il se racrochait désespérément à cette faible lueur que lui offrait sa toupie. Terrifié, incapable de bouger, il sentait la menace, mais ne la voyait pas.
-Regardes-toi, prêt à ramper tel le vermisseau que tu est…
Ryuga sursauta. Une autre lueur apparu à quelques mètres. Elle était violette, brillait d'un éclat maléfique et destructeur. Cette toupie n'était que violence, aspirant simplement à détruire.
La toupie maléfique commença alors à attaquer. L-Drago résistait du mieux qu'il pouvait, mais il n'était pas à la hauteur.
Sous les coups incessants de Némésis, le dragon s'épuisait peu à peu, ses pièces de métal s'ebréchant sous les coups. Sa toupie tombait peu à peu en morceaux, les éclats durement arrachés brillaient d'un dernier éclat, avant de s'évanouir dans l'obscurité.
Le blanc tomba à genoux.
-Arrêtes ça… Suplia-t-il d'une voix cassée.
Une autre voix lui répondit :
-Tu as toujours été qu'un moins que rien. Tu ne valait rien dès le départ, mais juste parce qu'on t'as donné un peu de pouvoir, tu t'es cru important…
-TA GUEULE DOJI !! Hurla désespérément Ryuga à l'obscurité ambiante.
-Impuissant, faible, et bruyant par dessus le marché !
Un coup plus puissant frappa L-Drago. Des éclats tombèrent. Le dragon hurla de douleur.
-J'aurais mieux fait de te tuer dès le départ, et te trouver un remplaçant…
Silence. Une nouvelle attaque détruisit encore plus la toupie pourpre.
-Et si je te tuais maintenant ??
Le décor changea. De la noirceur la plus totale, il passa à une petite ruelle sombre. La pluie tombait à grosses gouttes et des nuages noirs barraient le ciel. Le sol de terre était glissant, rendu boueux par la pluie battante.
Ryuga baissa les yeux. Lui aussi avait changé. Il avait été remplacé par une version enfantine de lui-même, ses habits normaux avaient étés remplacés par un kimono malpropre, qui avait dû être blanc à la base.
Un éclair frappa, illuminant brièvement l'inquiétante ruelle. Dans cette clarté soudaine, le désormais petit garçon de quatre ans distingua une silhouette. Son sang ne fit qu'un tour, tout ses sens lui hurlaient de fuir.
Il se mit à courir. Il ne sut combien de temps il avait déjà couru. Les rues se succédaient les unes aux autres, toutes aussi effrayantes. L'orage redoublait de puissance, le sol était glissant sous ses pieds nus, il manquait de tomber à chaque coin de rue. Derrière lui, des bruits de pas réguliers se faisaient entendre, on le poursuivait. Et les pas de rapprochaient. Il avait beau courir comme un dératé ; tous ses sens en alerte et son instinct de survie au niveau maximum ; son poursuivant gagnait encore et toujours du terrain.
Pas un chat dans les rues humides et boueuses, pas d'aide providencielle.
Et ce qui devait arriver arriva ; il glissa, tomba tête la première dans une flaque de boue. Il essaya de se relever le plus rapidement possible, mais son poursuivant l'avait ratrappé.
Et soudain, il ressenti une incroyable vague de douleur dans son dos…
Il hurla, se réveillant en sursaut, la respiration bien trop rapide pour que ça soit normal. Ryuga était complètement paniqué, voire même frôlait carrément la crise de panique. Alors qu'il tremblait de tout ses membres, la respiration sifflante, couvert d'une fine pellicule de sueur et les yeux exorbités, deux bras se refermèrent sur ses épaules, l'entraînant dans une étreinte protectrice.
D'abord paniqué, n'ayant pas encore reprit le contrôle de ses sens et craignant une attaque, il commença par se débattre, jusqu'à ce qu'il entende une voix apaisante parvenir à ses oreilles :
-... Doucement… Pas peur… C'est fini maintenant… Calme-toi Ryuga…
Okay, tout allait bien. C'était Gingka. Juste Gingka. Doji n'était pas là, et il était dans la forêt, pas dans ces rues sombres. Le blanc se força à prendre de grandes inspirations, essayant de calmer son rythme cardiaque. Inconsciemment, il se blottit encore plus contre le rouquin, l'idée d'échapper à son étreinte ne lui traversant même pas l'esprit.
Le bladeur de l'automne ne fit aucun commentaire. Il attendit patiemment que l'autre retrouve son calme et arrête de trembler. Cela prit une bonne quinzaine de minutes. Son cauchemar avait dû être violent. Gingka s'était réveillé en pleine nuit, en entendant le blanc gémir dans son sommeil, et l'avait trouvé en train de se débattre contre un ennemi invisible. Il avait tenté de le réveiller, mais Ryuga était resté sourd à ses tentatives, emprisonné dans son cauchemar. Puis le blanc s'était réveillé en hurlant, complétement perdu et ses repères embrouillés ; et Gingka avait fait la première chose qui lui était passé par là tête : il lui avait fait un câlin.
