Hello hello v'là le chapitre 4
Grossomodo : Merci pour tes review ! Tes trois review sont plus que tout ce que j'ai eu en un mois alors vraiment merci ! Je suis contente que ça te plaise mais malheureusement, ce chapitre n'est pas drôle, c'est plutôt un bon chapitre de dépressifs !
Pour la musique totalement ridicule, c'était voulu de faire danser Ryuga là dessus (j'aime détruire sa réputation mhwahaha) Et j'ai pas fini de victimiser Madoka XD
Le voyage s'était poursuivi, les paysages défilant les uns après les autres. Gingka conduisait, tout fier, vu qu'il avait appris à conduire en moins de 24h. "Je suis un génie !" S'en était il vanté auprès de Ryuga, qui lui avait rétorqué qu'il le forcerait à payer l'amende lui-même dans le cas où ils croiseraient les flics. Le rouquin avait tout de suite fermé sa grande bouche, vu qu'il était fauché, et que le blanc payait tout ; bouffe et hôtels compris.
Après Kyoto, ils étaient redescendus vers le sud, pour se retrouver à Kobe, une petite ville au bord de la mer, où ils prirent un hôtel pour la nuit. Juste pour la blague, ils prirent des pizzas pour le dîner. Pizza qu'ils réussirent à manger au bout d'une heure de fou rire à se rappeler la tête de cette très chère Madoka. Et oui ils se comportaient totalement comme des gosses de sept ans complètement puérils, mais une p'tite blagounette, c'était bien de temps en temps !
La nuit se passa sans encombres et au petit matin, ils reprirent leur route. Ryuga prit le volant. Pour redescendre vers l'île de Shikoku, ils prirent la route qui passait par l'île d'Awaji. Ça leur évitait de prendre le bateau, qui était vraiment AFFREUSEMENT cher ; ils allaient juste dépenser en essence à la place. Le duo emprunta la route de la côte ouest de l'île qui offrait un accès sans détours jusqu'à Shikoku. Plus ils descendaient vers le sud, plus la chaleur se faisait ressentir. Même les paysages et la végétation avaient changé ; ils croisaient même quelques palmiers de temps en temps.
Ce ne fut que le soir même qu'ils arrivèrent sur l'île de Shikoku, après un voyage harassant. Ils décidèrent de passer la nuit dans un hôtel de la ville de Naruto (oui oui, y'a vraiment une ville qui s'appelle comme ça). Ils reprirent leur route le lendemain matin, et juste pour la blague, ils achetèrent un porte-clé, à l'effigie de… Ba Naruto.
Ce fut Ryuga qui prit le volant cette fois-ci, et encore une journée de route plus tard, ils arrivèrent enfin à la petite ville balnéaire de Kochi. Le soleil déclinait lorsqu'il garèrent leur moyen de transport. Ils déambulèrent dans les rues, et ne tardèrent pas à trouver un hôtel traditionnel pour y passer la nuit. Comme à Kyoto, ils donnèrent leurs vêtements au personnel de l'établissement pour les faire laver, et ces derniers leurs donnèrent en remplacement des kimonos traditionnels. Puis ils se décidèrent à aller grignoter un petit quelque chose à la cantine de l'hôtel. Petit quelque chose qui se transforma en repas de roi. Après avoir mangé des sandwichs pendant leurs deux jours de voyage, un repas normal, ce n'était pas cher payé !
Les deux acolytes retournèrent ensuite dans leur chambre, où ils s'endormirent dès qu'il eurent posé la tête sur l'oreiller…
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-Ryuga réveille-toi !
Une flopée d'insultes sortit de sous la couette où était réfugié le blanc. Bordel il faisait même pas jour ! Qu'est ce que voulait le rouquin ?!
-Debouuuuuut ! Grinça le baladeur de l'automne en tirant Ryuga par la cheville.
-Gingka lâche moi ! Qu'est-ce que tu veux bordel de merde ?!
L'air meurtrier du blanc ne fit même pas frissonner l'autre, qui lança :
-Viens on fait le mur !
-Nan je do….
Le blanc n'eut même pas le temps de finir sa phrase que déjà, le rouquin lui avait prit la main, et le traînait vers la fenêtre. Il ouvrit la porte coulissante en grand et les emmena tous les deux. Ils franchirent les jardins de l'hôtel, puis escaladèrent la palissade qui les séparait de la rue. Ils auraient pu passer par l'entrée de l'hôtel, mais c'était plus drôle de faire comme ça.
Même à cette heure, Kochi était animée. Ville balnéaire, elle accueillait déjà de nombreux touristes, dont la moitié sortaient toute la nuit. Gingka menait la marche, slalomant entre les passants, Ryuga le suivant de près. Le bladeur de l'automne jetait un regard émerveillé sur toutes les babioles des étals qu'il croisait.
Gingka avisa soudain un marchand de glaces. Il se précipita, et demanda directement au glacier :
-Une glace au chocolat et une à la mangue s'il-vous-plaît !
L'homme s'exécuta, et le rouquin revint vers son acolyte en courant, une glace dans chaque main. Il tendit celle à la mangue au blanc.
-C'est à quoi ?
-Mangue, Kenta a dit que tu aimais bien ça !
L'ancien bladeur prit la sucrerie, plus étonné par le fait que Gingka se soit souvenu d'un détail aussi inutile juste pour lui faire plaisir, que part le fait que le vert ai mentionné qu'il aimait bien la mangue.