Ryuga se détacha du rouquin. Il le repoussa doucement, et ils restèrent là, assis par terre dans dire un mot. Le blanc fixait le sol, n'osant pas regarder Gingka dans les yeux après cette démonstration de faiblesse de sa part. Le bladeur de l'automne restait silencieux, simplement parce qu'il ne savait pas quoi dire. Mais parfois, le silence vaut mieux que les mots, et la simple présence du rouquin suffisait à rassurer complètement l'autre, que son horrible cauchemar avait rendu nerveux.
Gingka remarqua que l'ancien bladeur avait la main crispée sur le bas de son t-shirt et le froissait entre ses doigts. Il faisait aussi quand le rouquin lui avait posé des questions sur sa cicatrice. Il en déduit que Ryuga maltraitait son haut ainsi quand il était nerveux ou stressé "C'est noté".
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Ryuga n'avait pas lâché un mot de la journée. Gingka non plus. Il n'avait pas osé reparler de ce qu'il s'était passé la nuit précédente. Le blanc n'avait pas l'air non plus décidé à lui en toucher un mot, s'était mûré dans son silence et évitait autant que possible le regard de son compagnon de voyage.
La route s'était donc faite en silence. La moto du blanc filant vers le sud, doublant les voitures quand elles étaient trop lentes. La proximité qu'il avait avec Ryuga quand ils étaient sur le véhicule ne dérangeait plus du tout le rouquin.
Aux alentours de midi, ils firent une pause pour que l'ancien bladeur se repose. Le paysage avait totalement changé : des montagnes de Koma, ils étaient passés à des champs cultivés, et les routes étaient bien plus fréquentées.
Ils s'arrêtèrent au bord d'un court d'eau, pour se rafraîchir. Plus ils descendaient vers le sud, plus les températures montaient. Il ne faisait pas encore très chaud, le printemps était tout de même bien entamé. Mais circuler avec un casque sur la tête alors que le soleil tapait, ça donnait soif !
Le bladeur de l'automne avait enlevé sa veste ; ne restant qu'en t-shirt et avec son écharpe ; ainsi que ses chaussures, et il pataugeait à présent dans la rivière. Un champ de maïs bordait la route, Ryuga s'était installé par terre, à l'ombre de ces derniers, et avait lui aussi enlevé sa veste.
Le rouquin tourna la tête vers l'autre, qui était allongé de tout son long dans l'herbe. Le blanc n'avait toujours pas dit un mot, et Gingka, en tant que personne très sociale et incapable de ne pas parler aux gens, ça le gonflait. Si Ryuga ne voulait pas parler de la nuit dernière, le rouquin respecterait sa décision et n'en parlerait pas non plus, mais bordel, qu'il arrête de l'ignorer !!
Il fronça les sourcils, une idée venait de germer dans sa tête…
Et il balança une grande gerbe d'eau, en plein sur la tête d'un certain Ryuga…
Ce dernier se redressa brusquement, comme piqué par une guêpe. Il lança un regard noir au rouquin, qui le regardait avec un petit air supérieur, les mains sur les hanches.
-Toi, tu vas bouffer de l'herbe… Grinça le blanc.
-Viens me chercher ! Le nargua Gingka, toujours dans la rivière.
Un sourire carnassier s'afficha sur le visage de Ryuga. Il enleva ses chaussures en quatrième vitesse, et se précipita vers le rouquin. Le blanc lui sauta dessus, et le plaqua au sol. L'eau amorti la chute du rouquin, qui avait instantanément perdu son sourire moqueur. Le bladeur de l'automne était maintenant trempé de la tête au pieds.
Pour se venger, il arrosa copieusement son agresseur qui pouvait dire adieu à ses fringues sèches. Ryuga perdit à son tour son sourire victorieux, et répliqua en enfonçant la tête du rouquin sous l'eau. Des bulles remontèrent à la surface, puis il le lâcha. Gingka sortit la tête de l'eau, reprit son souffle, et poussa le blanc. Ce dernier se retrouva assit dans l'eau, mais pas longtemps, vu que l'autre lui plongea à son tour la tête sous l'eau.
Ils se chamaillèrent ainsi, comme des gamins de six ans, pendant une bonne vingtaine de minutes. Puis ils sortirent de la rivière, essoufflés, leurs vêtements trempés leur collant à la peau, et s'ecroulèrent dans l'herbe sur le rivage.
Les deux étaient maintenant complètement trempés, mais ils s'en fichaient. Cette petite bagarre avait ramené tous les sourires sur les visages.
-J'ai gagné. Fit remarquer le blanc.
-J'ai pas encore testé le goût de l'herbe pourtant. Répliqua Gingka, moqueur.
Pour toute réponse, le blanc arracha une touffe d'herbe, et avant que le bladeur de l'automne n'ait pu réagir, il la lui fourra en entier dans la bouche.
-Tiens la voilà ! Déclara Ryuga en de moquant du rouquin, qui crachait de l'herbe.
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-Putain c'est malin Gingka !!
-Rhooo Ta gueule, c'était drôle !!
-Sombre crétin !
-Connard associal !
L'origine de ce copieux échange d'insultes était bien simple : ce petit crêpage de chignon dans l'eau les avaient trempés de la tête aux pieds. Du coup, deux heures plus tard, ils étaient toujours étendus par terre comme deux SDF, essayant toujours de sécher.
Et ils n'avaient rien trouvé d'autre comme occupation que de d'insulter. Voilà. Très constructif tout ça !
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Au final, leurs vêtements étaient encore humides lorsqu'ils décidèrent de reprendre la route. Et pour cause ! Le jour déclinait, il commençait à faire froid, alors autant ne pas s'éterniser ici. Ils allaient finir par attraper la crève, ce que bien sûr aucun des deux ne voulaient.
Quand l'improbable duo arriva à Nagoya, les premières étoiles pointaient le bout de leur nez, et la fatigue du trajet commençait à se faire ressentir. Mais malgré ça, ils garèrent la moto dans une rue quelconque, et commencèrent à déambuler dans les rues.
Même si elle était bien loin derrière Tokyo niveau nombre habitants, la ville de Nagoya n'en était pas moins remarquablement développée. Les quartiers habitables en périphérie de la ville contrastaient énormément avec les gratte-ciels immenses du centre ville. Les immeubles de verre et de métal reflétaient le coucher de soleil au loin, enjolivant les rues de milles couleurs.
Dans les rues, l'activité continuait ; les passants et conducteurs rentrant chez eux après une journée de travail. Les bars ouvraient leurs portes, les restaurants se remplissaient peu à peu pour la soirée. L'éclairage urbain s'allumait un peu partout, et tout Nagoya se retrouva paré des couleurs de la nuit.
Les badauds et autres vendeurs de souvenirs et camelote en tout genre remplacèrent les boutiques de vêtements ouvertes en journée.
Ryuga et Gingka se baladaient parmi ce décor nocturne, détaillant la ville dans laquelle il venaient d'arriver, et qu'il n'avaient ni l'un ni l'autre visité. Ils étaient subjugués par l'ambiance qui se dégageait de la ville, encore très vivante, bien que la nuit soit tombée et….
"Grrrrrrrh"
-Tu peux pas dire à ton estomac de fermer sa gueule ?
-Pardon, mais j'ai faim ! Se défendit Gingka.
Ryuga poussa un soupir :
-Bon, je suppose qu'on va devoir se trouver un resto. Tu veux manger quoi ?
-HAMBURGERS !!
-À PART ÇA ABRUTI !!
-Mais c'est bon les hamburgers ! Râla le rouquin.
-Je te rappelle que faut que tu maigrisse !!! Répliqua l'autre. J'vais t'faire subir un régime spécial Ryuga moi, tu vas voir… Murmura le blanc dans sa barbe.
Et c'est ainsi qu'ils ressortirent d'un restaurant de sushi une vingtaine de minutes plus tard, leurs commandes sous le bras. L'ancien bladeur avait payé. Il n'avait pas laissé son compagnon de voyage le faire, car il savait pertinemment qu'il allait acheter tout le magasin et s'empiffrer au possible. Le blanc avait constaté depuis quelques jours que Gingka était un gros mangeur. Ça aurait été un euphémisme que de dire que son estomac, c'était un trou noir qui aspirait toute la nourriture qui passait.
Ils s'installèrent sur les marches d'un escalier pour se sustenter. Le rouquin qui avait finit en premier, lorgnait l'assiette de Ryuga avec des yeux suppliants, voire presque larmoyants. Le dragon lui donna donc la moitié de sa part, non sans râler copieusement sur le bladeur de l'automne.
Une fois leur repas fini ; Gingka se plaignait toujours qu'il n'avait pas eu assez à manger ; ils continuèrent leur visite de la ville. Le rouquin s'arrêta alors soudainement. Intrigué, son acolyte s'arrêta aussi.
-On essaye ça !? Demanda le possesseur de Pegasus, plein d'entrain.
Ryuga lorgna l'enseigne du magasin qui avait attiré l'attention de l'autre. Ce n'était pas un magasin, mais une salle d'arcade.
Gingka avait déjà été dans une de ces salles. Une seule fois, en Amérique, avec Masamune, qui lui avait fait découvrir le concept. Il avait trouvé ça sympa, même si ils s'étaient fait jeter dehors par le propriétaire des lieux, à cause des bêtises de son coéquipier de la GanGanGalaxy.
-Pourquoi pas ? Fit le blanc en haussant les épaules.
Lui, il n'avait jamais testé. Alors il ne perdrait rien à essayer au moins une fois.
Gingka eu un grand sourire, puis prit le blanc par le poignet pour l'entraîner à l'intérieur. Le propriétaire les accueillit à l'entrée, leur donna un nombre assez conséquent de jetons ; après que le rouquin ait déposé une copieuse somme d'argent ; et leur souhaita de bien s'amuser.
Dans le bâtiment, des bornes de jeu s'allignaient à perte de vue. Des personnes de tout âges jouaient à plein de jeu différents. La salle était éclairée par des néons de toutes les couleurs, de la musique résonnait ; ainsi que des bruitages provenant de pleins de jeu vidéos en tout genre. Il y avait tellement de choses à tester qu'ils n'avaient que l'embarras du choix.