Les deux compères se mirent à marcher silencieusement dans les rues paisibles. Il faisait nuit noire, mais pourtant il faisait bon, heureusement pour eux vu qu'ils avaient de simples kimonos sur le dos.
Déambulant au hasard dans les rues, ils se retrouvèrent bientôt sur une digue au bord de la mer. Le vent soufflait doucement, emportant avec lui les embruns de l'eau salée, les vagues clapotaient doucement en contrebas, l'ambiance avait un léger parfum d'été. Gingka enfourna la dernière bouchée de son cornet, puis prit un grande inspiration.
-Et si on allait à la plage !? Proposa-t-il avec enthousiasme.
-Pourquoi pas. Répondit le blanc en finissant à son tour sa glace.
Il se mit donc à suivre le rouquin qui commençait déjà à trottiner le long de la digue comme un gamin. Le blanc le suivait avec beaucoup plus de calme, même s'il avait accéléré le pas pour ne pas se laisser distancer ; il n'avait pas envie de perdre le rouquin de vue. Il n'avait surtout pas envie de se retrouver seul. Étonnamment, il s'était habitué à avoir toujours le bladeur de l'automne dans son champ de vision, et il n'avait pas envie de mettre un terme de sitôt à ce petit voyage à deux. Il s'était habitué à cette petite boule de bonne humeur qu'était le rouquin, quelque part, le blanc aimait le voir sourire. Repensant à l'état de déprime avancé dans lequel il l'avait trouvé, son cœur se serra, et il se mit courir pour se mettre à la hauteur de Gingka.
Le rouquin s'écarta un peu pour lui faire une place sur l'étroit chemin de la digue, et lui adressa un sourire éblouissant. Ryuga se mit à le fixer ; voilà, c'était comme ça qu'il aimait voir le bladeur de l'automne. Se rendant compte que le blanc le dévisageait, le rouquin demanda :
-Qu'est-ce qu'il y a ? J'ai un truc coincé entre les dents ?
-N..non, rien.
Quelques minutes de marches plus tard, la plage pointa enfin le bout de son nez. Gingka enleva ses sandales et enfouit des pieds dans le sable.
-Brr c'est froid.
-Il fait nuit, c'est normal.
La plage était déserte. En pleine nuit me direz vous, c'était évident. C'est pourquoi Gingka eu une idée de génie. Enfin venant de Gingka, c'était pas forcément la meilleure des idées…
-BAIN DE MINUIT !
-Quoi ?
-Allez, on s'est pas déplacé jusqu'ici pour rien, y'a personne, et en plus ça va être drôle ! Enchérit le rouquin, en commençant à enlever son kimono.
-heuuuuu d'accord…
Un peu réticent, il commença à se déshabiller lui aussi, pendant que le rouquin courait pour se jeter à l'eau, complètement nu, parce qu'un bain de minuit habillé, c'est pas un vrai bain de minuit ; et puis de toute façon ils n'avaient pas de maillot de bain.
Gingka plongea la tête la première dans l'eau, qui, malgré l'heure tardive, n'était pas si froide que ça. Il ressortit la tête de l'eau, dégagea quelques mèches rousses qui lui collaient au visage. Et là, son regard accrocha le blanc, qui terminait d'ôter ses derniers vêtements, et qui se jetait à l'eau lui aussi… Et bordel qu'il était bien foutu !
D'accord, Ryuga avait toujours été goalé comme un dieu ! Mais pourquoi le rouquin ne remarquait ça que maintenant !? Et dire qu'il y a moins de deux mois, il était en couple avec Madoka, maintenant il se retrouvait à baver sur l'ancien bladeur ! À quel moment son cerveau avait-il décidé de passer d'hétéro à gay !? Que quelqu'un lui explique !
Gingka se donna une baffe mentale pour revenir à la réalité, mais aussi pour calmer ses pulsions… Ryuga l'avait rejoint à la nage.
-Je peux savoir pourquoi tu n'arrête pas de me fixer ?
-Moi ? Naaan pas du tout… répondit le bladeur de l'automne en se grattant l'arrière du crâne. Contournant la question, il ajouta :
-Le dernier arrivé aux rochers là-bas est une poule mouillée ! Fit-il en se mettant à nager.
-Joue pas à ce petit jeu là avec moi, tu vas perdre ! Répliqua le blanc avec un sourire en coin, totalement sûr de sa victoire.
Ils se mirent à nager à toute vitesse. Évidemment, le blanc dépassa rapidement le rouquin, et arriva le premier. Gingka le rejoignit bien plus lentement, son endurance l'ayant abandonné à la moitié du parcours, il termina à la brasse. Quand ses pieds touchèrent enfin les rochers immergés, Ryuga le toisait en ricanant.
-Ba alors Gingka, c'est toi la poule mouillée finalement !?
Ladite poule mouillée releva le regard vers le blanc, pour le détourner aussitôt. Ryuga, complètement nu, accroupi sur un rocher, la peau ruisselante d'eau, ses cheveux blanc qui tranchaient dans l'obscurité de la nuit, et ces magnifiques yeux, qui dévisageaient le rouquin avec tellement d'intensité.
"Ne pas regarder, ne pas regarder…." se répétait inlassablement le rouquin dans sa tête. Ryuga était juste beaucoup trop beau pour être vrai... Gingka jeta une nouvelle fois un regard furtif vers l'autre… Okay il devait trouver rapidement un moyen de le faire se rhabiller, avant qu'il ne lui saute définitivement dessus. Quoique, le blanc ne courrait aucun risque, c'était plutôt lui-même qui risquait de se faire tuer s'il faisait ça.