Gingka attira d'abord le blanc vers une borne de Street fighter, un jeu apparemment très populaire, mais ça Ryuga n'en savait rien, vu qu'il n'était jamais allé dans une salle d'arcade. Le rouquin gagna donc les premières parties, mais l'autre compris rapidement le fonctionnement des commandes et la balance s'inversa.
Quand le bladeur de l'automne en eu marre de perdre, ils changèrent de jeu, et ainsi de suite.
Trois heures plus tard, le blanc et le rouquin avaient presque tout testé ; des jeux de combat jusqu'à Mario Kart, en passant par des génocides de zombies.
-On a pas encore essayé ça ! Fit soudain le rouquin en montrant à Ryuga un énième jeu. Son acolyte regarda dans la direction indiquée, et comprit instantanément de quoi il s'agissait.
-Non, non, non et NON !! S'offusqua-t-il.
Le bladeur de l'automne pointait vers un écran géant qui diffusait de la musique à plein tubes.
-Aller, ça va être marrant ! Déclara l'autre en le prenant par le poignet.
-C'est mort Imbécile !!! Je jouerai pas à ton stupide jeu de danse !!!!!
Car oui, c'était un jeu de danse. Le principe était simple : sur l'écran, des flèches tombaient, et quand elles atteignaient le bas de l'ecran, vous deviez frapper la touche correspondante. Par terre, devant l'écran, deux tapis électroniques avec quatres flèches : en haut et en bas, et deux autres sur les côtés. Toute la difficulté du jeu se trouvait dans la coordination des pieds. Très simple en théorie, mais bien plus compliqué en pratique !
Gingka traîna presque le blanc vers la piste de jeu.
-Viens, y'a personne, faut en profiter !
-HORS DE QUESTION, IL EST HORS DE QUESTION QUE JE ME TOURNE EN RIDICULE SUR CE STUPIDE JEU !!!
-Il est tard, y'a presque plus personne pour te regarder ! En revanche, si tu cries... Tu vas rameuter tout les gens qui sont encore dans la salle !
Cela eu pour effet d'immédiatement faire fermer son caquet au blanc, qui se retrouvait prit au piège. Avec un long soupir exaspéré, il finit par céder, et se plaça sur un des tapis.
-Et puis le ridicule ne tue pas, et ce qui ne tue pas rends plus fort ! DONC, le ridicule rend plus fort !! Ajouta le rouquin, fier d'avoir fait céder l'autre.
-T'en as d'autres des répliques de merde comme ça à caser ? Repliqua Ryuga, sarcastique.
-Celle là fait partie de mon top dix de répliques à placer avant ma mort !
-Super comme projet professionnel… Répondit l'ancien bladeur en haussant un sourcil.
Sur ce, Gingka se plaça sur l'autre tapis, après avoir sélectionné une chanson ; totalement au pif, car qu'il n'en connaissait aucune ; et réglé la difficulté au minimum, vu qu'il n'y avait jamais joué lui aussi.
Les premiers notes retentirent, les premières flèches apparurent sur l'écran. Les deux compères se retrouvèrent à danser sur "Bad apple" une chanson apparemment très connue. Enfin, danser est un grand mot. Parce que coordonner vos pied en regardant un écran, c'était pas aussi simple qu'il n'y paraît en fait !!
Ils s'emmêlèrent souvent les pieds, manquant plusieurs fois de tomber. Mention spéciale pour Gingka, qui réussi à s'écraser par terre trois fois tout au long de la chanson !! Mine de rien, ce truc demandait de la concentration !
Ryuga jeta un coup d'oeil sur le score du rouquin, écarquillant les yeux quand il vit que l'autre avait plus que lui malgré ses nombreuses chutes !
"J'me ferait pas battre sur un jeu de danse par Gingka Hagane !" Décréta le blanc.
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-Tu veux ta revanche !? Clama le bladeur de l'automne, deux mains sur les hanches et l'air plutôt fier de lui.
Ryuga lui répondit en lançant un regard noir, et se replaça sur son tapis. "Je prends ça pour un oui !" Pensa Gingka en souriant, avant de sélectionner une deuxième chanson. La musique s'appelait "Din Don Dan" et était de l'avis du blanc franchement ridicule. Et c'était précisément parce qu'il avait trouvé le titre ridicule que le rouquin l'avait choisie.
Cette fois-ci Ryuga sortit vainqueur. Puis sous la pression de l'autre qui voulait sa revanche, ils continuèrent, encore et encore.
"Cette situation est absurde" Pensa le blanc.
Au final, ils dansèrent sur une bonne dizaine de chansons. Au bout d'un moment, ils augmentèrent la difficulté, le rythme des flèches devenant trop lent pour eux. Quand ils eurent finit de jouer, ils étaient carrément devenus des experts et faisaient les chansons en mode hardcore !
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-Tu veux tester ça aussi ? Demanda Gingka pour plaisanter, en lui montrant cette fois-ci l'espace de jeu consacré à Just Dance.
Après la dernière partie, il pensait que Ryuga en avait sa claque des jeux de danse. Cela le surprit donc quand l'autre se dirigea vers l'écran, un sourire carnassier sur le visage, les mains dans les poches, bien déterminé à triompher de Just Dance aussi.