Le bladeur de l'automne, toujours dans l'eau, fit demi-tour et repartit à la brasse vers l'endroit où ils avaient laissé leurs kimonos. Il entendit un plongeon derrière lui, signe que l'ancien bladeur le suivait. Après quelques minutes de nage, ils regagnèrent le rivage et sortirent de l'eau pour récupérer leurs affaires.
Mais ce que le rouquin n'avait pas prévu, c'est que le blanc lui fasse un croche-patte, et qu'il finisse la tête la première dans le sable ! Oubliant immédiatement toute gêne, Gingka saisit la jambe de Ryuga et le balança à son tour sur le sol. Les minutes qui suivirent furent un combat pour voir qui ferait bouffer en premier du sable à l'autre…
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-Ça croque sous la dent… Fit remarquer Ryuga, essayant de se débarrasser des grains de sable qu'il avait dans la bouche.
-Je sais, j'en ai bouffé aussi je te signale !
Les deux se regardèrent fixement, puis se mirent à pouffer. Décidément ils se chamaillaient comme des gamins !
Ce qui était moins drôle en revanche, c'était le sable qui leur collait désormais à chaque recoin de peau libre, à cause de l'eau salée. Et en plus ça grattait cette merde ! Peu soucieux d'ensabler leurs kimonos, ils les remirent, afin d'aller prendre une bonne douche à l'hôtel.
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Ryuga était affalé sur son lit, se fichant totalement de mettre du sable et du sel plein le draps. Gingka était sous la douche. Il repensait à tout ce qu'il s'était passé dans la journée ; du temps passé avec Gingka, plus précisément. Il appréciait la compagnie du rouquin, sa bonne humeur avait bonne influence sur lui… Ou plutôt, il devait bien admettre qu'il aimait être avec celui-ci… À cette pensée, une volée de papillons lui volleta dans l'estomac. Il ne connaissait pas cette sensation, mais c'était… agréable. Sans savoir qu'il avait rougit comme une pivoine à cette pensée, il prit son oreiller et enfouit sa tête dedans.
Que ferait le rouquin quand il aurait envie de reprendre le Beyblade ? Rejoindrait-il ses anciens amis ? L'abandonnerai-t-il ? Un étaut lui compressa alors l'estomac, et cette sensation là, il ne l'aimait pas du tout ! Le blanc se recroquevilla sur lui-même, resserrant sa prise sur son cousin, ses doigts tordant le tissu…
-Ça ne va pas Ryuga ?
Gingka. Il ne l'avait pas entendu arriver tiens. Il tourna la tête vers ce dernier qui avait détaché sa tignasse rousse, et croisa la lueur inquiète dans les prunelles ocres du rouquin.
-Tout va bien.
Sous l'oeil interrogateur du rouquin qui se demandait à quoi pouvait bien songer le blanc, ce dernier se leva mollement de son futon, pour aller s'enfermer à son tour dans la salle de bains. Il revint une quinzaine de minutes plus tard, vêtu d'un kimono propre et une serviette sur ses cheveux encore trempés. Il se rassit en tailleur à côté du bladeur de l'automne, qui était en plein combat avec sa tignasse.
Ce dernier, voyant que Ryuga avait terminé de se laver, lui demanda :
-Tu peux me rattacher les cheveux, j'y arrive pas tout seul…
Le blanc prit l'élastique que Gingka lui tendait, le coinça entre ses dents, se plaça derrière le rouquin, puis avec ses deux mains libres, il réussit tant bien que mal à rassembler les cheveux indomptables de l'autre en une queue de cheval, comme précédemment. Une fois l'opération terminée, le bladeur de l'automne couru se regarder dans une glace, pendant que Ryuga reprenait sa serviette pour se sécher les cheveux.
-Comment tu fait pour faire ça aussi bien ? J'arrive jamais à faire ce que je veux de mes cheveux !
-C'est sûr que tes cheveux sont une catastrophe. Afirma le blanc en hochant la tête.
-Parce que les tiens sont mieux peut-être ? Ils sont coiffés n'importe comment, c'est l'anarchie !
-Contrairement aux tiens qui sont quasiment impossible à coiffer, les miens sont totalement normaux.
-Mouais…
Juste pour le taquiner, Gingka sauta sur le futon de Ryuga, et de jeta littéralement sur lui, lui fourrageant ses mèches blanches. Il finit par s'arrêter pour demander :
-T'as les cheveux tout doux ! T'es sûr t'as pas des gènes d'ours en peluche ?
-Parce que tu trouves que j'ai une tête d'ours en peluche peut-être !?
Gingka fixa l'ancien bladeur, qui avait l'air totalement blasé.
-Mouais nan, t'as l'air trop méchant pour un ours en peluche, tu ferais fuir les enfants ! Répondit le bladeur de l'automne en rigolant.
Ryuga se mit à râler, mais juste pour le principe. Pour se venger, il balança un coup de poing ; pas trop fort non plus faut pas rêver ; dans l'épaule du rouquin qui se tordait de rire sur le lit.
-Rigoles bien, en attendant je suis pas un échec capillairement parlant ! Lui rétorqua-t-il.
-En parlant d'échec capillaire, on en parle de la coupe anarchique de Kyoya ?!
L'image du bladeur du printemps leur revint à tous deux, et ils s'écroulèrent de rire. Parce qu'effectivement, la coupe de cheveux de ce dernier défiait tellement la gravité que c'en était presque surréaliste !
-Et c'est pas pire que Masamune, il s'est rasé la tête ! Ajouta Gingka.
-C'est qui ça ?
-Tu t'en rappelles pas ? C'est le type que cheveux noirs qui faisait partie de la GanGan Galaxy avec Tsubasa, Yu et moi.
Ryuga chercha quelques secondes dans sa mémoire, mais il n'en gardait absolument aucun souvenir.
-J'vois pas qui c'est.
-Le type un peu con avec un striker ! Une toupie licorne !
-Si j'm'en rappelle pas, c'est qu'il devait pas être puissant.
Gingka haussa un sourcil.
-Remarque tu te souvenais pas de Kenta non plus quand il t'a suivit…
-Kenta t'as raconté ça ?
-Viens sûr, c'est mon meilleur ami après tout ! N'empêche, j'en reviens toujours pas que t'ai accepté qu'il te suive.
-Il voulait devenir plus fort pour t'aider parce que je voulais pas le faire, je n'ai fait que l'aider à devenir son potentiel…
-Et tu as fini par lui donner ton pouvoir… Pourquoi tu as fais ça ?
-À ce moment-là, je pensais vraiment que j'allais mourir… Mais malheureusement mon corps n'as pas voulu me lâcher !
"Malheureusement" ? Ryuga tenait tant que ça à mourir ? Gingka fronça les sourcils, il voulait comprendre.
-Ryuga qu'est-ce qui t'est arrivé ? Que s'est-il passé après la bataille contre Némésis ?
Le rouquin vit le blanc détourner les yeux et se refermer comme une huître. Il n'avait pas envie d'en parler, et ça transparaissait dans son attitude.
-Si tu ne veux pas en parler, je ne t'obligerais pas…
L'ancien bladeur poussa un long soupir,
-J'ai affronté Némésis tout seul… mais tu est déjà au courant. Mais ce n'était pas lui que je visais au départ ; je voulais simplement me venger de Doji, lui prouver que je n'étais pas un incapable, et lui faire ravaler ses insultes… Mais ça n'a pas vraiment marché comme prévu. Alors pour résumer, j'ai fait tomber Doji dans le vide en faisant semblant de viser Némésis…
Et de toute façon je n'avais aucune chance contre lui…
Ryuga se stoppa dans son monologue et prit une grand inspiration. Parler de cela ramenait de douloureux souvenirs à la surface… Le rouquin n'avait pas manqué le fait que le blanc maltraitait le bas son kimono, tordant le tissus entre ses doigts… C'était dur pour lui de parler de ça.
-Ça va aller ? S'inquiéta-t-il.
L'autre hocha la tête et poursuivit son récit
-J'étais dans un sale état, et ça me paraissait logique que j'allais passer l'arme à gauche… Je n'étais absolument pas digne du fragment d'étoile… Sérieusement, choisir un gars comme moi, fallait vraiment que le fragment d'étoile veuille la destruction du monde ! En bref, j'ai choisi de le passer à Kenta, parce que je savais qu'il serait capable de sauver le monde, contrairement à moi… Je ne suis pas un héro tu sais, je ne l'ai jamais été. Je suis plutôt le type qui joue le rôle du méchant !
Moi qui étais persuadé que j'allais mourir, on m'a ramassé comme le déchet que je suis, et quand je me suis réveillé, on m'a dit que le monde était sauvé, et que j'avais passé deux ans dans le coma ! Et franchement j'aurai préféré continuer à dormir, ça m'aurait évité de faire face à la réalité… Je faisais des cauchemars toutes les nuits à cause de Némésis, plus de L-Drago, j'étais désespéré, je ne savais plus quoi faire… C'est là que je suis tombé sur Kenta…
-Attends tu veux dire que Kenta est au courant que tu est vivant !?
-Biens sûr que oui ! D'ailleurs il m'a enguirlandé quand il l'a su, parce que j'aurai pu lui dire plus tôt… Bon il s'est un peu calmé quand il a su que j'avais passé deux ans à dormir…
-Ça ne te manques pas de jouer au Beyblade ? Questionna le rouquin.
-T'en as d'autres des questions idiotes ? Bien sûr que oui… Répondit le blanc en soupirant.
-Je suis désolé.
-Pourquoi ?
-À ce moment, sur ce volcan, on ne le vaut pas encore, mais c'était la dernière fois que nous nous affrontions… Et je n'ai même pas été capable de t'offrir un combat décent… Pardon…
-C'est un peu trop tard pour regretter tu ne crois pas ? Alors arrêtes de t'excuser, ça ne sert à rien…
-Oui mais quand même ! Si ça se trouve on en serai pas là aujourd'hui !
-Et alors ? On est très bien LÀ tous les deux comme tu dis !
Gingka fixa le blanc, ce dernier venait d'admettre qu'il était bien avec lui ? Le rouquin peinait à en croire ses oreilles ! Mais quelque part, ça lui faisait vraiment très très plaisir…
Les deux acolytes continuèrent à discuter encore quelques minutes malgré le réveil qui indiquait cinq heures du matin, jusqu'à ce que Ryuga pousse un bâillement à s'en décrocher la mâchoire.
-On ferait mieux de se coucher, sinon t'arrivera pas à te lever demain matin ! Ricana Gingka.
Le blanc lui répondit d'aller se faire foutre, mais il savait bien que le rouquin avait entièrement raison ; c'était pas sa faute s'il était un gros dormeur !