-Autant être ridicule jusqu'au bout ! Lança-t-il, alors que le bladeur de l'automne se précipitait à sa suite.
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Le propriétaire de l'arcade vint bientôt les chercher pour leur dire qu'il fermait. Et effectivement, ils crurent halluciner quand ils se rendirent compte qu'il était presque trois heures du mat'. Les deux se regardèrent, se posant la même question silencieuse : "On a passé autant de temps que ça à danser !?"
Il n'y avait presque plus personne dans les rues, les restaurants avaient tous, ou presque, fermés boutique. Pareil pour les boutiques de souvenirs. Il serait judicieux qu'ils trouvent un hôtel pour passer la nuit ; ou des quelques heures qu'il en restait.
Avisant une des rares personnes encore présentes en ville à cette heure-ci, Gingka se précipita vers elle, et lui demanda l'adresse d'un bon hôtel pas cher.
Ryuga fixa le rouquin pendant qu'il discutait avec l'inconnu. Lui et le bladeur de l'automne étaient tellement différents ! Jamais ça n'aurait traversé l'esprit du blanc d'aller aborder quelqu'un dans la rue pour lui demander son chemin ; il se serait débrouillé tout seul à la place ! Un trop social et un associal ; ils faisaient bien la paire tiens !
Gingka revint vers lui, un grand sourire aux lèvres, et lui fit signe de le suivre. Une dizaine de minutes plus tard, ils se trouvaient devant un grand immeuble, dont le rouquin poussa la porte. Ils s'arrangèrent avec le réceptionniste, puis ce dernier les emmena dans le bâtiment.
La chambre était très coquette, un style simple et moderne. Ils avaient une salle de bain à leur disposition, mais par contre, pas de lits séparés. Ryuga comme Gingka eurent une grimace à l'idée de dormir l'un à côté de l'autre, mais c'est pas comme si ils avaient le choix ! Puis le rouquin s'éclipsa dans la salle d'eau, une bonne douche ne serait pas de trop ! Surtout qu'ils en avaient pas prit depuis qu'ils étaient partis de Koma. Quelle bande de crasseux !
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Quand le bladeur de l'automne retourna dans la chambre, il trouva son compagnon de route endormi sur le lit. Gingka s'assit sur le matelas, à côté de Ryuga, allongé sur le côté et lui tournant le dos. Il avait dû s'endormir tout de suite, vu qu'il n'avait même pas pris la peine de défaire les couvertures, ni d'enlever des chaussures.
Le rouquin eu un léger sourire, il allait laisser l'autre se reposer. Il l'avait bien mérité, ce dernier ayant conduit tout du long du chemin sans faire de pause, alors que Gingka ; il devait bien l'admettre ; avait par moments dormit sur son épaule pendant qu'il conduisait. Puis leur petites parties de danse, ça devait l'avoir définitivement achevé.
Le torse du blanc se soulevait régulièrement, sa respiration était paisible. Il n'avait pas l'air de faire de cauchemar, et donc le bladeur de l'automne n'eut même pas le courage de le réveiller, et lui enleva donc lui-même ses bottes.
Il remonta ensuite les couvertures sur eux deux, posa sa tête sur l'oreiller, et c'était parti pour une nuit sur un vrai matelas.
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-Debouuuuut !
Ryuga grogna. Putain de merde ! Ce crétin de Gingka pouvait pas le laisser dormir plus longtemps !?
-Ryuuugaaaa, il est 11h du mat' !!!
Le rouquin était levé depuis deux bonnes heures ; il avait eu le temps de manger un copieux petit déjeuner, et de beaucoup s'ennuyer, en attendant que l'autre veuille bien ouvrir l'oeil.
Mais Ryuga, en roulé en boule et replié sur lui-même, ne daignait pas se réveiller, alors le bladeur de l'automne avait ouvert les volets en grands et s'était mis à hurler dans la chambre. Mais l'autre n'était pas très d'accord avec cette idée, et s'était réfugié sous les couvertures.
"Aux grands mots, les grands remèdes !" Décréta le rouquin. Et il sauta sur le tas de couvertures. Là, il écrasa Ryuga de tout son poids, l'emprisonnant dans ses bras pour un câlin forcé. L'autre se débattit, et finit par sortir la tête des couvertures. Le blanc fixa Gingka d'un air ahuri, le rouge lui montant aux joues. C'est là que l'autre se rendit compte de la position plutôt gênante : il était allongé de tout son long sur l'ancien bladeur, les jambes de chaque côté de son corps, et le visage à moins de trente centimètres du sien.
En croisant le regard de Ryuga, le bladeur de l'automne rougit violemment, devint aussi rouge que ses cheveux, et s'écarta immédiatement en marmonnant des excuses.
Une fois libéré, et bien trop embarrassé, le blanc fit la première chose qui lui passa par la tête : il prit la fuite dans la salle de bain. "Okay, ça, c'était gênant !"
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Assit sur le lit, Gingka attendait que l'autre ressorte de la salle d'eau, sachant que le blanc en avait profité pour prendre sa douche. Quand il ressortit, les regards se croisèrent, le rouge colora les joues, puis les regards se firent fuyants.