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Quelques temps plus tard dans la nuit, le rouquin fut réveillé par des gémissements. Encore à demi endormi, il ne réagit tout de suite. Il se retourna paresseusement dans son lit et ouvrit un œil. Il ne distinguait pas grand-chose dans la pénombre de la chambre, à part la lumière du réveil qui indiquait qu'il n'avait pas dormi plus d'une heure.
Un gémissement plus fort que les autres termina de le tirer du royaume des rêves, et là, son regard se posa sur Ryuga.
Ce dernier s'agitait dans son sommeil, se débattant entre ses draps, luttant contre un ennemi invisible. Il poussait de temps à autre une plainte plus forte que les autres. Le bladeur de l'automne n'eut même pas besoin d'un quart de seconde pour comprendre que le blanc faisait un nouveau cauchemar, et que ça avait l'air violent.
Gingka sauta de son lit, envoyant les couvertures par terre au passage, et se précipita vers Ryuga pour le secouer énergiquement par les épaules. Ce fut plutôt efficace : le blanc se réveilla en sursaut, hurlant à plein poumons. Mais son cri mourut dans sa gorge ; les yeux exorbités, il fixait Gingka sans le voir, sa respiration s'accélérant dangereusement.
Le bladeur de l'automne comprit que le blanc lui faisait une crise de panique, et prit son visage couvert de sueur entre ses mains.
-Aller Ryuga regarde moi ! Tout va bien, respire calmement !
Mais l'esprit de Ryuga était bien loin. Il entendait les paroles de Gingka sans les comprendre, essayant désespérément de retrouver sa respiration. Mais c'était peine perdue, il n'y arrivait pas ! De plus en plus paniqué par le peu d'air qu'il arrivait à ses poumons, il n'avait plus aucun repère. Indépendamment de sa volonté, les larmes emplirent ses yeux et dévalèrent ses joues.
Complètement sourd au paroles apaisantes que Gingka répétait inlassablement, le manque d'oxygène se fit bientôt ressentir ; sa vue se brouilla et il perdit connaissance…
Le rouquin contempla Ryuga, impuissant face à la crise de panique de ce dernier. Il vit toute la détresse dans les yeux ambrés embués de larmes du blanc. Il le vit à nouveau tomber dans l'inconscience, sans pouvoir rien faire… Remarque c'était peut-être mieux que l'ancien bladeur ai perdu connaissance ; sa respiration s'était calmée peu à peu, jusqu'à reprendre un rythme normal. Et quelques minutes plus tard, il semblait dormir paisiblement, comme si la crise ne s'était jamais produite. Seul vestige de cette dernière : les sillons de larmes sur les joues du blanc. Le cœur serré, Gingka les essuya d'un revers de la main.
Le rouquin s'assit sur le lit, à côté de l'ancien bladeur sans connaissance. Ryuga avait été brisé à ce point par Némésis ? Gingka n'aimait pas le voir comme ça. Il préfèrerait de loin quand le blanc le traitait d'idiot et lui lançait des sourires en coin. Il se sentait coupable d'avoir obligé Ryuga à parler de son passé ; c'était sûrement pour cela qu'il avait fait un cauchemar aussi violent. Comment le blanc avait-il pu supporter cela tout seul ? En plus de la perte de sa toupie, sans personne pour le soutenir ?
Le bladeur de l'automne s'allongea à côté de Ryuga sur le lit de ce dernier, et remonta les couvertures sur eux. Il voulait être à ses côtés au cas où l'autre ferait un nouveau cauchemar. Gingka saisit les doigts inertes du blanc, et les serra entre les sien.
-Je ne te laisserai jamais Ryuga…
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Le lendemain matin, quand Gingka se réveilla, il était déjà tard. En même temps, avec la lui qu'ils avaient passé… C'est alors que le rouquin remarqua l'absence de Ryuga à ses côtés. Il se redressa brusquement, cherchant l'autre du regard.
Il le trouva assis en tailleur sur les tatamis de l'hôtel, devant la fenêtre grande ouverte, le regard perdu dans le vague. Gingka se leva, le rejoignit et s'assit à ses côtés.
-Ça va ? S'enquit-il, inquiet de voir les cernes que le blanc arborait à cause de sa nuit quelque peu mouvementée.
Le blanc répondit par un léger hochement de tête, puis se frotta les yeux. Gingka savait bien que non, tout n'allait pas bien, il aurait bien voulu réconforter son compagnon de voyage, mais il ne savait pas trop comment s'y prendre. Il doutait qu'un simple câlin fasse l'affaire ; Ryuga n'était pas très tactile, et surtout, n'aimait pas montrer ses faiblesses…
Gingka eu alors une idée ; il sortit de la chambre pour se rendre à la cafétéria de l'hôte, et revint avec un chocolat chaud fumant et des carrés de chocolat qu'il donna au blanc. Parce que tout le monde aime le chocolat, et que le chocolat, c'est anti-dépresseur (et aphrodisiaque aussi, à très forte dose mais là n'est pas la question). Ryuga prit le tout en remerciant Gingka, et le tout fut avalé en moins de deux minutes.
Pendant ce temps, le rouquin s'était rassit à côté de l'ancien bladeur, et le regarda manger en silence. Il ne disait rien, il se contentait d'être là, et bizarrement, sa présence rassurait le blanc.
Ils restèrent assis l'un à côté de l'autre pendant un long moment sans piper mot, jusqu'à ce que Ryuga commence à piquer du nez, et finisse par s'endormir sur l'épaule de Gingka. Ce dernier ne s'en offusqua pas et eut un sourire attendrit ; le blanc avait bien mérité un petit somme après la nuit de merde qu'il avait passé. Et s'ils s'endormait sur l'autre, cela voulait dire qu'il lui faisait confiance et se sentait en sécurité à ses côtés…
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-Enfin réveillé ?
Encore à moitié endormi, le blanc s'étira, baillat à s'en décrocher la mâchoire, puis leva les yeux vers le rouquin, qui le fixait avec un grand sourire.
-Il est quelle heure ?
-Quinze heures. Ça fait sept heures que tu dors non-stop !
Ryuga se redressa repousser ses couvertures. Tiens ? Il ne se souvenait pas s'être endormi dans son lit. Gingka devait l'y avoir remit après qu'il se soit écroulé de fatigue sur lui.
-T'as faim ? Tu veux que j'aille te chercher quelque chose ?
L'ancien bladeur s'aperçut alors que oui, son ventre criait famine. Effectivement, il avait loupé le repas de midi.
-Je crève la dalle. Répondit-il.
En disant ça, le blanc se s'attendait vraiment pas à ce que le bladeur de l'automne sorte en trombe de la chambre pour aller lui chercher un truc à grignoter. Ryuga pouffa ; le rouquin était tellement au petits soins avec lui et voulait tellement lui faire plaisir que c'en était presque… mignon. D'ordinaire le blanc détestait qu'on s'occupe de lui, mais là ça lui faisait juste plaisir que Gingka réagisse comme ça. Ryuga se surprit à sourire niaisement à cette pensée, et se donna une baffe mentale ; le rouquin agissait sûrement ainsi avec tout le monde, il ne fallait pas en espérer plus… Le blanc soupira, mais qu'est-ce qu'il espérait en fait ?
Le rouquin revint, tout sourire, avec un plateau rempli à ras bords de nourriture, qu'il posa devant Ryuga. Ce dernier ne tarda pas à se régaler, il avait un repas à rattraper après tout. Le blanc était en train de manger quand il remarqua que l'autre fixait la nourriture avec des étoiles dans les yeux, mais s'interdisait d'en manger parce qu'il avait prit tout ça pour Ryuga. L'ancien bladeur ricana ; le rouquin était un sacré ventre à pattes ! Sans même réfléchir, il lui fourra dans la bouche le bout de viande qu'il tenait entre ses baguettes.
Le bladeur de l'automne macha la bouchée si généreusement offerte, tandis que le blanc reprenait ses baguettes et recommençait à manger. Quand le rouquin eut avalé, il jeta un regard suppliant vers le blanc.
-Tu est vraiment désespérant Gingka Hagane. Soupira le blanc avec un sourire amusé, lui donnant une nouvelle bouchée.
-Ve chais.
Quelques minutes plus tard, après avoir pratiquement donné la becqueté à Gingka, le plateau fut vide de toute trace de nourriture.
-M'ennuie… râla le rouquin.
-On sort ? Proposa le blanc.
La proposition fut accueillie avec un sourire enthousiaste du bladeur de l'automne. Aucun des deux n'avait envie de rester glander à l'hôtel. Ils n'avaient rien à y faire, et puis il faisait chaud, donc autant sortir. Toute trace du cauchemar avait été oubliée, Ryuga se sentait d'attaque.
Sauf qu'ils avaient malheureusement sous-estimé la chaleur écrasante qui régnait à l'extérieur. Peu de personnes se promenaient dans les rues du fait de la température, tous devaient probablement être à la plage. Les deux se regardèrent ; bien sûr la plage ! Comment n'y avaient-ils pas pensé plus tôt !?
Ni une ni deux, ils n'eurent même pas besoin de se concerter pour se mettre d'accord, et entrèrent dans la première boutique de maillot de bains qu'ils trouvèrent. Ils en ressortirent quelques minutes plus tard, leurs pantalons sous le bras, qu'ils rapportèrent rapidement à l'hôtel. Gingka était maintenant affublé d'un short de bain bleu marine orné de plumes, et Ryuga d'un short noir avec des motifs de flammes.
Quand ils arrivèrent sur la plage, cette dernière était bondée. Slalomant entre les gens qui se doraient la pillule et les gamins qui mangeait littéralement du sable, ils trouvèrent un endroit où se poser.
Prêt à piquer une tête, le rouquin enleva son t-shirt, qu'il jeta sur le sable, avant de se précipiter en courant vers la mer, et plonger la tête la première.
Quand il la ressorti pour reprendre son souffle, il s'aperçut que le blanc ne l'avait pas suivi. Il sortit de l'eau tout dégoulinant et revint vers celui-ci.
-Tu viens ?
-Je sais pas… Répondit le blanc, son regard se faisant fuyant.
-Allez c'est pas compliqué, enlèves-moi ça. Fit le bladeur de l'automne en tirant sur le haut du blanc.
-Attends !
Le haut tomba à terre, Ryuga se mit à paniquer. Gingka voulu le pousser vers la mer, mais s'arrêta net quand il se retrouva derrière lui.
-Ha merde, ta cicatrice… J'avais oublié désolé…
Mais déjà, des murmures s'élevaient parmi les personnes autour d'eux. Des chuchotements s'entendaient çà et là. La respiration du blanc s'accélèra dangereusement, il avait l'impression que toute la plage s'était tournée vers lui, il avait l'impression de se faire transpercer de toutes parts par le regard empli de pitié et d'effroi des gens. "Ne me regardez pas". Il était en train de recommencer à faire une crise de panique.