-Ce qu'il s'est passé dans cette chambre d'hôtel reste dans la chambre d'hôtel. Finit par lâcher Ryuga
Le rouquin hocha frénétiquement la tête, entièrement d'accord pour ne plus en reparler. Ce petit deal passé, le duo quitta l'hôtel après avoir réglé la note.
Ils allèrent en ville, cette dernière était totalement différente de nuit que de jour. La vie y avait repris un rythme effréné ; les moteurs vrombissaient, les sonnettes des cyclistes résonnaient entre les gratte-ciels, le brouhaha des passants avait reprit ses droits.
Et autant la nuit, Gingka passait inaperçu, mais le jour, c'était une autre affaire !! Les gens se retournaient sur son passage ; sa silhouette rousse et habillée de bleu, son éternelle écharpe flottant au vent, il était décidément bien trop célèbre. Les gens le pointaient du doigt, on murmurait dans son dos "Mon dieu, c'est Gingka Hagane !", etc… Quelques passants eurent l'audace de lui demander un autographe ! Pas moyen d'être tranquille !
Le blanc poussa un soupir exaspéré ; le centième de la journée, il en était presque sûr ; lorsque qu'un énième personne abordait le rouquin pour lui dire que Ôh combien il l'admirait.
-C'est chiant !! Finirent-ils par s'écrier en cœur, une fois la personne partie.
Les deux se regardèrent en mode : "Hé tavu, on a dit la même chose au même moment !", Puis ils soupirèrent de concert.
-Gingka, c'est vraiment mission impossible de se balader avec toi ! Siffla le blanc, passablement énervé.
-C'est pas ma faute si je suis trop célèbre !! J'en ai marre, mais j'y peux rien !! Je les connais même pas tous ces gens !!!
C'est alors que l'ancien bladeur eu une idée lumineuse pour remédier au problème :
-Viens là, une séance shopping s'impose… Fit-il, empoignant son écharpe et entraînant son acolyte dans les rues.
-Hein Quoi ?????
Le blanc traîna le rouquin jusqu'à la première boutique de fringues pour hommes qu'il trouva. Le bladeur de l'automne avait bien compris l'idée de son acolyte.
-Mais j'ai presque plus d'argent !
-Pas grave, je paye.
-Tu payes !? Depuis quand l'empereur dragon est devenu aussi généreux ?? Déclara le rouquin, ironique.
L'autre le toisa avec une moue boudeuse, puis demanda à Gingka de fouiller un peu dans les rangées de vêtements et de choisir de quoi se relooker.
Le rouquin revint quelques minutes plus tard, bredouille. La mode, c'était décidément pas son point fort ! Que mettre avec ceci ? Qu'est-ce qui pourrait aller avec cela ? Son domaine de prédilection, c'était le Beyblade ! Il n'etait pas fashionista ! Quand le blanc vit arriver l'autre ; qui abordait une mine déconfite ; il leva les yeux au ciel en mode : "Gingka… Mais qu'est-ce qu'on va faire de toi ?"
Il se faufila dans les rayonnages, suivit par le bladeur de l'automne. Il fouilla pendant quelques minutes, puis balança un t-shirt violet clair dans les bras du rouquin. T-shirt qui fut vite suivit par une veste en faux cuir bleue ciel, et par des converses rouges. Une fois ceci, fait, il poussa l'autre vers les cabines d'essayage.
Quand le rouquin ressortit, le blanc le détailla de la tête au pied puis hocha la tête : c'était pas mal… Mais un détail clochait.
-Vires-moi ça. Dit Ryuga qui s'était mit à tirer sur l'écharpe de l'autre.
-Pas touche à ça !!! S'écria Gingka en tirant de son côté.
-T'es bien trop reconnaissable avec ce bout de tissu !! Argumenta le blanc en essayant de lui arracher des mains.
-Je l'enleverai pas !! C'est moi non écharpe, ma vie, mon âme !!! Hurla l'autre qui refusait toujours de lâcher.
Ces deux crétins continuèrent à se chamailler au sujet de l'écharpe pendant de longues minutes. Gingka refusait de céder et de s'en séparer. Ce bout de tissu ; comme il disait ; faisait partie de lui, il ne l'enleverai pas !!
-Où alors tu la portes à un autre endroit !!! S'écria Ryuga.
Le rouquin le regarda avec des yeux ronds, arrêta de tirer comme un forcené, puis déclara :
-Putain c'est pas con ça !!
L'ancien bladeur dû résister à l'envie de se mettre un facepalm. À croire que le rouquin le faisait exprès !
Il enleva son écharpe de son cou, réfléchit quelques secondes, ne sachant pas où la mettre à la place, et finalement, le rouquin l'attacha autour de sa taille avant de demander à son homologue :
-C'est bien comme ça ?
-Mouais… Fit Ryuga, septique.
Mais bon, c'était mieux qu'autour du cou. Gingka attirerait beaucoup moins l'attention comme ça.