-Ryuga ! Regardes-moi !
L'intervention du rouquin le ramena à la réalité. L'autre avait des mains plaquées sur les joues du blanc, et le forçait à lui faire face pour l'empêcher de voir les regards en biais que lui lançaient les gens.
-Voiiiiilà. Regardes-moi dans les yeux. Tout vas bien. Inspires… Expires…
Ryuga suivi difficilement les instructions du bladeur de l'automne. Cela lui prit quelques longues minutes avant de retrouver son calme, mais néanmoins, il était toujours mal à l'aise. Voyant cela, Gingka passa derrière lui et le serra dans ses bras.
-Comment ça ils ne peuvent plus la voir.
Le blanc rougit violemment, alors que le bladeur de l'automne ne semblait pas vouloir le lâcher. De mal à l'aise, il était passé à gêné ! Gardant la même position, ils s'assirent dans le sable et Ryuga finit à moitié allongé dans les bras de Gingka ! Heureusement que l'autre ne pouvait pas voir que son visage avait prit une magnifique teinte pivoine ! Sans parler des papillons qui voletaient sans vouloir se calmer, ni de son cœur qui tambourinait comme s'il venait de courir un 100 mètres ! Oulà, il fallait qu'il retrouve son sans froid, cette proximité avec le rouquin le mettait dans tous ses états !
-Si on allait se baigner du coup ? Dans l'eau, personne verra ta cicatrice.
Ryuga opina. Tout pour sortir des bras du rouquin avant que son cerveau ne surchauffe sous cet afflux d'émotions fortes !
Ils se relevèrent tant bien que mal ; vu que Gingka se refusait à lâcher le blanc. Ce dernier avait l'impression d'avoir un "overprotective boyfriend" ! Mais ça ne lui déplaisait pas finalement…
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Les deux compères étaient rentrés à l'hôtel quelques heures plus tard, quand le soleil avait commencé à décliner, et que la température avait baissé elle aussi. Ils s'étaient achetés des glaces sur le chemin du retour.
Gingka avait prit sa douche le premier, puis Ryuga s'était à son tour enfermé dans la salle d'eau dès qu'il était sorti.
Le blanc était encore sous la douche, pendant ce temps-là, le bladeur de l'automne rinçait son maillot de bain à grandes eaux, histoire d'en dégager toute l'eau salée. C'est là que son regard tomba sur les clés de la moto de Ryuga. Clés sur lequelles étaient attachés deux portes-clés : un venant de Nagano et un autre de Naruto. Le possesseur de Pegasus se saisit du porte-clé et le fixa : il faudrait qu'il en achète un de Kochi tiens !
"Je peux y aller tout de suite, j'ai le temps" Se dit-il, entendant toujours l'eau couler dans la salle d'eau. Et dans la seconde qui suivit, le rouquin prit ce qu'il lui restait d'argent ; c'est à dire pas beaucoup, et avait quitté la chambre, puis l'hôtel.
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Bon. Ça lui avait prit du temps de trouver un porte-clé potable. Premièrement, un pas trop moche ni trop niais ; il voulait faire plaisir à Ryuga. Deuxièmement, il avait eu du mal à en trouver un qui rentrait dans son budget ; étant donné qu'il était "légèrement" en dèche d'argent. Mais il avait finit par trouver, et c'est content de lui qu'il était rentré à l'hôtel.
-Ryuga ?
Pas de réponse. Le blanc avait pourtant l'air d'être sortit de la douche depuis un bon moment. Mais ce dernier n'était plus dans la chambre et il y avait nulle trace de lui en vue.
Commençant à s'inquiéter, Gingka alla demander à la réception s'ils ne l'avaient pas vu, mais là non plus ; aucune trace.
Le rouquin décida donc de sortir de l'hôtel, appelant le blanc à tue tête, ne se souciant pas du regard des passants qui le fixaient, dérangés par ses cris. Gingka fouilla aux alentours de l'hôtel, mais ne trouva rien.
Affolé, il se mit à courir, mais où était donc passé Ryuga ?
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Le rouquin s'écroula brutalement sur le sol, complètement essoufflé. Cela faisait deux heures qu'il cherchait, mais toujours pas de Ryuga en vue. Il transpirait à grosses gouttes, et son cœur tambourinait comme un fou dans sa cage thoracique.
Gingak avait depuis longtemps perdu tout sang froid, l'inquiétude lui rongeant l'esprit. Il espérait de toute son âme qu'il n'était rien arrivé à son compagnon de voyage ! Il se releva péniblement. Il le retrouverait ! Même s'il devait fouiller toute la ville.
-RYUGAAAAAA !
Le rouquin continua à appeler, inlassablement, à s'en déchirer les cordes vocales, son inquiétude parfaitement audible dans son cri.
Mais Kochi, c'était grand, et quelques minutes après avoir repris sa course, il tomba à genoux, écrasé par l'ampleur de la tâche.
Puis une pensée lui vint à l'esprit : et si Ryuga en avait marre de lui ? Et s'il lui en voulait de l'avoir fait raconter son passé ? S'il lui en voulait aussi pour l'avoir collé à la place ? Les yeux de Gingka s'embuèrent de larmes. Oui, c'était sûrement ça, il était tellement collant, insupportable, débile et immature que même le blanc devait en avoir marre de lui ! Maintenant qu'il n'était plus là, le rouquin se rendit compte qu'il était seul. Seul comme le crétin insupportable qu'il était ! Et surtout, surtout, il se rendait à présent compte qu'il ne pouvait plus se passer de Ryuga. Le bladeur de l'automne se sentait à présent plus seul que jamais, alors qu'il venait de perdre son compagnon de voyage ; il se sentait comme si on lui avait arraché le cœur sans anesthésie. Se faire jeter par Madoka ça avait presque été agréable à côté de ce qu'il ressentait actuellement !
Le rouquin se recroquevilla sur lui même, appuyé sur un mur, et eu la plus grosse crise de larmes de toute son existence.
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-Bâ alors mon gars ! Ça n'a pas l'air d'aller fort !
Le possesseur de Pegasus répondit par un misérable gémissement au patron du bar sur lequel il était affalé comme une loque humaine.
-Servez moi le truc le plus fort que vous avez…
-Oulà mon gars ! Je sais pas ce qu'il se passe mais c'est pas en buvant que tu vas résoudre tes problèmes !
Gingka jeta un regard noir au barman. Qu'il lui file de l'alcool sans discuter bordel ! C'était son métier oui ou merde !? Et est-ce qu'il voulait être payé oui où merde !? Il était majeur et de ce fait, il avait encore le droit de faire ce qu'il voulait ! On était dans un pays libre nom de Zeus !
-Okay Okay ! Je vais te laisser tranquille. Fit le barman en posant un verre devant le rouquin.
Il était déjà tard et le pub était emplit de personnes en tout genre, plus ou moins alcoolisées. Et on sait que les japonais tenant très mal l'alcool, cela donnait un joyeux bordel, dont la cacophonie était à moitié couverte pares musique sortant à plein tube des enceintes fixées au plafond.
Et cette dans cette joyeuse ambiance de dépressifs que Gingka leva son verre, et le but cul sec…
Bonus : le petit voyage autour du monde de Madoka-chan
La jeune fille franchit les portes automatiques de l'aéroport d'un pas rageur, tout en traînant sa lourde valise derrière elle. Elle poussa un soupir exaspéré ; qu'est-ce que Gingka lui faisait faire sérieusement !? Elle était d'autant plus exaspérée puisque le décalage horaire lui avait volé sa nuit !
Autant aller au gymnase dungeon le plus rapidement possible et plier cette histoire débile au plus vite ! La jeune fille prit donc un bus direct pour y aller.
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Le gymnase se tenait face à elle, pareil à ses souvenirs. La mécanicienne tourna la poignée et entra… Enfin du moins essaya, parce que la fumée noire et l'odeur de cramé qui s'échappa de l'interstice l'en dissuada très vite.
Une veine palpita sur la tempe de la jeune fille. "Qu'est-ce qu'ils ont encore fabriqué ces crétins !?" Elle n'eut pas le temps d'aller plus loin dans ses réflexions, que King sortait en trombe du gymnase, la bousculant au passage.
-Ho pardon, je vous avais pas vu… Madoka ? Qu'est-ce que tu fais là ?
-Je vous avais dit que c'était une mauvaise idée de laisser Masamune faire les crêpes pour le pot de départ du coach Steel ! Lança Zeo, qui sortait à son tour du gymnase, la main sur la bouche pour se protéger de la fumée.
Le jeune homme fut rapidement suivi par tous les élèves et par Toby, qui crachèrent leurs poumons sur le trottoir pendant une dizaine de minutes.
-Attends, tout ce scandale, c'est POUR DES PUTAINS DE CRÊPES !? NAN MAIS VOUS VOUS FOUTEZ DE MA GUEULE LÀ !
Sans attendre que les bladeur ne lui répondent, elle entra dans le gymnase et traversa la fumée pour aller ouvrir toutes les fenêtres. Le nuage fut évacué en quelques minutes, la brune se dirigea vers la source de celle-ci, le visage rouge de fureur.
Elle y trouva Masamune, occupé à essayer de récupérer une crêpe déjà cramée. Et le tas noir carbonisé à côté de lui devait être, ce qu'il avait déjà préparé. Ce dernier, concentré sur ce qu'il faisait, ne vit pas la mécanicienne arriver. Madoka lui arracha la poêle des mains, la lui balança dans la tête. Le bladeur se retrouva avec le visage aplati et orné d'une grosse marque rouge, et assommé, il s'écrasa sur le sol.
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Madoka avait prit les choses en main, sauvant ainsi la petite fête du gymnase dungeon. Masamune avait eu le visage recouvert de Biafine vu que la poêle était brûlante, et était à présent la risée de tous les élèves du gymnase.
-Et donc que nous vaut cette visite inattendue de ta part ? Demanda gentiment Toby.
-Je cherche Gingka. Vous ne savez pas où il est par hasard…
Le sous-entendu était clair dans le ton qu'elle avait employé, et le regard noir qu'elle lançait était plus qu'équivoque.
-Tu ne penses pas qu'il se serait ramené en courant pour manger des crêpes s'il était là ?
Madoka opina. Merde. Gingka n'était pas là non plus. Elle allait devoir chercher autre part…
Voilà c'est tout pour aujourd'hui ! J'espère que ça vous a plus et oui, j'ai l'intention de mener encore la vie dure à notre chère Madoka…
Ce chapitre était plutôt déprimant (sortez les mouchoirs !) Mais ça devrait s'arranger dans le prochain…. *Se frotte les mains d'un air machiavélique*