S'étant mis enfin d'accord, ils allèrent payer la note. Ils allaient sortir du magasin, quand Ryuga remarqua un paquet d'élastiques pour cheveux sur un présentoir. Une idée germa dans son esprit. Et alors le blanc jeta un coup d'œil à gauche, puis à droite ; vérifiant que personne ne le regardait, puis s'empara du sachet et le fourra dans sa poche, ni vu ni connu.
Sortis du magasin, c'était beaucoup mieux. Bien moins de gens se retournaient sur leur passage. Mais là encore, la tête rousse au bandeau étaient bien trop connus du public.
Alors Ryuga attira le bladeur de l'automne dans une rue moins fréquentée, et sortit le paquet d'élastiques de sa poche.
-Tu te trimbales souvent avec des élastiques dans tes affaires ? Demanda le rouquin.
-C'etait dans le magasin.
-Je t'ai pas vu le payer.
-J'l'ai volé.
La tête de blasé du bladeur de l'automne aurait été presque drôle ; en même temps ça ne l'étonnait pas de la part de Ryuga, mais bon, c'était pas bien quand même.
-Et qui t'a appris à faire du vol à l'étalage ? Demanda-t-il en fronçant les sourcils.
-Doji
"Aïe" Pensa le rouquin. Il aurait mieux fait de se taire sur ce coup là, et de ne pas poser la question. La grimace que fit le blanc quand il lui répondit ne lui échappa pas. Aussi Gingka décida-t-il de ne pas s'aventurer en terrain glissant et de passer à autre chose.
Il n'eut pas le temps de réfléchir plus longtemps. Il fut coupé dans sa réflexion par Ryuga, qui lui enleva son bandeau.
-Hé !! Mon bandeau est sacré lui aussi ! S'offusqua-t-il.
-Relax, j'vais te le rendre ! Bouges pas et laisses-moi faire !
L'ancien bladeur se plaça derrière le rouquin, et lui releva sa touffe de cheveux en une petite queue de cheval sur le haut du crâne. Une fois un des élastiques volés utilisé et bien serré pour que la coiffure improvisée tienne, il tourna le possesseur de Pegasus vers lui et admira son œuvre.
-Voilà ! C'est pas mal du tout ! Fit-il en se frappant les mains.
-Et mon bandeau !?
Ryuga prit le-dit bout de tissus bleu orné d'une tête de cheval et d'ailes, et le coinça dans une des boucles qui se trouvaient sur la manche de la veste qu'ils venaient d'acheter.
-Paaaarfait ! T'as presque l'air beau gosse maintenant !
-Parce qu'avant j'avais l'air de quoi ?
-D'un héros de shonen débile sortit d'un anime pour enfants.
-Ha ba d'accord merci ! Répliqua le "héros de shonen débile" en plissant les yeux.
Gingka était méconnaissable. Il n'avait plus l'air du bladeur aux multiples titres qu'il était encore quelques minutes plus tôt, mais d'un jeune homme tout droit sorti d'un boys band coréen. Ses cheveux d'un roux flamboyant lui tombaient dans les yeux en absence de son bandeau, et le reste était attaché derrière, à la manière d'un samurai. Il portait désormais des converses rouges vif surmontées d'un pantalon noir. Son écharpe attachée à la ceinture, et sa toute nouvelle veste en cuir bleue clair, presque blanche, il avait fière allure. Il était clair que plus personne ne le reconnaîtrait comme Gingka Hagane à présent !
Pour tester ça, le duo se promena dans les rues. Et effectivement, plus personne ne se retournait sur leur passage. Enfin si, des fans, ils étaient passés au adolescentes en chaleur, qui les pointaient du doigt. Et c'était chiant aussi ! Le rouquin était même plus sûr de ce qu'il préférait entre sa célébrité et son nouveau look ! Il soupira, décidément, il n'aurait jamais la paix.
-Qu'est-ce que tu veux Gingka, c'est le prix à payer pour être beau gosse ! Déclara théâtralement le blanc.
Toutes ces filles qui les mataient, il n'était pas sûr d'aimer ça. Si avant, les gens faisaient abstraction de Ryuga parce qu'il y avait Gingka, maintenant, c'étaient eux deux qui étaient remarqués !
Mais néanmoins, ses nouveaux vêtements lui plaisaient, sa nouvelle coupe aussi ; il devrait remercier Ryuga pour ça ; et ça le changeait ! Il ne se reconnaissait même plus quand il se voyait dans le reflet des vitrines . Gingka sourit, tout ça lui changeait les idées. Il n'avait pas eu le temps de repenser à sa petite déprime depuis qu'il avait croisé le blanc. Et cette petite séance shopping l'avait requinqué. Changer le corps pour changer l'esprit, c'était un bon début nan !?
Tout ça avait creusé l'estomac des deux acolytes, qui s'arrêtèrent donc pour commander des pizzas ; au grand désespoir de Gingka, qui aurait préféré des hamburgers. Une fois celles-ci englouties, ils continuèrent leur petite visite touristique. Parce que oui, ils faisaient les gros touristes. Les deux compères s'étaient perdus plusieurs fois dans les rues de Nagoya, vu qu'ils les empruntaient au hasard. Où plutôt, Gingka allait partout, surexcité, et Ryuga le suivait les mains dans les poches.
Le soir venu, ils avaient quasiment fait le tour de tout ce qu'il y avait à voir. Du château traditionnel de la ville au quartier touristique de Sanae ; mais il y avait neamoins une dernière chose que le rouquin voulait voir…
-Tu veux monter là-haut ?
Le bladeur de l'automne hocha la tête, pointant du doigt le haut de la tour de Nagoya.
-La vue doit être superbe ! J'espère que c'est pas encore fermé ! S'écria le rouquin en se précipitant vers la tour, le blanc à sa suite.
Mais Gingka, après avoir regardé les horaires, se retourna vers l'autre, l'air déçu.
-On arrive trop tard…
Ryuga fixa le rouquin. Ce dernier affichait une bouille toute triste. Il avait l'air vraiment dépité de ne pas pouvoir monter en haut. Mais bon, ils pouvaient toujours revenir demain non ? Un sourire malicieux se dessina sur le visage du blanc. Si c'était fermé, ils entreraient par leurs propres moyens !
Il avisa la fermeture de la porte principale : serrure magnétique, parfait. Ça serait pas trop compliqué. Il repéra deux caméra de surveillance, mais rien de très problématique. Il restait juste à trouver une borne électronique.
Le blanc fit le tour du bâtiment, puis finit par trouver son bonheur : une jolie boîte électrique qui ne demandait qu'à être coupée !
-Qu'est-ce que tu fais ? Demanda Gingka.
-Je coupe le courant, pour ouvrir la porte.
XxXxXxX
C'est ainsi que Ryuga et Gingka s'introduisirent illégalement dans la tour de Nagoya juste pour profiter de la vue. Et effectivement, le spectacle vallait bien le détour.
Une fois arrivés en haut, les deux restèrent cois devant la vue magnifique qui s'offraient à eux. Au delà des barrières de sécurité, s'étendait la ville de Nagoya. La silhouette des grattes-ciels ; imenses et impressionnants ; se découpaient dans les lueurs orangées et roses pâles du coucher de soleil, pareilles à des ombres chinoises. En contrebas, les lumières de la ville s'allumaient petit à petit, illuminant les rues, et se reflétant sur les vitres des immeubles, qui renvoyaient les tâches multicolores, dans un kaléidoscope de couleurs. En haut de la tour, une légère brise soufflait. Pas assez pour qu'il fasse froid, mais assez pour faire virevolter leurs cheveux dans tout les sens. Le silence était presque complet. Les bruits de la ville en bas leurs semblaient lointains, étouffés.
C'était presque dommage que la tour soit interdite au public à cette heure-ci, parce que dire que le spectacle était magnifique, c'était un sacré euphémisme ! Captivant et époustouflant plutôt !
Accoudés à la barrière depuis une quinzaine de minutes, aucun ne pipait mot. Comme s'ils avaient peur de briser la tranquillité de ce fabuleux tableau. Ils préféraient admirer la vue en silence.
Gingka soupira :
-Si j'avais su, j'aurai amené mon appareil photo…
-Tiens.
Le rouquin tourna la tête vers l'autre, qui lui tendait un téléphone portable.
-Ça fera pas des photos en haute qualité, mais je pense que ça fera l'affaire.
Le bladeur de l'automne prit l'appareil, remerciant Ryuga au passage, assurant le blanc que c'était parfait.
Le rouquin mitrailla littéralement la ville de photos. Les bâtiments, le coucher de soleil, les lumières en contrebas...Le blanc découvrirai plus tard que sa pellicule était à présent remplie de photos.
Et parmi ces photos, Gingka en avait prit une seule qui n'était pas la ville. À la vue de Ryuga, les yeux perdus dans le vague au loin, accoudé sur la barrière et les cheveux flottants au vent, le paysage magnifique et magique en arrière plan ; il n'avait pas pu résister, et l'avait prit en photo…
Il se passe énormément de choses dans ce chapitre, des trucs qui étaient prévu et d'autres qui ne l'étaient pas. La partie où ils dansent n'était pas du tout, mais alors pas du tout prévue, mais au final, c'est drôle ! Le jeu sur lequel ils dansent s'appelle "Dance Dance Revolution", c'est un jeu japonais très populaire, dont la première version est sortie il y a super longtemps.
Pour avoir testé ça moi-même à la japan expo, je peux vous assure que quand tu y joue une première fois, c'est vraiment hardcore !!
La première chanson sur laquelle ils dansent (Bad Apple) est réellement sur le jeu, et est hyper populaire aussi. La deuxième chanson (Din Don Dan), j'en sais rien, mais elle est sympa et rigolote. Si l'envie vous en prend, je vous conseille d'aller checker ça sur youtube.
Le lieu principal de ce chapitre, Nagoya, est une ville assez touristique il paraît. J'ai fait quelques recherches vite fait en écrivant le chapitre, mais je sais pas vraiment si la tour est réellement ouverte au public dans la vrai vie réelle.
Sur ce, laissez une petite review ou un pouce en l'air (Ha pardon, on est pas sur youtube ?) si ça vous a plu.
Ciao !
